HAUTE SAVOIE


1645    Nonglard  74330      Une tempête

En lannee 1645 & le 28° Jour du moys de Janvier qui estoit par Un Sammedy mattin, Le vent commençat A courrir Si fort toutte La nuict que Le dimenche mattin il estoit plus fort que le sammedy il fit un Si mauvays temps de pluye et de vent tout ensemble Si Impetueux quil mit par terre presque tous les arbres à mon pré il men gastit beaucoup il mit par terre tous les palliers il descouvrit toute ma cure ma grange il descouvrit L Eglise gastat Les cloches il mit par terre les tuylles il ne fit Jamais de mon temps Si terrible degat au village il mit bas les maysons mal asseures il renversat tous Les noyers Les prunir(sic) et autres arbres fruictiers chastagniers et autres et par tout Le peis de genevoys de mesme & continuat Jusques au Jeudy mattin quil negeat fort, tellement que il (aurait) fallut prier Dieu, fayre Sonner les cloches avec des processions a Lentour de leglise Lesquelles nous ne peusmes faire tant le vent estoit fort & dangereux & ainsy Je latteste estant cure du lieu
Rivit curé a nonglard


Texte extrait du registre BMS.
Texte trouvé dans La Revue Française de Généalogie N°127 Avril/Mai 2000.
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1730    Lucinges  74380      pose de la première pierre de la nouvelle église.

29 juin 1730, pose de la première pierre de la nouvelle église bénite par le Chanoine Taberlet archiprêtre de Cranves, délégué par le vicaire général Ribiollet sede vacante (siège vacant ?). Le 4 novembre 1734, on célébra la messe dans la nouvelle église

Texte extrait du registre BMS année 1802.
Texte déposé par Nadège Anchisi.
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1754    Reyvroz   74200      L'horrible calvaire de Claudine Barnod.

Décès de Claudine Barnod 14 Mai 1754

L'an mille sept cent cinquante quatre le quatorze Mai est morte et le jour suivant a été enterrée au cimetière de la paroisse Claudine Barnod veuve de Bernard Colloud âgée de soixante ans munie des sacrements plusieurs fois pendant la maladie qui la prendra l'avenir aussi bien par le passé et le présent ayant eu une tumeur depuis 1747 au ventre et à coté et qui est resté toujours la même, le ventre lui sauta et les boyaux sortirent par cette rupture au dessous de la dite tumeur. Le 8 septembre 1747 ses parents firent appeler le même jour le docteur Dessaix habil chirurgien de Thonon qui après avoir examiné et lavé pendant plus de deux heures de suite les boyaux et jugea pas a propos de les faire rentrer dans le ventre quelques jours après cette pauvre femme fit appeler Marie Dubouloz de cette paroisse et lui fit agrandir le trou avec des ciseaux et les lui remis dans le ventre et fit ensuite une couture à la peau du dehors pour les empêcher de sortir de nouveaux mais la nuit suivante la pauvre défunte senti cette rupture se rouvrir le fil de la couture se cassa et les boyaux sortir derechef qui depuis le fond toujours sauté hors de sont ventre, les portants pliés dans ses linges quelle avoit soin de blanchir elle même pour le faire dans une grande propreté. Le second juillet 1748 les dits boyaux furent compris sont tous les excréments solides et autres, ne sortirent que par ce trou par le moyen de ces boyaux rompus, pendant leur.......elle feroit encore de petits ouvrages, venoit régulièrement aux offices jusqu'à 14 jours avant sa mort quelle fut alité et ce qu'il y a de plus surprenant, est qu'a la nouriture n'étoit que du pain de Perette d'avoine et orge et quelques gouttes d'eau avec du sel et peu de graisse qui fait toute la soupe des pauvres gens de ce pays.dont elle étoit du nombre, taut ce que dessus est très véritable et a été vu par un grand nombre de personnes et surtout de je soussigné entre les mains de qui elle soupira en lui faisant la recommandation de l'âme et mourut en disant que rien ne lui fesoit de peine sauf de n'avoir pas assez souffert pur les péchés en foi de quoi je vais signer .

Ainsi est
Germain Curé


Document relevé par: A.L.Moureaux membre de l'Association des Marmottes du 74
Texte déposé par Luc Assous Président de l'association des Marmottes du 74

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1768    Lucinges  74380      bénédiction la grande cloche.

L’an 1768 le 13 décembre, on a fait la bénédiction soit consécration de la grande cloche de la paroisse, elle l’a été par le curé soussigné qui lui a donné le nom de la vierge Marie Immaculée

Delachinal, curé consécrateur                


Texte extrait du registre BMS année 1802.
Texte déposé par Nadège Anchisi.
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1792    Lucinges  74380      persécutions du clergé

Observé que l'an 1792 le 21 7bre, à une heure après midi, les troupes françaises entrerent à chambery, sans coup ferir quoique le roi de Sardaigne, victor Améd(eé) eut fait faire de grands préparatifs, et le lendemain 22, la plupart des Nobles, et notre eveque, joseph Marie pages, prirent avec raison la fuite. en 1793 le 8 fevrier, l'assemblee Constituante exigea de tous le clergé le serment suivant : je promets de maintenir la liberté et l'egalité, et de mourir en les defendant : ce qu'ayant refusé, il fut exilé. La plupart des pretres se refugierent à Turin, et 48 environ s'etant cachés, tachent de procurer aux fidelles les secours spirituels. Dès lors le clergé fut proscrit et persécuté ; cinq pretres de ce Diocese furent fusillés sous le regne de Robespierre , une huitaine fut conduit à la guyane ou ils perirent de miseres, et 62 environ furent menés à l'isle de Rhé, d'ou ils sont revenus sous le regne de l'Immortel Bonnaparte, qui le 9 Mai 1802 fit ouvrir les eglises et ordonna par un Decret que la religion catholique, Ap(ostolique), et R(omai)ne, serait exercée publiquement s'en nommant le protecteur avec les deux autres consuls. Deo gratias et Mariae

Texte extrait du registre BMS année 1802.
Texte déposé par Nadège Anchisi.
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© 01/07/1999 - MARCHAL Jacques
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