VENDEE




1674    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      pendus par les Hollandais

Dans le mois de juing en mon absance de lisle accause des Holandois Dom George Licherret religieux de La Blanche a enterré dans le cymetiere Pierre Masson, Louis Venereau qui fust pendu par iceux, la veufve de Clemant Peraud et le fils de René Chifolon ce que je certifie soubz mon seing.
Baizeau recteur susdit


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1683    Saint Pierre du Luc  85170      coutume

Dans la région du Luc il était une coutume qui existait encore vers 1970, de féminiser la syllabe finale des patronymes des femmes : Simoneau = Simonelle, Raveleau = Ravelelle, Chupin = Chupine, Sourisseau = Sourisselle, Favrou = Favrouse etc. On continuera d'appeler la femme par son nom de jeune fille même après son mariage à moins qu'elle ne vienne d'une autre commune. Dans ce cas-là c'est son nom de femme qui prévalait.

    Le vingt septième jour du mois de novembre de l'an mil six cent quatre vingt trois dans le cimetière de Saint Pierre du Luc a été inhumé le corps de Catherine Goyelle [Goeau] aagée de soixante ans environ, y ont assisté Vincent et Marguerite Beziau ses enfants, Jan Moulineau son neveu qui ne savent signer.
E. Vrignaud ptre curé du Luc


Source: BMS de la commune de Saint Pierre du Luc
Texte déposé par Joël Lucas
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1685    Saint Pierre du Chemin  85120      Acte d'abjuration d'hérésie.

    Le vingtième iour du moys de janvier mil six cent quatre vingt cinq dans l'église de Saint Pierre du Chemin Pierre Germain aagé de dix-sept ans a volontairement et de son bon gré fait abiuration de l'hérésie et profession de la foy catholique apostolique et romaine entre les mains de nous Mre Jacques Rousseau prestre curé de Saint Pierre du Chemin en conséquence de laquelle abiuration et profession de foy nous lui avons donné par l'authorité et pouvoir que nous avons eu de monseigneur l'évesque de la Rochelle, l'absolution de l'excommunion par lüy encourüe a raison de l'hérésie l'avons réconcilié à l'église catholique apostolique et romaine et en présence des tesmoins cydessous signer et ont les dits Marin Royer vicaire de ceans Pierre Barreau Pierre de Lalanne Mathurin Babin. Fait en la ditte église de Saint Pierre du Chemin le jour et an que ci dessus .
Royer Barreau Lalanne M Babin Jean Badel.


Source: BMS de la commune de Saint Pierre du Chemin
Texte déposé par Joël Lucas
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1689    St Pierre du Luc (Les Lucs sur Boulogne)  85170      Décès accidentel

Le vingt septembre mil six cent vingt neuf a été enterée dans le cimetière de Saint Pierre du Luc Françoise Bouhier fille de Denis Bouhier du village des repas laquelle fille gardant le bétail se laissa tomber sur un couteau qui la tua au rein plusieurs personnes du village et témoins de quoy jay signé le présent acte

Source: BMS de la commune de St Pierre du Luc
Texte déposé par Joël Lucas
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entre le 5 juin et le 27 septembre 1692    Saint-Nicolas de Barbâtre  85630      Noms des soeurs de la Charité

Madame Maublanc veve, Madame Maublanc, Mademoiselle de La Milliere, Madame Guereté, Luce Moigendrie, Brigitte Michel, Brigitte Beton, Marie Legatz, Marie Joubert, Louise Joubert, Margueritte Denaud, Brigitte Viaud, Marie Oury, Louise Renaud, Jeane Foüasson, Jean Beranger, Lauranse Picard, Jeane Rapitel, Catherine Chaneau, Margueritte Couperaud, Françoise Gendron, Marie Prudomme, Marie Coillon, Anne Renaud, Anne Guelier, Catherine Gendron, Marie Oury, Jeane Pineau, Thomase Viaud, Catherine Charneau, Louise Voyer, Magdeleine Pineau, Marie Blain, Marie Coillon, Marie Mutel, Jeane Richard, Jeane Pedeau, Anne Coillon, Marie Palvadeau, Marie Renaud, Chaterine Guignard.

Source: Registres paroissiaux de Saint-Nicolas de Barbâtre.
Dépôt anonyme demandé.




1694    La Verrie  85130      Accident de la route !

02/09/1694 :
Christophe Chauveau de la Tréchonnière marié depuis deux mois avec la veuve Brosset du dit-lieu est décédé et enterré le 2ème jour de septembre, le dit Chauveau étant mort par une charrette chargée de fagots qui lui passa sur le corps...

Source: Registre paroissial.
Texte déposé par Maryline Jouteau.
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1696    La Chaume rattachée aujourd'hui aux Sables d'Olonne  85000      2000 bombes

Dans la marge du registre au mois de juillet :

    Le 17 Juillet 1696 les hollandois et les anglois commencèrent à bombarder les Sables et la Chaume sur les huit heures et demi du soir continuant toute la nuit et pendant le jour suivant jusqu'à six heures du soir. Ils tirèrent deux milles bombes sur les deux bourgs et levèrent l'ancre et se retirèrent.

Source: BMS de la commune de La Chaume
Texte déposé par Joël Lucas
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1698    Chavagnes-en-Paillers  85250      le vendangeur de la colère de dieu.

"Le quatrième jour du mois de may 1698 nos vignes furent toutes vendangées par le vendangeur de la colère de dieu, vuque l'année avait été si prime. Il ne s'est pas amassé un verre de vin en toute la paroisse ni un quarteron de pommes"

Texte déposé par Marie-Françoise Brochard
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1705    La Verrie  85130      Chasse aux faux-sauniers.

Le septième de juillet 1705 fut enterré dans le cimetierre des pauvres Pierre TOURNERIE, aubergiste de Chollet lequel fut tué dans ma paroisse par des gardes de Mortagne qui le trouvèrent chargé de sel.
Retailleau curé


Texte déposé par Maryline Jouteau.
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1708    La Verrie  85130      Fortes chutes de neige.

Une petite annotation du curé au milieu des actes paroissiaux:
"Le jour de la Saint Simon 1708 il tomba de la neige de la hauteur d'un mouton"

Source: Registre paroissial.
Texte déposé par Maryline Jouteau.
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1709    Vouillé les marais  85450      Homme vivant de quelque aage...n’ont poin vécu de froid si aigu

Janvier 1709

Homme vivant de quelque aage qu’il soit de cent ans et au dessus, comme il y en a dans la paroisse, n’ont poin vécu de froid si aigu que celuy qui a fait cette présente année. La rivière glacée a porter des chevaux chargés, les bleds semés gellés, les vignes, les noyers et plusieurs autres espèces d’arbres gelés comme s’ils avoient passés au feu. Les bords de la mer glacée qui ont fait périr les moucles et une infinité d’autres accidents arrivés par le froid et en quinze jours. Le vin glacé dans les barriques d’une épesseur prodigieuse.
Filleau curé de Vouillé


Le 19 juin 1709 le curé signale que « le bled est toujours cher, le froment vaut 400 francs, le gros bled 200 francs et il est à croire qu’il augmentera avant la Saint Michel prochaine.

Source: Registre paroissial.
Texte déposé par Suzette Favreau
Lui écrire Voir son site




1709    Saint Pierre du Luc  85170      ???

Copie d'une page du registre de l'année 1709. ce registre est composé de feuilles individuelles, de format plus réduit que l'habituel, réunies par un lien en haut à gauche. Quel est la signification de ces deux dessins, à qui faut-il les attribuer ? Autant de questions non résolues. Est-ce le curé ou un des vicaires de l'époque ? Correspondent-ils à la visite de l'évêque de Luçon ?



Source: BMS de la commune de Saint Pierre du Luc
Texte déposé par Joël Lucas
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1709    Saint-Valérien  85770      Pénitence publique aux pécheresses.

Aujourd'hui trente et un mars mil sept cent neuf après avoir mandé à monseigneur notre évêque que plusieurs femmes de cette paroisse s'étoient assemblées en plein jour pour enlever et prendre par violence le bled des marchands que l'on avait mis en les batteaux sans toutefois qu'elles y eussent pu réussir, pour savoir de sa grandeur si elle ne voudroit pas que toutes ces femmes réparassent une faute si notoire par une pénitence publique ; et le dit seigneur évêque nous ayant écrit qu'il jugeoit à propos que femmes fissent une satisfaction publique s'il n'y avoit point à craindre que les officiers de la justice s'en prévalussent contre elles et qu'il s'en rapportent à ce que je ferois : je curé soussigné ay ce matin jour de Pâques à l'heure du prosne de la grand messe enjoint à toutes ces dittes femmes d'assister avec un cœur contrit et humilié" à la procession que je leur ay fait faire avant vêpres autour du cimetière à laquelle elles ont marché deux à deux et parmi lesquelles se sont trouvées plusieurs femmes innocentes que j'avois prié de leur faire compagnie pour obvier à l'inconvénient qui faisoit de la peine à monseigneur ; et à leur retour dans l'église ayant elles-mêmes à haute voix demandé pardon de leur faute et promis qu 'elles ny recommenceraient jamais je les ai félicité sur ce qu'après avoir suivi le mauvais exemple des femmes de Marans qui s'étoient ainsy révoltées elles venoient par leur présence publique de se rendre le modèle que les femmes de Marans devaient à leur soumission.
P. Coisseau, curé de Coussays.


Source : BMS de Saint-Valérien année 1709
Texte déposé par Joël Lucas
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1709    Le Girouard  85150      une des plus mauvaises années depuis plus de trois siècles...

Cette année 1709 a été une des plus mauvaises années qui aye passé depuis plus de trois siècles ce que n' avait pas les arbres qui ont péri par la rigueur de l'hyver qui existaient de puis plus de trois cent ans comme les ? les chataigniers les noyers, les chaines verts, les buys et autres la gelée n'a pas seulement attaques les arbres les plus forts et les plus vigoureux elle a encore fait périr les blès et gaster les vignes il n'y a presque pas eu de met? dans ce pays icy et il ne c'est pas receuilly un raisin dans les plaines le peu de blé qui a resté après la gelée n'est venu a maturité qu'a la fin du mois d'aout et il y en a eu dans les champs au mois d'octobre et on n'a pu le battre qu'au mois de novembre tout l'été a été pluvieux, le prix du froment a été de quatre cent livres le tonneau, le seigle de trois cent livres lausine de quarante et cinquante écus mais ce qui passe l'imagination c'est que le blé noir, méchant grain a valu comme le froment une pistole le boisseau, le vin de nos plaines s'est vendu deux cent livres le tonneau jamais la misère et la désolation n'a été si grande pour les peuples l'état des pauvres n'a jamais été si déplorable, n'y ayant presque personne en état de les assister par la rareté et du blé et de l'argent le commerce étant ruiné depour plus de dix ans Joignez à tout ceci une guerre cruelle qui ravage l'état depuis plus de vingt ans toute l'Europe armée et reünie contre la france. Si jamais il arrivait rien de semblable dans la suite a ce qu'a Dieu ne plaise il faudrait ? ? tout du seigle, de (lausine?), de l'orge et de la (baillarge?) aussitôt après les gelées ceux qui ont ressemez ont parfaitement bien reussy il y en a qui ont labourez tout de nouveau et ensemencer les terres tout comme ils l'auraient fait a la St michel et d'autres se sont contentez de gratter les seillons et de jeter du grain ou il en manquait les uns et les autres en ont recueilly en abondance mais peu de gens se sont souciés de resemer en ce canton aussitôt après les gelées ils ont cru se dédomager par le ? et le blé noir qu'ils semez au mois de may ce qui n'a point en beaucoup d'endroits ou du moins la été si mauvaise lorsqu'il faloit. Les ? de grains qu'on a ét trouvé dans l'esperance qu'on avait d'en avoir une grande quantité
Je prie Dieu que mes chers successeurs ne se trouvent jamais dans une situation aussi triste et facheuse que nous nous trouvons a présent
le 31 décembre 1709
? Curé de girouard


Source : BMS Le Girouard,année 1709 page 29.
Consultables sur le site des AD85
Voir son site




1711    Vouillé les marais   85450      "...une si grosse grèle en si grande quantité..."

Aujourd’hui seixième d’août 1711 il c’est levé un orage qui a fait tombé pendant un gros cart d’heure une si grosse grèle en si grande quantité que la terre en a esté couverte pendant longtemps ; elle estoit communément grosse comme des noix. Il y en avait de plus grosse a ce qu’on dit qui a tombé vers Le Sableau. Les arbres coupés, les fruicts moulus, les chanvres, poix, mougettes, vignes hachés, les raisins enfoncés en terre, et générallement tout mis en un estat a ne poin servir. Les vitres et pailles des maissons brisées en sorte qu’on ne se trouvait pas mesmes en surté dans les maisons. Jugez postérité de la frayeur de ceux qui furent surpris en les champs.
Filleau curé


Source: registre paroissial.
Texte déposé par Suzette Favreau.

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1722    Thorigny    85480    "cette année1722 les bles sont trés mauvais dans ce pays..."

REMARQUES

Il est a remarquer que cette année1722 les bles sont trés mauvais dans ce pays, a cause de l'abondante et continuelle pluie, les fruits des branches ne sont pas fort communs si ce n'est les pommes et les cerises,les vignes ont peu de formes.Celle de la cure a eté beaucoup maltraitée de la gelée et mauvaisement c'est ce qui lui abime presque tous les ans
TRANCHET Curé DE Thorigné


Texte déposé par: jean- paul Blandinieres
source:état civil Thorigny
Texte se trouvant a la fin de l'année 1722

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1723    Saint Pierre du Grand Luc (Les Lucs sur Boulogne).  85170      Arrêt de la cour rendu le seize octobre 1723

Registre année 1723 dans la marge :

"Le septième de novembre a été publié et affiche à la porte de l'église par un huissier l'arrêt du parlement de paris rendu contradictoirement entre Mre René GREGOIRE curé du Luc et BRICOU procureur fiscal du Luc, TEXIER greffier, THIBAUDIERE aveau, Jean MERCIER, Joseph GRATON, PAIRAUDIERE, PAUNIERE du Petit Luc et LARDOISIER TARDI de Saint PAUL par lequel arrêt ils ont été condamnés à ne plus récidiver et user de pareilles voies sous peine de punitions corporelles leur procédure déclarée nulle avec injonction de porter honneur et respect à leur curé, outre condamne chacun et solidairement à trois livres d'aumône, et à trois cents livres de réparation in limita, à tous les dépens et ordonne que l'Ecrou [?] du dit curé fort ignominieusement le vingt huit février dernier sans rayé et biffé avec permission au dit curé de faire publier et afficher le dit arrêt partout où bon lui semble aux frais des condamnés.

hacad perpetualis memoriam


Source: BMS de la commune de Saint Pierre Le Grand
Texte déposé par Joël Lucas
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1723    Thorigny    85480    "l'on auroit lieu Desperer une abondante année..." et pourtant!!!

Remarque

Dans cette année 1723 l'on auroit lieu Desperer une abondante année,toutes choses y paroissoient disposées, cependant La trop grande seicheresse a fait périr une grande partie des fruits,les bleds rendent peu de grains, les vignes ont été mal traitées par la gelée surtout dans cette paroisse. Celle de la cure en a reçu la majeure partie, de sorte quil n'en a pas resté une trentaine de formes dans toute la vigne.Les fruits des branches tombent avant d'esrte a maturité.le bled a 4? le boisseau Mauvaise année

IL est aussi a remarquer que la dissenterie et liensserie ont beaucoup fait mourir les petits enfants en plusieurs lieux.Il en est meme morts dans cette paroisse et aussi quelques grandes personnes de lun et lautre seixe.L'on attribue ce mal a la(illisible) en effet il ny a point eu de pluiepour enfondre laterre pendant huit moys et audela depuis mars jusqua Décembre en 1723
BRANCHET Curé


Texte déposé par Jean-Paul Blandinieres
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1724    Saint Pierre du Luc  85170      Le sacristain se rebelle.

    Le Même jour [19.10.1724] et même heure fût inhumé le corps de François Coüin agé de dix huit ans fils de Louis Coüin et de feue Catherine Sorin ses père et mère demeurant au village de la Loranderie de cette paroisse à l'enterrement duquel Joseph Graton sacristain à interrompu trois fois lesieur curé faisant ses fonctions voulant disait-il que le corps fut enterré suivant la coutume dernière lorsque sa mère, et que la même cérémonie devant servir pour les deux ayant refusé de donner les cierges pour le second enterrement en disant à haute voix que le curé n'était pas le maître.

Source: BMS de la commune de Saint Pierre du Luc
Texte déposé par Joël Lucas
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1734    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Baptême de la 4e cloche

Aujourdhuy vingt huit juin mil sept cent trente quatre par permission de Mr Gaborit grand vicaire de monseigneur leveque de Luçon, j'ay ptre soussigné beni la quatrieme cloche de cette parroisse dont le parrain a eté noble Benjamin Imbert fils de noble Pierre Alexandre Imbert de La Terriere avocat en parlement et fabriqueur en charge, et de dame Suzanne Bouhier son epouse, et la marraine demoiselle Suzanne Bouhier fille d'ecuyer Luc Bouhier de La Daviere, et de dame Louise Barré son epouse, qui lont nommée Suzanne, et la ditte ceremonie a eté faite en presence des soussignez.

A. P. Imbert de La Terriere advocat, Bouhier de La Daviere, Bouhier de Beaupuy, Du Sableau Bouhier, N. Barré, Barré du Barbin, Bouryau de Champdor, de Fortune Dorineau, A. Gravay, Boucheron de La Boulaye, N. Viaud, Joubert, L. Bossis ptre, Ch: Millaud curé, P. N. Freslin ptre vic., P. F. Charruyau ptre vic.

Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1734    St Hilaire du Bois   85410      des tempetes de vents inouies, et comme on n'en avait jamais vu...

en 1735, il s'est élevé des tempetes de vents inoüies, et comme on n'en avoit jamais vû de mémoire d'hommes. Cela à arrivé à deux différentes fois. On à vû dans ces temps furieux un nombre presque inombrables de vaisseaux brisés sur la mer. On à vû au milieu de ces tristes débris une quantité prodigieuse d'hommes noÿés et on ne sauroit conter les maisons et les arbres qui ont été renversés par les tempêtes.
En 1734 et 1735, on à vû aussi dans cette paroisse la chose la plus surprenante, qui ait jamais arrivé: qui est que en 14 mois il est mort icy quatre personnes de mort subite et sans sacrement.

Source: BMS de la paroisse.
Texte déposé par jean Lemoine
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1735    Bessay  85320      Bénédiction de la cloche, le curé règle ses comptes.

J'avois oublié de mettre dans le registre l'acte de la bénédiction de la cloche de Bessay, bénie le quatre de décembre mil sept cent trente cinq: par nous curé dudit bessay munis des pouvoirs de mrs les Vicaires généraux. fut parein de laditte cloche Mr De Champagne qui ne donna rien à l'église dans cette cérémonie, et maraine la Vieille demoiselle de St Brie qui ne voulut pas ou ne pût pas s'y trouver, preuve evidente que ce n'est pas toujours la noblesse qui est la plus favorable à l'Eglise et à ses ministres.
Barraud de thorigny curé de Bessay


Source: Bessay registre paroissiaux. Juillet 1735-1736
Texte déposé par Jean-Philippe Lecoq.
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1736    St Pierre du Luc (Les Lucs sur Boulogne)  85170      Bénédiction de la chapelle de Bourgneuf

Nous soussignés Mathurin Gibotteau prêtre prieur de Belleville bachelier en théologie et prieur de St Jean du Bois du Luc commis par Messire Jean François Degrenier de Pleaux, et Pierre Durand viquaires [sic] généraux de ce diocèse avant et par écrit d'un signé ainsi de Pleaux Vignal et devant en date du sept décembre mil sept cent trente six, vu d'abondant par nous ne quitter présentée à Monseigneur Michel Celse Roger de Rabatin de Busty évêque de Luçon par devant Marie Gibotteau tenant à ce quel seigneur évêque j'ay permit de faire batir une chapelle dans l'enceinte de la maison de Bourgneuf la ditte requête en datte du troisième d'août an susdit et portant permission en bas d'icelle de batir la chapelle susdite et Michel Celse Roger de Rebatin de Busty évêque de Luçon le tout vu par nous avons procédé suivant les cérémonies de l'église romaine à la bénédiction de la dite chapelle, et y avons célébré incontinent le sacrifice de la messe; le tout en présence de Messire Daniel Piet prêtre curé de St Pierre du Luc, lequel y avait aussi célébré la messe pendant laquelle il y avait eu un sermon paroissial par Messire Jacques Rigollet gradé en théologie prêtre prieur de Palluau, en présence de Messire Philippe Tingui prêtre curé de la Claye, de Messire Simon Guillon prêtre curé de N Dame du Luc, de Messire Clément Fayau prêtre chapelain de N Dame de la Métairie, de Messire Pierre Bertrand viquaire de St Pierre du Luc, et de l'affluence du peuple y conduit processionnellement les tous soussignés avec plusieurs autres le tout ci-dessus le seize décembre mil sept cent trente six suivent de nombreuses signatures.

<<Cette chapelle,de dimensions modestes, transformée en maison d'habitation existe toujours.>>

Source: BMS de la commune de St Pierre du Luc (Les Lucs sur Boulogne)
Texte déposé par Joël Lucas
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1738    Saint Florent (des Bois)  85310      Le pére fait la "foire" pendant que sa fille se marie...

Le dix septième jour du mois de février mille sept trente huit après la publication d'un ban de mariage de Jean Lavergne fils de Jean Lavergne et de Marie Paquereau avec Louise Selin fille de Charles Selin et de Françoise Le Moine les deux de cette paroisse, faite au prône de la messe paroissiale dans laquelle il a été fait mention de la dispense de deux autres bans à eux accordée par monseigneur Gaborit vicaire général en date du quinze février mille sept trente huit signée Ph Gaborit vic général dument insinuée et controllée le même jour et toutes les autres cérémonies de l'église ayant été dument observées jay donné la bénédiction nuptiale qui dts Jean Lavergne et Louise Selin du consentement et en présence de leurs proches parents, de Jean Lavergne père du dt proparlé, de Jacques et Louis Boureau ses cousins, du consentement de Charles Selin père de la dte proparlée, qui n'a pu être présent obligé de se trouver à la foire des Moutiers, en présence de Charles Selin son frère, de Jean Boucard son beau-frère de Nicolas Potier et de plusieurs autres tous parents et amis qui ont déclaré ne savoir signer que les soussignés
Jean Lavergne     Jean Lavergne
Charles Selin      Jacques Boureau     J Grillard curé de St Florent

Source: BMS de la commune de Saint Florent (des Bois)
Texte déposé par Joël Lucas
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1739    St Pierre du Luc (Les Lucs sur Boulogne)  85170      Bénédiction de la petite cloche.

Bénédiction de la petite cloche le vingt quatre septembre mil sept cent trente neuf je soussigné prêtre bachelier en théologie prieur de Belleville en vertu de la permission à moi accordée par vénérable et discrète personne messire Pierre Durand prieur de Fontenay chanoine et vicaire général de Luçon ay béni la petite cloche de ce lieu qui a été nommée Marie Bonne le parrain a été Noble homme Jacques François Mercier Sieur des Rochettes sénéchal de ce lieu et la marraine Demoiselle Louise Bonne du Bois son épouse en présence des soussignés
Rigollet vicaire de Palluau    Chevalier curé de Beaufou
Jauneau curé de St Paul     C Fayau prêtre de St Pierre curé du Luc
Gibotteau prieur de Belleville

Source: BMS de la commune de St Pierre du Luc (Les Lucs sur Boulogne)
Texte déposé par Joël Lucas
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1740    Boulogne  85140      la pose du tronc

<<En denière page du registre de l'année 1740 le curé note :>>

"L'échelle pour monter au clocher a été mise le 29 décembre et le tronc le 31 décembre 1739".

Source: BMS de la commune de Boulogne
Texte déposé par Joël Lucas
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1741    Puybelliard  85110      Don Camillo et Peponne !!!

" Le dix avril mil sept cent quarante et un est mort dans ce bourg un fameux protestant que j'ay esté voir dan sa maladie quy n'a jamais voulu se convertir quy s'appellait Rampillon Sellier.
Phélipeau curé.


Source: BMS de la commune de Puybelliard
Texte déposé par Joël Lucas
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1741    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Sépulture de François le mulatre.

Le vingt sept decembre mil sept cent quarante un jay ptre soussigné inhumé au cimetiere de ce lieu le corps de François le mulatre apartenant a Mr Du Bucq de lisle de la Martinique venu dans cette ilsle dans le navire Le Triomphant naufragé en cette ilsle en presence de La Bretrete son baufilse et austres.
P. F. Charruyau ptre


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1742    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Etat de l'isle en 1742.

(entre le 28 et le 31 août 1764)

En l'année 1742. Il fut cüeilli en cette paroisse de Noirmoutier seise mille sept cens treise boisseaux de froment, cinq mille six cens quatre vingt six boisseaux de seigle, quatre mille cent trente boisseaux d'orge, cinq cens seise boisseaux de fèves, et il y avoit trois mille cent cinquante trois habitans de tout âge et de tout séxe.
En la paroisse de Barbâtre, il fut cüeilli six mille neuf cens quatre vingt onse boisseaux de froment, cinq cens cinquante quatre de seigle, deux mille six cens vingt cinq d'orge, quinse cens soixante et un de fèves, et il y avoit dix sept cens soixante et un habitans de tout âge et de tout séxe. Tiré de l'original au greffe en datte du 24 octobre 1742.
Guyard curé


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1746    St Pierre du Luc (Les Lucs sur Boulogne)  85170      Bénédiction de la chapelle de Saint Jean Baptiste

Nous soussigné Mathurin Gibotteau prestre Bachelier en théologie prieur de Belleville et de Saint Jean du Bois du Luc commis par Messieurs Durand et Cantin vicaires généraux de ce diocèse pour faire la bénédiction de la chapelle de Saint Jean Baptiste en le cimetière de ce lieu, le tableau et la cloche dont messire Louis Augustin Goulard chevallier seigneur du Retail a été parrain de ladite cloche nommée Anne Louise et la marraine Demoiselle Louise Mercier, lesquelles bénédictions nous avons fait en présence et du consentement de messire Daniel Piet curé de ce lieu et des soussignés sauf le parrain qui ne sait signer accause de son bas âge le vingt et un juin mil sept cent quarante six.

Source: BMS de la commune de St Pierre du Luc (Les Lucs sur Boulogne)
Texte déposé par Joël Lucas
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1751    Beaufou  85170      Mr Sapin n'est pas resté de bois..

L'onzième du moy de mai mille sept cent cinquante et un a été baptisée Marguerite née de Marie MICHEAU fille et par conséquent enfant illégitime qui a pour père Clément SAPIN homme qui a femme et enfants, suivant la déclaration que la dite Marie MICHEAU en a fait au greffe de la principauté pairée du Luc. Le parrain a été André MICHEAU la marraine Marguerite BONNIN qui ne signe.

CHEVALIER curé de Beaufou.


Source: BMS de la commune de Beaufou.
Texte déposé par Joël Lucas
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1751    La Chapelle-Hermier   85220      le coquin à "levé le pied"...

    Ce vingt deux septembre mil sept cent cinquante et un a été baptisé Jean né du même jour fils illégitimme d'un nommé RIOU, florentin, étranger ayant levé le pied, aussitôt qu'il a été accusé d'un tel fait et d'Anne RIMBERT, fille âgée de quinze à seize ans, ayant duement fait déclaration au grefe des Sables d'Olonne de sa grossesse et de ce qui ont été parrin et marenne, René Jean CHABOT et Marie RIMBERT qui ont déclaré ne savoir signer de ce enqui

de Gratton prieur curé"


Source: BMS de la commune de La Chapelle-Hermier
Texte déposé par Joël Lucas
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1751    Saligny  85170      attention aux confidences faites à la sage femme pendant l'accouchement...

Le dix neuf novembre mil sept cent cinquante et un jay soussigné ay baptisé Pierre né de ce jour fils illégitime de Jérôme Lerseteau et de Marie Roulleau conformément à la déclaration que la sage-femme Marie Rambaud nous a fait en présence de Jean Monereau, de Pierre Caillaud, de Pierre Billaud, de Jean Boisseleau et de ce que la dite Marie Roulleau lui avait déclaré en présence de Jeanne Herbert que le dit enfant appartenait à Jérôme Lerseteau en foi de la déclaration qu'elle en a fait au gref de la Rabatelière, a été parrain Pierre Malidain et la marraine Anne Nolleau qui ont déclaré ne savoir signer de ce enquis
     Augustin de la Treille curé de Salligné"

<<Jérôme Lerseteau veuf en première noce de Marie Chaigneau décédée le 04-05-1749 épousa le 21-02-1757 Marie Roulleau veuve en première noce de Mathurin Pottier.>>

Source: BMS de la commune de Saligny

?? L'acte ci-dessous est authentique mais il ne m'a pas été possible de retrouver la paroisse d'origine :

    Le vingt cinq juillet mil sept cent soixante et un sont nés dans bourg et ont été baptisé Jacques et Christophe frères jumeaux et enfants naturels de Marie ROCHETEAU, qui est leur père , c'est ce que j'ignore. Cependant Marie BOSSIS sage-femme m'a témoigné que leur susdite mère luy avait déclaré qu'ils étaient du fait et oeuvre d'un nommé René MAQUIGNEAU demeurant à St Fulgent où la dite ROCHETEAU a aussi demeurée ...

Textes déposés par Joël Lucas
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1752    Falleron  85670      cet acte a été rédigé sur la page la tête-bêche comme il était de coutume à Falleron pour les enfants illégitimes....

"Le 2 février mil sept cent cinquante deux j'ai prêtre soussigné, baptisé un enfant nommé Pierre Marie qui selon le rapport de Anne CHAILLOU veuve de défunt Jean BLAYS sage-femme au dit que la mère lui avait déclaré que Pierre BARREAU en était le père par conséquent fils naturel du dit BARREAU et de Marguerite BOUTIN veuve de défunt BARIL, le parrain a été Jean Baptiste ROUX tanneur la maraine Marie Anne GUILLON lesquels ont avec moi signé

Jean Baptiste ROUX Marie Anne GUILLON le 19 février 1752 BUTAUD curé"


Source: BMS de la commune de Falleron
Texte déposé par Joël Lucas
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1755    Aizenay  85190      Visite de l'Evêque et Tonsuration

Vu le présent registre dans le cours de notre visite à Aizenay le dix juillet mil sept cent cinquante cinq

le onze juillet a été tonsuré dans l'église de ce lieu par monseigneur l'Evêque de Luçon dans le cours de ses visites, Maître Jacques Louis Gobin âgé d'environ dix sept ans et demi

Source: BMS de la commune de Aizenay. Registre année 1755
Texte déposé par Joël Lucas
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1755    Chavagnes les Redoux  85390      

Le quinzième jour de février mil sept cent cinquante cinq a été baptisée Jeanne Suzanne fille de Jean Girard et de Suzanne Pagé, l'homme calviniste et la femme catholique mariés à ce qu'ils disent et prouvent par un certificat d'un aumônier d'un vaisseau du Roy. Le parrain a été René Chagneau et la marraine Françoise Chupin qui ont déclarés ne savoir signer de ce enquis. Ô. Brien desservant de Chavagnes.

Source: BMS de la commune de Chavagnes les Redoux
Texte déposé par Joël Lucas
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entre le 29 et le 30 décembre 1758    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Réunion de la fabrique

Aujourdhuy douze du mois de mars mil sept cent cinquante huit, a l'issüe de la messe paroissialle dite et celebrée par messire Christofle Guyard, prestre, docteur es arts, curé de cette paroisse de Saint Philbert de l'isle de Noirmoutier, dans l'assemblée de messieurs les habitans annoncée dimanche dernier par ledit sieur curé, et convoquée ce jour au son de la cloche a la maniere ordinaire dans le choeur de ladite eglise lieu des assemblées de paroisse, ou etant ont comparû devant nous notaires du marquizat de Noirmoutier soussignés, ledit sieur Guyard curé, officiers de justice, nobles personnes Pierre Masson, fabriqueur en charge, les enciens fabriqueurs et autres principaux habitans de ladite paroisse soussignés ; lesquels [apres] avoir pris ensemble lecture d'un acte capitulaire en datte du quinzième jour du mois d'aoust mil sept cent cinquante cinq au rapport de J. Durand et Clenet son collegue notaires de cette cour en düe forme, par lequel il apert que feu messire Charles Millaud prestre docteur en theologie, cy devant curé de cette dite isle, seroit relicataire a cette fabrice d'une somme de huit cent soixante et deux livres treize sols cinq deniers, restante a payer de celle de mille trois cents douze livres treize sols cinq deniers qu'il auroit empruntée de la fabrice en l'année mil sept cent trente quatre pour frayer a la depense quil luy fallut faire pour la reunion du sous prieuré a la cure, et que par le susdict acte, ledit feu sieur Millaud du consentement des fabriqueurs et principaux habitans qui ont signé en ledit acte, se seroit chargé d'acquitter au profit de la fabrice le nombre de trente huit messes a haute voix que ladite fabrice etoit tenüe auparavant de faire acquitter en deduction du principal de ladite somme de huit cents soixante et deux livres treize sols cinq deniers, et que par ledit acte il est constaté que ledit feu sieur Millaud a acquitté les susdites trente huit messes depuis l'année mil sept cents quarente six jusques et y compris l'année mil sept cent cinquante sept qui font douze années a trente huit messes par an, a vingt sols chaque messe se montent a la somme de quatre cents cinquante six livres, a deduire de celle susdite de huit cents soixante et deux livres treize sols cinq deniers, reste a payer a la fabrice la somme de quatre cents six livres treize sols cinq deniers, et apres cette compensation legitimement faite, lesdits sieurs fabriqueurs en charges, enciens fabriqueurs et autres principaux habitans soussignés, pour témoigner a demoiselle Marie Anne Millaud seur dudit feu sieur Millaud et sa donnataire, le respectueux attachement quils avoient pour son frere leur precedent curé, et dont la memoire leur sera toujours precieuse et chere, ils ont par ces presentes dechargé et dechargent ladite demoiselle Millaud et les siens a toujours de tous payements a faire au sujet de la susdite somme de quatre cents six livres treize sols cinq deniers qui restent a payer a la fabrice, et pour le payement de laquelle, ledit sieur Guyard curé actuel s'est chargé d'acquitter a l'avenir, a commancer dès la presente année, les susdites trente huit messes a haute voix, parce que la retribution d'icelles entrera pareillement en deduction et compensation de ladite somme de quatre cents six livres treize sols cinq deniers jusqu'a entier payement d'icelle, le tout en adherant, et sans deroger a l'acte capitulaire susdatté et referé. Tout ce que dessus a eté ainsi voullu, consenti stipulé et accepté par lesdits sieurs curé et fabriqueurs en charge, enciens fabriqueurs et autres principaux habitans soussignés. Au surplus renonçant obligeant & stipulant et acceptant &.

Fait et passé a Noirmoutier lesdits jour, lieu, mois et an que devant, ainsi signé en la minutte des presentes, Guyard curé, Pierre Masson fabriqueur en charge, J. Coindet des Goronnieres senechal, Favreul procureur fiscal, Boüin, Barré du Barbin, C. Jacobs, J. Bouryaud, Durand des Mouriers, P. F. Charruyau prestre, Jolly des Mattes encien avocat en parlement, Le Breton des Grapillieres, Boucheron du Marais, Joseph Masson, J. Viaud fils, Pierre Gautier, Gautier Mignon, Jacques Pineau, R. Michon notaire et C. Joubert aussi notaire pour registre.

Et en marge est ecrit

controllé a Noirmoutier le dix huit mars mil sept cent cinquante huit, reçu trois livres signé Favreul avec paraphe, le mot cinquante chargé dancre approuvé, le mot quarente la premiere syllabe rayée nulle.

R. Michon notaire, C. Joubert notaire, pour grosse j'ay le registre, receu du sieur fabriqueur en charge pour la presente grosse et papier deux livres cy 2 livres

Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1760    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Service pour la mère de monseigneur l'evêque de Luçon.

Le mardi cinq (février) il a été célébré dans cette église de la manière la plus solemnelle qu'il a été possible un service pour le repos de l'âme de feuë madame Jacquemet Gaultier, mère de monseigneur l'evêque de Luçon.
Guyard curé


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1760    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Service pour madame la princesse de Condé.

Le lundi dix sept (mars) un service solemnel a été célébré en cette église pour très haute très puissante et très excellente princesse Charlote Guilefride Elisabeth de Rohan Soubyse épouse de monsieur le prince de Condé seigneur et dame de cette île, décédée le huit du courant.
Guyard curé


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1760    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Service pour M. du Sableau père des pauvres.

Le mardi neuf (septembre) un service solemnel a été celebré en cette eglise au nom des pauvres et gratuitement par le clergé pour le repos de l'ame de feu M. Jean Chrisostome Bouhier seigneur du Sableau ancien capitaine au regiment d'infanterie d'Aunis, quatrième père des pauvres de ce nom et qui suivant l'exemple de ses ancêtres a dans son testament fait légataires d'une année de son revenu les pauvres de cette parroisse.

Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1760    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Grand'messe pour le corsaire Le Duc de Bourbon.

Le samedi dix huit (octobre) une grand'messe solemnelle, votive pro peregrinantibus avec le pseaume et les versets du commun des suffrages tempore belli, a été célébrée en cette église pour l'heureuse course du corsaire Le Duc de Bourbon, dont il sera plus amplement parlé cy-après.
Guyard curé


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1760    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Mariage de Louis Aléxandre nègre et Claude Morin

Le lundi quatre (février) vû la dispense de deux bans accordée par le chapitre de Luçon le siège vacant en datte du neuf janvier mil sept cens cinquante neuf, signée Coutouly, sous chantre et vicaire général, contresignée Gilbert sécrétaire, insinuée et controllée par Coutouly le même jour : la sentence du lieutenant général de Poitiers en datte du cinq janvier dernier, signifiée à nous curé le vingt six du même par Sébastien Baud Duvivier huissier, par laquelle Louis Aléxandre, nègre de la côte de Guinée, est authorisé à se marier en France : après la publication d'un ban faitte le dimanche vingt sept janvier dernier, sans qu'il se soit trouvé aucune opposition : Louis Aléxandre, nègre de la côte de Guinée, tonnelier, marchand de vin, baptisé à Nantes, paroisse Saint Nicolas, et domicilié dans celle cy, âgé de trente sept ans, a épousé Claude Morin, agée de quarante trois ans, fille de feu Jean Morin, dit Boisvert, portefaix et de feuë Marie Pilard, son épouse, originaire de la paroisse Saint Léonard de Nantes, et domiciliée dans celle cy : la bénédiction nuptialle leur a été donnée par nous curé soussigné, en présence de nobles hommes François Boucheron, négociant, de Pierre Joseph Laheu Fleury, de Joseph Adrien les deux capitaines de vaisseau, et de Jean François Brossard, maréchal taillandier, tous de cette paroisse, qui ont signé avec nous. Deux mots entre ligne. La mariée a déclaré ne savoir signer.

Louis Alexandre, Boucheron, Laheu Fleury, Adrien, Jean François Brossard, Louis Fourneau, Luc Leroy, Jean Lasalle, Guyard curé

Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1761    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Grande messe pour François Fouasson mort prisonnier en Angleterre.

Les lundi quatre (avril) et trois jours suivans, quatre grandes messes ont été chantées en cette église pour le repos de l'âme de feu François Fouasson, matelot de cette paroisse, mort prisonnier de guerre en Angleterre, époux de (en blanc) Maublanc, et décédé le (en blanc).
Guyard curé


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1761    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Ornement de l'église.

Le samedi quinse (août 1761) un ornement blanc de damas à fleur, et à galon d'or, consistant en une chape, une chasuble et deux dalmatiques, et qui a couté quatorse cent cinquante livres dont neuf cens trente six livres ont été léguées par feuë dame Loüise Gaborit veuve en prémières noces de Mr Jean Dorineau de Fortune, et en secondes de Mr Joseph Maublanc de Marais Roux, supérieure de la Confrairie de la Charité pendant vingt ans, et morte thrésorière de la même confrairie le 19 9bre 1759 ; a servi pour la prémière fois le 15 août 1762. Le surplus a été fourni par nous curé.
Guyard curé


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1761    ????  85      Confidences à la sage femme

Le vingt cinq juillet mil sept cent soixante et un sont nés dans bourg et ont été baptisé Jacques et Christophe frères jumeaux et enfants naturels de Marie Rocheteau, qui est leur père , c'est ce que j'ignore. Cependant Marie Bossis sage-femme m'a témoigné que leur susdite mère luy avait déclaré qu'ils étaient du fait et oeuvre d'un nommé René Maquigneau demeurant à St Fulgent où la dite Rocheteau a aussi demeurée ...

Source: BMS     << J'ai omis de noté le lieu de cet acte >>
Texte déposé par Joël Lucas
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1762    St Pierre du Luc (Les Lucs sur Boulogne)  85170      Bénédiction de cloche.

Le dix août mille sept cent soixante deux a été bénit Barbe Marie Gabrielle troisième cloche du Luc.

Source: BMS de la commune de St Pierre du Luc (Les Lucs sur Boulogne)
Texte déposé par Joël Lucas
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1763    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Bénédictions de barques.

Le jeudi vingt et un (avril) la barque Anne-Michelle, propriétaire Mr René Taillay négociant, et capitaine André Guillon, a été bénie par nous curé soussigné.
Guyard curé


Le dimanche dix huit (septembre) la barque Saint Jean et Saint Jacques du port de vingt quatre tonneaux, propriétaires Mrs Coindet sénéchal et de Rhortais, nominateurs le petit Rhortais et la petite sénéchalle, capitaine Charles Coindreau, a été bénie par nous curé soussigné.
Guyard


Le même jour la barque Saint Joseph du port de douse tonneaux, propriétaires M. le sénéchal et Joseph Faguayes qui en est aussi le capitaine, nominateurs le petit le sénéchal et la femme Faguayes, a été bénie.
Guyard curé


Le lundi vingt huit (novembre) la barque nommée Le Prince de Condé, du port de cinquante tonneaux, commandée par le capitaine Etienne Semelain, et appartenante aux sieurs Boüyn père et Joubert le marin, a été bénie par nous curé soussigné.
Guyard curé


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1763    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Naufrage du navire La Jolie Thérèse.

Le prémier du courant (novembre) sur les huit heures du matin, d'un beau tems, le navire La Jolie-Thérèse, de Marseille, armateur Mr de Boutheiller de Nantes, de douse canons, de 45 hommes d'équipage, du port de 500 tonneaux, revenant de Léogane, estimé navire et cargaison 1.200.000 livres, tous les officiers étant provenceaux, ne connoissans point les parages, ayant pris ce lieu pour Bellisle, s'est perdu sur les Boeufs à deux lieuës au large de la Pointe de Devin. On n'a rien pu sauver que quelques malles.
Guyard curé


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1763     Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Messes pour les prisonniers morts en Angleterre.

Grande messe pour André Frioul mort en Angleterre

Le vendredi vingt sept (mai 1763) une grande messe a été chantée en cette église pour le repos de l'âme d'André Frioul, âgé de quarante ans, matelot, décédé le quatre février dernier dans les prisons de Plimouth, fils de feu Etienne Frioul, laboureur à l'Herbaudière et de Marie Renaud son épouse.
Guyard curé


Quatre grandes messes pour Pierre Boiscerpe mort en Angleterre

Le samedi onse (juin 1763), lundi treise, mercredi quinse et vendredi dix sept, on a chanté en cette église quatre messes à l'intention de Pierre Boiscerpe, matelot, décédé prisonnier à l'hopital de Winchester le dix juin 1760, âgé de vingt quatre ans, fils de feu Pierre Boiscerpe, maître de barque et de Marie Bonami son épouse présente.
Guyard curé


Grande messe pour Jean Buord mort à Plymouth

Le samedi trente juillet 1763, une grande messe a été chantée en cette église pour le repos de l'âme de Jean Buord, matelot, décédé dans les prisons de Plymouth, âgé de quarante cinq ans, époux de Rose Guérin.
Guyard curé


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1763    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Résultat du travail de l'année 1763.

Il y a eu en cette paroisse pendant cette année 1763. 93 baptêmes, 92 sépultures, quarante neuf 49 mariages, 7827 communions de valides, 107 d'infirmes, 11327 confessions de valides, 208 d'infirmes, 642 visittes de malades, 59 extremes-onctions.
Guyard curé


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1764    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Bénédiction de la barque La Perrotine.

Le mardi cinq (juin) une barque nommée La Perrotine, du port de cinquante tonneaux, appartenante à Mr Guillaume Ambroise Perrotin, négociant de cette ville, et commandée par François Maublanc, a été bénie par nous curé soussigné.
Guyard curé


Le vendredi vingt et un (décembre) une barque nommée François-Piere du port de quarante cinq tonneaux, commandée par le capitaine Courant, et appartenante à Mr Bertret, à François Rousseau, beau père du capitaine, et à plusieurs autres, a été bénie par nous vicaire soussigné : le parrain a été messire François Duhoux de Hauterive de Grande Cour, et la maraine Magdelaine Lymbourg femme de capitaine Pierre Pineau.
Pairault vic.


Bénédiction de 2 barques

Le vendredi vingt trois (novembre) ont été bénies les barques L'Union et Pierre-Marie, chacune du port de trente cinq tonneaux : de la première le capitaine et le parrain a été François Masson fils de Jean dit le fermier et la marraine sa soeur femme du capitaine François Nau, les propriétaires sont les sieurs Mourain des Bouchauds père de la paroisse de Challans, et fils de l'isle de Boüin : de la seconde le parrain a été Prosper Guérin, marchand avec sa soeur femme de Pierre Guilbaud, capitaine d'icelle, tous propriétaires et de cette paroisse.
Guyard curé


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




entre le 16 et le 19 août 1764    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Visite episcopale.

Le lundi six août mil sept cens soixante quatre, illustrissime et révérendissime père en Dieu Claude-Antoine-François Jacquemet Gaultier, né dans le diocèse de Besançon en 1707, sacré evêque de Luçon en 1759 le 29 avril, cy devant vicaire général et official du diocèse de Bourges, a fait la visitte de cette église où il a séjourné six jours, pendant laquelle, il a confirmé environ huit cens personnes, et fait les ordonnances suivantes.
Extrait du procès verbal de la prémière visitte de l'eglise paroissialle de St Philbert de Noirmoutier

Ordonnances concernans l'église et la fabrique

Claude-Antoine-François par la miséricorde de Dieu et la grâce du Saint Siège Apostolique, evêque et baron de Luçon, conseiller du roy en tous ses conseils &. La prémière visitte de l'eglise paroissialle de Saint Philbert de Noirmoutier, ayant été par nous faitte, tout considéré, vû notre procès verbal, oui et ce réquérant notre promoteur, nous avons ordonné et ordonnons.
1° Que le croissant qui est dans la lunette du soleil sera incessamment doré, et pour le plus tard avant la fête de Noël prochain, faute de quoi ledit croissant et le soleil demeureront interdits.
2° Que la nef et les deux ailes collatéralles de ladite eglise seront lambrissées : que le tableau de l'autel de Saint Anne sera lavé et retouché proprement : et qu'il sera posé contre le mur des fonts baptismaux un tableau réprésentant le baptême de Notre Seigneur par Saint Jean Baptiste.
3° Que la bancelle et les matériaux qui sont auprès de l'autel du rosaire, du côté de l'épitre, en seront retirés : que le lutrin où se chantent les offices de la paroisse, étant indécemment reculé au fonds d'une aile collatéralle, d'où le chant des offices ne peut être entendu des fidelles dispersés dans l'église, ni le sieur curé veiller au bon ordre pendant lesdits offices, en sera pareillement retiré pour être placé dans un lieu plus décent : et que pour cet effet le pignon auquel est attaché le grand autel, sera abbatu, et ledit autel démoli, pour y en ériger un à la romaine ; et qu'ensuitte le lutrin sera du consentement et sous l'agréement du prieur de Saint Philbert, transporté dans le choeur des religieux, qui nous a paru l'endroit le plus propre à servir de choeur au clergé de la paroisse pour y faire décemment les cérémonies de l'office divin.
4° Que l'autel de la Trinité que nous avons trouvé interdit et qui est d'ailleurs inutile au service de la paroisse, sera démoli et supprimé : commettons le sieur curé pour récueillir les réliques qui pourroient se trouver dans ledit autel, dont il dressera un procès verbal qu'il enverra au greffe de notre sécrétariat.
5° Que l'emplacement dudit autel sera employé en bancs au profit de ladite église et adjugé au plus offrans et derniers enchérisseurs : que les différens bancs dispersés dans ladite église que nous avons trouvés beaucoup trop grands et occuper trop de place, seront diminués et réduits à la grandeur convenable : que lesdits bans seront ensuitte arrangés et alignés, et que les emplacemens qui se trouveront ménagés par cet arrangement, seront pareillement adjugés aux plus offrans et derniers enchérisseurs, pour être emploiés en bancs au profit de l'église, le tout conformément à la délibération prise par les habitans en notre présence.
6° Qu'il sera construit une nouvelle chaire proprement travaillée qui sera placée et attachée au prémier pilier de la nef du côté de l'épitre, et que l'on otera l'ancienne chaire qui nous a paru très incommode à cause de la porte méridionalle de ladite église qui se trouve précisément vis à vis de ladite chaire.
7° Que l'emplacement qui est au devant de ladite porte méridionale, sera du consentement du propriétaire entouré de muraille, et qu'il sera creusé à l'entrée une fosse large et profonde au moins de trois pieds qu'on couvrira d'un grillage de bois ou de fer pour éloigner les bestiaux de ladite porte, qu'il est impossible de tenir continuellement fermée, et les empêcher par la d'entrer dans ladite église.
8° Que le cimetière sera tenu éxactement clos pour en deffendre pareillement l'entrée à toute espèce de bestiaux, et que les grandes fosses qui sont à l'extrémité dudit cimetière seront comblées et applanies.
9° Vû l'incommodité de la situation du clocher presque perpendiculaire au grand autel et à la sainte table, faisons défenses de sonner les cloches pendant les offices de l'église pour prévenir les accidens et profanations qui pourroient en résulter.
10° Ordonnons que la prémière messe, les fêtes et dimanches, sera précédée du son des cloches, de manière qu'il soit plus solemnel que les autres jours, qu'il puisse être entendu des peuples et qu'il y ait assés d'intervalle entre le prémier son des cloches et le commencement de la messe.
11° Que la sépulture des pauvres se fera au son des cloches avec les autres cérémonies prescrittes par l'église, sans y retrancher aucune de celles dont l'omission pourroit annoncer du mépris pour la condition desdits pauvres.
12° Que l'agonie des mourans tant riches que pauvres soit annoncée aux fidelles par le tintement d'une des cloches de l'église, et qu'avant de sonner lesdites agonies ou le trépas de quelque personne que ce puisse être, le sacristain aura soin d'en avertir le sieur curé, étant du bon ordre qu'il soit informé des causes pour lesquelles seront sonnées les cloches de son église.
13° Exhortons tous les fidelles de ladite paroisse à l'observation des commandemens de Dieu et de l'Eglise, et notamment à la sanctification des dimanches et fêtes, et à l'abstinence de toute oeuvre servile en ces saints jours.
14° Ordonnons que tous les dimanches il ne se fait aucune procession le matin, il en sera fait une autour de l'église immédiattement avant la grand'messe à laquelle on chantera les hymnes ou répons prescrits par le rituel.
15° Sur ce qui nous a été réprésenté qu'il entroit journellement des femmes dans l'enceinte et même dans la maison des réligieux de l'abbaye de La Blanche, voulant remedier à un abus si formellement condamné par toutes les loix et notamment par le saint concile de Trente, nous faisons deffense expresse à toutes personnes du séxe de quelque qualité et condition qu'elles puissent être d'entrer dans l'enceinte des murs d'aucune maison réligieuse sans une permission par écrit de nous ou de nos vicaires généraux, sous les peines de droit : deffendons à tous confesseurs, d'absoudre celles qui auroient été réfractaires à cet article de notre présente ordonnance, à moins qu'ils n'eussent de nous un pouvoir particulier à cet égard ; faisons pareillement très expresses deffenses à tous confesseurs d'entendre les confessions des femmes ou filles de quelque qualité qu'elles soient ailleurs que dans les confessionnaux.
16° Ordonnons qu'il sera fourni à la chapelle de Saint André une cloche de grosseur convenable pour avertir les fidelles lors qu'on y célébrera la sainte messe, et que les deux fénêtres qui sont aux deux côtés de l'autel de ladite chapelle seront garnies de vitres pour empêcher les profanations que le vent pourroit occasionner pendant la célébration des saints mystères.
17° Que les deux lits que nous avons trouvé dans une chambre appartenante à la Charité, où est érigée une petite chapelle sous l'invocation de Notre Dame de Bon Secours, en seront incessamment rétirés, et jusqu'à ce deffendons à tous prêtres de célébrer la sainte messe à l'autel de ladite chapelle : faisons pareillement deffense de serrer dans ladite chambre aucuns meubles ni matériaux, ni de la faire servir à aucun usage profane.

Ordonnons


1° Que desormais les comptes des revenus de la fabrique seront châque année régulièrement rendus en présence du sieur curé et du général des habitans, les officiers de justice duëment appellés et convoqués dans une assemblée qui sera indiquée par trois dimanches consécutifs et sera tenuë au banc de l'oeuvre dans l'église à l'issuë d'un office paroissial un jour de dimanche ou fête chommée.
2° Qu'il sera fait incessamment un inventaire des titres de la fabrique et un état des différens domaines et des rentes duës à la fabrique tant en bléd qu'en argent.
3° Qu'il se tiendra tous les prémiers dimanches de châque mois à l'issuë d'un office paroissial une assemblée des principaux habitans pour délibérer sur les affaires de la fabrique, chacune desquelles délibérations sera inscritte sur un registre que nous ordonnons être fait à cette fin, et qui sera déposé au thrésor de l'église.
4° Qu'il y aura de plus deux registres, dont l'un contiendra la recette des revenus de ladite fabrique tant ordinaires que casuels, et l'autre la dépense qui y sera éxactement écritte, lesquels registres seront produits lors de la reddition des comptes châque année pour être visés et arrêtés dans l'assemblée où ils seront rendus, et nous être réprésentés lors de notre prochaine visitte, ou celle de notre archidiacre ou commissaire par nous nommé.
5° Que le fabriqueur dans le compte qu'il rendra distinguera dans deux chapitres de recette, la recette des revenus fixes, et la recette des revenus casuels, et comprendra dans le prémier chapitre tous les revenus de l'église, sauf à porter dans un chapitre de remises ou réquérendes, les articles qui ayant été portés dans ledit chapitre de recette, n'auroient pas été reçus effectivement.
6° Que l'argent provenant des revenus de ladite fabrique sera déposé au fur et à mesure de la perception d'iceux, dans un coffre bien sur et bien ferré fermant à deux cléfs, dont une restera ès mains du sieur curé, et l'autre en celles du fabriqueur en éxercice, à qui nous deffendons expressément de faire aucun arrantement ou échange des domaines appartenans à l'église ni prêter des déniers de la fabrique, sans avoir au préalable obtenu notre consentement : ne pourra pareillement ledit fabriqueur en éxercice conformément aux dispositions des loix du royaume et des status synodaux de notre diocèse, employer les déniers de la fabrique à autres usages qu'à ceux de l'église sous peine d'en répondre en son propre et privé nom : ne pourra aussi faire aucune dépense au dessus de six livres sans le consentement du curé et de trente livres sans y être autorisé par une délibération précise inscritte sur le registre.
Et seront nos présentes ordonnances luës et publiées au prosne de la messe paroissialle le dimanche immédiattement suivant la réception d'icelles, pour être éxécutées selon leur forme et teneur, sans opposition ni appellation quelconque, attendu ce dont il s'agit.
Donné dans le cours de notre visitte de l'église paroissialle de Saint Filibert de Noirmoutier l'onsième jour du mois d'août mil sept cens soixante quatre : signé Cl. Ant. Fr. évêque de Luçon, et plus bas par monseigneur Bouhyer sécrétaire.

Pour plus grande explication de l'article cinquième de l'ordonnance des autres parts, s'ensuit l'extrait de la délibération mentionnée audit article.

Extrait du livre des délibérations de la fabrique


Aujourdui samedi onse août mil sept cens soixante quatre dans le cours de la visitte de monseigneur l'evêque de Luçon, et en sa présence, a été arrêté dans l'assemblée convoquée et tenuë à la manière accoutumée, savoir
Article septième. Que pour procurer l'avantage de la fabrique et un plus grand nombre de places dans l'église, les bancs seront placés par alignement en quatre rangs, dont deux le long des bas côtés, et les deux autres dans l'alignement des piliers : que tous lesdits bancs n'auront que trois pieds de profondeur, sur une hauteur égalle et uniforme, de sorte que le dossier du prémier servira d'accoudoir au second et ainsi des autres sans aucun vuide : que ceux des bas côtés auront six pieds et demi de large à compter quatre places, et ceux du milieu auront quinse pieds de large à compter dix places à raison de dix huit pouces par place : de façon néantmoins que dans les deux rangs alignés aux piliers il y aura une séparation qui divisera chacun desdits bancs en cinq places du côté de la nef et autant du côté des ailes : que toutes lesdites places seront adjugées au plus offrant et dernier enchérisseur à raison de leur proximité ou distance du crucifix, de façon néantmoins qu'on ne recevra aucune enchère au dessous de trois livres par place pour les bancs placés dans ledit alignement depuis le crucifix jusqu'au prémier pilier, au dessous de cinquante sols depuis le prémier pilier jusqu'au second, et au dessous de quarante sols depuis le second pilier jusqu'au troisième : quant aux bancs des ailes on ne recevra aucune enchère au dessous de quarante sols par place jusqu'au second pilier, et au dessous de trente sols jusqu'à la porte.
Quant aux bancs fondés les propriétaires seront obligés d'exhiber leurs titres d'ici à trois mois sans quoi ils en seront privés, et avec le privilège, que les bancs fondés resteront au rang où ils sont et dans l'allignement cy dessus marqué, et garderont le nombre de places équivallant au prix fixé pour chacune d'icelles suivant l'ordre graduel établi cy dessus, et entendons par bans fondés tant ceux qui ont été concédés pour fonds donnés à l'église que pour rente foncière en argent, grains et dons en argent faits à l'église : que lesdits bancs ne pourront être vendus ni affermés sous peine de privation de tout droit audit banc : qu'en cas de décès les héritiers directs en jouiront aux mêmes conditions : et quant aux bancs non fondés et concédés depuis vingt ans sans hyppotèque ils seront publiés ainsi que les nouveaux, de façon que ceux qui en jouissent actuellement seront préférés en offrant autant que le dernier enchérisseur et doresnavant toutes les concessions ne seront qu'à vie et à l'habitation actuelle dans la paroisse : le registre est signé Cl. Ant. Fr. evêque de Luçon : Gareau promoteur : Guyard curé : Cormerye fabriqueur en charge : Coindet des Goronnières sénéchal : Favreul procureur fiscal : Bouhyer de La Davière major gardecote : Imbert de La Terrière : Boüin père doyen des fabriqueurs et ancien père des pauvres : Nau père des pauvres : Jacobs ancien fabriqueur : Bouryaud avocat en la cour : Dain des Mouriers : J. Joubert et Bouhyer sécrétaire.
Guyard curé de Noirmoutier


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1764    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Résultat du travail de l'année 1764.

Il y a eu en cette paroisse pendant cette année 1764. 104 baptêmes : 89 sépultures : 40 mariages : 5300 communions tant de valides que d'infirmes : 10.985 confessions de valides et d'infirmes : 428 visittes de malades : 53 extremes-onctions.
Mr Viaud, prêtre de la paroisse de Challans en ce diocèse a laissé le vicariat le 30 7bre : il y étoit entré le 28 Xbre 1763 ; Mr Payrault, prêtre de la paroisse de Montaigu, lui a succedé le 22 8bre 1764.
Mr Martinier clerc tonsuré de la paroisse de la Trinité de Lavale diocese du Mans, et prieur de Falleron en ce diocese a commencé la regence le 1er 8bre 1764 ; elle vaquoit depuis sept ans, sauf quelque intervalle.
Guyard curé


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1764    Saint-Nicolas de Barbâtre  85630      Ordonnance concernant l'eglise et la fabrique de cette paroisse

Copie de l'ordonnance concernant l'eglise et la fabrique de cette paroisse rendue le cinq août mil sept cent soixante quatre par monseigneur l'evêque de Luçon, dans le cours de ses visites

Claude-Antoine-François, par la misericorde de Dieu, et la grace du St Siege Apostolique evêque et baron de Luçon, conseiller du roy en tous ses conseils &, la première visite de l'eglise paroissiale de St Nicolas de Barbâtre ayant eté ce jourd'huy par nous faite. Tout considéré, vû notre procès verbal, oüi et ce requerant notre promoteur, nous avons ordonné et ordonnons.

1° Que le soleil dont on se sert pour l'exposition du Très Saint Sacrement que nous avons trouvé trop petit et sans croisssant pour soutenir la ste hostie demeurera interdit et sera incessament changé contre un neuf d'une grandeur convenable et qui soit garni d'un croissant doré.

2° Que la petite custode d'argent destinée à porter le st viatique aux malades sera pareillement changée contre une neuve qui soit dorée en dedans, et qui ait pour pied un petit vase propre à contenir l'huile des infirmes pour administrer aux malades le sacrement d'extrême onction, et que les patènes du grand et du petit calice seront redressées et dorées en dedans.

3° Faisons défense de célébrer la ste messe à l'un des petits autels de Ste Anne ou de St Sebastien en même temps qu'au grand autel, sous peine d'interdit desdits petits autels.

4° Ordonnons que les marchepieds desdits deux autels de Ste Anne et de St Sebastien seront demolis, et qu'il y sera mis en leur place des marchepieds de bois plus larges et moins elevés.

5° Que les pierres consacrées des autels du Rosaire et de Ste Anne seront incrustées, scellées et mises de niveau aux tables, et que le tableau de l'autel de Notre Dame de Pitié sera raccomodé, lavé et rafraichi proprement.

6° Qu'il sera placé au dessous des poids de l'horloge le plus perpendiculairement qu'il sera possible, ronde, large, et elevée au moins de cinq pieds pour garantir des accidents que leur chute pourroit occasioner, et que l'on fera retirer sans delais les petites pierres que nous avons trouvées dans la nef de l'eglise.

7° Que les arbres et arbustes qui s'elevent auprès des murs de la ditte eglise du côté du midy, seront coupés, ou arrachés, de manière qu'ils ne puissent plus déranger les couvertures que nous ordonnons être réparées partout ou besoin est, surtout celle du porche situé du même côté de la dite eglise.

8° Qu'il sera ouvert une nouvelle fenestre dans le mur de la sacristie du côté de l'occident pour donner plus de jour à la ditte sacristie et pour la préserver de l'humidité, laquelle fenestre sera garnie de bons barreaux de fer.

9° Que les deux burettes d'argent dont une est percée, seront echangées contre deux neuves, que les linges et ornements de la dite eglise seront raccomodés et insensiblement renouvellés, et qu'en attendant, il sera incessamment fourni douze corporaux neufs d'une toile fine et serrée, quatre aubes et une nappe d'autel d'une toile fine et garnies de belles dentelles pour les grandes fêtes. Un ornement neuf d'une etoffe de soye d'un fond blanc avec des fleur de toutes couleurs pour servir aux jours des principales fêtes de l'année, lequel ornement sera complet et garni de ses etole, voile manipule bourle : sera aussy fourni un ornement violet pareillement complet d'une etoffe commune pour les jours de serie, et une echarpe neuve d'une belle etoffe de soye pour les processions du Très Saint Sacrement.

10° Que le cimetiere sera tenu exactement clos, pour en deffendre l'entrée à toute espèce de bestiaux, que nous defendons expressement d'y laisser paître sous quelque prétexte que ce soit. Ordonnons que désormais les comptes de la fabrique seront chaque année regulièrement rendus en présence du sieur curé et du général des habitans dans une assemblée qui sera indiquée par trois dimanches consécutifs, et sera tenue au banc de l'oeuvre dans l'eglise, à l'issue d'un office paroissial, un jour de dimanche, ou de fête chomée. Les officiers de justice seront appellés à cette assemblée.

12° Qu'il sera fait incessament un inventaire des titres de la fabrique, et un etat des differents domaines, et des rentes dues à la dite fabrique tant en bled qu'en argent. Qu'il sera pareillement dressé un tableau le plus exact, et le plus detaillé de toutes les fondations qui doivent être acquittées, tant à raison des domaines donnés à la cure ou à l'église, qu'à raison de ceux donnés en faveur des vicaires, lequel tableau sera placé à la sacristie pour y avoir recours quand besoin sera : enjoignons au sieur curé d'annoncer chaque dimanche, au prône de la messe paroissiale les messes et services de fondation qui devront être acquittés dans le cours de la semaine.

13° Qu'il se tiendra tous les premiers dimanches de chaque mois à l'issue d'un office paroissial, une assemblée des principaux habitans pour délibérer sur les affaires de la fabrique chaqu'une desquelles délibérations sera inscrite sur le registre ordinaire des délibérations qui sera disposé au thrésor de la dite eglise.

14° Qu'il y aura de plus deux registres, dont l'un contiendra la recette des revenus de la ditte fabrique, tant ordinaires que casuels, et l'autre la depense qui y sera exactement ecrite. Lesquels registres seront produits lors de la reddition des comptes chaque année pour être visés et arrêtés dans l'assemblée ou ils seront rendus, et nous être representés lors de notre prochaine visite, ou celle de notre archidiacre, ou commissaire par nous nommé.

15° Que le fabriqueur dans le compte qu'il rendra, distinguera dans deux chapitres de recette, la recette des revenus fixes, et la recette des revenus casuels, et comprendra dans le premier chapitre, tous les revenus de l'église sauf à porter dans un chapitre de reprise, les articles qui ayant été portés dans le dit chapitre de recette, nauroient pas été reçus effectivement.

16° Que l'argent provenant des revenus de la dite fabrique sera déposé à fur et à mesure de la perception d'iceux dans un coffre bien sur et bien fermé fermant à deux clefs, dont une restera es mains du sieur curé, et l'autre en celles du fabriqueur en exercice, à qui nous deffendons expressément de faire aucun arrentement ou echange des domaines appartenants à l'église, n'y prêter des deniers de la fabrique, sans avoir au préalable obtenû notre consentement : ne pourra pareillement le dit fabriqueur en exercice conformément aux dispositions des loix du royaume, et des statuts synodaux de notre diocèse, employer les deniers de la fabrique à d'autres usages qu'à ceux de l'église, sous peine d'en répondre en son propre et privé nom ; ne pourra aussy faire aucunes depenses au dessus de six livres sans le consentement du curé, et de trente livres, sans y être autorisé par une délibération inscrite sur le registre. Et seront nos presentes ordonnances lues et publiées au prône de la messe paroissiale, le dimanche immediatement suivant la reception d'icelles pour être executées selon leur forme et teneur sans opposition, ni appellation quellesconques, attendû ce dont il s'agit. Donné à Barbâtre dans le cours de notre visite, le dimanche cinquiême jour du mois d'aoust mil sept cent soixante quatre la minute est signée Cl. Ant. Fr. Evêque de Luçon, et plus bas est ecrit par monseigneur Bouhyer secretaire.

Le dit seigneur evêque, par son mandement avoit annoncé son arrivée à la Fosse pour le 27 juillet au matin et sa visite pour le lendemain 28. Mais ayant trouvé à l'Isle Dieu des affaires qu'il n'avoit pas prévû, et y ayant retenu par un mal de gorge, il n'arriva que le samedi 4 le lendemain y fit la visite et rendit l'ordonnance cy dessus.
Bousseau curé de Barbâtre


Dépôt anonyme demandé.




1765    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Bénédiction de la grosse cloche Joseph-Loüise.

Le mercredi deuxième jour de janvier mil sept cent soixante cinq sur les huit heures et demie du matin, Mr Jean Duhoux de Hauterive chévallier de l'ordre royal et militaire St Loüis, cydevant capitaine au régiment de Chartres Infanterie, gouverneur de cette isle pour monseigneur le prince de Condé, et y commandant pour le roy, et dame Charlotte Juliot son épouse, réprésentans L.L.A.A.S.S. monseigneur le duc de Bourbon et mademoiselle de Condé, tous deux enfans de très hault, très puissant et très excellent prince, monseigneur le prince de Condé, prince du sang, grand-maître de la maison du roy, gouverneur de Bourgogne et de Bresse & et marquis de Noirmoutier, accompagnés des principaux habitans de cette ville, et d'une grande quantité de peuple, se sont présentés au bruit du canon à la grande porte occidentale de cette église. Là, Mr Christophe Guyard, curé de cette paroisse, précédé de son clergé en chappes bannières et croix levée, a présenté aux sieur et dame gouverneur et gouvernante l'eau bénite par goupillon et l'encens a chacun deux fois au bas des marches. On a ensuitte marché jusqu'au milieu de l'église, où le sieur curé s'est retourné pour haranguer les sieur et dame réprésentans. Après quoi suivant le rit indiqué dans le grand pontifical romain, pendant que le clergé chantoit les pseaumes dans le cheur, le sieur curé est monté au clocher, où la cloche étoit placée à demeure dès le 23 juin dernier, pour y faire la lotion et les onctions. Cette bénédiction achevée, Mr Pierre Bousseau bacchelier en théologie et curé de Barbâtre a célébré une messe solemnelle du St Esprit pour la conservation de l'auguste maison de Condé, pendant laquelle le clergé, les sieur et dame réprésentans, et la meilleure partie de l'assemblée sont venus à l'offrande, et ont fait en tout une aumône de soixante seise livres dans le bassin de la quêteuse pour les pauvres. Après la messe le clergé a reconduit les sieur et dame réprésentans aux mêmes marches où il les avoit pris, et après avoir été rémerciés par le sieur curé de l'honneur qu'ils avoient fait à la paroisse, reçu de l'encens chacun une fois et de l'eau bénite par goupillon, ils sont rentrés au château accompagnés comme cy dessus, et au bruit du canon, qui avoit fait une décharge aux trois prémiers sons de la cloche, et une autre à l'élévation du st sacrément.
Bousseau curé de Barbâtre, Guyard curé


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1765    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Bénédictions de barques.

Le dimanche six (janvier 1765) une barque de soixante dix tonneaux, commandée par le capitaine Guilloteau de cette ville, et appartenante à Mrs Jacques Coindet sénéchal de cette jurisdiction et à Jean Baptiste Bévier, négociant de cette ville, fermier du prieuré et de l'abbaye de La Blanche, a été bénie et nommée Prudence-Jacquette-Loüise, parrain et marraine mondit sieur le sénéchal et madame Bévier.
Guyard curé


Le jeudi sept (mars 1765) une barque du port de trente cinq tonneaux, commandée par le capitaine Mathurin Nau, appartenante à Mrs de La Blanche et au sieur André Viaud père, négociant de cette ville, a été bénie par nous soussigné et nommée Nostre Dame de La Blanche par Dom Loüis Huard souprieur de l'abbaye et dame Jeanne Favreau épouse dudit sieur Viaud.
Guyard curé


Le dimanche sept (juillet 1765) la barque nommée Marie Loüise du port de quarante deux tonneaux, commandée par le capitaine Pierre Le Roy de cette paroisse, a été bénie par nous curé soussigné : le parrain a été le sieur Joseph Joubert des Ouches régisseur général de cette seigneurie, et la marraine l'épouse du sieur de la Chilays de l'isle de Boüin, les deux propriétaires de cette barque avec le sieur des Bouchaux aussi de l'isle de Boüin.
Guyard curé


Le mardi vingt neuf (octobre 1765) une barque du port de quarante cinq tonneaux, nommée L'Aimable Catherine, commandée par Joseph Charryer capitaine de ce port, a été bénie par nous curé soussigné : le parrain a été le sieur René Taillay, négociant de cette ville, et la marraine la dame Catherine Durand épouse du sieur Loüis Michel Boüin fils ainé, propriétaires l'un et l'autre de ladite barque.
Guyard curé
Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1766    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Service solemnel pour monseigneur le dauphin.

Le mardi vingt huit (janvier) un service solemnel a été célébré en cette église pour le repos de l'âme de feu monseigneur Loüis dauphin de France : et comme le cérémonial n'étoit point réglé dans le mandement de M. l'evêque de Luçon, nous curé soussigné l'avons observé tel que s'ensuit : dimanche dernier jour de la publication du mandement, après les vêpres et complies du jour, nous avons chanté les prémières vêpres des morts pour la commodité des assistans et laboureurs, annoncées à midi par neuf coups de la grosse cloche, autant de la moyenne, et autant de la petite, les vingt sept coups entremêlés, un son d'un quart d'heure de la petite cloche seule, pareil son de la moyenne, pareil son de la grosse, et pareil son des trois ensemble, la sonnerie entière d'une heure et un quart. Pendant le magnificat, six cierges étant allumés à chaque autel, et la réprésentation entièrement illuminée, nous avons encensé ladite réprésentation, trois fois au crucifix avec autant de feintes, trois fois de même au premier angle, trois fois de même au milieu du prémier côté, trois fois de même au second angle, trois fois de même derrière la croix, de même au second angle, au milieu du second côté, et au quatrième angle, et avons fait le même tour trois, ce qui fait soixante douse coups d'encensoir et autant de feintes : nous sommes retournés au choeur dire l'oraison, et avec le clergé nous sommes revenus à la réprésentation chanter le verset requiem eternam et donner l'eau bénite. Le lundi au soir et le mardi matin pareil son et de même durée que le dimanche à midi, après lequel son nous avons chanté matines en chappe à trois nocturnes, à dix heures les laudes, au benedictus le même encensement que cy dessus, et enfin la messe solemnelle, à laquelle independamment de l'invitation publique faitte le dimanche précédent au prône nous avons invité par billets le clergé séculier et régulier de l'isle, les officiers du roy, du seigneur, de justice et de la garde-côte, les anciens fabriqueurs et les principaux habitans ; pendant la messe il y a eu offrande au proffit des pauvres ; et après la messe nous avons fait à la réprésentation les cinq absolutions comme elles sont marquées dans le processionnel romain page CCXXII.
Guyard curé


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




1766    Saint-Nicolas de Barbâtre  85630      La mort de Monseigneur le Dauphin.

Le mardy quatre il a eté célébré le plus solemnellement qu'il a eté possible un service pour monseigneur le dauphin, fils de Louis le Bien Aimé Quinzième du nom roy de France et de Navarre, et de Marie de Lecsinski princesse de Pologne reine, décédé a Fontainebleau le (en blanc) decembre dernier, agé de trente six ans quatre mois. Tous les principaux habitans de cette paroisse y ont assisté.

Bousseau curé


Dépôt anonyme demandé.




1767    Saint-Nicolas de Barbâtre  85630      Fonte et bénédiction des cloches

Le vendredi premier les trois cloches de cette eglise, fondues du mercredi vingt neuf avril dernier, ont eté bénites par nous curé soussigné : en présence des principaux et de la majeure partie des habitans.

Bousseau curé


Source: BMS de la commune de Saint-Nicolas de Barbâtre
Dépôt anonyme demandé.




1768    Saint-Nicolas de Barbâtre  85630      Accident de grêle

Le lundi vingt sept (juin) environ les six heures du matin, à la suite d'un tonnère epouvantable, il tomba une quantité considérable de grêle, dont les grains etoient extraordinaires par leur grosseur qui approchoit de celle d'un oeuf de pigeon et par leur forme cornue et tranchante. Tous les bleds, vignes, arbres fruitiers et jardins depuis le François jusqu'à la Croix Rouge en furent totallement ruinés, surtout les orges. La grêle dura sept minutes pendant lesquelles le vent fit tout le tour de l'horison. Ce qui fut terminé par une pluye si abondante qu'on en avoit jamais vû semblable.

Bousseau curé


Source: BMS de la commune de Saint-Nicolas de Barbâtre
Dépôt anonyme demandé.




1768    Saint-Nicolas de Barbâtre  85630      Cette Année...

Cette derniere année est remarquable par plusieurs événements que j'ay cru devoir transmettre à la postérité.

1° La réunion de l'isle de Noirmoutier à la couronne de France par la vente que monseigneur le prince de Condé, seigneur de la ditte isle, en à faite au roy. En consequence de cette vente, les fermiers généraux ont établi dans la ditte isle un entrepôt de tabac, et y ont introduit des commis qui y sont entrés au moy de may de la ditte année.
2° L'accident de grêle arrivé le vingt-sept de juin et qui est rapporté par Mr le curé au dit jour.
3° Le changement des livres de l'eglise. Jusqu'alors on n'avoit suivi dans cette paroisse que le rit romain. Il à plu à monseigneur l'eveque de Luçon de donner à son clergé des brevaire, missel et rituel propres ; nous les avons adopté et commencé à en faire usage aux prémieres vêpres de la fête de la Toussaint de cette année.
4° L'emplette que la fabrique de cette paroisse à faite cette année de la croix de procession et du grand ciboire, faits par le sieur Payneau, orfevre aux Sables d'Ollonne. La croix a couté sept cent quatre vingt quelques livres, et le ciboire deux cents livres. On a donné en échange une vieille croix et un vieux ciboire, mais c'est une personne charitable qui à payé le retour du ciboire.

A Barbâtre ce samedy trente et un decembre, mil sept cent soixante huit. Denogent vicaire de Barbâtre

Source: BMS de la commune de Saint-Nicolas de Barbâtre.
Dépôt anonyme demandé.




1768    La Limouzinière (rattachée à la Chaize le Vicomte)  85310      pluies diluviennes.

Cette année 1768 a été une des plus pluvieuses qu'on ait vu de mémoire d'hommes, les pluies ont commencées au mois de juin et ont été presque toujours continuelles, n'ayant pu faire les semences ordinaires n'y battre le bled [blé], entre autre le jour de la nativité de la Sainte Vierge en moins de huit heures de temps les eaux vinrent d'une hauteur extraordinaire.

Source: BMS de la commune de La Limouzinière.
Texte déposé par Joël Lucas
Lui écrire




1769    La Garnache  85710      Pose de la première pierre de l'église et bénédiction du cimetière

Aujourd'hui vingt cinq juillet mil sept cent soixante neuf en conséquence de la permission de Monseigneur l'évêque de Luçon j'ay curé soussigné fait la bénédiction de la première pierre de la nouvelle église et des fondements en présence des principaux ('habitants' omis) de la paroisse.
GOURMAUD curé BARRETEAU vic


La Garnache : "Aujourd'hui trente juillet mil sept cent soixante neuf j'ai prêtre curé soussigné en vertu de la permission accordée par Mr GAULTIER évesque de Luçon béni le nouveau cimetière situé prest St Thomas en présence des principaux habitants de cette paroisse.
GOURMAUD curé BARRETEAU vic


Source: BMS de la commune de La Garnache
Texte déposé par Joël Lucas
Lui écrire




1770    La Vineuse  85210      L’eau a monté cinq à six pieds plus haut qu’on ne lavoit jamais vue...

Cette année 1770 les pluyes ont esté tres abbondantes depuis la St michel cequi a fait qu’on â pu emblaver les terres en ce païs cy ; et les eaux ont esté si grandes qu'on ne les avoient jamais vues, et le 26 novembre linondation a esté générale et a causé de grands ravages partout.L’eau dans le lais a monté cinq à six pieds plus haut qu’on ne lavoit jamais vue monter de mémoire d’homme.Dans les plus grandes inondations precedentes, les moulins a eaux et maisons qui y joignaient soit a la rochette Renards, la limouzinière ont été emportés ; je ne parle que de ceux de cette paroisse . L’eau du lais a limouzinière a monté jusqu’au chemin qui va au pont.au village du lais elle a monté de … pieds dans la maison et environ trois pieds dans la grange.

Source: Registre paroissial.
Texte déposé par Suzette Favreau
Lui écrire




1770    St Pierre du Luc (Les Lucs sur Boulogne)  85170      Parfois l'acte revêt une forme digne de l'identité judiciaire...

L'an mille sept cent soixante dix et le trente du mois de juillet le corps d'un garçon âgé d'environ quinze à seize ans insensé cheveux chatain nez acquilain et de maigre mine qui s'est dit être de la paroisse de Saint Hilaire de Rié (Riez) en ce doicèse décédé du jour précédent au village de Taillepied a été inhumé dans le cimetière de ce lieu en présence de Mathurin Bariil et de Jean Gratton et de plusieurs autres qui ont déclaré ne savoir signer de ce enquis
        Jousbert curé du Luc

Source: BMS de la commune de St Pierre du Luc (Les Lucs sur Boulogne)
Texte déposé par Joël Lucas
Lui écrire




entre le 11 et le 12 mai 1773    Saint-Philbert-de-Noirmoutier  85330      Extrait du procès verbal de la seconde visitte de l'eglise paroissialle de St Philbert de Noirmoutier.

Ordonnances concernant l'eglise

Claude Anthoine François, par la misericorde de Dieu et a la grace du St Siege Apostolique, evêque et baron de Luçon, conseiller du roy en tous ses conseils. La seconde visitte de l'eglise paroissialle de St Philbert de Noirmoutiers ayant été cejourd'huy par nous faitte, tout consideré, vû notre procès verbal, oui et ce requerant notre promoteur nous avons ordonné et ordonnons :
1° Que nos ordonnances de notre premiere visitte seront executées dans tous les points qui ne l'ont pas été.
2° Que le tabernacle dont la dorure est ecaillée, sera redoré, ou même changé contre un neuf suivant que l'exigera le plan de l'autel à la romainne qu'on a commencé et qu'on parachevera le plustost qu'il sera possible.
3° Que la nef et les deux ailes collateralles seront tillées et lambricées ; et qu'il sera fourni aux fonts baptismaux un tableau representant le baptême de Notre Seigneur par Saint Jean Baptiste.
4° Qu'il sera aussi fourni à l'une des custodes une petite goupille d'argent pour la tenir fermée et que le tableau de l'autel Sainte Anne sera lavé, rafraichi et retouché proprement.
5° Que les linges de la ditte eglise seront racommodés et insensiblement renouvelés et que en attendant on achetera incessamment six aulbes neuves et six corporaux d'une toille finne et serée.
6° Sur le rapport qui nous à eté fait par le commissaire que nous avons envoyé pour visitter la chapelle de l'Epinne nous ordonnons que le tambour qui sert de sacristie sera suprimé, qu'il sera construit une sacristie derriere ou à côté de l'autel suivant le plan qui y sera jugé le plus convenable, et qu'il y sera fourni un confessional commode et garni de grillages et de coulisses pour les couvrir exactement.
7° Enfin nous ordonnons que la voute du coeur de la ditte eglise paroissialle qui nous à paru lesardée et menacer ruine, sera incessamment visitée par des expers pour y être ensuitte faittes les reparations qui auront eté jugées necessaires.
Et seront nos presentes ordonnances lües et publiées au prône de la messe paroissialle le dimanche qui suivera immediattement leur reception pour etre executées selon leur forme et teneur sans opposition ni appellation quelconque attendu ce dont il s'agit. Donné dans le cours de notre visitte de la sus ditte eglise paroissialle de St Philbert de Noirmoutiers le sept du mois de may mil sept cents soixante treize, signé en la minutte Cl. Ant. Fr. Evêque de Luçon et plus bas par monseigneur Bouhier chan. sec. avec paraphe.
Lüees et publiées au prône de notre messe paroissialle le dimanche seize du dit mois de may 1773.
Guyard curé


Source: BMS de la paroisse de Saint-Philbert-de-Noirmoutier
Dépôt anonyme demandé.




entre le 14 et le 19 mai 1773     Saint-Nicolas de Barbâtre  85630      ...concernant l'église et la fabrique...

Copie de l'ordonnance concernant l'eglize et la fabrique de cette paroisse rendue le huit may 1773 par monseigneur l'evêque de Luçon dans le cours des visites de son diocèse. Claude-Antoine-François par la misericorde de Dieu et la grace du St Siège Apostolique, evêque et baron de Luçon, conseiller du roy en tous ses conseils. La seconde visite de l'eglise paroissiale de St Nicolas de Barbâtre ayant eté ce jourdhuy par nous faite ; tout considéré, vû notre procès verbal, oüi et ce requerant notre promoteur ; nous avons ordonné et ordonnons

1° Que nos ordonnances de notre premiere visite seront executées dans tous les points qui ne l'ont pas eté.

2° Que le petit calice et la patene que nous avons trouvé rompus, seront changés contre des neufs dorés au moins en dedans, et qu'en attendant, ils demeureront interdits.

3° Que les deux autres calices et patenes seront incessamment dorés et ce pour le plus tard dans six mois, faute de quoi, ils demeureront pareillement interdits.

4° Que les deux petites custodes seront changées pour une neuve qui aura pour pied un petit vaze propre a contenir l'huile des infirmes.

5° Que les arcades qui separent la nef du bas côté, et le mur du côté du nord, qui nous ont parû lesardés en plusieurs endroits, notablement deversés, et menacer ruine, seront incessamment visités pour y être fait les réparations qui seront jugées necessaires et qu'on recrêpira le dit mur partout ou il sera jugé necessaire dans les endroits qu'il ne faudra pas refaire à neuf.

6° Que le lambris de la nef et de l'aile collaterale sera reparé partout ou besoin est ; et qu'il sera posé au dessous des poids de l'horloge le plus perpendiculairement qu'il sera possible une balustrade ronde, large et elevée au moins de cinq pieds pour preserver des accidents que leur chute pourroit occasionner.

7° Que les deux petites statues qui sont dans la dite eglise, l'une sur l'un des confessionnaux, et l'autre auprès des fonds baptismaux, en seront retirées et enterrées dans le cimetiere, ne pouvant plus être exposées à la vénération des fideles.

8° Que le vieux confessional situé auprès des fonds baptismaux sera pareillement retiré et remplacé par un neuf, commode et garni de grillages et coulisses qui les couvrent exactement.

9° Qu'il sera fourni un ornement neuf de couleur rouge pour les principales fêtes de l'année qui exigent cette couleur, savoir une chappe, une chasuble garnie de ses etoles, manipule voile et bourle et une dalmatique avec l'etole et le manipule.

10° Que la porte extérieure de la sacristie sera murée, ainsi que la petite porte de l'eglise du côté du nord et qu'il en sera ouvert une à l'eglise du même côté auprès de l'autel de N. D. de Pitié.

11° Qu'a l'entrée du cimetiere auprès du portail de la cure, au lieu du petit escalier qui s'y trouve, il sera exécuté une fosse large et profonde au moins de trois pieds que l'on couvrira d'un grillage pareil à ceux des deux autres entrées.

Et sur ce qui nous a eté representé que l'honoraire destiné aux prédicateurs de l'Advent et du Carême etoit trop modique pour chacune des dittes deux stations, nous avons supprimé et supprimons pour l'avenir la station de l'Advent qu'il nous seroit d'ailleurs difficile de faire remplir à cause de la rareté des prédicateurs et avons réuni et réunissons l'honoraire de l'Advent à celui du Carême qui demeurera fixé à la somme de cent quatre vingt livres, sur la quelle le prédicateur sera tenu de payer sa pension. Et seront nos presentes ordonnances, lües, et publiées au prône de la messe paroissiale, le dimanche qui suivra immediatement leur reception, pour être executées selon leur forme et teneur, sans opposition, ni appellation quelconques, attendu ce dont il s'agit. Donné dans le cours de notre visite de la dite eglise de St Nicolas de Barbâtre, le huit du mois de may mil sept cent soixante treize. La minute est signée + Cl. Ant. Fr. Evêque de Luçon, et plus bas ecrit par monseigneur, Bouhyer chantre secretaire avec paraphe.

Un mot rayé, deux autres chargés d'encre, bons pour valoir.
Bousseau curé de Barbâtre


Marché des reparations faittes aux autels

Dans cette année Pierre Joseph Palvadeau etant marguillier en exercice, le sieur Maublanc vicaire, on a fait redorer le tabernacle et tous les autels exsepté celui de Notre Dame de Pitié ; le doreur s'appelloit Miralier originaire de Lyon, pour la peinture et dorure des autels, il en a couté seize cent livres à la fabrique. Dans la même année on a mis les armes du roy au grand autel, au lieu de celles de Son Altesse Serenissime monseigneur le prince de Condé, cy devant seigneur de cette isle. Elles ont couté douze livres, les anges adorateurs placés dans le même tems, à costé du tabernacle, ont couté soixante livres, l'ange placé au dessus de St Nicolas douze livres, cette même année on à mis les autels en tombeau. Le maître autel à couté cent vingt livres, les petites crédences qui sont à coté trente livres, l'autel Ste Anne et celui de St Fabien et Sebastien cent soixante livres enfin l'autel du Rosaire cent quarante livres, le tableau qu'on y à mis à couté soixante livres. Tous les marchés ont etés faits dans des assemblées des fabriqueurs et habitans. L'ouvrier etoit le sieur Druault peintre et sculpteur de Nantes.

Bousseau curé


Source: BMS de la commune de Saint-Nicolas de Barbâtre
Dépôt anonyme demandé.




1775    La Garnache  85710      Bénédiction de l'église

Aujourd'hui vingt novembre mil sept cent soixante quinze en vertu de la permission et du pouvoir en datte du quatorzième jour du mois de septembre dernier signé ROSAN vicaire général et plus bas par monseigneur BOUHIER chanoine secrétaire, nous messire Mathurin GOURAUD prêtre curé de la paroisse de Notre dame de la Garnache ai procédé à la bénédiction de l'église matrice de ce lieu située en l'enceinte de cette ville, suivant les solennités et les cérémonies prescrites par le rituel de ce diocèse en présence des messires les soussignés ...

suivent une page de signatures.


Le neuf janvier mil sept cent soixante seize aura lieu la bénédiction des trois cloches de la nouvelle église : Marie Claude Françoise, Perrine Anne Marie et Barbe.

Source: BMS de la commune de La Garnache
Texte déposé par Joël Lucas
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1777    Sainte Cécile  85110      Un phénomène rarisssime

L'an mil sept cent soixante dix sept le trente novembre a été inhumé dans le cimetière de ce lieu un enfant, de Denis Meigné et de Louise Rousseau de l'oblonière, cet enfant avait deux testes séparées l'une de l'autre, /// ont été baptisées séparément sous condition, /// chaque teste avait un col, le tout formé - un mot rayé = com...(?) - et porté fort naturellement en haut de la poitrine Cette partie était plate, et fort large, en sorte qu'il était aisé de juger que le coffre renfermait double parties intimes (?) et nobles et allait en pointe, ///par forme de cosne (?) /// jusqu'au bas ventre qui était simple comme dans l'état ordinaire ; il n'y avait qu'un sexe qui était masculin ; et un seul cordon qui était d'une longueur /// extra /// ordinaire. Ont été présents Françoise Billaud et Françoise Meignié qui n'ont sus signés de ce enquis. approuvé douzes mots interlignes et un mot rayé nul.

Menauteau Curé et prieur de Ste Cécile


NB -(les mots entre ///.../// sont en interlignes)
Pour information (Larousse Médical), on estime qu'il y a actuellement une grossesse d'enfants siamois sur 100.000 et que dans 90 % des cas il s'agit de jumelles : ce qui veut dire 1 cas de jumeaux garçons sur 1.000.000 !!!

Source: BMS de la commune de Sainte Cécile
Texte déposé par Jacques YOUX
Lui écrire Voir son site




1778    Sainte Cécile  85110      ...tombée dans l'eau du moulin...

L'an mil sept cent soixandt dix huit le vingt cinq janvier a été inhume dans le cimetière de ce lieu le corps de Thérèse Maquignaud de ce bourg âgée de vingt cinq ans. Etant tombée dans l'eau du moulin du bourg en lavant, les eaux l'ont entraînée à la trapaille du moulin d'où on l'a arrachée avec peine toute meurtrie on a en vain employé l'acte fumigatoire en partie par les soins du sieur Chaveau chirurgien ...

Source: BMS de la commune de Sainte Cécile.
Texte déposé par Joël Lucas
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1779    Saint Christophe la chartreuse  85620      

    En cette année mil sept cent soixante dix neuf et grâce à la munificence de la dame Pélagie Augustine du CHAFFAUD de l'ECORCE, la clochette a été remplacée par une belle et grosse cloche du poids de cinq cent livres. porte au front l'inscription suivante : j'ai été nommée Pélagie Augustine par messire Alexis Honoré LE MAIGNAN de MORTIERS, écuyer et par très haute et très puissante dame Pélagie Augustine du CHAFFAUD de l'ECORCE"

Le registre paroissial de l'année 1779 de Saint Christophe la Chartreuse contient environ une page faisant le point des travaux et acquisitions effectuées au cours des années 1778 et 1779. Le mauvais état de ce registre ne permet qu'une lecture partielle, heureusement le tome 8 des Chroniques Paroissiales à la page 139 contient le texte plus complet bien que comportant quelques lacunes :

"Cette année, la grosse cloche, Pélagie Augustine, pesant 340 livres a été fondue et augmentée, et a coûté environ 400 livres. Le rétable de l'autel a été fait par POTIERS de Rocheservière, et a coûté 170 livres; les fonts de marbre pris à Nantes, 75 livres; le tableau des fonts, 60 livres; celui du maître-autel, aussi pris à Nantes, environ 60 livres. Le clocher latté à neuf et recouvert, a coûté environ 150 livres; les boetes et la tasse d'argent pour baptiser, achetées à Nantes, 40 livres; le ciboire redoré 9 livres. Cette même année ont été achetés, les rideaux de l'autel de la Sainte Vierge, et trois devant l'autel pour le maître-autel dont un damas ...., l'autre damas rouge, l'autre indienne, qui peuvent revenir .... et payés par Melle de la Perraudière. Il y en a aussi trois à l'autel de la Sainte Vierge, de la même étoffe, de plus un noir .... en damas pour chaque autel, donnés encore par Melle de la Perraudière; Mme de LECORCE de Bouaine a aussi donné une belle .... de mi-fil garnie de mousseline, avec une belle boete pour ... bon dieu: Orate jugiter proeis et pro coeteris bone factoribus ... Cette même année encore, a été arrangé le procès que la paroisse .... mrs les pr-d'office au sujet des meubles de feu Messire Jean (VINET) ancien curé de cette paroisse, les dits meubles légués par le dit sr .... et à la Fabrique de cette paroisse, le dit pr d'office .... que j'ai placé sur le clergé de France et qui .... 26 livres d'intérêts entre les pauvres et .... les susdites de l'église ayant été faites sans qu'il .... la Providence m'ayant donné les moyens de .... Dans le courant de décembre 1778, le maître-autel et celui de la Vierge ont été décorés et arrangés très bien par M. BARRE, doreur peintre de Nantes. Il en a coûté 500 livres pour ces deux objets. On a achepté cette même année la chapenoire, 60 livres, le bel ornement blanc dont l'étoffe est une Dauphine, et la garniture une dentelle de faux or avait été acheptée, l'année précédente par rencontre, 66 livres. L'ornement tout rouge avec dentelle d'argent fauxn achepté en même temps 83 livres; l'autre ornement rouge dont la croix est blanche, donné dans le même temps par M. l'Abbé de la BRULAIRE de GETE en .... les rideaux du grand autel ont été donnés, cette année, par Melle TEXIER de la PERRAUDIERE qui a .... pour la plus grande partie à toutes les dépenses .... et qui de .... blanchit et arrange l'église depuis. Compter plusieurs arbres, rochers, nappes ... qu'elle fournit tous les jours à cette indesininter exea .... et la boulangerie ont été .... m'a coûté environ 110 livres. "

Il convient cependant de revenir sur Pélagie-Augustine, la cloche de Saint Christophe la Chartreuse, ses maventures ou plutôt ses mésaventure ne font que commencer. Le texte qui suit est extrait du Livre de Hubert Perrocheau " Le curé Barbedette et le pays du Luc à la révolution "

PéLAGIE-AUGUSTINE OU LES MéSAVENTURES DE LA CLOCHE DE SAINT-CHRISTOPHE-LA-CHARTREUSE
Les paroissiens de Saint-Christophe-la-Chartreuse sont très fiers de leur cloche, puisque plus imposante que celles des paroisses voisines du pays du Luc. Cette nouvelle cloche - elle avait été installée en 1779 -pèse 500 livres et transmet dans toute la vallée de la Boulogne son message.
Elle a pour marraine Dame Pélagie-Augustine du Chaffault de l'Ecorce, dans la paroisse de Vieillevigne.
En novembre 1793, Vincent Poisson, curé de la paroisse, qui n'a pas voulu prêter le serment, s'est exilé en Espagne. Les paroissiens n'en continuent pas moins de ponctuer leurs cérémonies religieuses.
Mais par un froid matin de décembre arrive, dans le petit bourg de Saint-Christophe-la-Chartreuse, un colporteur connu de tous, François Méchineau. Dès son arrivée, tout le monde court aux nouvelles, et il annonce que les Bleus qui sont vers L'Herbergement arrivent pour prendre toutes les cloches. Suivant un décret du 22 septembre 1793 relatif à la conversion des cloches en canon, elles doivent être conduites à Montaigu pour les faire fondre. Le colporteur n'en dit pas plus, et court prévenir les gens du Luc et de Legé.
Sans plus attendre, le sacristain sonne le tocsin et, en quelques minutes, les rues du bourg voient affluer, comme aux jours de Préveil, la presque totalité de la paroisse et des villages avoisinants.
Il faut prendre une décision pour empêcher les Bleus de prendre Pélagie-Augustine. Après de nombreux palabres, tout le monde se met d'accord. La cloche sera descendue, transportée à Rocheservière et cachée dans un souterrain du château.
Les hommes valides étant dans l'armée de Charette, l'embarras est de taille quand il faut démonter et descendre du clocher une cloche de 500 livres. Le charpentier René Bretin prend le commandement des opérations et, avec câbles et palans, la cloche est descendue. Avant de l'enlever du clocher, on avait eu la délicate attention de lui faire égréner quelques notes, mais personne ne supposait qu'elle ne sonnerait plus jamais à Saint-Christophe-la-Chartreuse. Pour le transport, chaque paroissien veut avoir l'honneur de l'accompagner à Rocheservière, tant et si bien qu'on est obligé de tirer à courte-paille pour ne pas faire de jaloux.
Jacques Moreau fournit la charrette et Jean Oliveau lie ses deux meilleurs bœuf Les chemins sont impraticables depuis les pluies de l'automne, et pour s'assurer de ne rencontrer aucune patrouille républicaine, des éclaireurs sont envoyés un quart de lieue en avant-garde. Le cortège prend la direction du village de Risquetout pour rejoindre le grand chemin du Luc à Rocheservière, suivi par un grand nombre de paroissiens accompagnant leur cloche en lieu plus sûr. Mais après une bonne lieue, alors que le cortège arrive à l'orée du bois de Grammont, un des éclaireurs, Baptiste Seguineau, revient tout esssouflé, et prévient que les rues du bourg de Rocheservière sont pleines de Bleus.
Il faut prendre très vite une décision si on veut sauver Pélagie-Augustine. Certains préconisent de la cacher dans d'épais fourrés, d'autres de l'enterrer sur place. Rose Mauvillain propose de la noyer dans l'étang de Grammont, mais la pièce d'eau n'est pas assez profonde.
C'est alors qu'un petit valet de la métairie de Rouville suggère de la mettre dans un trou de la Boulogne. Sans perdre de temps, le cortège rebrousse chemin et se dirige vers l'endroit connu des pêcheurs et des braconniers.
Arrivé sur la berge, Jean Oliveau dételle ses boeufs, et on envoie la Charente à cul. Pélagie-Augustine glisse lentement sur le timon, finit sa course contre une paroi rocheuse, et est sérieusement fêlée. Les hommes conjurent leurs efforts pour la faire rouler dans les eaux noires et profondes de la Boulogne.
Après un bouillonnement, la cloche disparaît complètement et, dans un grand silence, chacun se signe en récitant une dernière prière.
La population, retournée au bourg de Saint-Christophe-a-Chartreuse, est surprise de ne rencontrer aucun Bleu comme le colporteur l'avait annoncé. Ce n'est que 3 jours plus tard qu'un détachement républicain, furieux de ne rien trouver dans le clocher, met le feu à l'église.
Et ce n'est qu'après la Révolution, en 1807, que les paroissiens décideront de sortir la cloche de sa cachette. Lorsque la paroisse de Saint-Christophe-la-Chartreuse sera dissoute pour être rattachée à celle de Notre-Dame de Rocheservière, ainsi que les deux autres existant dans cette commune (Saint-Sauveur et La Grolle), Pélagie-Augustine ira rejoindre ses sœurs dans le clocher de Rocheservière.
C'est avec beaucoup de résignation et de regrets que les habitants de Saint-Christophe-la-Chartreuse verront partir leur cloche.
Mais on se rappelle encore l'endroit où elle fut immergée non loin de la chaussée, et que l'on appelle " le trou de la cloche ".
En 1946, le curé de Rocheservière fera fondre " PélagieAugustine ", et nombre de Convierais regretteront de ne plus entendre sa note incertaine et reconnaissable dans la vallée de la Boulogne.

Source: BMS de la commune de Saint Christophe la chartreuse
Texte déposé par Joël Lucas
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1780    Saint Denis du Payré   85580      Commentaires du curé

Je suis arrivé à St Denis le 4 mai 1780 jour de l’ascension. J’ai pris possession de la cure l’onze mai.
J’ai trouvé qu’il n’y avait que le linge suivant à l’église :
Quatre rochets pour les petits clercs
Huit rochets pour les sacristins
trois surplis pour moi et deux rochets
cinq aubes
treize nappes d’autel tant bonnes que mauvaises
douze corporaux plutôt mauvais que bons
douze amis
dix huit purificatoires
quelques tours d’étoffes et quelques lavabos
trois essuye mains ou serviettes
J’ai fait faire dés que j’ai été ici deux nappes de communion, n’en ayant point trouvé
Au commencement du mois d’août 1782, j’ai fait faire par Catiche Birotheau des Clouzeaux deux rochets assez propres .

(ROCHET, s. m. (Gram. Hist. mod.) ornement de lin que portent les évêques & les abbés; il ressemble à un surplis, excepté qu'il a des manches & des poignets, au lieu que le surplis est entierement ouvert & sans manches.)

Source: registre paroissial.
Texte déposé par Suzette Favreau.

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1780    Saint-Nicolas de Barbâtre  85630      Bénédiction du nouveau cimetière

Le dimanche trois septembre mil sept cent quatre vingt le nouveau cimetière de cette paroisse construit par les soins de tous les habitans, qui se sont volontairement prêtés a charroyer les pierres, et les materiaux nécessaires, et particulierement par les soins de messieurs les habitans de La Guérinière, du Fier, et des Eloux, ainsi que de la Fosse, a eté beni immediatement avant la messe de paroisse en vertu de la permission speciale de MM. les vicaires généraux de Luçon par nous curé soussigné les principaux habitans de cette paroisse ont assisté à la cérémonie de la bénédiction, et une partie a signé avec nous. L'ancien cimetière avoit eté interdit par monseigneur Marie-Charles-Isidore de Mercy, evêque de Luçon dans le cours de ses visites, conformément à la déclaration du roi du quatre may mil sept cent soixante seize.

Jean Pierre Palvadeau, Jean Paul Raguideau, J. Sorin, Julien Palvadeau, Pierre Boucard, Hugues Laurent, Jean Lassour, Jacques Palvadeau, Mainguet regisseur, J. Viaud,

Bousseau curé


Source: BMS de la commune de Saint-Nicolas de Barbâtre
Dépôt anonyme demandé.




1781    St Pierre du Luc  85170      - L'édit d'Henri II -

A la fin du registre de l'année 1781 :
Je soussigné certifie à qu'il appartiendra avoir publier de trois en trois mois au prosne de la messe paroissiale l'édit d'Henri sond [ second = II ] touchant les femmes et les filles qui cèlent [cachent]leur grossesse. Au Luc le quinze de l'an mil sept cent quatre vingt-deux. Jousbert curé.

Source: BMS de la paroisse de St Pierre du Luc
Texte déposé par Joël Lucas
Lui écrire Voir le texte de L'édit.




1783    Chaillé les Marais   85580      De nouveaux ornements pour l'église.

Cette présente année 1783 j'ai fait faire l'ornement de damas blanc, devant d'autel, rétable doublé. Le tout garni en gallons et frange d'or. J'ai fait faire aussi le dais de velours cramoisi garni en gallon et superbe frange d'argent. Le tout coûte 650 livres non compris l'étoffe du dais, car c'est moi qui en ai fait présent.
Toute cette dépense n'a rien coûté à l'église, puisque ce sont des quêtes que j'ai faites seul dans ma paroisse. C'est Mademoiselle Rose Martineau épouse de Monsieur Tillier qui a fait présent de la couverture du Saint Ciboire. Madame veuve De Chaillé vient aussi de faire présent d'une belle nappe pour notre grand autel d'un beau demi fil et garnie en gaze en lieu de dentelle.
Bontems, curé de Chaillé.


Source: registre paroissial.
Texte déposé par Henri Boutet.

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1783    Chaillé les Marais   85580      La "question", fait des souvenirs de voyage.

2) Découverte des voleurs qui nous avaient volés la nuit du 22 au 23 novembre 1781.

" Nous avons enfin découvert cette présente année les auteurs du vol de notre Eglise au mois de septembre 1782, un nommé Goron. Sur le point d'être appliqué à la question il a avoué qu'il avait volé l'Eglise de la paroisse de Chaillé, diocèse de La Rochelle. En conséquence on a envoyé un huissier du parlement pour vérifier les faits qui se trouvent conformes à ce que ce Goron a dit. Il y avait deux autres voleurs en prison qui n'ont rien voulu avouer. Ceci ne les a pas empêchés d'être rompus vifs en raison de tous les assassinats qu'ils avaient commis comme on le voit dans le rapport du parlement ci joint.
Monsieur De Chaillé, Seigneur de cette paroisse a fait les premières poursuites au sujet de ce vol. L'huissier a emporté une copie de cette affaire
Et comme on avait pour témoins la dénommée Marie Chavigneau, servante de la Croix Blanche, les deux frères Barthélémy et Jacques Aujard, farinier au moulin le plus près de l'Eglise, ce même huissier vient à la fin août leur signifier de comparaître à Rennes. Ensemble avec Laurent Fardin, sacristain, Marie Dirié ma servante, Nicolas Sarazin mon domestique et moi, partîmes avec l'huissier le 24 août de cette présente année 1783. On avait envoyé un monitoire à Rennes qui a été adressé à l'Official de La Rochelle car ma servante et mon domestique le soir où l'Eglise a été volée vers " 5h edemie "ont vu un homme entrer. Cette fille l'a bien examiné au point de pouvoir donner son signalement. Sur celui qu'elle a pu donner à Rennes ces messieurs jugèrent que c'était ce Goron qui avait été rompu ainsi que Nicolas Sarazin parce qu'ils avaient vu les ornements dans mon pays.
On nous a payé notre voyage à tous honnêtement. Cet attroupement de voleurs fit du bruit dans le Royaume en raison de tous les assassinats qu'ils ont commis sur plusieurs années. En effet il y en a eu du côté de Machecoul, route de Nantes, aux Sables où ils assassinèrent beaucoup de monde. Ils étaient plus de trente qui ont assassiné 44 personnes. C'est ce que disent messieurs les juges de Rennes. Le Roy fit rendre un arrêt par son parlement de Paris par lequel il ordonnait qu'il n'y aurait que le parlement de Rennes qui jugeraient ces voleurs quelque soit l'endroit où ils ont été pris. On a fait subir la à Rennes. Le criminel est assis sur une planche large élevée de terre seulement de deux ou trois pouces à laquelle il y a des petites roues qui l'élèvent comme je viens de le dire. Le criminel est assis sur cette planche entre des barres de fer qui le tiennent assis sans pouvoir remuer. Au bout de la planche il y a deux anneaux qui lui tiennent les deux pieds qui sont nus. Il y a un grand feu dans une cheminée et le bourreau les approche du feu plus ou moins jusqu'à ce qu'ils avouent. Et quand ils ne veulent pas avouer et qu'on est sûr qu'ils ont des complices qu'on ne connaît pas on leur brûle de cette façon les pieds. On ne donne jamais la question quand on est condamné à mort. La question extraordinaire est d'être présenté 18 fois au feu. Comme il y a beaucoup de discussions l'échafaud est toujours dressé. J'ai vu tout cela ainsi que le palais du parlement qui est superbe et c'est ce qu'on vu aussi mes compagnons de voyage. "

Copie de l'arrêt du parlement que l'on m'a envoyé.

Du 8 octobre 1783.

Extrait des registres du parlement en vacation vu par la cour le procès criminel extraordinairement fait et poursuivi à la requête du Substitut du procureur général du Roy en la Sénéchaussée et Siège présidial de Rennes. Demande et accusation contre Hypolite Deschamps dit urban, René, Maurice, André et Gatien Dreek, Thomas Matré, Jean Chapelier et leurs autres complices détenus dans les prisons de la conciergerie.
Sentence définitive donnée au procès le 23 septembre 1783 dans lequel le siège fait droit aux conclusions des gens du Roy sans avoir égard aux dépositions et confrontations de Julien Renou qui concernerait Thomas Matré déjà condamné par contumace contre les nommés Pierre Dreek, François, Hilaire Cadet dit " provençal " et Auvergne dit le " petit auvergne "….
Ils ont été reconnus coupables en complicité avec Joseph Goron, Grégoire et Joseph Garnier d'avoir massacré à coup de râteaux et de bêches de jardin dans la nuit du 1er au 2 janvier 1782 au lieu du Bois David paroisse de Massent le prêtre Babin, Chapelain du dit lieu et d'avoir conduit les deux autres chez Urbain Riché selon la déclaration de Marie David concubine de Grégoire Garnier. Marguerite Riché veuve Goron a été convaincu de recel des effets provenant des assassinats et vols commis au Bois David …

Arrest de la cour du Parlement de Bretagne qui condamne :

Les nommés Gatien Breek, Hypolite Deschamps dit urban, Joseph Janneux, Jean Chapelier dit " grand jean " et Mathieu Bardy à avoir les bras, cuisses jambes et reins rompus vifs sur l'échafaud. A cet effet il a été dressé sur la place des lices de cette ville. Ensuite leurs corps exposés sur la roue la face tournée vers le ciel pour y finir leur jour. Auparavant seront appliquées la question ordinaire et extraordinaire pour avoir des révélations sur leurs complices.
Le nommé Thomas Matré est condamné a être pendu et étranglé jusqu'à ce que mort s'ensuive. Condamne Marguerite Nivé, veuve Goron, Marie David d'être mise en prison avec un écriteau devant et derrière portant les mots de " recelleuses " et conduites au pied de la potence pour être présentes aux autres condamnations et ensuite ramenées en prison pour y être enfermées à perpétuité.
Condamne les nommés François Chapelier, André Dreek à servir sur les galères à perpétuité en qualité de forçats préalablement marqués sur l'épaule droite des lettres GAL. Condamne Albanne, veuve Riché à être fouettée trois fois sur la place du marché et marquée de la lettre V.
Renvoient les nommés Denis Perrier, Maurice Dreek, Louis Lepage, Laurent Ferron, Jean Auger, Pierre Picaud, Jacques Berneir, Julien Languion, Pierre Demay, Julien Chevillard, Marie Marsolle, femme Bernier sans preuves suffisantes, ainsi que Michelle Leber, Etienne Lelièvre, François Vergue, Charlotte Phelippon et Roze Lebon n'ayant rien retenu contre eux. A l'exception de Jacques Bernier qui serait reconduit aux galères de Brest dont il s'est évadé…
Ordonne que le cadavre de Thomas Matré sera exposé sur le grand chemin de Nantes à Machecoul.
Le Parlement ordonne que les corps de Gatien Dreek sera exposé dans le lieu le plus élevé près du Bois David, celui de Mathieu Bardy dans le lieu le plus élevé près de la Catharage, celui de Joseph Janneux dans le lieu le plus élevé du canton de Beaulieu paroisse de la Chapellle Blanche, ceux d'Hypolite Deschamps et de Jean Chapellier aux " fourches patibulaires " près de cette ville et celui de Thomas Matré sur le grand chemin de Nantes à Machecoul dans le lieu le plus apparent.
Bontems curé de Chaillé.


Source: registre paroissial.
Texte déposé par Henri Boutet.

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1783    Grues   85580      Mieux valait avoir son billet !!!

Dans l'hiver 1783, monsieur Fèvre doyen du chapître de Montaigu et monsieur Germain Fèvre son frère chrirurgien à Saint Michel en l'Herm ont fait distribuer en aumônes aux pauvres de la paroisse de Grues quatre vingt dix boisseaux d'orge. c'est moi qui est donné tous les billets.
Baquet curé de Grues.


Source: registre paroissial.
Texte déposé par Suzette Favreau.

Lui écrire Voir sa généalogie




1783    St Pierre du Luc (Les Lucs sur Boulogne)  85XXX      ...baptisée sur un pied.

Le vingt huit octobre mil sept cent quatre vingt trois a été baptisé par moi soussigné sous conditions Marie-Anne, qui a été baptisée sur un pied avant d'être sortie du sein de sa mère à cause du danger de mort par la veuve de Pierre Marais sage-femme et qui est née d'hier dans ce bourg du légitime mariage de ..

Source: BMS de la commune de St Pierre du Luc (Les Lucs sur Boulogne)
Texte déposé par Joël Lucas
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1784    Ste Cécile   85110      ...la pluye endommagea tellement le raisin que la moitié pourri...

cette année ? a été pluvieuse dans l'hiver et le printemps, l'été l'a été aussi mais l'automne a été seche exepté quinze jours avant la vendange ou la pluye endommagea tellement le raisin que la moitié pourri, le froment depuis quelques mois vaut 220# le tonneau, le vin 24# la barriq

Source: registre paroissial (vue 119/139).
Texte déposé par Pascal Thébeaud.

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1785    La Chapelle-Thémer  85210      1785 : année de sécheresse.

En nota à la fin du registre :

La sécheresse a été si grande pendant la présente année 1785, qu'il ne s'est presque peine ramassé de fourages. Les bestiaux ont été à vil prix et il en est péri beaucoup. La récolte de bled a été médiocre en froment et en seigle, il s'est ramassé très peu de métives et baillages. La cherté des grains à réduit plusieurs familles à la mendicité. On craignait même pour la famine dans certains cantons du Poitou, et on ne doute pas qu'il n'est péri quelques personnes par la faim : quand au vin la récolte en a été très abondante.
Rivalland, curé de la Chapelle-Thémer.


Source : BMS de la Chapelle-Thémer année 1785
Texte déposé par Joël Lucas
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1786    Chauché  85140      Controverse pour un baptême de cloches.

Le trois novembre mille sept cent quatre vingt six, à dix heures du matin ont été bénites les deux cloches de cette église par moi curé soussigné; les parrain et marraine de la grosse sur laquelle leurs noms sont empreints, ont été représentés par mtre Pierre Auvinet arquebusier et delle Marie Anne Auvinet de ce bourg; et au refus de monsieur le Chevalier de Lépinais et de madame de Montaudouin, dont les noms et qualités sont empreints sur la petite cloche, en ont été parrain et marraine Honoré Fumoleau et Pélagie Jagueneau, l'un âgé d'environ douze ans, et l'autre de sept, Mtre Alexis Fumoleau leur père et oncle demeurant à la maison noble de Boisveau en qualité de fermier forestier.

Source: BMS de la commune de Chauché
Texte déposé par Joël Lucas
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1787    St Gilles sur Vie  85      Le tonnerre fait à l'église des dommages considérables.

….le même jour 12 février 1787 à neuf heures et demie du matin pendant que M// Chauviteau vicaire de cette paroisse célébrait au grand autel dans cette église le Saint Sacrifice de la Messe le tonnerre est tombé sur l'église a dégradé cet autel, a renversé ce prêtre au pied de l'autel mais Dieu l'a conservé et il n'a pas eu de mal, quelques personnes dans l'église en petit nombre alors ont été renversées une seule femme à genoux sur le marchepied de l'autel de St Sébastien a été un peu blessée à la jambe. Cet autel a aussi été un peu endommagé. La foudre a fait dans l'église plusieurs dégradations, aux murs, aux figures de Saints et ornements intérieurs au dehors elle a été dépouillée presque en entiers de ses ardoises et découverts l'église en plusieurs endroits, elle a renversé en partie un pillier près la porte de la sacristie dégradé en plusieurs endroits le maçonnerie ainsi que la charpente surtout celle du clocher et produits différents effets singuliers dont le détail serait trop long. Le tonnerre est tombé dans le même moment dans différents lieux dans la ville mais sans faire de dommage, celui fait à l'église est considérable.

Bouhier de la davière.

Source: Registre paroissiaux BMS de St Gilles sur Vie.

Texte déposé par Hubert Trichereau
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1787    St Gilles sur Vie  85800      Drame de la mer 12 février 1787.

Drame de la mer 12 février 1787

….Le nâvire nommé La Ville du Cap commandé par le Sr Digard de Cherbourg du port de 350 à 400 tonneaux environ parti du cap français le 24 décembre dernier chargé de sucre, caffé, cacao, indigot ,suis, bois de campèche, tabac, peaux de bœufs ayant environ 36 à 40000 # en argent de l'amérique, monnaie de France et d'Espagne, la dite cargaison estimée au moins 500.000 # se rendant à Bordeaux à l'adresse dudit Arnoud négociant auquel il appartenait, après avoir essuyé pendant sa traversée beaucoup de mauvais temps et âvoir un homme tombé à la mer, se trouva dimanche sur les huit heures du matin à deux lieus de la tour de Cordouan mais il ne peut donner dans la rivière de Bordeaux à cause de la tempeste qui augmenta alors, ce qui le contraignit de virer de bord et luta tout le jour et la nuit suivante contre les vents et la mer ainsi que l'orage qui lui emporta plusieurs voilles. Le lundi matin il parvint à l'entrée du port de St Gilles sur Vie près le rocher de Pilours, il y mouilla, ses ancres chassèrent, ses cables coupés par le frotement des rochers et coupa ses deux mâts de derrière celuy de mizaine tomba ensuitte, alors il donna sur le fatal rocher, de vingt neuf hommes alors à bord cinq se noyèrent les vingt quatre autres parviennent au rocher. La mer d'être la plus furieuse que l'on vut jamais,on ne pût dans le soir sauver que quatre de ces malheureux qui se jettèrent à la mer à l'approche d'un canot qu'on avait envoyé et qui ne pût abordé le rocher, lutant contre le vent, la mer, la faim et la soif, se voyant à chaque instant à la veille d'être détachés du rocher auquel il se tenaient cramponés, couverts par les vagues. La mer le couvrant à la réserve de dix huit pouces du sommet. Dans cette fatalle nuit il en mourut treize et dans la journée de mardi trois. Le mardi matin grand nombre d'habitans de Croix de vie et de St Gilles hommes et femmes qui n'âvaient quittés la coste qu'à l'entrée de la nuit précédente se portère sur le même lieu pour encourager et sauver le reste de ces malheureux echappés à la mort avec beaucoup de travail à la force de bras et de bœufs.On parvient à rendre dans l'anse de la pelle à porteau la chaloupe de M. Ingout négociant. La mer ne se calmant point on ne put aller au rocher que le soir à la basse mer, ou l'on prit les quatre malheureux restants presque mourants, du nombre desquels était le capitaine, un pilotin et deux matelots, son frére second du navire âgé de vingt deux ans qui par amitié n'avait pas voulu se sauver la veillle mourut dans la nuit sur le rocher. Le mercredi la mer devenu calme on alla chercher les treize cadavres sur le rocher, on les apporta entasses dans une charrette et je donnais en l'absence de M /// curé de Croix de vie la sépultures à ces infortunés. Le lundy ils furent inhumés dans le cimetière de Croix de vie. J'ai joui pendant 36 heures de cet affreux et attendrissant spectacle. La cargaison de ce vaisseau est presque perdue en entier, on a trouvé sur le rocher environ 5000 ", il vient à la coste des peaux , le sucre et le caffé en entier est perdu, dans le nombre de l'equipage il y avait six passagers, un seul nommé Bodin de l'isle de rié à été sauvé.
Bouhier de La Davière


Source : registre paroissiaux BMS de St Gilles sur vie 85
Texte déposé par Hubert Trichereau
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1789    Chauché  85140      considérations sur cette année 1789

Fin du registre année 1789 auteur inconnu :     "C'est dans cette année, que commencèrent les états généraux de la France, qui, lui permettant le bonheur, en réprouvant les abus et les vices d'une administration faible et ??? . Cette besogne si elle prospère est dhue à la philantropie de quelques citoyens distingués, qui depuis longtemp en font la matière principale de leur occupation

Texte déposé par Joël Lucas
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1789    Benet  85170      Cahier de doléance

...Ce bourg distant de deux lieues de Niort et où il n'y a que cinq mauvaises foires est grevé de droits d'entrée qui en révoltent tous les habitants. S'il s'en trouve qui massacrent un cochon sans en aller faire leur déclaration au bureau et que cela parvienne à la connaissance des commis, ils saisissent le cochon et font supporter au malheureux qui l'a tué et qui le plus souvent ignore cet impôt, une amende au dessus de ces forces...

Source: Gé-Magazine N° 76 Octobre 1989 pp.21





1790    Saint-Nicolas de Barbâtre  85630      à propos des déclarations de grossesse...

Je soussigné curé de Barbâtre, dans l'isle de Noirmoutier, certifie que l'edit du roy Henry Deux de l'année mil cinq cent cinquante six, a eté dans le courant de l'année mil sept cent quatre vingt neuf par moi publié au prône de la messe paroissiale le dimanche précédent les quatre tems de chaque saison de l'année à Barbâtre le deux janvier mil sept cent quatre vingt dix.

Bousseau curé de Barbâtre


Source: BMS de la commune de Saint-Nicolas de Barbâtre
Dépôt anonyme demandé.




1790-1791    Chauché  85140      Prêtres et révolution!!!     Commentaires

- <<sur la première page >>

Baptêmes , Mariages et Sépultures de la commune de Chauché Diocèze de Luçon Bas Poitou Dans le courant de cette année furent dans les cabinets politiques conçus et jetté les fondements de la république française qui s'est formé au grand étonnement de toute l'europe conjurée qui l'arme pour l'étouffer de son berceau mais sortit victorieuse et triomphante par la valeur des soldats républicains qui forcèrent à la paix ces puissances orgueilleuses, qui avaient insolemment projetté la ruine de tout l' empire français.

<<-entre les Années 1790 et 1791 par une main qui n'est pas celle du curé LESSON ni de son vicaire Merlet, et avec une encre plus noire :>>

Note :
Cette année à vu naitre la plus fameuse révolution dont l' histoire ait jamais parlé en France : un clergé devenu odieux par ses vices et sa fortune, une noblesse insolente et orgueilleuse en furent les principaux motifs . C'est encor durant cette année que le régime féodal ( principe d'anarchie) fut aboli; ainsi que les droits de naissance .
Lecteur si cette note te déplait, souviens-toi que c'est La vérité que je t'annonce.

puis d'une écriture différente :

"merde pour l'auteur du nota s'est le plus céléras de tous les céléras qui a écrit le nota"

Source: Registre des Années 1790 et 1791
Registre clandestin de la commune de Chauché
Texte déposé par Joël Lucas
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1793    La Merlatière   85140      Registre clandestin

<<Le curé de la Merlatière note au début d'un registre qui deviendra "Registre Clandestin" pour les années 1793-1794-1795 : >>

"L'Etat civil ayant été retiré aux prêtres par la loi du 20 novembre 1792 ces deux registres ne peuvent servir que de renseignements".

Source: Registre clandestin du curé de La Merlatière
Texte déposé par Joël Lucas
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1793    Chauché  85140      Etat civil et guerre de Vendée, un vrai casse-tête.

<<Registre de l' Année 1793 - En tête de la première page>>

La Loi , le Roi , la Vendée Année 1793

Registre pour servir à inscrire les actes de Baptêmes de la paroisse de Chauché pendant l' année 1793, contenant huit feuillets cotés et paraphés par premier et der par nous vice président soussigné suivant la loi du 2 7bre dernier à Montaigu en directoire le 15 Xbre 1792 l'An Ier de la république française
                    a signé Moisgat

<<Dans la marge de la première page >>

Nota     Quoique cette première feuille ou feuillet ne soit pas celle qui a été paraphée par le vice président du district de Montaigu qui s'est perdu au temps de la malheureuse guerre de la Vendée que foi soit adjoutée à celle cy, à cause des renseignements légal que je me suis procuré des personnes intéressée au fait
        Renolleau officier public

Source: Registre clandestin de la commune de Chauché
Collection départementale.

<< Pour la même année 1793, dans la Collection communale>>

Registre de sépulture de l'année 1793 :

Nota dans la marge de la première page :

"L'ordre de la tenue du présent registre a été confondu par la faute de la guerre civile qui a lieu dans le pays le 13 mars de la présente année à l'obligation des aristocrates qui provoquaient depuis longtemps. C'est pourquoi s'il manque quelques actes, lecteur n'en soit point étonné je t'en prie"
Texte déposé par Joël Lucas
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1794    St Pierre du Grand Luc et Notre Dame du Petit Luc  85170      les Colonnes Infernales...

Le 28 février 1794 les Colonnes Infernales traversèrent le Grand et le Petit Luc, massacrant, tuant et incendiant tout sur leurs passages. Au cours de cette folle journée 564 personnes périrent. Les noms de 459 d'entre elles, dont 110 enfants de moins de 7 ans nous sont connus grâce au Martytologe de l'abbé Barbedette, le curé de Saint-Pierre du Grand Luc.

année 1794 suivent les noms, surnoms, âges et domiciles des personnes massacrées en la paroisse du Grand-Luc par des assassins, ennemis de l'autel et du trône en France, réunis en troupe le vendredi vingt-huit février 1794 pierre robin labr âgé d'environ 77 ans à loranderie jeanne perocheau âgée de 69 ans, fme dud robin … …. ….




au nombre de 564 Lesquels noms cy dessus, des personnes masacrées en divers lieux de la paroisse du grand-luc m'ont été referés par les parents echappés au massacre pour etre inscrits sur le present registre autant qu'il a été possible de les recueillir dans un tems de persecution la plus atroce, les corps morts ayant été plus d'un mois sans etre inhumés dans les champs de chaque village du luc ce que j'atteste comme trop veritable après avoir eté temoin oculaire de ces horreurs et exposé plusieurs fois à en être aussi la victime ce 30 mars 1794 C Barbedette ptre Curé de st pierre du luc


Source: BMS de la paroisse de St Pierre du Grand Luc et Notre Dame du Petit Luc
Texte déposé par Joël Lucas
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1794    La Grolle (Rocheservière)  85620      ...l' an II du règne de Louis XVII

Le présent registre contenant trente feuillets a été chiffré et millésimé par nous Charles François Marie Bousseau, inspecteur général des administrations de l'armée du général Charette pour sevir à insérer tous les actes de mariage, baptême et sépulture qui auraont lieu dans la paroisse de la Grolle ce dix huit octobre mille sept cent quatre vingt quatorze l'an deuxième du règne de Louis 17

<<Ce registre sera utilisé du 22/04/1793 au 03/01/1797>>

Source: BMS de la commune de La Grolle
Texte déposé par Joël Lucas
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1796    La Merlatière  85140      L'état civil ayant été retiré aux prêtre...

La Merlatière deux registres de 1796 sur la première page le curé a écrit

    L'état civil ayant été retiré aux prêtres par la loi du 20 novembre 1792 ces deux registres ne peuvent servir que de renseignements" "Registre contenant dix huit feuillets côtés et paraphés par nous prêtre soussigné pour servir à inscrire les actes de baptême, de mariage et de sépulture dans l'ordre de la religion catholique apostolique et romaine, de la paroisse St Jean de la Merlatière, pour les années mil sept cent quatre vingt seize à la Merlatière le premier janvier mil sept cent quatre vingt seize

Büet prêtre desservant St Jean de la Merlatière"

Ce registre sera utilisé du 20 janvier 1796 au 19 juin 1796

Source: BMS de la commune de La Merlatière
Texte déposé par Joël Lucas
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1798    Beaufou  85170      Une étrange découverte...................qui nous en apprend plus sur les vêtements et tissus

"Aujourd'hui douze messidor an sixième de la république française une et indivisible par devant moy Mathurin MORILLEAU agt mucipal de la comune de Beaufou soussigné est compparu le citoyen Joseph Philippe TIRAU juge de paix du canton du Poiré dont autres lieux de la commune du Poiré lequel assisté de Martin PILLASTRON adjt de la commune de Beaufou et Louise PENAUD veuve MORILLEAU demeurte aussi au dit Beaufou lesquels ayant l'âge requis pour être témoins lesquels on déclaré qu'ayant été instruit qu'un enfant était exposé sur la table de l'ex calvaire du lieu de repos de la commune de Beaufou il s'était transporté sur le lieu et y avait rédigé le procès verbal dont la commune suit Aujourd'hui deux messidor an sixième de la république une et indivisible nous Joseph Philippe TIRAU juge de paix et officier de polisse judiciaire du canton du Poiré ayant avec nous Joseph Mari GIBOTTEAU notre greffier sur l'avis qui nous a été donné par le citoyen Martin PILLASTRON adjoint de la commune de Beaufou qui se trouvait un enfant naissant exposé à l'injure de l'air sur la table de l'ex calvaire qui est dans le lieu de repos de Beaufou nous avons trouvé sur la table du cy devant calvaire dans une petite balle de clisse sur un oreiller de balles couvert d'un morceau d'étoupe un enfant femelle qui nous a paru être née d'hier, ayant la tête couverte d'un bégain de toile avec un têteron de coton, un morceau de toile usée et un mauvais morceau d'étamine noire par dessus, le reste du corps vêtu d'une petite mauvaise chemise de toile mal cousue avec deux mauvais drapeaux d'étoupe et une mauvaise couverte de bélingue gris. à l'endroit nous avons pris les déclarations et d'après .... les connaissances quil puissent avoir de la naissances et expositions de cet enfant et de la paternité.
Martin PILLASTRON adj de la commune de Beaufou âgé de quarante et un ans déclare n'avoir aucune connaissance relative à la naissances et à l'expositions de cet enfant qui puissent et ne connaître les auteurs et a signé hicy

signé Martin PILLASTRON.


Louise PENAUD demeurant à Beaufou âgée de cinquante ans nous a déclaré n'avoir aucune connaissances relative à la naissances et à l'expositions de cet enfant et a déclaré ne savoir signer.
Après quoi nous avons invité le citoyen Martin PILLASTRON adjt mcipal et la citoyenne PENAUD a porté cet enfant à la Mon muple [maison municipal] pour qu'il soit pourvu à se besoins.
De tout quoi nous avons rédigé le présent procès verbal au dit lieu de Beaufou les dits jour mois an que dessus et sest notre greffier avec nous soussigné auusi à l'original TIRAU juge de paix et GIBOTTEAU greffier Après lecture de ce procès verbal que Martin PILLASTRON et Louise PENAUD ont déclaré être conforme à la vérité et à la représentation qui nous a été faite. Le nom de Jeanne du Repos et jay rédigé en vertu des pouvoir quil me sont délégué le présent acte que le dit TIRAU juge de paix et PILLASTRON ont avec moy signé et à la dite PENAUD déclare ne le savois signer. Fait à la maison commune de Beaufou les jours mois et an que dessus

Mathurin MORILLEAU adj


L'orthographe, en dépit d'une écriture difficile, a été respectée autant que faire se peut. Martin PILLASTRON est tailleur à BEAUFOU.

Source: BMS de la commune de Beaufou
Texte déposé par Joël Lucas
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1798    La Grolle (Rocheservière)  85620      mort violente

L'an sixième de la république Française une et indivisible, le vingt sept vendémiaire avant midi se sont présenté le citoyen Pierre Thibaud journalier demeurant à la Vacherie commune de la Grolle et Jean blais journalier demeurant au Bourg et commune de Rocheservière lesquels ont certifié avoir connaissance que Mathurin remaud âgé d'environ trente deux ans, fils de Martin remaud journalier et de Françoise Blanchard demeurant au bourg et commune de Rocheservière est mort d'une blessure au bras dans une affaire à Palluau environ le vingt juin mille sept cent quatre vingt treize, et ont déclaré ne savoir signer, au secrétariat de l'administration municipale du canton de Rocheservière

Source: Etat civil de la commune de La Grolle
Texte déposé par Joël Lucas
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1802    Chauchè  85140      Monsieur le maire est un rimailleur!!!

de la république française l' an onzième
L 'été fut des plus longs, la chaleur extrême
l' ardente canicule, par ses rayons brûlants
dépouilla la verdure des prairies et des champs
Du pasteur , en ces jours , la voix fidelle et tendre
dans les bois , les vallons partout se fit entendre
Demandant en pleurant quelque source d' eau claire
pour pouvoir abrever son troupeau faible et maigre
La terre désséchée , força alors les humains
de regretter le bon vieux temps , où jadis le matin
une rosée lumineuse humectant la nature
conservait aux mortels les fruits de la culture
Lecteur qui pouvez lire cette proche rimaillée
ne considérez en elle , que la simple pensée


<<Texte vraisemblablement de Jean Marie Cailteau Maire de la commune de Chauché>>

Source: Au dos des pages de couverture des trois registres Naissances, Mariages et Décès de l' An 11 (Année 1802)
Texte déposé par Joël Lucas
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1807    Le Tablier  85310      Déclaration de grossesse.

Dans la marge du registre "Déclaration de grossesse"

Mairie du Tablier, Arrondissement communal des Sables d'Olonne du vingt novembre mil huit cent sept
Aujourd'huy même jour mois et an susdit s'est présenté à la Mairie du lieu Marie-Anne Doussaint agée de vingt quatre ans de Pierre Doussaint maçon les deux du fief même commune et de deffunte Marie Dechamp sa feu mère Laquelle nous a dit que la faiblesse de son sexe et les promesses de mariage que luy a fait dans différents temps et notamment depuis huit mois ou environ Pierre Arrivé laboureur fils de deffunt Jacques Arrivé et de Marguerite Favreau aujourd'huy existant domicilié au Remblay commune de Thorigny canton de Napoléon arrondissement de Montaigu; luy ayant malheureusement fait condescendre à se livrer à luy; elle se trouve enceinte de son fait, déclarant n'avoir jamais connu d'autres hommes et que malgré les invitations réitérées qu'elle luy a fait, il a toujours refusé de remplir l'obligation qu'il s'était imposé de l'épouser."

<<Il n'a pas été trouvé de naissance dans les mois suivants,et pas de mariage non plus....>>

Source: Etat civil de la commune de Le Tablier.
Texte déposé par Joël Lucas
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1815    Saint Pierre du Luc  85170      Actualisation des registres.

" Nous Joachim Victor Voyneau prêtre chanoine honoraire de l'église cathédrale de la Rochelle, nommé maire des Lucs par arrêté de M. le Préfet du département de la Vendée, en date du quinze août mil huit cent quinze, après avoir accepté la commission à nous déférée et avoir appelé par devant nous le sieur Pierre Blay nommé notre adjoint par le même arrêté de M. le préfet et lui avoir fait prêter le serment requis pour acceptation de la ditte commission, avons procédé à la formation des registres de l'état civil, incomplet depuis le cinq mai dernier époque de l'émigration du sieur Olivier Mercier notre prédécesseur " ovationné " par les mouvemens [sic] de la Vendée en faveur de sa Majesté Louis dix huit contre les bonapartistes. En conséquence après avoir recouvré les dits registres de l'état civil le teize du présent mois, avons appelé et fait appelé en notre maison de Mont Repos susdite commune, lieu de notre domicile ordinaire à ce jour dix-huit octobre mil huit cent quinze et jours suivants les pères, témoins des naissances. 2° les personnes qui durant l'interrègne contractées mariages, leurs témoins, enfin témoins des décès qui auraient eu lieu durant laps de temps aux fins d'inscrire sur le dit registre toutes las naissances, mariages que décès dans la forme voulue par la loi.

Mont repos des Lucs le dit jour dix-huit octobre mil huit cent quinze sous notre seing et celui de sieur Pierre Blay notre adjoint pour réception et acceptation de commission et prestation de serment .

Pierre Blay adj l'Abbé Voyneau maire

N'a pas facilité la délivrance des certificats d'extraits dans la suite, on a inscrit les actes comme si les parties s'étaient présentées les jours mêmes qu'elles devaient le faire.

Source: BMS de la commune de Saint Pierre du Luc
Texte déposé par Joël Lucas
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1821    Les Lucs  85170      Une déclaration de mort violente qui cache un assassinat.

L'an mil huit cent vingt et un le vingt cinq avril par devant nous maire officier de l'état civil de la commune de luc canton du poiré département de la vendée sont comparu Etienne Lériteau agé de 51 ans laboureur et Mathurin Bouron aussi laboureur agé de 62 ans les deux domiciliés séparément à Bourneuf en cette commune lesquels nous ont déclaré que dame Céleste Françoise Mercier propriétaire agée de 49 ans épouse de Mr Pavageau chirurgien est décédée la nuit dernière d'une mort violente au dit village de Bourgneuf et ont les déclarants ont déclaré ne savoir signer avec nous le présent acte de décès lecture leur ayant été faite
        Pierre Blais maire

Source: Les Mercier du Bocage du Bocage Vendéen par André Mercier des Rochettes.
Texte déposé par Joël Lucas
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1832    Bourg sous Bourbon (Le Bourg sous la Roche aujourd'hui rattaché à La Roche sur Yon)  85XXX      Non reconnaissance d'enfant.

<<Le 17 Janvier 1832 en la mairie du Bourg sous Bourbon Vendée Jacques Ratier né le 27 Décembre 1797 fils de feu Jean Ratier et de défunte Rose Droillard et demeurant au village de la Coussaye même commune, épousait Marie Françoise Lelièvre née en la commune du Tablier le 16 Avril 1809 demeurant à Puy Doré commune de Saint Florent des Bois, fille de Jean Lelièvre et feue Marie Jeanne Lhumeau.

Une semaine après ce mariage le registre d'état civil contient l'acte suivant :>>


            L'an mille huit cent trente deux le vingt cinq janvier sur les deux heures du soir, par devant nous Pierre Rambaud maire officier de l'état civil de la commune du Bourg sous Bourbon Vendée, canton de Bourbon, département de la Vendée,est comparu Pierre Jacques Ratier laboureur âgé de quarante six ans demeurant au village de la Noue en cette commune, laquel nous à présenté un enfant de sexe masculin né ce matin au village de la Coussaye en cette dite commune sur les huit heures qu'il nous a dit être de Marie Françoise Lelièvre épouse de Jacques Ratier laboureur ajoutant que ce dernier lui a déclaré ne pas vouloir reconnaître cet enfant pour le sien, et que c'est le motif pour lequel il ne comparaît pas au présent acte. Cet enfant a eu le prénom de Pierre, lesquelles déclaration et présentation faites en présence de Pierre Traineau laboureur âgé de trente sept ans et de Joseph Cardinaud tisserand âgé de vingt huit ans demeurant séparément en cette commune et ont les comparants et témoins déclaré ne savoir signer le présent acte après que lecture leur en a été faite hors le dit Joseph Cardinaud qui s'est avec soussigné.
        Cardinaud          Rambaud"

<<Cet enfant portera donc le nom de Pierre Lelièvre.>>

Source: Etat civil de la commune de Bourg sous Bourbon.
Texte déposé par Joël Lucas
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1833    Mareuil (Mareuil sur Lay Dissais)  85320      La noyade du charretier.

L'an mil huit cent trente trois et le trente janvier onze heure et demie du matin, par devant nous Pierre François Rouzeau Girardierre, maire de la commune de Mareuil, faisant les fonctions d'officier public de l'état civil, sont comparus les sieurs Pierre Drapeau métayer frère du défunt, âgé de quarante ans demeurant au Jarris commune de Thorigny, et Pierre Ameil métayer, beau-frère du défunt âgé de trente deux ans demeurant aussi au Jarris commune de Thorigny, lesquels nous ont déclaré que hier sur les cinq heures du soir a été trouvé dans la rivière du Marillet, en cette commune de Mareuil, le corps du nommé Louis Drapeau bordier demeurant à la Combe commune de Thorigny, âgé de trente huit ans né commune de Fougerai (Fougeré) le ....... il est de notoriété publique que cet individu est tombé à l'eau le vingt neuf décembre dernier en voulant traverser la rivière avec boeufs et charette Les deux témoins nous ont déclaré ne savoir signer de ce enquis après que lecture leur en a été faite du présent acte

Source: Etat civil de la commune de Mareuil
Texte déposé par Joël Lucas
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1841    Les Lucs-sur-Boulogne  85170      Le Météorite des Lucs-sur-Boulogne ou un curieux procès.

Faits Divers du Département - Le vendredi 5 de ce mois, un globe de feu d'une clarté éblouissante et accompagné d'une forte détonation, a été vu traversant l'espace à grande vitesse dans les environs de Bourbon-Vendée. Le bruit s'est aussitôt répandu qu'un événement extraordinaire avait eu lieu dans le pays, et on a même dit que l'île d'Yeu avait été engloutie. On a appris depuis que le météore vu dans les environs de Bourbon avait été remarqué sur plusieurs autres points de la contrée, et notamment à Rocheservière, où il a été suivi de la chute d'une pierre qui est tombée près de plusieurs cultivateurs ef-frayés, dans un champ du village de St-Christophe, en y faisant une excavation d'environ douze à quinze centimètres de profondeur. Cette aérolithe qui pèsent cinq kilogrammes-et-demi, ressemble à une pierre calcinée; cette pierre, qui dans l'intérieur parait formée de fer, de soufre et de silice, a été recueillie par M. Mercier (des Lucs) qui se propose de la soumet-tre à une analyse chimique.

Il existe de nombreux exemples d'un semblable phénomène. Au XVIIe siècle un chartreux, travaillant dans son jardin, fut frappé et tomba mort. Dans sa cuisse, au milieu d'ossements brisés, on trouva une pierre de la grosseur d'un biscaïen; elle répandait une odeur sulfureuse et portait des traces de vive combustion; c'était une aérolithe. Le 13 mai 1931 une pierre de 20 kilogrammes tomba également dans un champ de la commune de Vouillé, près de Poitiers. Malgré plusieurs théories proposées par la science, l'origine des aérolithes est encore un mystère impénétrable. "

-Bibliothèque Municipale de la Roche sur Yon - J57.

Dans l'édition du samedi 3 septembre 1842, du même journal, on peut lire l'article ci-dessous :

" Chronique Judiciaire - Le Tribunal de Bourbon-Vendée a rendu son jugement dans l'affaire de l'aérolithe tombée au mois de novembre dernier à Rocheservière; il a décidé qu'il n'appartenait pas à celui qui était propriétaire du champ sur lequel cette pierre était tombée, mais à celui qui l'avait trouvée et ramassée. "

Source:" Le Journal de la Vendée" Numéro 1, de la première année, en date du samedi 13 novembre 1841 (édité à La Roche-sur-Yon).
Texte déposé par Joël Lucas
Lui écrire Voir le compte-rendu du procès    




1861    Le Bourg sous Napoléon ( Le Bourg sous la Roche aujourd'hui rattaché à La Roche sur Yon)   85000      le mariage d'un militaire, même réserviste doit faire l'objet d'une autorisation de l'autorité militaire.

Mariage Charles Jacques Ratier et Eléonore Joséphine Dupont le 03-09-1861

15 ième division militaite 2 ième subdivision
Permission de Mariage
    le Général de brigade commandant les départements de Maine et Loire et de la Vendée, en vertu des pouvoirs qui lui sont dévolus accorde au nommé Ratier (Charles Jacques) soldat de la réserve de Vendée demeurant à Bourg sous Napoléon l'autorisation de contracter mariage avec demoiselle Dupont (Eléonore) demeurant à Bourg sous Napoléon     Monsieur le maire est invité à adresser à M le capitaine commandant le dépôt de recrutement, un extrait de l'acte de mariage aussitôt qu'il aura été passé.
                    Angers le 10 août 1861"

Source: Etat civil de la commune de Le Bourg Napoléon.
Texte déposé par Joël Lucas
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1883    Chauchè  85140      anti-généalogie

comme les naissances cy-après ont eu lieu dans l'année mil sept cent quatre vingt douze, nous avons cru mieux faire de les écrire sur le présent registre, quoique, cependant les déclarations nous faites dans l'année mil sept cent quatre vingt treize come on le voit ci-après

J F CHENOLLEAU officier public


Source: Etat civil de la commune de Chauché
Texte déposé par Joël Lucas
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Non daté     Sigournais  85110      Enterrement d'un protestant.

Pierre Pasquier âgé de trente deux ans est mort à Fontenay d'un coup de pied de cheval et il a été enterré dans le petit pré proche le Chappeau Rouge. Il estait de la religion protestante ce qui en a été certfié par jacques Poirier, Cotilliaud, Louis Maindron, Imbert de la Pinardière, Gaborit. Viennot Jacobin curé de Sigournais.

Source: BMS de la commune de Sigournais
Texte déposé par Joël Lucas
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    Saint-Philbert-de-Bouaine  85660      Du rôle officiel de la Tabatière dans certaines églises vendéennes.

- La " prise du bon Dieu " dans le canton de Rocheservière.


Un certain dimanche - voilà déjà bien longtemps de ça ! - je ne sais plus quelle affaire m'ayant appelé à Saint-Philbert-de-Bouaine, j'assistai à la grand'messe dans l'église de cette paroisse. Quel ne fut pas mon étonnement, après l'évangile, lorsque je vis s'avancer vers moi un grave marguillier qui, de la main droite, me présentait une sébille en osier, et, de la gauche, avançait, jusque sons mon nez, une gigantesque tabatière remplie de tabac et toute grande ouverte !

Au premier abord, je ne fus pas moins embarrassé qu'étonné ! La sébille...? je comprenais parfaitement ce que cela voulait dire... Mais que-diable pouvait bien signifier la tabatière...?

Mon embarras était d'autant plus grand que le bon abbé Pouzin, alors curé de Saint-Philbert, voulant à toute force me faire les honneurs du chœur, m'avait installé à la place de son vicaire - dont c'était le tour de grand'messe ce dimanche-là, - et que le marguillier, tout naturellement, s'était cru obligé de commencer par moi sa tournée, - ce qui m'enlevait la ressource de modeler ma conduite sur celle de mes voisins.

Cependant, comme je ne suis pas plus bête qu'un autre,: j'eus. bien vite compris Le double geste du dignitaire fabricien ... Le temps seulement de fouiller dans mon porte-monnaie et de me moucher pour me donner de l'assusance !... Déposant alors mon aumône de la main gauche - ce qui était peut-être bien contraire aux préceptes de l'évangile, mais me semblait imposé par les circonstances - je plongeai bravement le pouce et l'index de là main droite dans la monumentale " queue de rat "? du brave marguillier, et j'en retirai une " prise " qui me parut d'autant plus agréable que - moitié par convenance et moitié par respect humain - j'avais cru devoir, jusque-1à, éviter de faire usage de ma propre tabatière !

Le marguillier continua ensuite sa tournée dans l'église. Tout fidèle qui donnait un sou avait droit à une " prise ", et presque personne ne marchandait. Si bien que, lorsque je vis repasser douant moi la sébille et la tabatière, la première était presque pleine, et la seconde complètement vide !

La grand'messe terminée, vous pensez si j'eus la curiosité de demander l'explication de ce singulier usage !...

- " D'où vient cet usage, me déclara l'excellent curé, c'est ce qu'il me serait impossible de vous dire. Tout ce que je pais vous affirmer, c'est qu'il existe depuis un temps immémorial dans ma paroisse, ainsi que dans presque toutes les paroisses du voisinage. L'ayant trouvé établi avant moi, je me sois bien gardé d'y toucher, car j'aurais révolté toute la paroisse, et j'espère bien que mes successeurs feront comme moi. Tous nos vieux usages sont respectables, du moins tant qu'ils ne donnent pas lieu aux abus. Celui-là, en particulier, est bien inoffensif; de plus, ainsi que vous avez pu vous en apercevoir, il est la source de quelques petits revenus dont profite la maison du bon Dieu, et c'est bien quelque chose ! "

Depuis cette époque, et dans la même, contrée, j'ai eu maintes fois l'occasion de voir circuler d'autres marguilliers non moine graves, mettant de non moins monumentales tabatières sous le nez des fidèles, pendant la grand'messe, et offrant leur " prise " pour un sou; et toujours j'ai pu constater - notamment à Saint-Sulpice-le-Verdon, paroisse voisine de Saint-Philbert de-Bouaine - combien ce pieux usage était populaire.

Conclusion : respectons nos vieux usages, et celui-là en particulier ! Qu'on ne l'introduise pas là où il est inconnu, je le comprends; mais il serait profondément regrettable d'y toucher, là où l'avaient établi nos pères. Espérons donc que, longtemps encore, les marguilliers du canton de Rocheservière continueront à offrir, pour un sou; cette prise du " bon Dieu " qui m'avait tant intrigué jadis, dans le chœur de l'église de Saint-Philbert-de-Bouaine !

Source: Le PUBLICATEUR - Mercredi 28 décembre 1898 - Journal local - Vieux usages Vendéens
La Vendée historique.), LE CHERCHEUR
Texte déposé par Joël Lucas
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1914    La mobilisation

LA MOBILISATION EN VENDéE
Le samedi soir 1er août 1914, à 5 heures de l'après-midi, était placardé dans toutes les communes de ce département, comme dans toute la France, l'ordre officiel de Mobilisation générale pour le lendemain dimanche 2 août.
En Vendée, comme ailleurs, ce fut dans l'ordre et le calme les plus parfaits que s'effectua cette mobilisation. Le tocsin avait sonné au clocher, rappelant des milliers de réservistes de toutes conditions et d'âges les plus divers. N'oublions pas que les lois du 21 mars 1905 - 19 juillet et 8 août 1913 avaient fixé les obligations militaires à vingt-huit ans : 3 ans dans l'active, 11 ans dans la réserve de l'active, 7 ans dans la territoriale, 7 ans dans la réserve de la territoriale.
De l'engagé volontaire à 18 ans au père de famille de 45 ans, tout le monde va répondre présent.
Dès le lundi 3 août, jour de la déclaration officielle de la guerre par l'Allemagne à la France, les ateliers, champs, usines, tous les lieux où l'on travaillait se vidèrent au profit des villes de garnison et des casernes où les magasins de l'intendance habillent et arment au fur et à mesure de leur arrivée les fantassins. II n'est pas une famille qui ne soit directement ou indirectement concernée par le départ de l'un des siens.
Le Clergé vendéen n'est pas en reste. Sur les cinq cent vingt prêtres employés dans le diocèse de Luçon, cent quarante sont atteints par le décret de mobilisation du 1er août. Ainsi, l'Abbé Henri BLANCHARD vicaire de Beauvoir-sur-Mer rejoint Fontenay-le-Comte et se voit affecté au 337ème R.I. à la charge de téléphoniste. Il en est de même pour les religieux qui remplissent les fonctions d'aumôniers au sein des divisions militaires.
A Luçon, le 1er Régiment des Dragons fraîchement installé dans ses quartiers depuis le mois d'avril est déjà fin prêt pour le départ. A la Roche-sur-Yon, le 93ème Régiment d'Infanterie a laissé ses locaux pour la formation des 293èmes R.I. et 83èmes territorial. II en est de même à Fontenay-le-Comte où le 137ème R.I. a pris cantonnement en ville afin de laisser place au 337ème R.I. et au 84ème territorial.
Munis de leur feuille de route, de nombreux autres mobilisés vendéens s'empressent de regagner leurs diverses affectations militaires d'antan comme le 77ème R.I. de Cholet, le 123ème R.1. de la Rochelle, le 32ème de Chatellerault, le 114ème de Parthenay ou bien comme mon grand-père Marcel, parti le premier de sa commune pour rejoindre dès le 4 août le 28ème Régiment d'Artillerie stationné à Vannes.
On peut réellement dire qu'en ce moment la proclamation du Président de la République, R. PINCARé sur l'appel à l'Union Sacrée est bien réelle.
"Il n'y a plus de partis, il y a la France éternelle et résolue. II y a la patrie du droit et de la justice toute entière unie dans le calme, la vigilance et la dignité". Calmes et résolus, au milieu d'un enthousiasme populaire, les mobilisés s'apprêtent à quitter le sol vendéen.


Source: La Bouillaïe des Ancêtres - N° 73 et 74 - Revue du Cercle Généalogique Vendéen -
Texte déposé par Joël Lucas
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1914    La Bataille de Tournai (Belgique) Le 24 août-1914 ou le sacrifice des Vendéens...

Pour de plus amples détails, je vous conseille de vous mettre en relation directement avec Joël Lucas, lequel possède un nombre important de documents sur ce sujet, et bien d'autres sur ce département, qu'il m'est impossible de reproduire ici, pour des raisons évidentes de place. Mais laissons lui la parole.....

Cette bataille, malheureusement presque oubliée en France est à l'honneur tous les ans à Tournai en Belgique. Depuis 1996 un "Géant" Vendéen de 150 Kg, porté par quatre hommes traverse toute la ville de Tournai pendant plus de trois heures à l'occasion de la fête des "quatre cortèges". Les historiens l'ont écrit, le sacrifice des Vendéens (du 83ème et 84ème Régiment d'Infanterie) le 24 août 1914, rendit possible la bataille de la Marne et avec elle, les victoires libératrices lors du premier conflit mondial. Un combat modeste en apparence, mais qui eut son intérêt, retardant l'avance ennemie et permettant le repli des troupes anglaises engagées dans la bataille de Mons.

Cet héroïque sacrifice a été immortalisé à Tournai et inauguré le 21 Juin 1925 par une émouvante consécration dans le tertre élevé à quelques pas du monument aux morts. Le Géant des combats, oeuvre du statuaire Egide Rombaux, taillé dans un bloc de granit d'Ardennes, y domine depuis le tertre. La pierre tombale, placée sur le flanc du tumulus, est dédiée aux braves territoriaux des 83ème et 84ème Régiments d'Infanterie. Elle porte les armoiries des cantons de Fontenay -le-Comte, clés Sables d'Olonne et de la Roche-sur-Yon. Cette inscription est gravée "Aux territoriaux de la Vendée des 2ème et 1er Bataillons des 83ème et 84ème Régiment d'Infanterie. Pour la civilisation et les droits menacés, ils renouvelèrent ici, le 14 août 1914, l'un des légendaires exploits qui valurent dans l'histoire, aux Vendéens, leurs ancêtres, le titre de Géants des Combats. Passant, incline-toi, découvre-toi sous ce tertre, 53 des leurs reposent". En mai 1940, le monument fut mutilé par les Allemands. Le 30 juin 1946, une urne contenant de la terre prélevée au tertre a été offerte à la ville de Fontenay le Comte. Chaque année à la date du 24 août, une messe est dite à l'église du Sacré-Cœur en présence des autorités communales, religieuses et militaires; une gerbe est déposée au Monument des Vendéens et à la stèle à l'église.

Les Géants de Tournai


 Nom Prénom
 Lieu Naissance
 Date Naissance
 Remarques
 Arnaud Pierre Château d'Olonne 08-02-1879 
 Amaudeau Marie   
 Artus Charles   
 Aymard Georges   
 Berthomé Pierre Ile d'Olonne 20-02-1879 
 Bertin Henri   
 Bertret Albert Champ St Père 20-10-1876 
 Blanchard Auguste St Etienne de Mer Morte 14-02-1877 
 Bodin Henri St Laurent la Salle 31-12-1877 
 Bourgoin Ernest Fontenay le Comte 08-01-1879 
 Bulleteau Marie Olonne 02-03-1879 
 Caillaud Marc Cezais 27-06-1877 
 Chabot Henri Alzenay 18-08-1879 
 Chalbot Albert   
 Challet Auguste   
 Challet Henri   
 Charbonneau Louis   
 Charbonneau Pierre St Pierre du Chemin 22-10-1877 
 Chauvet Pierre Mesnard la Barotière 14-10-1873 
 Chiffoleau Louis   
 Delahaye Gaston La Flèche 08-06.1856 Capitaine-commandant
 Ferret Adrien   
 Flandrois Jean   
 Godet Augustin Treize Vents 30-04-1873 
 Gravet Louis   Caporal-fourrier
 Grosseau Gustave St Benoist-sur-Mer 14-O3-1879 
 Guareau Gaspard    
 Guilbaud Auguste   
 Guiochet Pierre Landeronde 02-10-1876 
 Jacques Albert   
 Jean Eugène Chaillé les Marais 06-0?-1877 
 Jeande Louis   
 Juillet Alexis St Maurice des Noues 31.04-1878 
 Laurent Henri   
 Le Gueslou Georges Bosny sur Seine 05-01-1879 
 Martineau Armand La Callière 01-02-1878 
 Martineau Charles   
 Menanteau Emest   
 Messe Auguste Paris 17-04-1878 
 Moreau Clément Brouzils 21-11-1876 
 Nicoleau Alexandre   
 Pasquereau Jean-Baptiste St Malo du Bois 08-O8-1879 
 Pauli émile Stasbourg 13-01-1877 
 Percot Anselme   
 Perochaud Jean   
 Perrochon Gustave St Jouin de Milly 17-01-1878 
 Petit Charles St Michel en l'Herm 24-12-1879 
 Pierre François   
 Pliard Jean-Baptiste   
 Poupeau Jean Maillezais 10-05-1877 
 Quille Alphonse Maillezais 30-01-1878 
 Renaudie Jules Fontenay le Comte 17-10-1875 
 Richard Victor Château d'Olonne 05-08-1877 
 Rousseau François   
 Sacre Aimé   
 Soulard Pierre Chambretaud 12-06-1873 
 Texier Auguste Poiré sur Velluire 10-08-1873 
 Thouzeau Gustave   
 Tourgeron René   
 Trieau Edmond   
 Voisin Pierre   
 Vrignaud Pierre St Jean de Monts 27-10-1875 


Source: Etoile de la Vendée - Dimanche 25 juillet 1915 - Nos Prisonniers -.
Cet article est une compilation de coupures de presse, de photos, de documents personnels, des livres "Chronique d'une ville occupée" de Carette DUTHOIT et "Tournai dans la tourmente" de M. Hocquet. A cette occasion, je souhaite remercier mon correspondant en Belgique M. De Ceuninck Jacques, pour tous les documents qu'il m'a fournis et surtout pour son rôle actif pour préserver la mémoire des Vendéens morts à Tournai en Belgique le 24 août 1914.

Texte déposé par Joël Lucas
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1915    " Lettre de Louis Arnaud, président de la Jeunesse Catholique vendéenne. [camp d'Alten-Grabow, près de Magdebourg (Allemagne) ]



 Alten-Grabow, le 15 mai 1915,


 Chers parents,


     Je crois vous faire plaisir en vous disant aujourd'hui quelques mots sur notre vie ici.
Le camp d'Alten-Grabow où nous sommes est très grand : il mesure plusieurs lieues sur chaque face et il est rempli de forêts de sapins et de plaines plus ou moins ondulées où l'aspect du sol est un peu celui du champ de course de La Roche, bien que le terrain soit plus sablonneux.
A l'une des extrémités du camp, non loin de la gare, sont des baraquements où nous logeons. Ces baraquements sont tout neufs et bien clos.
Chaque baraque mesure 50 mètres de long sur 12 mètres de largeur et est coupé en deux par une cloison.
La cloison qui nous sépare de l'extérieur est double, savoir :1° une cloison en planche comme aux halls des gares et une seconde cloison intérieur en plâtre bien raccordée. Double cloison de même au plafond; et un parquet en planches. Du plafond au plancher 3 à 4 mètres de haut. chaque baraque possède 20 fenêtres. elle est chauffée en hiver par 4 poêles, et à dire vrai il y fait assez bon, surtout lorsque tout le monde est là. Car nous logeons à 300 par baraque et ça réchauffe la chambre ! Maintenant qu'il fait chaud nous sommes moins serrés, car un certain nombre de nos camarades sont partis travailler à la campagne, de sorte que dans les baraques il fait encore assez bon. Il y a dans le camp des prisonniers une centaine de ces baraques alignées sur 4 rangs ce qui fait une sorte de ville en bois.
Les couvertures sont en papier bitumé. de chaque côté s'étendent des espaces libres de plusieurs hectares de superficie, où nous pouvons nous promener à l'aise, et où les amateurs organisent des jeux de toute espèces, notamment des matchs franco-anglais de foot-ball. Car il n'y a pas que des français ici. Les russes y sont aussi nombreux que nous; il y a aussi un bon nombre de belges et quelques anglais.

Chacun connaît à peu près dix mots d'allemand : "Capout, brout, etc"; avec cela et des gestes de sourds-muets on engage des conversations, pas trop variées il est vrai, mais on arrive cependant à se faire comprendre un peu. Pendant une partie de la journée les prisonniers qui n'ont pas d'exemptions vont à la corvée. Ces corvées ne sont pas très pénibles, et rendent même service aux prisonniers dont quelques sans cela resteraient tout le jour enfermés, surtout en hiver, ce qui serait malsain.
Ces corvées sont très variées; on va chercher des marchandises à la gare en s'attelant à 20 sur une charrette à 4 roues; on va paver la route; avec l'automne nous sommes allés arracher des pommes de terre; cet hiver nous allons enlever le bois mort des forêts de sapins, et comme nous avons 1 h. ½ ou 2 h. de marche pour nous rendre et autant pour revenir nous nous réchauffons bien.
Quand la corvée est de retour, il y a généralement repos, et alors les uns jouent aux cartes, les autres causent, ou chantent. On parle aussi beaucoup de la guerre, et à ce sujet, l'objet des conversations est surtout la date probable du départ, car jamais jour ne fut autant désiré.
Nous avons trois repas par jour : café le matin et une pleine gamelle de "fricot" le midi et le soir. Ne vous inquiétez donc pas tant de m'envoyer des nouveautés à manger, ni de m'envoyer tant de choses. rien qu'avec le pain que vous m'adressez, je me débrouillerai. toutefois un peu de nouveauté fait plaisir, mais inutile de chercher tant à varier, et surtout de m'envoyez des choses pouvant se détériorer. Un peu de chocolat, de beurre, quelques figues et ça suffit ... "











Source: Etoile de la Vendée - Dimanche 18 juillet 1915 - Nos Prisonniers -.
Texte déposé par Joël Lucas



1915    " Lettre de Louis Arnaud, président de la Jeunesse Catholique vendéenne. [camp d'Alten-Grabow, près de Magdebourg (Allemagne) ]

Alten-Grabow, le 1er juin 1915,

... lorsque nous arrivâmes ici, le 1er septembre, on nous casa dans de vieilles baraques, grands bâtiments en planches de 100 mètres de long sur 10 de large, qui servaient d'écuries pour les cavaliers. La construction de baraques confortables où nous avons passé l'hiver n'était alors pas même commencée ... "


Source: Etoile de la Vendée - Dimanche 25 juillet 1915 - Nos Prisonniers -.
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