YVELINES




1638    Saint-Germain-en-Laye  78100      Naissance de Louis XIV.

Le cinquième jour de septembre mil six cents trente huit nasquit dans le chateau neuf de Saint -Germain -en-Laye à onze heures un quart du matin Monseigneur le Dauphin fils premier-né de très chrétien et très puissant Monarque Louis trézièsme de ce nom Roy de France et de Navarre et de très religieuse et illustre Princesse Anne d'Autriche sa très chaste et très chère espouse et fut incontinent après le même jour ondoyé par le Réverend Père en Dieu Messire Dominique Ségnier Evesque de Meaux et premier aumosnier de Sa Majesté avec les eaux baptismales des fonts de la paroisse dudit lieu de Saint-Germain-en-Laye baillées et livrées par M Cagnyé prêtre et curé de la dite paroisse

Source: Registre paroissial de Saint-Germain-en-Laye (78)


Texte déposé par Chantal FURGAUT

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1638    Senlisse  78720      "...il sera un jour un grand et St Roy de France."

Le cinquiesme de septembre mil six cent trente huit entre dix et onze du matin nasquist un dauphin a la France dans St Germain en Lays avec la reiouissance de tous les francois qui ont estimez cette naissance estre arrivee plustost par miracle (et) revelation (que) par nature et voye ordinaire ce qui presage qu'il sera un jour un grand et St Roy de France , est ce que luy souhaitte. son tres humble et obeissant ... et curé soussigné.

Source: Registre paroissial de Senlisse (78)
Texte déposé par Claudine

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1639    Jambville  78440      Quand ça sent la justice expéditive !!!

Jean BOULAIN berger de Mr De Gaillon fut tué le 23e daoust 1639 dun coup de carabine a fusil par un laquais dans la cuisine dudit Sieur de Gaillon et le mesme joour fut inhumé et enterré au cimetière de Jambville"

Source: BMS de Jambville

Texte déposé par Laetitia Filippi
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1643    Senlisse  78720      Mort de Louis XIII roi de France et de Navarre.

Le 14ème jour de may mil six centz quarante trois
expira Louys treize Roy de France et de Navarre et la
quarante deuxiesme de son aage non encore révolu, apres
avoir regne justement trente trois ans et ce qui ne se peut concepvoir
sans merveille, le mesme jour du mesme mois, la mesme
apres diner(?) qui fut sur les deux heures et un quart apres midy,
mourut Henry le grand son pere tous deux d'eternelle memoire
Jour que cette double perte nous feroit appeller malheureux si
notre Sauveur ne l'avoit choisi cette annee pour le jour de
sa triomphante Ascension et pour celle de cette ame bien
heureuse qui siege maintenant dans le ciel . C'est ce que
luy souhaitte son tres humble s...... et curé de l'Eglise parroissialle
Notre Dame et St Denis de SENLISSE, soubsigne.

Un grand merci à Jean Louis MARTIN pour être venu à bout de cette difficile transcription, acte qualifié de "bouillie à chat" par Laurence DORE que je remercie également pour son super coup de pouce.

Source: Registre paroissial de Senlisse (78)
Texte déposé par Claudine

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1666    Garancières  78890      Une procession pour demander de l'eau.

Le dimanche trente may mil six cent soixante et six, nous avons conduit notre procession à Neauphle le Vieil, pour demander de l'eau. Nous nous rencontrasmes vingt cinq paroisses voisines, la pluie commença auparavant que la messe si ensuite de laquelle on fit la procession, quoyqu'il plu en abondance, l'on porta les reliques et une partie de la Vierge d'Aaron que l'on croit de Neauphle, l'on l'a mis dans un bassin, le prieur versa de l'eau et puis l'on chanta le Te Deum et un chacun se retira avec bien de la peine à cause de la pluie.

PALLIART, curé de Garencieres


Source: Registre paroissial de Garancières 78

Texte relevé par Maurice COCHARD

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1670    Gargenville  78500      Un mariage devant notaire (les commentaires du curè).

le 22 è de mars , Claude Brunet et Anne Petit , sur le refus que je leur fis tant à cause du Caresme que pour les cérémonies et conditions requises au mariage non observées , protestèrent et déclarèrent devant le Saint Sacrement en ma présence et celle de leurs méres et frères , du notaire et des tesmoings à ce appellés par eux qu'ils se donnoient la foy réciproque de mariage pour arrester le procès et le scandal qui estoit au sujet de l'espouse engrossée par l'époux dont ils ont pris acte à eux octroié par Jaque Drocourt , notaire susdit , signé desdits parents et amis .

Source: registres paroissiaux de Gargenville 1670
Texte déposé par Chantal FURGAUT

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1672    Meulan paroisse St Jacques  78250      Election de sage-femme.

Le jeudi douzieme ior (=jour) de may audit an devant Messire Jacques DE BATHENCOURT, prêtre bachelier en theologie curé de St Jacques du fort de Meullan diocese de Chartre ayant esté fait elexion d'honneste femme Nicole BERAULT veuve de deffunt Martin FELIX maitre chirurgien demeurant en la ville de Meullen pour exercer loffice de sage femme suivant les reglements de ce diocese a ce jourd'huy fait le serment acoustumé et entel cas requis et juré sur les Saints evangilles dans ladite eglise de bien et devemt sacquitter de ladite charge dequoy le présent acte enregistré dans le present qui luy a esté acordé et asigné audit registre de la minutte avec nous, et lextraict luy sera delivré pour luy servir et valoir insy que de raison.

Source: Registres paroissiaux Saint-Jacques de Meulan année 1672 Texte déposé par Laetitia Filippi
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1676    Sartrouville  78500      Cimetière polué.

Réconciliation du cimetière pollu par l'effusion du sang causé en icelluy par violence dimanche dernier jour de la purification suivant la commission à moy donnée par Monseigneur l'archevesque de Paris le mercredi 5e des dits mois et ans signé Sr archevesque de Paris et plus bas par Monseigneur MORANGE avec paraphe. Signé: P.CASAULT

Source: Texte extrait des registres par Pierre CASAULT, curé de Saint-Martin en date du 6 Février 1676 .
Document tiré du N°84 de la revue STEMMA





1676    Chambourcy  78240      Actes insolites...

Ce cinquiesme aoust 1676, par moy prestre prieur curé de cette église de St Saturnin de Chambourcy a esté inhumée Jeanne Hanouelle, femme de Germain Prieur agée de cinquante ans, ayant seulement receu l’extrême onction, elle n’a peu recevoir les autres sacrements parce que étant tombée du haut d’un arbre elle a perdu l’usage de toute parolle et de tous ses sens pendant les trois iours qu’elle est demeurée en l’agonie ensuite de sa chutte. Le dit enterrement a esté faict en présence de ses amis.

Ce quatorziesme aoust 1676 par moy soussigné prestre prieur curé de cette église de St Saturnin de Chambourcy a esté inhumé Noel La Borne, agée de trente deux ans ou environ, femme de Jean Seuré après avoir receu l’extrême onction la veille de sa mort On ne luy a peu donner le viatique ny la confesser parce que incontinant qu’elle a esté délivrée de son fruit dans sa couche elle est tombée en apoplexie dont elle n’est pas revenue et est morte ainsy. Elle s‘estoit confessé, communiée quinze iours d’avant selon la coustume des femmes mariées qui sont enceintes dans cette paroisse. Fait en présence des ses parents et amis.

Ce vingt troisiesme aoust 1676 par moy soussigné prestre prieur curé de cette église de St Saturnin de Chambourcy a esté inhumé Mathurine Segard, veufve de feu Jacques Ciret, agée de 70 ans, après avoir receu le viatique ensuitte de sa confession. L’extrême onction ne luy a pas esté donné parce que ses parents ont esté surpris, croiant qu’elle se portoit mieux. Tout d’un coup, elle a passé entre leurs mains. Son inhumation a esté faite en présence de ses amis.

Ce vingt et uniesme septembre 1676 par moy soussigné prestre prieur curé de cette église de St Saturnin de Chambourcy a esté inhumé Jean Viel de la paroisse de Pussay vers St Clair en Normandie qui estant demeuré malade dans ce lieu de Chambourcy y est mort assez subitement en sorte que ce qu’on a peu faire a esté de l’entendre en confession. Le lendemain comme j’estois allé dans l’estable ou il estoit pour y disposer a recevoir le viatique, j’ay trouvé ce pauvre homme mort. Ses funérailles ont esté faites en présence de Charles Mahieu, Yves Coulon, Segard, Pinson et plusieurs habitans.

Textes déposés par Annik Rochereau

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1684    Versailles  78000     Construction de l'église Royale Notre Dame de Versailles.

En marge : Acte deLaCerémonie pr. la positionde la premiere Pierre de L'eglise de Versailles.

A LA GLOIRE DU NOM DE DIEU Et DeLa Ste Vierge Marie. Loüys Le grand Roy de france et de Navarre Le Belliqueux, Le Conquérant, a fait Elever L' Eglise parroissialle de Versailles et enâ poserSolennellement La premierepierre Le dixieme Jour demars de L'an de grace mil six cent quattrevingts quattre Et La quarantunième de son heureux Et florissant Regne. Nulle autre main ne pouvant fonder plus JolieDemeurent Les Temples du Vray Dieu que celle qui â renversé Les Temples de et heresie Mons. francois de harlay archevesq de Paris Duc et Pair de france et en â fait La Ceremonie assisté deses officiers et Du Clergé deladite parroisse.

Source : registre paroissial
Texte déposé par M-V AUBERNON-GAULUÉ

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1694    Les Clayes-sous-Bois  78340      La courte et triste vie du petit Michel.

L'an mil six cent quatre vingt quatorze, le vendredy vingtième jour d'aoust sur les onze heures du matin a été trouvé un enfant masle exposé sur le grand chemin de Villepreux à Neauphle, terr(it)oire des Clayes qui paroissoit estre né de mesme jour, par Estiene Laborne demeurant à Plaisir et Laurent Poullallier demeurant à Villepreux lequel nous ayant esté apporté et présenté par Michel Forest cabaretier demeurant en cette paroisse et par Marie Levesque, veuve de Louis Mahieu, parrein et marreine, il a esté baptisé sous condition par moy curé soussigné et led(it) parein l'a nommé Michel en foy de quoi il a fait sa marque ordinaire et la mareine a signé le présent acte avec moy

L'an mil six cent quatre vingt quatorze le vingtième jour de septembre est décédé Michel qui avoit esté trouvé dans le grand chemin il y a un mois et le meme jour son corps a ete inhumé dans le cimetiere de ce lieu par moy curé soussigné

Source: BMS des Clayes sous Bois
Texte déposé par Olivier Jeannot
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1694    Brueil-en-Vexin  78440      Histoire de noircir du papier!!!

4 Janvier 1694

Icy entre les quatorze et quinziesme feuillets du registre commencé les six et septiesme jours de mars 1689 immédiatement ensuitte des deux actes signés J HAVARD prestre datées lun des vingt un et vingt deuxiesme jours et l'autre du 23e jour de février 1692 j'ay attaché ces autres presents registre où sont contenus sans omission d'aucun tous les autres faits en cette eglize de Brueil depuis le dit jour 23e février jusqu'au dernier de decembre de ladite année 1692 et j'ay barré tout el contenu audit quinziesme feuillet avec les six lignes qui sont au commencement du seiziesme dautant que ce ne sont que des coppies, que j'avois commençées pour les raisons que l'on peut lire a la fin de la première, dont les originaux sont au commencement dudit présent registre. J'ay aussy barré les nombres où tantiesme que j'avois escrit en haut des feuillets dudit registre commencé en juin 1689 depuis le 17e jusqu'au 24e et dernier feuillet, et entre lesdite quinze et seiziesmes feuillets j'ay en outre attaché un autre registre, dans lequel sont escrits tous les actes faits en cette dite églize pendant le cours de l'année 1693. J'y escrivais, Dieu aidant, ceux qui s'y feront à l'avenir et après qu'il sera rempli, je continûray de les escrire dans ce qui reste de papier blanc audit seiziesme feuillet, et dans les suivants jusqu'à la fin dudit registre commençé en juin 1689 en sorte que de ces trois registres il ne s'en fasse qu'un, où tous les actes sont de suitte, sans omission d'aucun et sans qu'il y demeure aucun blanc, et de peur qu'il n'en demeure je prolonge exprès cet avis et après qu'il sera fini je barreray ce qui demeurera de blanc.

Si pour satisfaire à l'édit du mois d'octobre 1691 dont il est parlé au commencement dudit présent registre l'on demande la grosse du registre de chaque année, vous trouverez escrite sur la couverture du présent la quittance signée du Sieur Trémolière receveur des tailles à Mante par laquelle il se voit que je luy ay fourni la grosse de l'année 1692 mais veu que ces messieurs ne se mettent guère en peine des grosses pourvuqu'ils aient les quarante sols, à quoy notre églize est taxée pour chaque année, aussy ne m'y suis-je guère mis d'achever celle que j'ay commençées pour l'année 1693, laquelle vous acharnerez si bon vous semble et la délivrerée avec les autres, si on vous les demande.

Je vous laisse tous les registres destinés à cet estat et au commencement de chaque registre destiné pour vous servir de minutte, vous trouverée attachées les quittances desdits 40 sols paiés par le marguillier pour chaque année. après que ces trois registres ainsy réduits en un seront entièrement remplis, comme dit est, l'on pourra attacher ensemble celuy qui nous est desja fourni pour la présente année 1694 et ceux qui le seront les années suivantes, afin d'en estre de mesme, car il faut avoué que c'est un crime, mais un crime repréhensible devant Dieu et les hommes de voir la plus part des registres des parroisses dans les délabremens dans lesquels on les voit, soit par la négligence, soit par l'ignorance, où par (degence) de ceux qui par leur office sont obligé en conscience d'en avoir soin, et ce n'est pas sans grande raison que le Roy fait à ce sujet de si belles loix mais c'est un grand mal qu'elles ne sont pas observées.

Quel désordre, par exemple, n'est-ce pas, que d'escrire à la haste le jour du batesme d'un enfant, sans marque, autant qu'il se peut, l'heure et le jour de sa naissance ? de marquer le jour d'un mariage, sans parler de fiançailles, ny de bans, ny de réception des sacremens le jour d'une inhumation, sans parler si le défunt a receu les sacremens, ny en quel jour, et lieu il est mort ? et ainsy d'autres si vous voulée, mon cher lecteur, observer mon stile et le p.re, je croy que vous ne ferré que bien sur tout priée pour moy à Dieu ce lundy après midy 4e jour de janvier 1694
DE ROHAIS


Source: Registres paroissiaux. Texte déposé par Laetitia Filippi
Lui écrire Fil d'Ariane 95 et 60 Voir son site



1694    Brueil-en-Vexin  78440      Parents indignes??? ultime misère??? va savoir!!!

21 Juillet 1694

Ce mercredy sept heures de matin pendant que nous disions le SS (=Saint Sacrement) 12e juillet, dans lestable de Denis CLEMENT habitant de ce lieu est décédée une pauvre petite fille qui paroissoit aagée de cinq à six ans, auprès du corps delaquelle nous avons trouvé une autre pauvre petite fille qui nous a dit s'appelle Marie et estre soeur aisnée de la desfunte qui s'appeloit Jeanne, et estre filles d'un homme connu en la paroisse de Sailly sous le nom de petit GALLOIS et que leurs père et mère les avoient laissées et abandonnées disants mourir et qu'on veut enterre hors ou dedans où l'on voudra depuis lequel tems on nous a dit que ledit GALLOIS s'appelle Jean et fait du cerceau à Vaux sous Meulan et leur mère sa femme s'appelle Elizabeth TRIPET, le petit corps de la quelle desfunte nous avons inhumé dans notre cimetière requeste dudit CLEMENT présent avec Mathieu JORRE escri desdits jour mis et an."

Source: Registres paroissiaux. Texte déposé par Laetitia Filippi
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1694    Hardricourt  78250      ...le peché d'adam a été la cause de celui que nous contractons...

Il ny a rien dit St ang qui soit plus constant que le péché originel et rien aussi qui soit plus difficile a comprendre et a expliquer.

nihil ad predicandum notius nihil ad intelligendum secretins.

St Paul a tres bien developpé la cause et les effets du péché originel ( ) la desobéissance d'adam aux humiliations de J.C. ; il aprend que comme Jesus Chrit a eu sa justice propre qui a été meritoire de la nôtre, que le peché d'adam a été la cause de celui que nous contractons quil nous a communiqué et est devenu interieur et propre a chacun de ses ( ) comme la grace de J.C. se communique interieurement a ses elûs : ou la lepre, la peste et les autres maladies contagieuses, passent des parents a leurs enfans. Ce nest pas seulement la peine du péché d'adam que nous contractons mais son peché même.

St ang. sest apliqué aprouver que les petits enfans naissent avec ( ). d'adam ; comme ils souffrent la mort qui est la peine de le peché, cest necessite quils en ayent contracté la faute ; et comme la grace de (.) les rend justes devant Dieu, il faut quils soient souilles devant (nos) yeux avant que de recevoir ce sacrement.

Les parenthèses signifient que les mots sont dans la reliure, donc illisibles.

Source: Registres paroissiaux. Texte déposé par Laetitia Filippi
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1697    Hardricourt  78250      jay fait la benediction du nouveau clocher...

Le vint et un jour daoust 1697 par la permission que javois receue de monsieur labbé de Croissy apnt evesque de Montpelier ; jay fait la benediction du nouveau clocher de notre Eglise ; bâti par messire Louis Charles DEMÉ des Chesnais Seigneur de cette paroisse ; Et le meme jour par la permission de monsieur labbé des Marests grand vicaire de pontoise successeur de mondit Seigneur de Montpellier Jay fait la bénédiction des Images de St Germain et St Louis assisté de François CAUMONT mon neveu en la pnce des habitants de cette paroisse dhardricourt
CAUMONT curé dhardricourt


St Louis et St Germain patrons et titulaires
Intercedez pour nous, soyez nos tutelaires

Source: Registres paroissiaux. Texte déposé par Laetitia Filippi
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1700    Oinville-sur-Montcient  78490      Election d'un marguillier.

10 octobre 1700

Nous soussigné curé et habitans de la paroisse de Saint Severin d'Oinville étant assembles a la tablette au son de la cloche a la maniere accouttumée pour faire lelection dun marguillier de la cure et fabrique bon et solvable lequel etant chargé de rendre compte des dossiers de l'eglise avons eleu dune commune voix Maximilian Aumont pour cette presente annee a commencer des ce jour lequel se charge de rendre un fidel compte de tous les deniers de leglise fait ce dixe octobre mil sept cens en presence des habitans cy apres nommés Louis Renard Philippe Duvivier Philippe Renard Gaucher Guerpin Nicolas Commissaire Louis Lay François Michaut

Source: Registres paroissiaux. Texte déposé par Laetitia Filippi
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1701    Montfort l'Amaury  78490      Pillage après la tempête.

A monsieur le bailly ducal de Montfort ou son lieutenant.

Supplie humblement le procureur ducal , disant qu'il s'est fait ce jourd'huy un si grand vent , et tempeste , qu'une grande partie du corps et d'un bâtiments du château de cette ville sont tombés et qu'il s'est trouvé dans le dit château et dehors un grand nombre de pierres et de morceaux de bois de charpentes bons encores à servir et mettre en oeuvre qui ont été enlevés par plusieurs habitants voisins du château et autres du dit Monfort pour brûler ou employer à leur usage particulier , pour quoy le suppliant est obligé de se pourvoir. Ce considéré , Monsieur , il vous plaise ordonner que deux huissiers du bailliage de transportent incessamment ès maisons desdits particuliers et lieux en déppendants pour faire recherche et perquisition des dittes pierres et bois de charpentes , les feront enlever si ce peut , ou en feront leur procès verbal et en chargerons les dits particuliers et vous ferez bien . LEMAIRE

Réponse du bailly

« Nous ordonnons à Jacque Cornu et Petit nos huissiers de faire la perquisition requise et en dresser procès verbal , ce 2 febvrier 1701 » PERCHERON

Source: Texte extrait AD 78 cote 1399 .
Texte déposé par Jacques Willeput. C G de Saint Arnoult en Yvelines
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1708    Sartrouville  78500      Paiement en nature.

En marge de l'acte de décès de Pierre Delestre, le curé Boudt écrit:

"j'ai eu quatorze voyages de son cheval pour mes droits de sépulture".

Source: Texte extrait des registres paroissiaux en date du 10 mars 1708.
Document tiré du N°84 de la revue STEMMA





1709    Sartrouville  78500      Pénitence d'un tageur.

Le 22 mars, alexandre Mallard fils de Jacques dit Piègue fit amande honorable devant l'autel de la Sainte Vierge en réparation de son impiété d'avoir fait la figure d'un pendu sur le dos d'un banc près de cet autel et par grâce on se contentas qu'il la fit devant messire Quentin Boudet docteur de la Sorbonne curé de cette paroisse, de Jacques Lanquy vicaire et Henry Adrien Coquet chapelain de ce lieu en foy ces trois prêtres ont signé les jours et an que dessus.

Source: Document tiré du N°84 de la revue STEMMA





1712    Sartrouville  78500      élection de sage-femme.

Marie HACHET, femme en seconde nopces de Nicolas LE LIEVRE, garde des plaisirs de sa Majesté, de cette paroisse, a presté le serment de sage-femme en la paroisse et autres lieux, lecture par icelle de la forme de Juré en tel cas requise en la présence de Louis SIFFLET Maître chirurgien. La dicte HACHET a déclaré ne scavoir signer.

Source: Texte extrait registre des baptêmes 29 mai 1672.
Document tiré du N°84 de la revue STEMMA





1715    Poissy  78300      Contrat Ancienne Embauche de tailleur d'habits.

Contrat apprentissage Nicolas Labbé chez Pierre Vignon 24/05/1715 et 07/12/1716

Furent présens Jacques Butel, marchand et Anne Lemaistre, sa femme qu’il autorise à l’effet des présentes demeurant à Poissy, lesquels, pour faire le proffit et avantage de Jacques Labbé, fils mineur de deffunt Louis Labbé et de ladite Lemaistre, qu’ils certiffient filèle, ont reconnu et confessé l’avoir obligé et mis en apprentissage de ce jour pour trois années entières et consécutives avec Pierre Vignon, tailleur d’habits audit Poissy, présent, acceptant, pour ce comparans, qui a pris et retenu ledit Labbé pour son aprenty, auquel durant ledit terme, il promet et s’oblige de montrer et enseigner sondit mestier et tout ce dont il se mesle et entremet en iceluy, le nourrir et au surplus lesdits Butel et sa femme le logeront, blanchiront et entretiendront de tous habits, linge, chaussure et autres choses ses nécéssités. A ce faire estoit présent ledit aprenty qui a eu ce que dessus pour agréable et promis apprendre ledit mestier de son mieux, d’obéir à sondit maistre en tout ce que luy commandera de licitte et honeste, faire son proffit, éviter domage et s’il vient à sa connoissance ….. sans pouvoir s’absenter ny aller demeurer ailleurs durant ledit terme, auquel cas d’absence lesdits Butel et sa femme s’oblige de le ramener au service de sondit maistre pour parachever le temps que pouroit lors rester à l’exposé des présentes et pour la faveur desquelles a été convenu de la somme de soixante livres lesquels les dits Butel et sa femme ont promis et se sont obligés solidairement l’un pour l’autre sous les renonciations de droit … de bailler et payer audit Vignon en sa demeure audit Poissy ou au porteur, scavoir trente livres dans le quinze aoust prochain venant et le surplus dans dix huit mois de ce jour. Aussy après a esté convenu qu’attendu ledit aprenty est petit clerc déservant les messes et offices qui se disent en l’église des dames Ursulines que ledit aprenty yra tous les jours au matin à l’heure ordinaire ainsy que sondit maistre le consent pour faire lesdites fonctions pendant tout le tems qu’il plaira auxdites dames sans que pour raison de .. sondit maistre puis demander aucun suplément de temps du présent aprentissage. Promettant. Bien obligeant renonçant. Fait et passé à Poissy en l’estude du notaire royal soussigné le vint quatre may mil sept cent quinze avant midy en présence de Jean Lemaistre, maître serrurier à Poissy et du sieur Bernard Foubert maître….

les partyes à l’exception dudit Vignon qui a déclaré ne scavoir escrire ny signer de ce faire interpellé suivant l’ordannance.

signé :iacue butelfoubert
anne le maistre
jacques labéJeanlemaistre
Patin de Brulein
En marge :

Et le sept décembre mil sept cent seize est comparu par devant le notaire sus et soussigné ledit Vignon, maître tailleur cy après nommé, lequel a reconnu et confessé avoir reçu de Jacques Butel aussy cy desnomé la somme de soixante livres qu’il s’estoit obligé luy payer pour les cause énoncées audit brevet, dont quittent sans préjudice au surplus de l’éxécution d’iceluy pour le temps qui en reste à expirer. Fait et passé à Poissy en l’estude les jour et an susdits en présence des sieurs Hiérosme Foubert et Pierre Martin, bourgeois de Poissy y demeurant, maîtres tailleurs qui ont signé et quant audit Vignon a déclarer ne scavoir escrire ny signer de ce fait interpellé suivant l’ordonnance.

signé : foubert
martin
Partn de Brulein


Source: A.D Yvelines
Texte déposés par Annik Rochereau
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1715    Versailles  78000      Décès de Louis XIV.

Le premier jour deSeptembre deL an milsept cens quinze est decedé Tres hauttres puissant entre ExcellentRoy defrance Louis quatorze deglorieuse dans sonchât.(château) et transporté a StDenys Leneufvieme duditmois enpresence deMr Jean Dubois chanoine deSt. quentin chappelain ord. dela musiqueduRoy etMrPierre Manoury ptre dela cong.dela mission qui ontsigné avec nous.

Source: registre paroissial
Texte déposé par M-V AUBERNON-GAULUÉ

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1715    Versailles  78000      Acte de décès du Roi Soleil.... Un complément d'information surprenant.

La mort du Roi-Soleil provoqua chez les serviteurs du monarque une commotion si intense que leur esprit fut la proie de multiples troubles, et parfois de la plus complète hébétude.
L’acte de décès du roi, dans le registre paroissial de Notre-Dame, à Versailles, en porte le curieux témoignage.
Louis XIV rendit l’âme le 1er septembre 1715, et l’inscription de cet évènement historique sur le registre mortuaire fut omise… vous entendez bien… pendant… 47 jours !
C’est en effet seulement le 17 octobre que les fonctionnaires qui avaient perdu la tête la retrouvent, et portent sur le « Grand Livre de la mort » cette inscription rituelle.
L’oubli fut donc réparé, et l’on enregistra le décès du roi sur le registre commun des décès de Versailles… comme pour tout le monde :

« Le premier jour de septembre de l’an mil sept cens quinze, est décédé très bons, très puissant et très excellent Roy de France Louis Quatorze, de glorieuse mémoire, âgé de soixante et dix sept ans, dans son château, et transporté à St. Denys, le neufvième dudit mois, en présence de Mes. Jean Dubois, chanoine de St. Quentin….. »

C’est alors son arrière-petit-fils Louis, âgé de cinq ans, qui lui succède et devient roi sous le nom de Louis XV, et qui sera lui aussi un grand monarque.

Mais le hasard est bien malicieux… !

Le même jour, 17 octobre, mourait « Elizabeth Prudence », âgée de cinq ans, fille de Charles Berger et de Magdeleine Moyen, son épouse, d’illustres inconnus du village de Versailles, qui avaient dû voir souvent passer le roi qui, pour eux, était sans doute inaccessible.
On inscrivit également le décès de cette petite fille, le hasard voulant que la transcription en soit faite juste après celle du roi, soulignant ainsi que la fortune, les titres, les couronnes s’estompent et disparaissent aux portes du tombeau : l’égalité devant la mort. La richesse, la puissance, la magnificence n’y font rien… la « grande faux » emporte tous les humains, chacun à leur tour. Quelle leçon ! N’est-ce pas là une justice universelle ?

Mais, dans un registre paroissial tenu par un curé de la région de Blois (1715), on peut relever le « commentaire » suivant :

« Louis XIV, roi de France et de Navarre, est mort le 1er septembre dudit an, peu regretté de tout son royaume, à cause des sommes exorbitantes et des impôts si considérables qu’il a levés sur tous ses sujets. »

Texte déposé par Jean-Pierre BERNARD.
Sources :
- registre paroissial de Notre-Dame de Versailles. - « Quelques reliques émouvantes de l’histoire de France », Ed. Maurice Devrès (Editions M.D.), Paris 7ème (date inconnue).

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1717-1724    Meulan  78250      Noyades, encore et encore !!!.



1717

Lan mil sept cent dix huit le vingt septe jours de mars a esté inhumé au cymetière de cette paroisse Notre Dame de Meulent le corps d'un homme noyé trouvé dans la rivière par Pierre TAILLEFER maître pescheur sur cette dite paroisse sans aucune marque qui lait fait reconnoistre lequel apres avoir esté visité par Messieurs de la justice du lieu nous a esté présenté pour luy donner la sepulture que nous luy avons donnée le 27 mars en presence d'Estienne CEZIL, d'Adrien MORICE et autres qui ont avec nous signé en loriginal.

1718

Lan mil sept cent dix huit le dix aoust a esté inhumé par moy soussigné par moy soussigné prestre docteur de Sorbonne curé de cette paroisse Notre Dame de Meulent dans le cymetière de ladite paroisse le corps d'un garçon qui paroisse agé denviron quatorze a quinze ans vestu dune chemise et d'une culotte seulement trouvé noyé dans la rivière de Seine au dessus de la chapelle de Thun lequel na point esté reconnu en la presence de Antoine BAUX, Jean Baptiste MARLINGUE, de Pierre Nicolas DESVIGNES frère de la charité de cette ville ont enterré ledit corps et signé avec nous en loriginal.

1719

Lan mil sept cent dix neuf le quatorzième jour davril a esté inhumé dans le cymetiere de cette paroisse Notre Dame de Meulan par moy soussigné prestre docteur de Sorbonne curé de cette dite paroisse le corps d'un homme quels pescheurs de cette ville ont trouvé noyé dans la rivière de Seine et amené par les dits pescheurs au port sur cette dite paroisse lequel corps vestu dun justeaucorps bleu parement rouge bouttons destain qui paroissoit agé d'environ soixante ans barbe avec moustache en présence de Jacqus BAUX, Thomas DE BARE, Antoine BAUX prevost et frère de la charité et autres qui ont avec nous signé en loriginal

Lan mil sept cent dix neuf le neufe jour de may a esté inhumé dans le cymetière de cette paroisse par moi prêtre vicaire de cette dite paroisse Notre Dame de Meulan le corps dun homme dont on ne sçait point le nom dans sa demeure qui a tombé dans un bastiment et cest tué sur cete dite paroisse le tout après procez verbal fait a la requeste de Monsieur le procureur du Roy le huitième dudit moi et an et que lon a apris par Laurent BOUAFLE huissier archer de la prevosté de Mante que le deffunt sapelle Jean Aubin de la paroisse de Porcheville et a avec nous signé le present acte et ont assisté à ladite inhumation Denis HURÉ, Nicolas NICOLLE, Louis BOUCHER et autres qui ont avec nous signé en loriginal

1721

L'an mil sept cent vingt et un le deux juillet le nommé Mathurin GAL voiturier demeurant à St Germain en Laye agé d'environ quarante ans trouvé mort sur le chemin de Paris près le château de Thun sous une charrette chargée quil conduisoit et dont il a été étouffé par le renversement de la ditte charrette, dont proces verbal et visitte ont été faits par justice ce jourd'huy a été inhumé dans le cymmetière de cette paroisse par moy soussigné prêtre docteur de Sorbonne curé de la paroisse de Notre Dame de Meulent en présence d'Estienne BLANCHON marchand de Maximilien GEANT aussi marchand, de Jacques DUPUIS, et de Jean MARTIN frères de la charité demeurant tous en cette ville qui ont avec nous signé le présent acte

1724

Lan 1724 le quinze mars un jeune garçon trouvé noyé dans la rivière de Seyne ayant l'œil gauche poché de poil noir agé d'environ quinze ans après la visitte faitte par Messieurs les officiers du baillage de ladite ville a été inhumé dans le cymmetière de cette province par nous prêtre curé dicelle soussigné en présence de Maître Jérome FRANCOIS procureur audit baillage prévot de la confrairie de la charité, du Sieur Marin CHEVREMONT échevin de cette ville et de Jean B. LENOIR de cette paroisse qui ont avec nous signé le présent acte.

Lan 1724 le vingt huit mars le corps mort du Sieur Jean Baptiste Hébert DORGEMONT Receveur général des domaines et bois de la généralité de Caën demeurant à Paris rue du hors chenet trouvé noyé dans la rivière de Seyne âgé denviron quarante cinq ans après la visitte faitte par Mrs les officiers du baillage de cette ville a été inhumé dans le cymmetière de cette paroisse apr moy prestre curé dicelle soussigné en présence de Mr Jérome FRANCOIS procureur audit baillage prévot de la confrairie de la charité, du Sieur Marin CHEVREMONT échevin de cette ville, de Jean DROCOURT, de Gabriel HURÉ, tous de cette ville qui ont avec nous signé le présent acte.

Source: Registres paroissiaux. Texte déposé par Laetitia Filippi
Lui écrire Fil d'Ariane 95 et 60 Voir son site



1722    Carrières St Denis  78420      Le ban des vendanges.

Ce jourdhuy, assemblée generalle des habitants de ce lieu a esté convoquée devant nous en la geolle et auditoire de ce baillage en la présence du procureur fiscal à la diligence de Toussaint Sarazin, leur procureur sindic, pour l'ouverture des vendanges prochaines, en laquelle assemblée, du consentement unanime desdits habitants et dudit procureur fiscal, ouvertures desdites vendanges a esté indiquée et fixée par nous, sous le bon plaisir desdits seigneurs, à lundy prochain pour lesdits seigneurs et au lendemain pour lesdits habitants, avant lequel terme, faisons deffences à touttes personnes de vendanger leur terroir à peine de confiscation desdites vendanges et de cinquante livres d'amende, faisons aussy deffences pour les mesmes peines et mesme à prison, à touttes personnes d'aller graper sur ce terroir avant huitaine après lesdites vendanges finies, enjoignons aux messiers de continuer leurs fonctions jusqu'en tenir d'arrester le contrevenant et ceux qu'ils trouveront faire paistre leurs besteaux et coeuillir des feuilles et vignes dans les héritages en vigne d'autruy, et a ce que nul n'en ignore, sera le présent règlement lu et publié en la manière accoutumée.

Source: Registre de greffe
Archives Départementales - série B - carton 224
Texte déposé par Alain Millot
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1723    Jambville   78440      Un marguillier mauvais comptable ou indélicat ???

"Le 25 septembre mil sept cens vingt trois nous François Gaston LEBAR prêtre licentié de Sorbonne curé d'Arthie doien de Magny commis par Monsieur labbé de Canappeville archidiacre du vexin françois vicaire général du diocèse pour le vénérable chantre de Rouen le Siège Archepiscopal vacant avons fait la visite de la paroisse de Jambeville dans le dit doienné et dans notre visite nous avons approuvé la nomination de Jean CHA(NTIN). pour marguiller tresorier de leglise et d'Antoine NICOLE pour second tous deux habitans de la paroisse enfoi de quoy nous avons signé.

LEBAR doyen de Magny
Et sur la plainte qui nous été faitte quil y a eu un marguiller dans ladiste eglise environ depuis vingt trois ans qui na pas rendu ses comptes ni remis largent entre les mains de ses successeurs dans laditte charge de marguiller nous avons authorisé monsieur le curé conjointement avec les nouveaux marguillers de faire les poursuittes commencées pour le contraindre et ceux qui l'ont suivis dans la même charge sans rendre leur compte. Enfoi dequoy nous avons signé lesdits jour et an que dessus.

LEBAR doyen de Magny


Source: BMS de la paroisse de Jambville
Texte déposé par Laetitia Filippi
Lui écrire Fil d'Ariane 95 et 60 Voir son site



1723    Lanluets Sainte Gemme   78810      Un orage effroyables vint fondre sur l'église

Relevé dans les registre paroissiaux de Lanluets Sainte Gemme (Yvelines, actuellement rattachée à Feucherolles) écrit d'abord en marge du registre, puis comme un acte normal après le changement de page.

Le lundi vingt un juin 1723 entre dix et onze heures du matin un orage des plus effroyables vint fondre sur l'église de cette paroisse le tonnerre tomba sur le clocher le foudroyant en plusieurs endroits en arracha plusieurs grosses pierres eraffla une grosse poutre du beffroy par le haut. Etant entré dans l'eglise par de petites crevasses qui sont au dessus du grand crucifix qui est entre le choeur et la nef, il en éclata la Croix du haut en bas, ensuite il déchira le voile de Sainte Barbe et la nappe de l'autel de la vierge renversa les pots et les chandeliers dudit autel, laissa une teinture violette sur un des gradins et vint éteindre un des cierges qui étaient allumées au maistre autel où je disais la messe et laissa une fumée sulphureuse et si épaisse autour de moi qui me déroba à la vue de mes paroissiens qui étaient en grand nombre dans l'église; j'en étais au second mémento quand tout ce fracas arriva ; personne ne fut blessé, par une protection visible du Ciel.
signé Bayvet , curé de Feucherolles et de Davron.                


Source: Texte extrait du registre BMS.
Texte déposé par Christian Sourdaine.
Texte relevé par Olivier Jeannot.
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1727    Sartrouville  78500      Abjuration.

Le 31e de may, veille de Pentecoste, je curé souss recéu publiquement dans mon église et par la permission de mon Archevesque Louis Antoinne de NOAILLES Cardinale du titre de Ste Marie survenue lad permission en datte du 5e de mars 1727 signé GOULARD vic g et plus bas ASSOLENT sous secrétaire l'abjuration de Houllerich HUGOT cy-devant de la religion protestante soldat suisse de la compagnie de SENLIS. En foy de quoi il a signé le présent en présence du Révérent Pére EDOUARD des Augustins dechaussez et de Jean-François THIERY Recolet et de Guillaume DAMOURETTE vicaire de cette paroisse lesquels ont signés avec nous le dit jour et an.

Source: Texte extrait des registres paroissiaux .
Document tiré du N°84 de la revue STEMMA






1728    Poissy  78300      Contrat Ancienne Embauche de cordonnier.

Contrat Apprentissage Pierre Vignon chez Nicolas Duperray 3 avril 1728

Fut présent Pierre Vignon, maître tailleur d’habits demeurant Poissy, lequel pour faire le proffit avantage de Pierre Vignon, son fils, lequel il certiffie fidèle l’a par ces présentes obligé et mis en apprentissage de ce jour pour deux années entièrres et consécutives avec Nicolas Duperray maître cordonnier demeurant à Poissy, à ce présent et acceptant, qui a pris et retenu ledit Vignon fils pour apprentif auquel, durant ledit temps, il promet et s’oblige et de montrer et enseigner sondit métier de cordonnier et tout ce dont il se mesle et entremet en iceluy, le traiter doucement et humainement comme il appartient et de le loger au surplus sondit père promet et s’oblige de le nourrir, blanchir et entretenir selon son estat de tous habits, linges et autres choses, ses besoins et nécessités. A ce faire estoit présent ledit apprentif qui a eu ce que dessus pour agréable, a promis apprendre ledit mestier de son mieux, suivre fidellement son maître et luy obéir bien en tout ce qui luy commandera de licitte et honnete, sans pouvoir s’absenter ny aller demeurer ailleurs pendant ledit temps sous tel peine qu’il plaira à justice ordonner. Promettant, obligeant, renonçant. Fait et passé à Poissy a l’etude du commis notaires soussignés l’an mil sept cent vingt huit, le trois avril avant midy en présence des sieurs Pierre Horeau et Robert Audoux, marchands bourgeois de Poissy, présens témoins qui ont signé, quant aux partyes ont déclarés ne scavoir écrire, ny signer de ce interpellés suivant l’ordonnance….

signé : audoux     horeau     Lazare ….

Controlé a Poissi le dix sept du d’avril 1728. Receu douze sols compris les 4 p…..

Source: A.D Yvelines côte 3E31/267
Texte déposés par Annik Rochereau
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1733    Crespières  78121      Don de Marie Leszczynska à la paroisse

L'an mil sept cent trente Le trois de juin marie princesse de pologne Reine de france a fait dont a leglise De StMartin de Crespieres d'un dais De tapisserie a petit poin doublé avec son Fond d'un damas de parterre Le tout bien Conditionné avec les prosnes le chassie et les Batons jusqu'a La quaisse pour le Servir , Lequelle dais a été remi a mr Le curé de Crespieres pour Servir à la dite Eglise aux grandes solemnités aux procession Du très St Sacrement en foy de quoy jay donne le meme jour acte et quitence de reception a mr bienvenu tapissier de Sa majeste nostre reine

Source: BMS de la commune de Crespières
Texte déposé par Olivier Jeannot
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1741    Sartrouville  78500      Formation professionelle des sages-femmes.

La nommée Marie Mercier femme de Martin Jacquet, après avoir fait son apprentissage de sage-femme dans l'Hôtel-dieu de Paris et en avoir rapporté le sertificat des directeurs du bureau dudit hôtel-dieu ainsi que de la sagesse-femme dudit lieu par lequel il nous appert que la susdite Marie Mercier est capable de remplir dignement la charge de sage-femme, en conséquence, après lui avoir fait prêté serment et avoir promis de s'acquitter exactement de sa charge, nous lui avons permis d'exercer sa charge dans l'étendue de notre paroisse et en conséquence nous luy avons donné un extrait du présent acte pour luy servir de permission et pour l'assurer de notre consentement

Source: Texte extrait des registres paroissiaux en date du 21 mars 1741.
Document tiré du N°84 de la revue STEMMA




1741    Vaux-Sur- Seine   78740     Décès dans la cuve à vin.

Le 29 7bre 1741 est decedé subitement ete etoufé par la fuméé du vin en foulant une Cuvé et le lenfemain a ete inhumé dans Le Cimetiere de cette paroisse par moy ptre vicaire soussigné le corps de pierre etienne Laquais De mad La Comptesse dit Simon agé denviron vingt six ans la presente inhumation faitte en presence des tempons soussignes les memes jour et an que dessus approuvé deux mots rature
Lefebvre


Source: Etat civil de Vaux sur Seine.
Texte déposé par Patrick Blond
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1744    Vaux-Sur- Seine   78740     Mort d'un mandiant libéré des prisons.

Le 16 de may 1744 est décédé et le lendemain a esté inhumé dans le cimetiere de cette paroisse par moi p(re)tre prieur de tyron et curé de Vaux soubsigné, le corps d’un pauvre mandian a cheveux gris aagé de quarante huit ans ou environ ,qui est mort subitement dans la chambre d’ Estienne Vautier cabartier demeurant au temple (*) de cette paroisse, dans la poche de la culotte duquel on a trouvé un chapelet et deux paires dheures de priere avec un papier en mauvais etat et tout dechire par/dans ("dans" a été rajouté sur "par") lequel il est ordonné au commandeur de la marechaussee de Passy de mettre en liberté des prisons dudit lieu le nommé estienne Henoust et le reste, et plus bas un certificat du juge de passy datté du 4 7bre (septembre) 1729 chan......? avec le sel (= scel = sceau) dates annees a coste, lequel est resté entre les mains dudit vautier la presente inhumation faite en presence dudit vautier et autres qui ont signé avec nous le present acte ces meme jour et an que dessus

* Lieu-dit "Le Temple" était une dépendance de Vaux

Source: Etat civil de Vaux sur Seine.
Texte déposé par Patrick Blond
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1745

CHARITÉ DES PAUVRES MALADES LA PAROISSE DE CARRIÈRES-SAINT-DENIS ANNEXE DE HOUÏLLES

RÈGLEMENT

relevé par Alain MILLOT


Nous soussignés veu le réglement fait par M. le procureur Général pour l'administration de la charité de Monfermeil homologué en parlement le 25 may 1745, sommes davis

Article 1

    Qu'on nommera et choisira tous les deux ans , le second dimanche de juillet , jour de l'élection d'un marguillier dans la paroisse de Carrières saint Denis , une trésorière des pauvres dont lexercice durera deux ans ; laquelle s'informera du besoin et de la conduitte des pauvres malades, et en conséquence de la ditte information , elle distribüera les secours qui seront jugés nécessaires , et ce sur des billets signé de Monsieur le curé ou vicaire, contenant le nom de la personne qui doit être assistée et ce qui doit luy être donné.

Article 2

    Aussitost que ladite trésorière sera informée quil y aura quelque pauvre malade , elle les visitera , donnera avis à Mr. le curé ou vicaire de leurs situation , tiendra un livre de boucherie et du pain quelle distribüera et ce de lavis de Monsieur le curé ou vicaire, laquelle payera le pain et la viande de temps en temps et les quittances du boulanger et du bouché seront visées de Mr le curé et allouées dans le compte quelle sera tenues de rendre chaque Année le second dimanche de juillet dans une assemblées des curé marguilliers et principaux habitants qui sera tenüe a cette effet dans la salle du presbitaire.

Article 3

    Les quêtes pour les pauvres malades seront faites tous les dimanches et fêtes principales par douze femmes de la paroisse chacune leurs mois , et le produit de chaque quête remis sur le champ dans un tronc a ce destiné fermant à deux clefs , dont l'une sera mises entre les mains de Mr le curé et l'autre entre celle de la trésorière pour être ledit tronc ouvert de temps en temps , en présence de celles qui auront quêtées et ce qui sy trouvera sera écrit sur le registre de la charité et remis à ladite trésorière.

Article 4

    On nommera dans une assemblées général convoqués à cet effet , une personne charitable pour recevoir plusieurs années d'arrérages , qui sont dües à la dite charité de soixante livres neuf sols de rente annüelle quelle a à persevoir sur plusieurs particuliers de ladite paroisse et en cas de refus de payer de la part des débiteurs , ledit procureur charitable pourra les poursuivre pour le payement des arrérages qui sont dües et leur faire payer incessament des titres nouveaux et ce par toute voix dües et raisonnable promettant luy tenir compte des frais qui ne pouroit avoir fait contre les dit débiteurs à ce sujet.

Article 5

    La trésorière recevra par la suite les rentes qui échoyeront dans les deux années dexercice, donnera quittance et en rendra compte tous les ans dans l'assemblée.

Article 6

    Les titres de la charité ensemble les comptes de la trésorière seront mis dans le coffre des titres de la fabrique mais dans une liasse séparée le quelle coffre fermant a deux clefs dont Monsieur le curé aura une et le marguillier en charge lautre.

Article 7

    Ne seront point assités ceux qui sont adonnés au vin ou à la débauche , les jureurs , ceux qui ne frequentent point les Sacrements , et générallement tous ceux et celles qui seroient notoirement de mauvaises moeurs et pareillement . ceux qui négligeroient denvoier leurs enfants aux écoles , Cathéchisme et instructions.

Article 8

    Le présent règlement arbrital sera proposées à une assemblées général de paroisse convoquer à cet effet et tenües en la meilleure forme que de droit pour en avoir lagréement de Mr le prôcureur Général en cas de besoin et en obtenir ensuitte l'omologation sur ladite délibération et la requête de la ditte assemblées.

Source: La charité et les "pauvres" avant la révolution par Alain Millot
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1744-1785    Carrière-Saint-Denis (Carrières-sur-Seine)  78420      La charité et les "pauvre" avant la révolution.

-En 1744, Mathieu Billon reçut du bureau de la charité, pour ses 3 enfants encore vivants : 6 chemises, 3 culottes, 3 bonnets et de quoi faire 3 camisoles blanches, le tout pour une somme de 29 livres et 6 sols.
-En 1745, Jean Mouveau reçut du bureau de la charité, pour sa femme malade Catherine Poulette, de la viande pour une valeur de 7 livres 10 sols et un setier de seigle pour une valeur de 5 livres.
-Entre 1749 et 1752, Robert Gaultier reçut du bureau de la charité du pain pour une valeur de 9 livres et 10 sols.
-En 1761, le bureau de la charité est venu en aide à une étrangère, malade pendant 25 jours, et l'à fait transporter à l'Hôtel-Dieu, le tout pour une somme de 14 livres et 5 deniers.
-En 1773, dans le chapitre consacré aux recettes, figure notamment un reçu du vicaire pour une somme de 3 livres concernant une punition.
-En 1775, dans le chapitre des dépenses, apparaît une somme de 1 livres donnée à Enriot pour une clé fournie à la réparation de la serrure du tronc des pauvres.
-En 1778, le bureau de la charité donna 3 livres à la veuve Nicolas Ballagny, pour une couchette.
-En 1779, apparaît pour la première fois dans le chapitre des dépenses, un mémoire du pain et de la viande rédigé suivant quittance.
-En 1784, le bureau de la charité, donne 4 livres au maître d'école, pour le cercueil de sa femme.
-En 1785, le bureau de la charité reçut de monseigneur l'archevêque, un don de 48 livres. La même année, par ordre du vicaire, un pauvre honteux reçu 6 livres.

Source: La charité et les "pauvres" avant la révolution par Alain Millot
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1748    Les clayes   88300      "contestations entre les laboureurs, moissonneurs, journalliers et autres habitants..."

... sur ce qui nous a été remontré par le procureur fiscal du baillage que depuis plusieurs années il s'est mû différentes contestations entre les laboureurs, moissonneurs, journalliers et autres habitants du baillage pour raison des entreprises qu'ils font les uns sur les autres, des pâturages de leurs bestiaux, dont aucuns n'attendent pas que les grains, foins et fruits qui se receuillent soient enlevés pour y conduire leurs bestiaux, pillent lesdits grains, foins et autres espèces de fruits, avant qu'ils puissent être recueillis, mis en sûreté ou enlevés, ostent aux pauvres la facilité de la glane, que les mêmes pauvres anticipent le profit que la providence leur laisse dans le glanage, en glanant avant que les grains soient liez et mis eh diseaux (sic), en pillant la plus part du temps les bleds et autres gains coupez, et répandus dans les champs, sous préTexte dudit glanage, que d'autres hazardent de faire pâturer leurs bestiaux et troupeaux dans les prez lorsque l'herbe commance à pousser, ainsy que dans les luzernes et Bourgognes, ce qui en cause de dépérissement, et diminue l'abondance, que plusieurs envoient aussy leurs troupeaux et autres bestiaux dans les jeunes plants, ce qui en fait périr, que les laboureurs et leurs chartiers affectent de labourer, ou faire labourer, les chemins qui se trouvent traverser leurs terres, rend les chemins mauvais et cause souvent que le public souffre, et même le font détourner et égarer, faute de voir le chemin ordinaire, que des enfants et autres montent dans les arbres fruitiers, et autres, soit pour prendre fruit apartenants à différants particuliers, ou pour y casser du bois, ce qui cause souvent des excès, violences et voye de fait, qui les conduit du civil au criminel et des haines ...qui ostent toute la bonne intelligence qui doit estre entre tous particuliers, à quoi il est bon de pourvoir pour entretenir le bon ordre et la tranquilité publique...

Source: A.D. des Yvelines, B 412, baillage des Clayes.
CGPTT/87/2/2001

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1749    Carrières St Denis  78420      Ce qu'il en coûte de travailler un jour de fête.

Le procureur fiscal demandeur en fait de police contre Antoine Privé vigneron demeurant en ce lieu défendeur à l'audience de la cause, nous avons le défendeur présent condamné en quarante sols d'amende pour avoir été par ledit procureur fiscal, trouvé liant du grain dans son héritage le jour et feste de St Jacques dernier, avant le service divin sans nécessité .

Source: Registre de greffe
Archives Départementales - série B - carton 224
Texte déposé par Alain Millot
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1749    Jambville  78440      Voiturier, métier à haut risque.

Décès le 24/05/1749

Jean LECOCQ, 30 ans, qui a eu le malheure destre écrasé soubs sa voiture quil conduisoit comme chartier de Louis HAMOT, fermier de la Seigneurie de Jambville

Texte déposé par Laetitia Filippi
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1756    Sartrouville  78500      Agrandissement et bénédiction du cimetière.

L'an mil sept cent cinquante six et le huitième juin, nous curé soussigné selon la permission qui nous a été accordée par Monseigneur Christophe de Beaumont archevesque de Paris, duc de St Cloud et en date du douze may dernier, accompagné du clergé de nostre ditte paroisse à l'issue de la première messe, avons procédé à la bénédiction de la partie de terrain qui a été ajoutée au cimetière, en nous conformant à tout ce qui est prescrit dans le rituel du diocèse selon l'ordre que nous en avions eu de mondit seigneur archevesque de laquelle bénédiction nous avons dressé procès verbal que nous avons envoié au dit archevesque pour être mis et déposé dans son secrétariat.

Source: Compte rendu de Monsieur Marillier curé de Saint-Martin.
Document tiré du N°84 de la revue STEMMA





1756    Carrières St Denis  78420      Accident de carrières, imaginons les conditions de travail ???.

Le 25 mars 1756, a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse, le corps de Pierre MARQUE, entrepreneur carrié, mort et écrasé le jour d'hier par la chute d'une masse de pierre qui est tombée sur lui dans la carrière où il travaillait, à ce qui nous a été certifié et déclaré et dont procès verbal a été fait par les officiers de justice de ce lieu. Lequel était âgé d'environ 45 ans, et demeurait à Paris, rue de Bourgogne, faubourg St Germain, paroisse St Sulpice, et ce en présence de Jean SARASIN, qui a signé avec nous, et de Pierre PIED, qui a déclaré ne savoir signer.
Le dit jour 25 mars, au dit temps 1756, a été pareillement inhumé dans le cimetière de cette paroisse, le corps de Jean Baptiste YOKE, garçon natif de la province d'Anjou, âgé d'environ 36 ans, carrié, qui est mort et écrasé par le même accident mentionné au précédent extrait, ce qui nous a été pareillement déclaré, certifié et constaté par le même procès verbal, et ce en présence du dit SARASIN, qui a signé avec nous, et du dit Pierre PIED, qui a déclaré ne savoir signer.

Source: registre paroissial
Texte déposé par Alain Millot
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1759    Crespières  78121      Décès d'un noble irlandais

L'an mil sept cent cinquante neuf Le mercredi vingt un mars Le corps de Jean Denis d'Hifferman Gentilhomme Irlandais agé De cent ans veuf de Dame Margueritte Sophie o'Carrol De la famille de les comte d'Osmond fils aine de Messire Denis Joseph d'Hifferman dernier proprietaire catholique Et paisible possesseur jusqu'aux articles de Limerick de toutes Les terres et dependances de la baronnie de Sronel en Monomie et de Eleonore o'Brien, mort du jour precedent Minus des Sacrements de l'Eglise L'inhumation faite par Messire Jacques LeVanniet curé de Saint Nicolas de Maulles en presence et du consentement de Monsieur Jerome Daniel d'Hifferman cure de cette paroisse fils Du deffunt et de Messieurs les cures de Beynes de thiverval Des Alluets le Roy de Messire les vicaires de Neauphle Le Chateau, de Beyne, de Crespieres qui ont signé avec nous.

Source: BMS de la commune de Crespières
Texte déposé par Olivier Jeannot
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1770    Versailles  78100      Mariage de Louis XVI.

Mariage de Louis XVI

L'an mil sept cent soixante-dix, le seize may vû la dispense de parenté accordée par nôtre saint père le pape Clément quatorze en datte du trente aoust mil sept cent soixante -neuf et la dispense accordée par Mgr l'Archevêque de Paris de la publication de trois bans, ensemble la permission d'être fiançés et mariés le même jour dans telle église ou chapelle par tel évêque ou prêtre qu'il plaira à sa majesté , même in pontificalibus en datte du quatre de ce mois , signé Christophe Archevêque de Paris , plusbas de La Touche secrétaire très haut , très puissant et excellent prince Loüis , Auguste , dauphin de France , fils de défunt très haut , très puissant , et excellent prince , Loüis dauphin de France , et de défunte très haute , très puissante et excellente princesse , Marie- Josephe princesse de Saxe ses père et mère d'une part , et très haute très puissante et excellente princesse Marie-Antoinette-Josephe Jeanne , Archiduchesse d'Autriche , fille de défunt très haut , très puissant et très excellent prince François premier du nom , empereur des romains grand duc de Toscane , et de très haute -très puissante et très excellente princesse , Marie , Thérèse, Valpurge-Amélie-Christine , impératrice doüairière des romains , reine de Hongrie et de Bohême ses père et mère , d'autre part , les fiançailles faites - ont été marié denraefenti après avoir pris leur consentement mutuel et ont reçu la bénédiction nuptiale , nous curé de cette paroisse présent, par Mgr Charle-Antoine de La Rochenimon Archevêque duc de Reims , pair et grand-aumonier de France , le susdit mariage fait en la chapelle du roy , en présence de très haut , très puissant et très excellent prince Loüis roy de France et de Navarre , de très haut , et très puissant prince Loüis Stanislas Xavier de France comte de Provence , de très haut , et très puissant prince , Charle-Philippe de France comte d'Artois , de très haute , et très puissante princesse , Marie, Adélaïde, Clotilde , Xavière de France de très haute , et très puissante princesse , Marie -Adélaïde de France , de très haute et très puissante princesse , Victoire , Loüise , Marie-Thérèse de France , de très haute et très puissante princesse Sophie , Philippine Justine de France , de très haut et puissant prince , Loüis-Philippe duc D'Orléans premier prince du sang , de très haut , et puissant prince , Loüis Philippe Joseph d'Orléans duc de Chartres prince du sang qui ont signés avec les époux

Source: registres paroissiaux de Versailles
Texte déposé par Chantal FURGAUT

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1778    Carrières St Denis  78420      Bénédictions de 3 cloches.

L'an 1778, le 16 juillet a été bénite par nous prêtre licencié de Sorbonne, curé d'Houilles et de Carrières-St-Denis, la grosse cloche de cette église, du poids de 645 livres, et a été nommée Claude Agathe. Le parrein, Mr Pierre François BOUDIER, Grand Prieur de l'abbaye de St-Denis en France, et la marreine Marie Agathe DANIEL, épouse de Mr Antoine Le CAUCHOIS, lieutenant du baillage de Carrières-St-Denis, lesquels ont signé avec nous.

et le dit jour, a été bénite la moyenne cloche, du poids de 478 livres, et a été nommée Félicité. Le parrein Mr Pierre Charles BALLAGNY, notaire et greffier du baillage de Carrières-St-Denis et la marreine Marguerite Félicité BART, fille de Mr Louis Antoine BART, garde de la ville de Paris, lesquels ont signé avec nous.

et le dit jour, a été bénite la petite cloche, du poids de 364 livres, et a été nommée Marie. Le parrein Sieur Florans Nicolas MATIS, ancien officier de Madame la Dauphine, mère du Roi, et présentement officier de Madame, et la marreine Marie Geneviève SARCILLY, épouse de Jacques DAUBIN, marguillier en charge, lesquels ont signé avec nous.

Source: Registre paroissial
Texte déposé par Alain Millot
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1787-1788    Emancé  78125      année désastreuse de 1788.

Des pluies continuelles depuis le jour de St Rémi 1787 jusqua lami novembre avoient fait faire les bleds ou dans la boue ou point enterrés, les vieux labours étant comme du pavé. Une inondation des plus grandes arrivée le jour des morts sur les onze heures du matin ravagea les terres, les rües.
Celle du samedy St 22 mars qui dura depuis 2 heures de relevée jusqua quatre et demi accompagné dun tonere affreux donna la plus grande crainte de se voir noiés chez soi, la maison de devant le presbitère étoit inondée deau de cinq pieds dehaut. l'eau sortoit comme un torrent par la porte de la maison et par la chartrerie on doit dela juger des batiments qui étoient dans le bas depuis la maison de Marin Biset jusquen descendant la ferme, l'eau avoit fait des trous ou on auroit mis des voitures entières.
Le jour de paques fut un jour de tristesse, personne napprocha des sacrements tant le danjet étoit grand.

Après les inondations de Pâques 1788, il évoque la grêle de juillet :

Tant d'intempéries firent perdre l'espérance d'une bonne récolte de bled surtout, les aveines bien faites donnaient en aparence un dédomagement : mais la grelle tombée le dimanche neuf (en réalité le 13 juillet 1788) juillet sur les huit heures et un quart du matin ota toute espérance de récolte. Cette paroisse que javois trouvé pauvre en 1763 se trouvoit aisée, ce terrible fléau arédui principalement les fermiers à létat de détresse.

Le peuple a eu de puissant secours. Le Roy Louis XVI acause de la proximité de ses domaines de Rambouillet lui a donné de quoi ensemencer ses terres en bled et aveine. Le bureau de lassemblée intermédiaire de Chartres a aussi donné pour l'attelier de charité, afin rétablir le chemin de la croix Charlemaine et le chemin qui descend à Sauvage, 1900# et l'église 200# pour rétablir le pont et la rüe du midy au nord. A cet atelier les pères gagnoient lonze sols, les mères et les enfans dix. Cet heureux moyen a donné du pain aux pauvres et les chemins ont été réparés dans un tems ou le pain valoit trente un sols six deniers.

Cet orage du 13 juillet a ravagé plus de 80 paroisses du diocèse, le vent impétueux qui laccompagnoit avoit renversé léglise de Sours, le clocher de Gaillardon et une infinité de moulins à vent depuis Blois jusqu'en Picardie, une lisière de 2 à 3 lieues ont été grellés en entier.

Voir la carte du tracé de cet orage dévastateur.


Les bleds qui ont été fait en cette année 1788 nétoient pas levés au mois de mars 1789, la gellée qui a prit le 21 novembre jusquau mois de mars avec de la nege sans cesse fesoit craindre qu'ils ne fussent gelés en entiers, une partie la été, une autre dévoré par les corneilles ne donne une espérance de récolte que très médiocre, les aveines, les orges promettent beaucoup.
Les états Généraux se tiennent à Versailles, le tier état espère bien des avantages, grand nombre de curès sont députés, on parle de leur augmentation, eux qui nont jamais été de les assemblés pas même d'icelles du clergé qui en général se déclare pour le tier état.

Pierre Perrot curé d'émancé.


Source: Document extrait de Gé-Magazine n°128 juin 1994
AE 78 1-MI-EC-81, registres paroissiaux d'émancé. Rédigé à la fin des actes de 1786 d'après "Curés et vicaires des Yvelines au cours de la période révolutionnaire." par Bernadette Dieudonné Edition Evêché de Versailles 1993, et documentation personnelle.





1788    Saint-Germain-de-la-Grange  78640      L'orage de grêle du 13 juillet 1788.

Le treize juillet à huit heures un cart, le Dimanche matin, est tombée une grêle horrible, qui a ruiné une quantité de paroisses : on en comptoit vingt dans l'élection de Montfort. La perte fut estimée six cent mil livres pour cette Election, et quatre-vingt millions pour le Royaume. Comme le fort de la nuée étoit sur Neaufle-le-Château et Chartron, toute la récolte fut abimée ici jusqu'au chemin aux boeufs. Les vignes n'ont pas rendu quatre pintes de vin l'arpent dans tout le territoire : les tonneres pendant ce fracas furent roulans et non horribles. Le chemin d'ici à Neaufle fut emporté et les pierres transportées dans le pré. A Fourqueux et Chambourcy les glaçons pesaient de neuf à dix livres : il y eut au château de Grignon pour six cent livres de vitres cassées. Les ardoises et les thuiles, tout eu le même sort.
On fut obligé d'avoir recours aux légumes de l'année précédente pour faire la souppe. Trois jours avant cette grêle, il avait fait une chaleur qui avait fait blanchir toutes les espèces de grains. On entendoit pendant ces trois jours le blé cliqueter dans l'épit.

Le 24 janvier 1790.

Ma paroisse est composée de cent quarante à quarante-cinq communions, sans compter les enfants depuis un an jusqu'à quatorze et même quinze ans. Tous ceux qui avoient vie et saneté le premier janvier 1789 l'ont encore cejourd'hui ce 24 janvier 1790.
La grêle dit-on est un venin, nous avons cependant mangé le peu de fruits et grain et bû le peu de vin que la grêle nous a laissé, les bestiaux ont mangé la paille hachée par la grêle et ni les hommes ni bestiaux n'en ont point été incommodés.

François Oursel.


Source: Document extrait de Gé-Magazine n°128 juin 1994
AD 78 5-MI-527 ter, registres paroissiaux de Saint-Germain-de-la -Grange.

Voir la carte du tracé de cet orage dévastateur.






1788    Sartrouville  78500      Catastrophe naturelle.

Ce jour à huit heures trente huit minutes du matin, il est tombé une grêle montrueuse comme des morceaux de glace dont quelques uns pesoient deux livres et demie, les grains ordinaires étoient gros comme des œufs de dinde ; cela a duré six à sept minutes. Toutes espèce de récolte a entièrement été détruite. Un homme a eu le poignet fracassé d'un coup de grêle.

Source: Texte extrait des registres paroissiaux en date du 13 juillet 1788.
Document tiré du N°84 de la revue STEMMA






1792    Conflans   88300      Enrôlement des gardes nationaux et des troupes de lignes.

Envoyé à la dilligence du procureur sindic a toutes les Municipalités de ce district que le jour de sa réception les Municipalités seront tenues de faire sonner la cloche d'assembler la commune de proclamer la loi du 25 janvier dernier ainsy que le présent arretté et d'inviter en noutre les Gardes nationales et les autres citoyens en état de porter Les armes à se rendre dimanche 4 mars 10 heures du matin jour cy dessus indiqué au chef lieu de canton au lieu ordinaire des séances de la municipalité et de les faire acompagner par deux commissaires de chaque municipalité

La mathière mise en délibération ce ouy Jean Baptiste Leprince procureur de la commune le conseil municipale a aretté qu'il sera cejourd'huy publié au son de la cloche dans tous les carrefours de ce bourg ainsy (+ au son du tambour)
Que ceux du hameau de Cheneviere que tous les Citoyens de ce bourg ayant a se trouver dimanche prochain à Triel chef lieu du cantont enssembles les garçons âgé de 18 ans et audessous de cinquante nayant aucune infirmité difformité ny flétrissure a l'effet de sen roler pour les troupes de ligne et les autres pour prendre le droit de citoyen actif même quil sera par nous requis M le commandant de la garde nationale de ce bourg de faire prendre les armes à la troupe pour se trouver en armes le d. jour dimanche 4 du courant, le tout fait et délibéré à la d. assemblée tenue en la d.assemblée municipale et nous signé avec notre secrétaire
Leprince électeur Lucas Busseau Faucheron Lacroix Godet Lepage maire


Source: Délibérations du conseil municipal 1790-1792
Archives municipales de Conflans cote 1D1





1796    Crespières  78121      Cocu pour la postérité.

Aujourd'hui vingt un jour de pluviôse l'an quatrième (NdT : 10 février 1796) de la république française une et indivisible part devant moi Jean Claude Thomas Aubry adjoint de l'agent municipal de la commune de Crespières destiné à constater les naissance mariage et décès des citoyens est comparu en la salle publique de la maison commune Marie Catherine Monvoisin sage femme domicilié dans la dite commune, laquelle m'a exposé hier vingt du mois sur les quatre heures du soir que Marie Anne Elisabeth Longcoté était accouché d'un enfant male en son domicile dans la commune de Crespieres le seizième jour dernier (NdT : 5 février 1796), vu cette déclaration je me suis transporté de ce jour d'hui vingt et un neuf heures du matin chez la dite femme Marie Anne Elisabeth Longcoté, femme de Louis Auguste Ferret, a l'effet de savoir la cause du retard de la présentation de l'enfant à la maison commune. Les motifs qu'ils m'ont été donnés, par Louis Auguste Ferret, que l'enfant né de son épouse n'était pas de ses œuvres, n'étant arrivé de l'Armée du Nord le vingt troisième jour de juin dernier, vieux style, où il était employé en qualité d'adjudant dans le transport militaire, deuxième division, d'après aussi de l'aveu et de la déclaration de la dite Marie Anne Elisabeth Longcoté qui a déclaré en présence de la dite Marie Catherine Monvoisin ci dessus dénommée et des citoyens François Charles Baron âgé de quarante quatre ans cultivateur et Louis Eteve journalier âgé de cinquante quatre ans présents, lesquels ont entendu la déclaration de Marie Anne Elisabeth Longcoté que son dit enfant né d'elle est des œuvres de Louis Auguste Herrard vigneron de cette commune. D'après cette déclaration, je me suis fait apporter l'enfant à la salle commune, assisté de François Charles Baron et de Marie Marguerite Doulet (âgée de trente deux ans épouse de François Gandouin) de cette commune, lui ont donné le prénom de Louis Charles. D'après cette déclaration que les citoyens François Baron et Eteve ont certifié conforme à la vérité et la représentation qu'il m'a été faite de l'enfant, j'ai rédigé le présent acte que les témoins ont signé avec moi à la réserve de Louis Eteve qui a déclaré ne savoir signer. Fait à la maison commune ce jour et an que dessus.

Ledit Louis Auguste Herrard protesta et fit appel à un huissier de Maule, car le constat suivant est inséré dans le registre :

L'an quatre de la république une et indivisible, le vingt huit pluviose (du matin) à la requette du c(itoy)en Louis Justin Herard, cultivateur de(meura)nt à Crespières où il fait élection de d(omic)ile, j'ai, Nicolas Antoine Morillon h(uissi)er en la Chancellerie de Mantes dem(euran)t à Maule soussigné, signifié et déclaré au citoyen Claude Thomas Aubri adjoint municipal de la C(ommun)e de Crespières y dem(euran)t et faisant les fonctions d'officier publique en son d(omic)ile où je me suis transporté distante de mon d(omic)ile ord(inaire) d'une lieu et demi.
Que l'acte de naissance qu'il a fait à la maison c(ommu)ne le vingt un dud(it) mois de l'enfant mâle dont est accouché Marie Anne Longcote fe(mm)e de Louis Auguste Ferret porte un caractère tout à fait arbitraire et contraire aux lois et aux bonnes moeurs, d'abord en recevant la déclaration dudit feret qui lui a dit que l'enfant dont était accouchée la dite f(emm)e n'est pas de ses œuvres mais de celles dudit herard, le c(itoy)en aubri devait faire l'acte purement et simplement en se conformant à la loy, sans entrer dans un détail de circonstances, parce que les lois ne reconnaissent point d'enfants né en légitime mariage pour bâtard, et en examinant cette déclaration l'on voit qu'elle est tout à fait contre ledit feret, en effet il dit qu'il est arrivé de l'armée du nord le vingt trois juin d(erni)er vieux style ce qui fait près de huit mois, il habite depuis ce temps avec ladite Longcoté sa f(emm)e, n'est-il pas dans les choses possibles qu'une femme accouche au bout de sept mois et que l'enfant vive. En supposant que l'enfant ne soit pas de lui, il a gardé le silence jusqu'à l'accouchement de sa femme sans réclamation ni plainte, il est censé avoir fait remise de l'injure. L'arbitraire de cet acte est évidemment démontré, il annonce une dépravation de mœurs et est contraires aux lois. Ce que fait ensuite ledit aubry (pas lisible) comme sans raison il s'est permis de faire porter cet enfant par la sage femme chez ledit herard , l'on peut dire que la conduite qu'il a tenu est d'une absurdité inconcevable en conséquence j'ai, huissier susdit et soussigné, en présence et attesté de mes témoins ci après nommés ai fait porter chez ledit aubri l'enfant male dont il s'agit et dont est accouché ladite f(emm)e Feret à l'effet de le remettre à ses père et mère les sommant et interp(ellan)t de le reprendre à l'instant sous les réserves les plus expresses que faire. Ledit Herard de se pourvoir contre lui pour faire changer l'acte de naissance dudit enfant (...)
Le tout fait (en) présence et assisté du c(itoy)en Thomas Maugin père ancien cultivateur et de Jacques Giroux jour(nalier) tous deux majeurs demuerant aud(it) Crespières, témoins avec moi qui ont signé avec ledit Aubry.

A la suite de quoi, l'officier d'Etat Civil dû rédiger à nouveau l'acte de naissance :

En vertu de la formation y annexée, en date du vingt huit pluviose signé Morillon huissier, ayant reconnu que la c(itoy)enne Marie Anne Longcote n'avait jamais été divorcée d'avec Louis Auguste Ferret son mari légitime, je déclare que Louis Charles est bien le fils légitime desdits Louis Auguste Feret et Marie Anne Longcote et que l'acte ci dessus qui pourrait apporter quelques doutes sur la légitimation de Louis Charles est une erreur dans laquelle on m'a jeté et que l'acte est de toute nullité. En foi de quoi j'ai signé ce vingt pluviôse l'an quatrième de la république une et indivisible.

Source: BMS de la commune de Crespières
Texte déposé par Olivier Jeannot
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1812    Vaux sur Seine  78740      Etouffé sous les sacs de blé.

L’an mil huit cents douze, vingt quatre septembre vers onze heures du soir sont présentés par devant nous Louis Vautier maire et officier de police judiciaire de la commune de Vaux département de Seine et Oise, les sieurs François Hommery Alfonse Dailly tous deux domiciliés dans la dite commune. Lesquels nous ont déclaré que venan du Moulin de Meulan et ce trouvant sur la grande route au lieu dit larive au foires de thum ont entendu les gémissements d’un cheval et c’étant approchés on reconnu une voiture attelée de trois chevaux qui se trouvait versée sur la gauche de la berge en paraissant se diriger vers Meulan. Ils se sont empressés de débarrasser le cheval limonnier. N’ayant vu personne autour de la voiture il on remarque quel était chargés de blé. Ensuite ont aperçu sous le derrière de la voiture en passant par-dessous les sacs de grains, le pied d’un homme qui passait ce qu’ils on présumés être le chartier. Ne pouvant luy donner de secours de suite ont fait prévenir la gendarmerie.
Aussitôt les gendarmes Mastelle Antoine, François Christophe et Jean Tabarie de la brigade de Meulan et Mr Ozanne docteur en médecine au dit Meulan a l’effet de se transporter a la sus dite voiture ou étant là en présence des dénommés ci-dessus nous lavon requis après avoir prêté serment.
Examen fait du corps d’un homme que l’on venait de débarrasser de dessous les sacs de grain qu’on vit au dehors aucune trace de plaies, seulement il avait la lèvre inferieure comprimée et le nez écrasé ayant la face un peut livide. Il attribu la mort a pression des sacs de blés sous le poix des quel il a été etoufé . Il lui a paru que cet homme pouvait être âgé de cinquante cinq ans .
Lecture faite du dit raport il nous a affirmé qu’il contenait vérité et a signé avec nous. Et de suite ayant examiné la plaque de la voiture , nous avons vu le nom de Pierre Duval cultivateur a Meulan que nous avons fait appelé par un gendarme afin de reconnaître la voiture et les chevaux de nous donner des informations sur le conducteur ce qu’il a fait.
A déclaré que s’était bien sa voiture et son chartier sus nommé Titou Louis Prevot natif de Jambville dpt de Seine et Oise , domicilié au hameau de Rueil commune de Seraincourt canton de Marine arrondissement de Pontoise , qu’il avait envoyer avec sa voiture il y a trois jours a Rambouillet pour y charger une voiture de blé appartenant au sieur Luillier maitre farinier ,a Meulan. Ayant trouvé dans une de ses poches un petit billet portant l’adresse du dit Luillier datté du vingt trois du présent mois qui annoncais la voiture chargé de vingt deux setiers de blé et signé Racine, dont le dit sieur Duval a signé la présente déclaration.
De suite en suite fait transporter le cadavre en la commune de Vaux ou ilsera inhumé conformement a la loy.
Il sera alloué a Mr le docteur en medecine la somme de cinq francs pour raport et transport de nuit en la dite commune de vaux , dont en ce que dessus a vous fait le rédigé le present proces verbal pour etre envoyer a Mr le procureur impérial séant à Versailles.
En avons signé le dit jour, mois et année que dessus, excepté Francois Hommery a dit ne savoir signé
Tabarie ,Alfonse Dailly, Mastel, Duval,Christophe, Vautier
Pour expedition

VAUTIER maire


Source: Etat civil de Vaux sur Seine.
Texte déposé par Patrick Blond
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1812-1813    Carrières St Denis  78420      Arrêté du bureau pour la location des bancs.

Nous, membres du bureau des marguilliers de cette commune soussignés, vu l'article 65 de la loi du 30 décembre 1809, qui attribue au dit bureau la fixation des prix des bancs ou chaises de l'église, sauf l'approbation du Conseil,

considérant que depuis quelques temps où l'église s'est trouvée dépourvue de prêtre pour la desserte de l'église, et s'est trouvé aussi pendant l'intervalle de la réparation de l'église un laps de temps où chacun apportait à sa volonté, soit un banc, soit une chaise pour s'en servir dans l'enceinte de l'église;

considérant que nulle loi n'a dans aucun temps promis sans une délibération et autorisation légale ces établissements et qu'ils n'ont eu lieu que par une pure tolérance de la part des administrateurs jusqu'à l'organisation définitive de la Fabrique;

considérant que les revenus de la Fabrique de l'église sont insuffisants pour faire face à ses dépenses sans un moyen urgent et qui répare les dettes existantes jusqu'à ce jour;

considérant que l'église manque d'ailleurs d'ornements nécessaires à l'exercice du culte, et que leur achat ne peut s'effectuer que par la rentrée de fonds ; que d'ailleurs la confusion des numéros des bancs nécessite une réorganisation nouvelle puisqu'il s'en trouve la plus part sans ordre ni numéro,

arrête ce qui suit :

Article premier


Tous les bancs qui existeront dans l'église de ce lieu au 12 de ce mois, dans quelque place où ils se trouvent, seront numérotés par ordre, tant dans la nef que les bas côtés et chapelle de l'église.

Article 2


Les dits bancs ou places, soit dans le chœur chapelle et nef, seront loués incessamment en présence du bureau, par le trésorier en exercice, et les adjudicataires payeront six mois d'avance aux mains du dit trésorier.

Article 3


Toute personne qui aurait placé dans l'enceinte de l'église, un banc à lui appartenant et dont il justifiera, aura la faculté, s'il ne juge pas à propos d'en faire l'abandon à l'église, de le faire retirer à ses frais, sans aucun dommage ni fracture à ceux attenants de son banc, et ce sous quinzaine pour tout délai ; parce que ce délai passé, ils seront réputés appartenir à la dite église.

Article 4


Si quelque personne apporte avec soi une chaise (les bancs étant expressément défendus), il ne pourra placer sa chaise dans le milieu d'aucune allée, et payera pour chaque chaise 5 centimes pour chaque office au trésorier en exercice, ou à celui qui le remplacera dans la quête.

Notre présent arrêté sera lu, publié au prône de la messe, sur l'invitation par nous faite à M. le curé, pour que les fidèles n'en préTextent aucun cas d'ignorance.
Délibéré en bureau, le 3 décembre 1812.                


Faisant suite à cette délibération, on retrouve dans le registre de la fabrique, un peu moins de 2 mois plus tard, une autre délibération ayant le même thème :

le dimanche 24 janvier 1813 issu de la messe, le conseil dûment convoqué par autorisation de M. le Préfet, réuni en assemblée pour délibérer, où étaient présents MM. SUZANNE, maire, Vincent SARAZIN, Claude PIERRE, André BRESNU et LAMAUVE, curé desservant et président,

considérant que le numérotage des bancs de l'église est assez connu pour que les personnes qui les occupent puissent les payer entre les mains du trésorier en exercice;

considérant qu'il est urgent de procéder sans délai à la location des places non louées, ainsi que de fixer le prix que chaque personne payera chaque fois qu'elle occupera une place non louée dans l'enceinte de l'église en assistant aux divers offices qui s'y célèbrent dimanches et fêtes, afin d'assurer par là un revenu fixe à la fabrique et prévenir les abus et troubles qui pourraient naître de la non location des bancs et chaises,

après avoir pris lecture des articles du décret Impérial du 30 décembre 1809 concernant ce sujet, arrête ce qui suit :

Article premier


Les bancs existant dans l'église de ce lieu à quelque titre ou dénomination que se puisse être, seront loués pour un an . La jouissance court du premier janvier 1813, et finit à pareil jour 1814.

Article 2


La jouissance ou usage continu d'un banc ne donnera aucun droit de propriété à celui qui l'occupe, et le conseil déclare que dans tous les temps, il se réserve de disposer de la location des places, selon le mode qui lui paraîtra le plus convenable et le plus avantageux aux intérêts de l'église.

Article 3


Pour satisfaire autant que possible le vœu de fidèles, ceux qui jusqu'à ce jour ont occupé jusqu'au premier de ce mois sans interruption une place dans l'église, seront, sur leur demande faite et inscrite sous huitaine pour tout délai, à compter du trente de ce mois, maintenus dans leurs places, et ce délai passé, elles seront louées au plus offrant par le trésorier en exercice, issue de la grand-messe le dimanche suivant, sans un plus long délai.

Article 4


Nul ne pourra placer un banc ou chaise dans l'église, sans se conformer à l'article du décret sur la présente organisation.

Article 5


L'arrêté du bureau du trois décembre dernier, concernant la location et prix des chaises qui seront apportés dans l'église est approuvé, et le conseil fixe à 5 centimes que payeront par chaque office, ceux ou celles qui occuperont dimanches et fêtes, les places non louées.

Article 6


Toutes les places louées seront payées comptant, moitié au jour d'inscription et à compter du premier de ce mois, et l'autre moitié au premier septembre suivant ; les chaises et places non louées mais occupées seront payées à chaque office par les personnes occupantes, le tout aux mains du trésorier en exercice et d'après le prix fixé par le bureau.

Article 7


Le trésorier en exercice est chargé d'une manière spéciale, de veiller à ce que toutes les places soient louées, et les fonds par lui reçus sous le plus bref délai ; et dans le cas où il s'élèverait quelque contestation ou réclamation sur les places ou numéros loués ou à louer, il en sera décidé comme cy après.

Article 8


Dans le cas où il s'élèverait quelque contestation ou réclamation sur les numéros ou places louées ou à louer, le conseil ou en son absence le bureau décidera des contestations élevées sans que aucun autre puisse intervenir dans la solution des réclamations.

Source: extrait du registre des délibérations de la fabrique.
Texte déposé par Alain Millot
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1813    Carrières St Denis  78420      Nomination du sacristain et sonneur de l'église.

Le premier janvier 1813, le bureau continuant ses séances par M. le curé, il a été observé à l'assemblée :

1) qu'il convenait de nommer un homme qui fut chargé dimanches et fêtes, de sonner à des heures fixes l'office divin, d'allumer les cierges des autels du chœur, de la chapelle de la Sainte Vierge et du banc d'œuvre de la confrérie du St Sacrement, assez à temps pour commencer l'office divin.

2) Qu'il entrait dans l'ordre que la même personne fut chargée de balayer l'église, au moins la veille des dimanches et fêtes, parce que ces fonctions ne sont nullement compatibles avec celles d'administrateurs de la fabrique.

3) Qu'il convenait également de fixer la salaire des chantres ainsi que le choix à leurs obligations, choses que le laps de temps et le manque d'église et de curé n'ont pas permis depuis longtemps de prendre en considération et d'en délibérer.

Sur quoi, le bureau après avoir discuté et délibéré, arrête ce qui suit :

Article premier


Le nommé Claude BILLON proposé par M. le curé, est choisi et nommé pour sonner les dimanches et fêtes de l'année, la messe et vêpres, savoir le premier coup de la messe à 9 heures et le second à 10 heures précises du matin ; pour les vêpres, le premier coup à 1 heure et le second à 2 heures précises.

Article 2


Le dit BILLON est chargé d'allumer fêtes et dimanches, les cierges des autels et chapelles, assez d'avance pour que l'office puisse commencer avec décence aux heures fixées pour leur célébration.

Article 3


Il est et demeure chargé de balayer et nettoyer l'église, la veille des dimanches et fêtes principales, et sonnera autant que sait pour l'Angélus tous les soirs à la fin du jour.

Article 4


Il sera remis au dit BILLON par le trésorier en exercice, la cire et chandelles dont l'usage est nécessaire pour l'office divin ainsi que les clefs à son usage.

Article 5


Dans les simples dimanches, 2 cierges seront allumés ; dans les solennels et mineurs : 4 cierges, et la totalité dans les solennels majeurs et annuels.

Article 6


Il sera payé au dit BILLON chaque année pour ses honoraires, une somme de 21 francs, et ce à compter du premier de ce mois à l'expiration de son année, par le trésorier en exercice.

La présente délibération signée et arrêtée, le bureau après lecture faite, le dit jour premier janvier mil huit cent treize. "

Source: extrait du registre des délibérations de la fabrique.
Texte déposé par Alain Millot
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1814    Triel-sur-Seine    78510    Boire ou marcher, il faut choisir!!!

L'an mil huit cent quatorze, le 4 décembre 2 heures vaquant dès relevée, devant nous Joseph Etienne Gabriel Donat de saint Coux maire du bourg de TRIEL est comparu le nommé Louis marguerin HUVEY cultivateur demeurant à saint André département de l, Eure faisant le métier de roullier pendant l'hiver, lequel nous a déclaré qu'a la sortie de ce bourg du coté de POISSY, un homme passant prés de sa voiture, du coté hors main s'étant laissé tombé la tète sous la roue de sa voiture, a été écrasé sans qu'il put le voir, et qu'il n'a eut connaissance de cet accident que par les voix de plusieurs personnes. Entre autres; la femme d'un cabaretier qui occupe la maison, et la fille du nommé Etienne Touillet dit tatou habitant cette commune, qui avoir fait une partie de la route de Poissy avec ce malheureux
Fait à Triel

Nous maire susdit d'après cette déclaration nous sommes transportté au bout du bourg du pays à l’ endroit appellé Saint Martin où le malheur est arrivé.
Nous étant fait accompagner du docteur Cazenave chirurgien domicilié en cette commune, a effet de constater le genre mort de CHARLES JOSEPH BURTIN reconnu pour tel par Jacques Joseph GUIGNARD son oncle maternel qui revenait aussi de Poissy et qui est passé par Triel peu après cet accident. Le chirurgien après avoir prêté serment entre nos mains a dressé son procès verbal que nous annexons au présent. Nous avons pris des informations sur les personnes qui étaient présentes, et qui pouvaient nous donner des notions sur cet événement. S'est présenté d’abord la dame Dumesnil marchande de vins demeurant en cette commune laquelle nous à dit que sur les deux heures étant sur le pas de sa porte, elle à vu plusieurs voitures passer, qu'au moment ou elle jasait avec un des voituriers conduisant ces voitures, elle a appercu un homme à pied tout proche de la voiture de ce dernier, et de l’autre coté de la voiture ,et qu’au même moment, elle à entendu les cris d’une jeune fille disant qu’un homme venait d’être écrasé, elle a porté de suite la vue sur l’homme qu’elle venait de voir un instant auparavant et elle l’à apperçu étendu sur terre, la roue de la voiture lui ayant passé sur la tète .Elle ne peut attribuer ce malheur qu’a l’imprudence du jeune homme ou a l’état d’ivresse dans lequel il paraissait se trouver et non au voiturier qui était bien à ses chevaux et qui en tenait ses rênes.
S’est aussi présenté Marie Geneviève Touillet, fille d’Etienne Touillet vigneron demeurant en cette commune, laquelle nous à dit avoir fait une partie de la route de Poissy à Triel avec le sus dit Charles Joseph Burtin qu’elle s’est aussi appercu qu’il était un peu ivre et qu’elle le suivait de très proche , qu’arrivé a Triel il est tombé soit par l’effet d’un faux pas, soit a cause de l’état d’ivresse dans lequel il était, prés d’une voiture , que le conducteur de cette voiture ne l’appercevant pas car il était du coté hors main n’a pu arrêter ses chevaux a temps, et que la roue lui est passée sur la tète. Elle déclare que la faute n’en peut être imputée au voiturier.
Dont du tout nous avons rédigé le présent procès verbal que la dame Dumesnil et Marie Geneviève Touillet ont signé avec moi, le dit Guignard ayant déclaré ne savoir signer, de ce interpellé suivant la loi.

Nous soussigne Jean Dominique Cazenave chirurgien domicilié à Triel, requis par monsieur le maire de la dite commune, a l’effet de constater la cause de mort du dénommé Charles Joseph BURTIN écrasé par une voiture. Nous avons reconnus tous les os de la tête écrasés par morceaux à l’exception du pariétal qui n’en l’ait qu’a moitié sortant a travers les téguments qui étaient ouverts la tète aplatie sur les parietaux ,la cervelle hors de la tète ce qui ne peut être fait que par un instrument contondant, pourquoi nous avons rédigé le présent procès verbal à Triel le 14 décembre 1814
Signé Cazenave

Nous avons dit plus haut que le cadavre avoir été reconnu par le sieur Jacques Joseph GUIGNARD pour être celui de CHARLES JOSEPH BURTIN agé de vingt un ans de profession journalier, demeurant dans la commune de VAUX canton de Meulan, époux d’Ermine Désirée Fleury. Il l’a été de même par Jacques Reve âgé de vingt ans cousin germain et de Pierre Mathurin Dreux âgé de seize ans aussi cousin germain tous deux journaliers et domiciliés a Vaux, laquelle déclaration a été signée par Jacques Reve, Pierre Mathurin Dreux et Donat de saint Coux.

Et fait pour la demande des parens et vu la proximité de Vaux, nous maire susdit permettons que le cadavre soit transporté au cimetière de Vaux.
A Triel le 4 Novembre mille huit cent quatorze.
Ainsi signé
Donat de saint Coux

Il a été trouvé sur le dit Burtin en argent trente sept francs soicante quinze centimes que Goujon garde champêtre est chargé de remettre a monsieur le maire de VAUX

Source: Etat civil de Vaux sur Seine.
Texte déposé par Patrick Blond
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1832    Poissy  78300      Évolution du choléra dans le canton de Poissy.

Renseignements généraux sur la marche et les effets du choléra dans la dite commune.
Cette maladie a éclaté le 4 avril 1832 et fini le 29 juillet suivant. Sa plus grande intensité a eu lieu du 9 au 20 avril et du 30 juin au 19 juillet 1832.

Naissance de la maladie
Cette maladie a éclaté tout à coup dans cette commune sur un homme déjà malade depuis quelque tems d’une fièvre intermitente. Cet homme n’avoit eu aucune communication avec des personnes ou des objets qui avoient approché des cholériques. La ville de Poissy a été la seconde commune du canton envahie par le choléra.


A noter : les totaux sont reportés tels quels (la calculatrice automatique n'existait pas à l'époque et si le sujet n'était pas grave, on peut sourire des erreurs).

Observations générales
Le Choléra Morbus s’est montré deux fois à Poissy dans l’espace de quatre mois. La première invasion a duré vingt quatre jours et a frappé cent individus sur lesquels 49 ont succombé. La plupart dans l’espace de 12 à 14 heures presque tous avoient éprouvé de la diarhée qui après un tour variable a été suivie de l’apparition des selles puis de vomissements cholériques et bientôt après de crampes et de froid. La seconde invasion est du 16 juin et a continué jusqu’au 29 juillet. 49 individus environ ont été atteints de la maladie, 26 ont été enlevés par elle. Chez quelqu’uns elle a duré plusieurs jours. Dautres n’ont été malades qu’une journée ou une nuit. Dans cette dernière invasion plusieurs cholériques ont été pris subitement sans qu’aucun symptôme précurseur vienne donner l’éveil. sur la prochaine apparition de la maladie. Cette fois ci aucun malade n’a succombé dans un état typhoïde tandis que lors de la première plusieurs ont présenté cet état. Plus de femmes que d’hommes ont été affecté du choléra. Elles entrent pour les deux tiers dans le nombre des malades. Toutes les méthodes de traitement comptent du succès et des revers mais le traitement antiphlogistique et révulsif est celui qui a réussi le plus généralement.
Dans la maison centrale il y a eu onze malades, dont deux décès, lesquels figurent dans l’état ci-contre.

nota : Le docteur qui a rédigé les observations générales a fait erreur sur le nombre des malades, ils s’élèvent à un chiffre beaucoup au dessous de celui qu’il porte.

Source : côte 7M49 aux AD78
Texte déposé par Annik Rochereau
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1837    Carrières St Denis  78420      Charité en hommage des "Journées de Juillet".

Le 25 juillet 1837, les soussignés membres du bureau de la Charité, convoqués extraordinairement en vertu de la circulaire de M. le Préfet, en date du 18 de ce mois, relative aux mesures à prendre pour la célébration des mémorables Journées de Juillet, arrêtent ce qui suit :

il sera fait une distribution de pain de 4 livres, un franc de viande et un litre de vin, dimanche 30 juillet, à chaque pauvre dont les noms suivent …….. La dépense que donnera lieu cette distribution, sera payée par le receveur municipal sur les fonds des pauvres actuellement disponibles.

Délibéré à la mairie de Carrières St Denis, le 25 juillet 1837.                


Source: Relevé dans le registre de la fabrique de Carrières St Denis
Texte déposé par Alain Millot
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1837    Carrières St Denis  78420      Recommandations de l'évêque de Versailles. (en date du 1° septembre 1837)

" Les profanations et les rôles sacrilèges se multiplient à tel point que je crois devoir convertir en prescription ce qui n'avait été d'abord, de ma part, que la matière d'une simple invitation. En conséquence ,

1. J'interdis absolument la conservation des Saintes Espèces dans les églises qui sont desservies par simple binage.

2. Pour celles qui ont un pasteur résidant, je ne permets d'y garder les Saintes Espèces dans un ostensoir, un ciboire, ou tout autre vase à ce destiné, que depuis l'Angélus du matin jusqu'à l'Angélus du soir. Passé ce temps, les Saintes Espèces devront être renfermées dans un corporal et déposées dans le tabernacle.

3. Dans les paroisses où l'on communie rarement, je ne permets de conserver au plus, que deux hosties consacrées. Dans les autres, il n'en sera conservé qu'autant qu'il en faut pour les besoins journaliers des fidèles.

4. Depuis l'Angélus du soir, au plus tard, jusqu'à l'Angélus du matin, chaque pasteur gardera ,dans son habitation, les vases sacrés de la paroisse où il réside, après avoir veillé à ce qu'il n'y reste aucune formule ou parcelle consacrée. Si le pasteur occupe une maison isolée ou peu sûre, il pourra charger de ce dépôt quelque bon habitant de la paroisse, marguillier ou autre.

5. Quant aux vases sacrés des paroisses desservies par binage, ils devront également être bien purifiés et confiés dans l'intervalle des offices, à l'un des marguilliers, membres de la fabrique, ou à quelque autre personne recommandable du pays ; à moins que le desservant ne juge à propos de s'en rendre lui-même le gardien.

Je ne saurais trop insister auprès de vous, M. le curé, pour l'exécution prompte et ponctuelle de ces diverses dispositions, car nous sommes arrivés à des temps où la perversité humaine ne s'arrête que devant l'impossible et où, par conséquent, la moindre précaution omise peut devenir pour Jésus Christ, la cause des plus sanglants outrages, et pour l'église, une Source intarissable de larmes.

Vous voudrez bien, M. le curé, lire la présente circulaire au prône de la messe paroissiale qui en suivra la réception. "

Source: extrait du registre des délibérations de la fabrique.
Texte déposé par Alain Millot
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1847-1849    Carrières St Denis  78420      Demandes de secours exceptionnels.

Dans le registre des délibérations du bureau de bienfaisance, on remarque que les fonds disponibles sont souvent jugés insuffisants, par ses membres, pour pouvoir secourir efficacement les nécessiteux et les indigents de la commune. Indépendamment de l'aide financière accordée parfois par le conseil municipal, il arrive que les membres du bureau, après accord unanime, sollicite une aide exceptionnelle auprès du préfet ou du gouvernement.

C'est ainsi que le 28 février 1847, malgré une aide de 50 francs accordée par le conseil municipal, le bureau de bienfaisance sollicite M. le préfet, " vu la chèreté du pain et le froid rigoureux dans cette saison ", de bien vouloir leur accorder un secours d'une somme de 250 francs.

L'année suivante paraît encore plus désespérée :

le 10 novembre 1848, les membres du bureau de bienfaisance de la commune de Carrières St Denis, d'après la convocation faite par le citoyen Maire, le 5 courant ; tous les membres sont présents.
Le président expose à l'assemblée que nous allons entrer dans une saison où les citoyens journaliers vont avoir besoin de secours, que déjà il lui a été fait des demandes ; vu que la majeure partie des exploitations de pierre à bâtir qui occupaient journellement un grand nombre d'ouvriers, se trouvent aujourd'hui sans travaux de commande, que par conséquent, il y a lieu de voter des resSources, autant que possible, pour leur venir en aide.
Les membres du bureau de bienfaisance, considérant l'exactitude de l'exposé du citoyen Maire, et après avoir consulté la position financière de la caisse qui offre peu de resSources, reconnais cependant l'urgence de venir en aide, dans la malheureuse saison, aux citoyens peu valides et les plus nécessiteux de la dite commune, soit pour faire quelques petits travaux, soit pour faire des distributions de comestibles, et enfin pour aviser aux moyens les plus convenables pour parer au besoin des familles ; et aussi, après avoir mûrement délibéré, vote la somme de 100 francs, qui sera prise sur les fonds disponibles dans la caisse du bureau de bienfaisance, somme toutefois que l'on peut prévoir comme insuffisante, vu les besoins présumés.

C'est pourquoi, les citoyens membres ont l'honneur d'adresser au citoyen DURAND, représentant du Peuple, notre Préfet, pour lui faire connaître que la majeure partie de nos ouvriers journaliers sont carriers, qu'ils se trouvent aujourd'hui inoccupés, faute que les exploitations se trouvent aujourd'hui sans commande, que la faible somme qu'a pu disposer le bureau par la présente délibération, sera sans aucun doute insuffisante pour aider à donner aux ouvriers les plus nécessiteux et peu valides, quelques petits travaux et pour aussi distribuer quelques secours en distribution de vivres aux familles les plus pauvres et non valides.
Circonstance que nous prions le citoyen DURAND de prendre en considération, en voulant accorder à notre bureau de bienfaisance, une somme de 250 francs, pour l'aider à remplir la tâche que les membres ont grand désir de remplir.

L'année suivante, le 18 novembre 1849, un secours exceptionnel est encore accordé par le préfet :

……le secours de 300 francs que M. le préfet nous a accordé pour faire des acquisitions de médicaments pour le soulagement des personnes atteintes de la cruelle maladie du choléra…….

Source: Relevé dans le registre de la fabrique de Carrières St Denis
Texte déposé par Alain Millot
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1854-1858    Carrières St Denis  78420      Charité à l'occasion de la fête de l'Empereur.

1854

le 13 août 1854, le conseil de bienfaisance de la commune de Carrières St Denis, assemblé au lieu ordinaire de ces séances, sous la présidence de M. le maire ; présents MM. CHEVALLIER Adolphe, curé, FRANCX Ignace, GENIN Henri Clément, SARAZIN Michel et RACT, maire ; absent M. GUILLAUMERON Edouard Félicité.

Les membres de la commission, vu les instructions préfectorales du 5 août, présent mois, relatives à la célébration de l'anniversaire du 15 août (fête Nationale de l'Empereur), arrêtent ce qui suit :

Il sera distribué un kilogramme de viande à chacune des personnes inscrites sur le registre du bureau de bienfaisance depuis le 3 octobre 1853.

Fait et délibéré en mairie le même jour.                


1855

séance du 11 août 1855 :

…….et ensuite, M. le maire fait lecture des instructions préfectorales du 1° août courant et a invité les membres, l'occasion de la fête de l'Empereur, de bien vouloir l'autoriser à faire distribuer un pain de 2 kilogrammes aux personnes inscrites sur le registre du bureau de la bienfaisance.

Le conseil entrant dans les vues de Monsieur le Maire, l'autorise à faire la distribution sus énoncée et regrette que la caisse de cette administration ne permette pas de faire faire une plus forte distribution.

Cette distribution sera payée sur ces fonds disponibles aux budgets de 1855.

Fait et délibéré les jours, mois et an que dessus.                


1856

Séance du 8 mai 1856 :

….. M. le maire expose que conformément au décret de Sa Majesté l'Empereur, le baptême de Son Altesse le Prince Impérial est fixé au 14 juin courant et au lendemain dimanche, toutes les réjouissances à l'occasion de cette solennité. Dans cette circonstance, à l'unanimité, le bureau de bienfaisance prend la résolution suivante : il sera distribué du pain (2 ou 4 kilogrammes) aux personnes dénommées ci-dessous, et dans les proportions suivantes ……


1857

Séance du 13 août 1857 :

….le conseil considérant que samedi prochain, il sera célébré dans toutes les communes de l'Empire la fête de l'Empereur, arrête ce qui suit : samedi prochain, il sera fait une distribution extraordinaire de pain (2 ou 4 kilogrammes) aux personnes dénommées ci-dessous, et dans la quantité ci après …….


1858

Séance du 14 août 1858 :

….les membres du bureau, ouï la lecture des instructions précitées relatives à la célébration de le fête de l'Empereur, et pour rentrer dans les vues du gouvernement, arrêtent : il sera distribué à l'occasion de la fête de l'Empereur, aux indigents dont les noms suivent, du pain (2 ou 4 kilogrammes) et du vin (un demi-litre ou un litre), dans les quantités suivantes ….
Source: Relevé dans le registre de la fabrique de Carrières St Denis
Texte déposé par Alain Millot
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1880    Carrières St Denis  78420      Vol dans le tronc de l'église.

Ce jourd'hui, lundi 2 août 1880, nous soussignés composant le bureau des marguilliers (monsieur SARAZIN étant empêché par la maladie), nous sommes transportés dans l'église, pour procéder à la levée du tronc qui y est placé pour recevoir les quêtes.

Ayant fait l'ouverture du tronc, nous en avons extrait la somme totale de 12 francs 45 centimes, qui consistent dans les espèces suivantes :
- Argent : 2 francs
- Menue monnaie : 10 francs 45 centimes
Total : 12 francs 45 centimes
Laquelle somme a été encaissée par M. le curé qui en est responsable devant la fabrique.

Nous avons constaté en même temps qu'un vol avait eu lieu, les sous et le papier du fond étant enduits de glu, et la somme ne correspondant pas aux quêtes faites depuis le mois de juin. Nous avons refermé le tronc et nous avons clos le présent procès verbal.

Fait à Carrières St Denis, les jours, mois et an que dessus.

Source: extrait du registre des délibérations de la fabrique.
Texte déposé par Alain Millot
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