HAUTE-SAÔNE




1637-1638-1639     Champlitte  (70600)        Les trois sièges de Champlitte.

C'était le temps des deux Bourgognes avec, d'une part le Comté impérial situé sur la rive gauche de la Saône, et d'autre part le Duché, datant du 9ème s., situé sur la rive droite. Elles signèrent en 1508 un traité de neutralité, renouvelé maintes fois jusqu'au 17ème s., visant à se protéger des impériaux en raison des tensions entre les maisons de France et d'Autriche, jusqu'au jour où, Richelieu rapporta à Louis XIII les conspirations comtoises dans les incursions du duc de Lorraine sur le sol français. Ils virent en cela une violation du pacte de neutralité et déclarèrent la guerre à la Comté en 1636. Aussitôt, trois corps de soldats furent dépêchés à la frontière de la Champagne et de la Comté. De par sa position géographique, Champlitte, place forte depuis Charles Quint, était en ligne de mire. En effet, après conseil de guerre tenu à Langres, ordre fut donné au cardinal de la Valette à la tête des troupes françaises et au duc de Saxe-Weimar à la tête des troupes suédoises, son allié, d'occuper Champlitte. Lorsqu'ils arrivèrent, la ville leur ferma ses portes. Ils en firent donc le siège.

C'était le premier de trois répétés tour à tour les années suivantes.

Champlitte, aussitôt envahie, fut délivrée après trois jours de résistance par le Comte de Gallass, général autrichien, à la tête d'une puissante armée pour soutenir les Comtois.

En 1637, le Duc de Saxe-Weimar assiégea à nouveau la ville qui, consécutivement, fut reprise par ses anciens maîtres pour être encore soumise à la France le 4 décembre de la même année. Avec les horreurs des deux premiers sièges, s'ajoutèrent celles plus meurtrières de la famine et de la peste, au point qu'elle perdit les trois quarts de sa population.

Août 1638, sur commandement du duc de Longueville, le troisième siège fut exécuté de vive force. Les habitants retirés au château furent contraints de se rendre par l'incendie de leur refuge. La résistance de Champlitte déchaîna farouchement le duc qui alla jusqu'à ordonner la démolition de la ville. Tout fut livré au pillage, même l'église ne fut pas épargnée ; ses dix cloches furent enlevées ainsi qu'une vierge du 16ème s. pour en extraire la dorure. Le feu fut mis au clocher et dans toute la ville. Toutes les maisons, à dix près, furent incendiées. Brûlée de nouveau en 1639 par une garnison, Champlitte, affaiblie et démunie, fut rançonnée à deux reprises en 1640 par le marquis de Villeroy et, en 1641, par le comte de Grancey. Les habitants qui survécurent furent plongés dans la plus profonde misère. Aussi, les religieux du couvent des Augustins s'appliquèrent à réconforter les cœurs dans cette époque de larmes et de deuils et aidèrent les Chanitois à se relever de leurs ruines. Tandis que, dans les premières années du 17ème s., le nombre des baptêmes atteignait presque la moyenne de cent par an, en 1640, ce nombre n'était que de dix, en 1641 de six, en 1642 de onze, en 1643 de sept ; de 1644 à 1646, il ne dépassait pas quinze ; et, de 1647 à 1650, il s'élevait à peine au dessus de trente cinq ; encore fallait-il comprendre dans ces chiffres quelques baptêmes des paroisses voisines : Montarlot, Margilley, Neuvelle-lès-Champlitte (dit Neufville-lès-Franois). Tout le Comté de Bourgogne perdit, au milieu des fléaux réunis de la guerre de la peste et de la famine, les cinq sixièmes de sa population. Pour sortir de l'état lamentable où elle était tombée la ville de Champlitte, n'ayant eu de calme qu'après le traité de neutralité renouvelé des deux Bourgognes en 1643, obtint plusieurs faveurs. Louis XIV, encore mineur, lui octroya une sauvegarde pour qu'aucun officier de l'armée française n'y logeât ou n'y fit loger ses soldats. Le parlement de Dole l'exempta de toute contribution relative à l'entretien de la garnison de Gray. Le roi d'Espagne, enfin, accorda à ses habitants un sursis pour payer leurs dettes, tant que dura la guerre.

En 1678, le traité de Nimègue unit définitivement la destinée de la Franche-Comté à celle de la France, et par-là même le sort de Champlitte.

D'après les recherches des Abbés Briffaut et Lachassine.
Texte déposé par Christian Roche.
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1710-1714     Cugney  70700        Combien de temps dura l'interdit de l'église ???

le 25/08/1710 ...inhumée dans le cimetière de Venère à cause de l'interdit de l'église de Cugney
le 31/10/1710 ...inhumé le 31 l'enfant du granger inhumée dans le cimetière de Venère à cause de l'interdit de l'église de Cugney
le 08/11/1710 ...inhumée le 9 inhumée dans le cimetière de Tromarey à cause de l'interdit de l'église de Cugney
le 15/08/1713 ...inhumée dans le cimetière de Tromarey à cause de l'interdit de l'église de Cugney
le 20/08/1713 ...inhumée le 22 inhumée dans le cimetière de Tromarey à cause de l'interdit de l'église de Cugney
le 20/11/1713 ...en le cimetière de Tromarey pour interdiction de Cugney
le 10/02/1714...inhumée à Tromarey interdiction à Cugney

Source: Registres paroissiaux
Texte déposé par Claude DUPORT.
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1720     Autrey-Les-Gray  (70100)        "un orage démoniaque".

L'an mil sept cent vint le 29e juin jour de St Pierre à l'heure de dix du soir il arriva un orage si grand accompagné de tonnere et desclairs avec une pluye si excessive que dans une demie heure le lieu d'Autrey fut inondé par les eaux et avec telle impétuosité que le monde eu peine de se sortir de ses maisons et den sauver le bétail parmy lequel furent noyées quantité de brebis et l'eau dans les maisons den bas y fut juque à la hauteur de quatre pieds et plus, le pont emporté, les murailles des jardins renversées les prels des "eschenaux" et tous les grains le long du vallon couchés et couverts en partie de la terre que le torrent avoint entrainé qui continua le mesme ravage juque à son embouchure dans la Saône et qui nestoit arrivé audit lieu de mémoire d'homme quoy quil ont vu dautres inondations lorsque la vingenne déborde mais aucun de ceste sorte qui ne provenoit que des eaux de ciel tombée subitement sur le territoire.

N. Perchet ptre vic.

Transcription tirée du registre paroissial d'Autrey-les-Gray.

Texte déposé par Jacques Derouet.

1726     Quers  (70200)        Phénomène céleste.

Cette année mil sept cent vingt six un phénomène fort extraordinaire et surprenant a paru dans le ciel; il commençat se faire voir le dix neuf octobre un peu avant le jour par une rougeur qui parut du côté du septentrion semblable a une grande incendie. Au coucher du soleil, le même jour on vit le ciel tout enflammé du coté du couchant ; cette inflammation augmentat si fort que sur les huict heures du soir la moitié du ciel qui parait sur notre horizon fut tout en feu une nuée assez obscure du coté du septentrion et du couchant jettait des flammes qui s'avancèrent par intervalles et semblaient devoir inonder la terre ; a travers de ces flammes on voyait le ciel clair et quelques étoiles ; sur les neuf heures, ces flammes diminueront un peu ; mais la rougeur du ciel du coté du couchant augmentat si fort qu'on eu dit qu'il eut dut pleuvoir du feu ou du sang ; il se fit un jour clair et semblable a celuy que rend la lune lorsquelle est couverte de légers nuages ; enfin ce phénomène diminua insensiblement et finit entièrement sur les onze heures.
Les peuples furent fort allarmés de ce spectacle et croyaient que le monde allait finir. On exposa le saint sacrement en plusieurs lieux et on en donnat la bénédiction meme en plusieurs villes de la province.
J.B Grandgirard prêtre famillier de l'église de Saint-Georges de Faucogney, vicaire et que fut present.


Extrait du registre paroissial de Quers ( 432 E dépôt 7 )
Texte relevé dans le n° 23 de la revue Haute-Saône SALSA.


Observation : "Renseignement pris auprès de l'Observatoire de Meudon, ce phénomène correspond à la grande aurore boréale de 1726, visible jusqu'à Cadix au sud de l'Espagne et à Rome en Italie."

Pour information: d'autres annotations dans les BMS du Loir et Cher, du Loiret, de Haute-Marne, de Saône-et-loire et de la Sarthe retracent ce phénomène Vous pouvez prendre connaissance de ces textes dans les départements concernés.

41      45      52      71      72      89     



1737     Autrey-les-Gray  70100        Serment d'une sage-femme.

L'an mil sept cent trente sept le trois mars jour de dimanche à la sortie de la messe paroissiale et pardevant moy philibert joseph favière pretre prieur commandataire et curé primitif de l'église St Didier d'autrey et ses dépendances et en cette qualité desservant en ladite eglise de tems immemorial par vicaire ou par moy avec approbation de l'ordinaire et le Sr eleonor Narthey pretre vicaire desservant la paroisse est comparue estienne vielle agée d'environ quarante ans originaire d'autre paroisse laquelle en conséquence de l'élection faite de sa personne pour servir de sage femme ou matronne dans la paroisse par les suffrages des honnestes et pieuses femmes de la paroisse et de l'aveu et consentement des échevins et prudhomes de la communauté après information faite par eux des bonnes vie et meurs et religion catholique et apostolique de ladite vielle nous l'avons examiné sur la forme et matière du sacrement de baptème après quoy elle a prêté le serment ordinaire sur les saints evangiles de vacquer fidellement et de s'acquitter de tous les devoirs concernants sondit office en présance de regnaud aubry resteur d'escole et de joachim delaruotte l'un des marguilliers de cette église témoins requis et soubsigné avec nous ladite vielle illeterée

Transcription tirée du registre paroissial d'Autrey-les-Gray cote 41E
Texte déposé par Jacques Derouet.





1738    Cugney  70700      La terre du cimetière était trop gelée.



Le 09/01/1738 inhumation de Hugues BLANCHARD demeurant à Cugney fils de Hugues BLANCHARD et de Claudine RENAUDOT de Charcenne inhumé dans l'église attendu que la terre du cimetière était trop gelée et qu'on ne pouvoit pas faire la fosse dans le cimetière.
PIERRE prêtre de Cugney


Texte déposé par Claude DUPORT.
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1738    Cugney  70700        "un témoin bien silencieux..."

le 22/06/1738 décès de CA..GE Marie agée de 45 ans
Témoin : DUBOIS C. d'Echenoz proche de Notre Dame de Saleborde et proche de Vesoul, qui n'a pas voulu dire le nom de son mari.
PIERRE curé de Cugney


Source: Registres paroissiaux
Texte déposé par Claude DUPORT.
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1750    Fontenois lès Montbozon  70230      abjuration de l'heresie de Luther...

Jean Jacque Marquet Dubauan terre de montbeliard agé d'environ quatorze ans a fait abjuration de l'heresie de Luther et de toutes les erreurs condamnés par la sainte eglise catholique apostolique et Romaine ayant fait profession publique de cette religion pendant les vespres du Saint jour de pentecoste de cette année entre les mains du soussigné prestre curé de fontenois les montboson en suitte du pouvoir qu'il exerce de monseigneur L'Archeveque de besancon et apres l'avoir instruit suffisamment en presence de ses paroissiens assistant aux dites vespres et surtout de jean francois bonne et pierre joseph bonne freres recteurs d'eschole a fontenois soussignés.
Bonne PJ Bonne Grandgirard curé


Texte déposé par Sandrine
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1751    Fontenois lès Montbozon  70230      Bénédiction de l'église.

La Benediction de l'Eglise de fontenois les Montbozon
Le Soussigné prestre curé de fontenois Les Montbozon, après le pouvoir Reçû de Monseigneur L'archevêque de Besançon , a benit L'Eglise réconstruite de Sa Paroisse en presence de Douze Prestres, et de ses Paroissiens le dix septieme jour du mois de fevrier de l'an mil sept cens cinqunate et un.
Grandgirard

Curé de fontenois Les Montbozon


Texte déposé par Sandrine
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1757     Blondefontaine  (70500)        Infanticide.

Le vingt six janvier mil sept cent cinquante sept les nommés Françoise GARNIER épouse de Jean Pierre BLANCHEVILLE, François BLANCHEVILLE âgé de quatorze ans et Florentin BLANCHEVILLE âgé de trois ans ont été trouvés morts dans leur maison environ les sept heures du matin et le lendemain vingt sept du dit mois après la levée des corps faite par la justice de Lamarche ont été inhumés dans le cimetière de Blondefontaine.(C'étoit Jean Pierre BLANCHEVILLE qui les avoit tués époux et père)

Texte déposé par Claude DUPORT.
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1754     Lomont  (70200)        ...Un homme de Port sur Saône tué d'un coup de feu...

Ferdinand LA HOULLIER de Port sur Saône âgé de trente six ans reçu un coup de feu à Belverne et fut transporté à Lomont par des particuliers du dit Belverne où il est mort muni des sacrements le dix avril de l'an mil sept cent cinquante quatre et a été inhumé le lendemain dans le cimetiére de Lomont en présence de plusieurs personnes nommément de George BILLOTTE et de Jacque CLEMENT et a été visité et traité par le Sr DERNEZ chirurgien juré à Lure et il m'a déclaré qu'il avoit reçu le coup de feu à Belverne par un particulier à lui inconnu.
J.C. GALMICHE prêtre

1755     Lomont  (70200)        ...trouvé mort en la forêt...

le 16/04/1755
Martin VIENOT âgé de vingt neuf ans a été trouvé mort en la forêt de Lomontot appartenant au prince de Montbéliard le seize avril mil sept cent cinquante cinq et a été enterré le dix sept du mois en vertu de l'ordonnance de Mr le juge de Granges en datte du même jour et l'inhumation faite en présence de plusieurs personnes nommément Jean VIENOT et Bonnaventure CLEMENT illettrés.
DAVAL prêtre



1764     Lomont  (70200)        Un homme inconnu a été trouvé mort sur un pré.

le 12/01/1764
Un homme inconnu âgé de soixante dix ans environ a été trouvé mort sur un pré du territoire de Lomont appelé Labeulont et a été inhumé dans le cimetière de Lomont ensuite de l'ordonnance du plus ancien praticien de la justice de Lomont en datte du présent jour en présence de plusieurs personnes nommément de Joseph LAVALETTE et de Toussaint CHANIOT coupeur de profession illettrés les deux de Lomont
J.Fr. JEUDY prêtre



1765     Faymont  (70200)        Un étranger incommodé sans aucune blessure.

le 28/02/1765
Un étranger muni d'un extrait de mariage et quelques autres certificats qui le nomment Nicolas OURIAUX du diocèse de Metz trouvé dans le bois de Faymont incommodé sans aucune blessure et sans qu'il ait voulu déclarer avoir reçu aucun tort de personne conduit au dit Faymont par plusieurs particuliers du dit lieu et nommément par Jean Pierre BRUOT et Nicolas VERNIER le vingt huit février mil sept cent soixante cinq est mort le premier mars de la même année mil sept cent soixante cinq est mort le premier mars de la même année mil sept cent soixante cinq et a été inhumé le lendemain dans le cimetière de Faymont en présence de plusieurs personnes nommément du dit Jean Pierre BRUOT et Nicolas VERNIER illettrés
J.Fr. JEUDY prêtre

1768     Faymont  (70200)        Un homme a été trouvé mort dans un bois.

le 20/10/1768
Un homme âgé de 36 ans environ a été trouvé mort dans un bois de Faymont dit le Gerbaud et a été inhumé dans le cimetière de Faymont ensuite de l'ordonnance du plus ancien praticien de la justice de Granges en datte du présent jour en présence de plusieurs personnes nommément de François GIRARDOT et de Sébastien MOUREY du dit Faymont illettrés.
J.Fr.JEUDY prêtre

Texte déposé par Claude DUPORT.
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1782     Blondefontaine  (70500)        Bénédiction de la première pierre de l'église.

L'an 1782 le 10 du mois de Novembre nous soussigné Richard Joseph VERNIER prêtre vicaire de Raincourt avons fait par permission le monseigneur l'Archevêque de Besançon et en vertu d'une délégation spéciale du sieur curé de Raincourt et de Blondefontaine la bénédiction de la première pierre et des fondations de l'église à ériger à Blondefontaine par les habitants du dit lieu à l'honneur de la très Sainte Trinité et sous l'invocation de Saint Martin évêque de Tours sur la place dite la Cour d'Entois en présence d'Antoine PHILBOIS procureur fabricien de Claude Antoine BAILLOT laboureur de Claude D'ARQUEVAUX marguillier de Valentin ANDRé conducteur des ouvrages à faire pour la dite église et Joseph LENOIR recteur d'école et plusieurs autres notables qui ont signé.

L'an 1782 le 17 du mois de juillet Anne NOBLE fille de Nicolas NOBLE et de Anne CLAUDEL ses père et mère âgée de 23 ans environ de la paroisse d'Enfonvelle travaillant aux vignes de Blondefontaine au canton dit vers la Ville est tombée subitement d'une incommodité à laquelle elle étoit connue sujette ou d'un coup de sang, de tout quoy le prêtre soussigné étant instruit par le bruit public y a accouru, l'a trouvé sans aucun signe de vie; elle a été transportée et exposée pendant trente heures dans un lieu public du dit Blondefontaine; après quoy on a été obligé de procéder à raison des chaleurs à l'inhumation de son corps le lendemain et ce en présence de Jean Baptiste FOURNIER recteur d'école à Blondefontaine.

Texte déposé par Claude DUPORT.
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1782    Lomont  70200     ...trouvé mort dans la forêts...

Un homme trouvé mort dans les forêts de Champé qu'on croit être Joseph CHAGNOT des Côtes de Courmont laboureur âgé d'environ 80 ans a été inhumé dans le cymetière de Lomont ensuite de d'ordonnance de Mr le bailly d'Héricourt du 23/05/1782 et ensuite de la permission de Mr le curé de Saulnot datée du lendemain le 24 du mois de mai dans le cymetière de Lomont en présence de plusieurs personnes nommément de CHAGNOT Nicolas et Joseph des Côtes de Courmont ses fils illettrés
GAVOILLE prêtre vicaire


Texte déposé par Claude DUPORT.
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1783     Cugney  (70700)        Une cloche, un Crétin et une Jobard !!!

Entre le 27 août et le 8 septembre 1783

Une cloche nouvellement fondue à Cugney par le sieur BAVALLE a été bénie par le curé de Cugney soussigné. Le parrain a été monsieur François Victor Alexandre CRETIN clere tonsuré fils de Mr CRETIN conseiller procureur du roy au siège présidial de Gray et de madame SAVARY son épouse et la marraine demoiselle JOBARD fille de Mr JOBARD avocat du roy au dit siège présidial de Gray et de madame BILLARDET son épouse. La cérémonie faite en présence de Mesdames et Messieurs soussignés . SAVARY, CRETIN , JOBARD et RENAUD curé de Tromarey, DAVAL curé de Virey, GRILLOT curé d'Hugier, BESSE curé de Choye, BLANCHARD curé d'Avrigney, BORNIBUS curé de Venère, CRETIN parrain, SIREBON curé de Cugney

Texte déposé par Claude DUPORT.
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1784     Champlitte  (70600)        Les rues de Champlitte.

Champlitte est bâti sur le penchant d'une colline très abrupte. Jusqu'à la fin du 18ème siècle, la roideur de ses rues qui servaient de grand-route était effrayante pour toutes sortes de voitures, même pour les gens à cheval. La ville étant fortifiée, des portes en permettaient l'accès. Entre celle du chemin de Langres, longeant le couvent des Capucins à l'écart de l'enceinte, et celle du chemin de Gray, les rues tortueuses épousant le relief des combes d'antan obligeaient les voituriers "d'enrayer les roues qui fatiguaient et ruinaient ainsi, le pavé". Aussi jusqu'en 1763, les usagers, payèrent à la ville un droit de rouage, assez modique pour ne pas nuire au commerce local, de deux sols par voiture à quatre roues et d'une sol par charrette pour l'entretien. Des accidents continuels ont déterminé les officiers municipaux à demander au roi de changer la direction de la route pour rendre la pente plus douce et sans danger. Ce passage, déroutant jusqu'alors pour les voituriers du grains du Bassigny, allait désormais, par sa facilité, doubler et tripler le commerce de cette denrée au port de Gray et développer cette province. Pour cette liaison, il fallut percer une nouvelle rue en abattant quantité de maisons et en payant la valeur aux propriétaires. Le projet fut adopté par arrêt du 1 février 1784. Le roi ne participa que partiellement à cette dépense, l'excédent étant à la charge de la ville qui ne tarda pas à connaître des difficultés financières, les ressources du droit de rouage rétabli n'étant pas suffisantes. La route forma alors, dès la fin du XVIIIème siècle, une rue nouvelle qui, progressivement, fut bordée d'habitations, commerces, auberges...

Histoire de Champlitte par l'Abbé Briffaut - Champlitte 1867 Texte déposé par Christian Roche.
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1788     Blondefontaine  (70500)        Bénédiction de l'église.

L'an 1788 le 13 mars en suite de la commission donné au sieur FOYOT curé de Jussey et doyen rural du décanat de Faverney par monseigneur l'Archevêque de Besançon la date du cinq mars dernier à l'effet de connaître l'état de décence de la nouvelle église de Blondefontaine pour y célébrer les divins offices et de la bénir si elle étoit convenable ayant connu son état de décence il la bénit assisté des sieurs Claude Antoine FOYOT vicaire en chef de Blondefontaine et Claude Louis Antide MUIRON curé de Barges et de Pierre Joseph BILLOTTE diacres soussignés.

Texte déposé par Claude DUPORT.
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1789     Fouchécourt  (70160)        Remontrances, plaintes et doléances.

Remontrances, plaintes et doléances que les habitants du village de Fouchécourt, en Franche-Comté, baillage de Vesoul, de l’ordre du Tiers Etat présentent à l’assemblée générale du baillage par le fait de Jean-Baptiste Porcherot le jeune et Joseph Prudhomme leurs députés nommés le présent jour pour les dites remontrances, plaintes et doléances, êtres mises sous les yeux du Roi, des Etats généraux du Royaume, convoqués par sa Majesté, à Versailles pour être insérées au cahier général de doléances du baillage.

Sa Majesté est très respectueusement suppliée d’accorder, vouloir et ordonner ce qui suit :

Extraits

Article 7

Que tout particulier soient dispensés de mettre des billots à ses chiens exceptés dans les terres de la maturité du raisin à qui ne soient dans les cas de demande que lorsqu’ils seront trouvés appuyant ces chiens dans la poursuite du gibier.

Article 8

Qu’il y aura dans toute l’étendue du Royaume uniformité de poids et mesures.

Article 9

Que le sel qui est de nécessité première soit accordé en quantité suffisante à tous sujets du Royaume sans distinction d'âge.

Article 17

Qu'il soit fait un règlement aux dits Etats de la province concernant les voliers qui sont d'un grand préjudice aux cultivateurs.


Texte déposé par Edmond Desoche.
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1789     Apremont  (70160)        Les Doléances D'Apremont.


Grâce aux découvertes de Germaine GODARD (ma tante) et de son amie Mlle PATHEY, je vous livre ici la transcription faite par elles , d'un acte en date du 14 novembre 1789 recueillis par Joseph BOUDOT , Notaire d'Apremont. (Cote 2E 7429 A.D. de Vesoul). Cela permet de faire une sorte de "photo" des gens vivants dans le village en cette époque révolutionnaire.


L'assemblée Générale Et Extraordinaire de la commune Du Bourg D'apremont convoquée àla maniere accoutumée et encor de pots en pots par commissionaire deladitte commune cejourdhui Quatorze novembre du soir mil sept cent quatre vingt neuf alaquelle se sont réprésentés devant Me Boudot notaire royal réservé pour la résidance dapremont Les sieurs Charle Guibard Echevin, françois Revoy, pierre leblanc michel agry,françois feuillebois, Jean Bte Guibard, Joseph patet, charle carry, antoine maltete, Jean Bte Barbas, Joseph Ménétrier, Jean Bte Coindet, nicolas deschamps, françois ménétrier, nicolas Gaillard, Joseph Carry, pierre Lesberney, françois feuillebois, Joseph Grand Jean, Claude françois moussard, JClaude Jeannin, Jean perney, antoine feuillebois Jean Louis may, nicolas Morel, andré maillard, Charle moulardot, Joseph Morel, Louis chavonnet, nicolas Barbas jeune, françois chenillet, nicolas mourey, antoine Moulardot, Jean monet, antoine Grand Jean Georges devilard, françois Mathieu, Jean Claude barbas, Joseph Gaillard pierre Leblanc, pierre Jean Jaque, Laurent mourelet, françois chavonnet nicolas maurice, nicolas pequeniot, nicolas Morel, Charle Mathieu françois mortier, antoine petitguyot, françois chenillet, françois rougetet, médard Ducret, nicolas Essertey, Jean Baptiste Croisiaux, Jean Baptiste Dubois, françois pequinot, andré mathieu, charles Glaidoeuf, antoine Ramelet, françois Deveaux, nicolas housset, antoine housset, Joseph Simonet, Louis Grandjean, Jean Bte Conver françois chenillet, andre calame, nicolas Guy, nicolas choiselle,Thomas Simonet, Claude Tissot, Jean Baptiste Lacombe, Charle paufert, Louis picard, Sebastien faivre, nicolas Barbas, françois moreau, Jeanne Baptiste Renauld, nicolas petitpain, Didier devaux andré Bruchot, pierre Blanchard, valentin ramelet, antoine Ganniot, françois feuillebois le viel, pierre micquet, Claude fijux, Damien carry Sieur petit Guyot capitaine et alaquelle a encor assisté Messire Jean Baptiste Louis Deville chevalier marechal des camps et armees du roy de present en son domaine Dapremont, tous composant la plus saine et majeure partie des habitans de laditte commune dapremont assembles sur la place publique et formant corps

Lesquels ayant pris en considération quils sont surchargés de droits feodaux dont ils ignorent l'origine tels que Banalités, ..... droits de feux et autres de cette nature quils dattent des temps durant Lesquels Les Seigneurs des paroisses opprimaient Leurs vasseaux par des Exactions odieuses. Que jusqua ces temps de calamités ils se sont pliés aux circonstances Envertu dun traité dabonnement, datté de l'an mil sept cent un chef d'oeuvre dinjustice et de vexation. quaujourdhui ils reconnaissent que ce droit de banalité ainsi que les autres n'est plus fondé que cest une usurpation Evidente du Gouvernement feodal, un viel abus, Effet de L'oppression d'un côté, et de la faiblesse de Lautre, quils ont souffert jusqua ce temps ce quils ont vûs souffrir par leurs pères; que la possession vicieuse dans sa source se perpetue jusqua ce quun Excès révoltant fasse deffendre un reste de Liberté Qu'.....a Eté vü par l'assemblée nationale au regard des droits feodaux.

Que désirant se conformer à son décret qui declare les servitudes personnelles abolies et aux observations de Sa majesté sur Larticle premier des decrets des quatres, cinq aout et jour suivant qui Regarde comme un Effet de sa justice de Supprimer de tels droits.

La commune cette part assemblée par toutes ces considérations dit delibere et declare unanimement qu'elle naccedera point aux payemens des droits de banalité ......et feux et autres de cette nature auxquels ils sont assujettis que reffus sera fait aux Seigneurs Baron dapremont Sieurs thiery proprietaire du fief de montrichier, et chanoine de gray des reetributions et droits à eux dus qui sont aujourdhuy Supprimés comme droits feodeaux quen ....... nottification Leur sera faitte de copie des presentes, et même à leurs facteurs ou agens au besoin Quau cas quils usent de contrainte contre la commune ou un habitant du lieu la commune interviendra et prendra fait en main san que le particulier soit tenu à aucun frais en remettant par celui cy son interpellation au procureur cy apres constituée, qui sera tenu de n'apporter aucune négligence

Et pour ce regard elle a constitué pour son procureur general et special La personne de antoine Grand Jean Md Boucher à apremont auquel elle donne pouvoir de pour elle et En son nom intervenir et prendre fait en main dans Les instances qui pourraient être suscitées plaider, opposer, appeler, Elire domicile ..... au procureur et avocats En ...... les révoquer ......dautres obtenir sentence jugemens et arrets les faire ...... à l'execution et généralement faire par ledit procureur constitue tout ce quil trouvera convenable necessaire et avantageux pour le bien de la cause promettant davoir ....... pour agréable et de la relever de toutes charges obligeant pour ce ses biens et revenus communaux Et sous le scel du roy ............................. ainsi fut fait lu et passé sur la place publique pardevant Le notaire soussigné present Sr claude Antoine sordelet laboureur a Broye et claude antoine Devillard dudit Broye aussi laboureur rencontrés audit apremont

Témoins requis et soussignés avec Les parties le sachant faire les autres illeterées Enquises ..... de lordonnance ont signé après lecture faitte

Source: acte en date du 14 novembre 1789 recueillis par Joseph BOUDOT , Notaire d'Apremont. (Cote 2E 7429 A.D. de Vesoul)
Déposé par: ??? (j'ai égaré ses coordonnées paternité à réclamer" <


1782     Cugney  (70700)        ...à cause de la chaleur excessive!!!

Décès le 26/07/1782 de Claude François HUGUET ... inhumé le 26 le soir même, à cause de la chaleur excessive à cause de putréfaction...

Source: Registres paroissiaux
Texte déposé par Claude DUPORT.
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1791     Cugney  (70700)        fortes chaleurs!!!

décès le 07/07/1791 de Anne Claude GERARD ...à 3 h du matin, inhumé le 7 au soir pris égard au danger de putréfaction au témoignage d'un chirurgien....

Source: Registres paroissiaux
Texte déposé par Claude DUPORT.
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1803     Cintrey  (70120)        Le gros feu de Cintrey.

Un incendie èclatat à Cintrey, le 1er avril 1803. il vit naissance dans la première maison près du tilleul à droite de cette rue. Une fille de la maison était occupée à couper de la paille pour faire des "capotes" (variété de coiffure), dans le grenier ; ayant entendu du bruit, elle eut peur et elle descendit précipitamment, laissant son convet (sorte de lampe). Le feu prit dans la paille, et en un moment cette maison fut la proie des flammes. Comme il faisait un grand droit vent (vent du sud), le feu se communiqua rapidement aux autres maisons, presque toutes couvertes de chaume ; de sorte qu'il envahit toute la rue du Tilleul, presque toute la grande-Rue, et toute la rue du Paquis : plus de la moitié de Cintrey fut réduite en cendre en quelques heures. Un vent d'ouest allait encore pousser l'incendie du coté de la Salle, alors les habitants réclamèrent la protection de la Sainte-Vierge. on sortit dans la rue l'image vénérable de l'Immaculée-Conception, qui était dans la maison qui fait le coin de la Petite-Rue, chez Jean-Baptiste Mignot ; au moment même où l'image fut présentée à l'incendie, le vent contraire, c'est à dire celui d'est souffla. C'est ainsi que le feu fut arrêté ; on regarda cela comme une marque visible de la protection de la Sainte-Vierge. Ce triste événement fut appelé le gros feu de Cintrey.


Source: Histoire de la paroisse de Laître et des environs. Monographie écrite par François Demongeot en 1867.
Texte relevé dans le n° 24 de la revue Haute-Saône SALSA.





1833    Vy-lès-Lure  70200      Touchante, naïve et néanmoins sacrilège méditation .

tracé par l'instituteur en 1833 sur un espace libre d'une page de 1773.

" Tout passe, tout s'évanouit ! ! ... Que sont devenues toutes ces personnes dont il est parlé sur ce registre ; je le lis le vingt-deux novembre dix huit cent trente trois et à peine quelques vieillards décrépis s'offrent à ma vue dans ce village, eux qui à cette époque formaient l'enfance de la paroisse, où serai-je moi-même dans quelques années quoique très jeune encore ! ... La vie de l'homme est moins qu'un songe, le sage et le libertin, le jeune et le vieux, le riche et le pauvre, au bout de quelque temps sont (pareillement ?) comme si jamais ils n'avaient été. Aux portes du tombeau l'égalité commence ! ... sentence consolante pour les malheureux, mais effrayante pour les méchants. " (Suit la signature de l'instituteur).

Pour l'anecdote, Vy-lès-Lure, fut aussi la localité natale d'Octave Gaillard, ce policier qui se trouvait en faction à l'Elysée, lorsque Félix Faure mourut dans les bras de sa maîtresse.
C'est lui, au prêtre qui lui demandait si le président avait toujours sa connaissance, prononça cette réponse désormais fameuse :
" Non, elle est sortie par l'escalier de service ".


Texte extrait des registres Paroissiaux .
Texte déposé et commenté par Robert Davoine .

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1888     Champlitte  (70600)        L'incendie de l'église de Champlitte.

Dans la nuit du lundi au mardi 2 octobre 1888, vers une heure du matin, le feu se déclare dans la sacristie droite. Aux premiers cris d'alarme, le curé et son vicaire accourent, la foule se précipite et les pompiers arrivent. Il semble qu'on peut confiner l'incendie dans la sacristie où il sévit. Est-ce le sang froid qui manque ? Le feu se propage, les flammes s'élancent au dessus de la nef droite. On les voit brûlant une bâche goudronnée qui couvre une partie du toit en réparation et s'avançant dans une traînée rapide vers le clocher. Le vicaire entre à l'église et se hâte de mettre l'eucharistie dans la sacristie gauche tandis que le curé accourt pour sauver la statue d'une vierge datant du 16ème siècle. A peine celle-ci sauvée, il se sent le dos effleuré par un gros lustre qui tombe du plafond enflammé ; il sort précipitamment de l'église consterné par le désastre qui prend de redoutables proportions. Le clocher est en feu, où vont tomber tous ses débris brûlants : sur l'église ou sur les maisons voisines ? L'embrasement du quartier est à craindre. Dans l'anxiété de la foule, des craquements retentissent dans le mugissement intense d'une colonne de flammes. Soudain , le belvédère qui surmonte le clocher se penche, se tord et tombe sur la grande nef de l'église, écrasant la voûte en torchis, mutilant la tribune et s'abattant sur le pavé avec un fracas épouvantable. Cette fois, toute l'église va être incendiée. Dans la confusion générale, c'est à peine si le vicaire peut obtenir qu'on protège la sacristie gauche où se trouvent l'eucharistie, des ornements et des vases. Il lui faut s'emparer d'une échelle, monter à la fenêtre élevée de la sacristie et en faire sauter les barreaux. Il fait diriger un jet de pompe continu contre la porte que le feu, de l'intérieur, a déjà gagnée. Ainsi, les pompiers réussissent à préserver cette partie de l'édifice et tout ce qu'elle contient de précieux. Mais tout le mobilier de l'église brûle, le toit et la voûte de la grande nef se consument, les cloches fondent ; bientôt, on ne voit plus debout que des murs dégradés, ruines gigantesques éclairées au rouge par une vaste fournaise. Au petit jour, apparaît progressivement au centre de la ville un spectacle de désolation. Du clocher majestueux, ne subsistent plus que les restes d'une charpente calcinée. Après l'incendie, où célébrer le culte ? A partir de la Toussaint, les paroissiens s'installèrent dans la nef gauche qui était moins endommagée que le reste de l'église et qui fut mise à l'abri de l'air extérieur par une cloison de planches contre les piliers. Pour donner à l'autel plus d'attrait et de décence, on descendit la statue de Saint Vincent car il ne n'était pas imaginable de célébrer le culte sous l'égide du patron des vignerons ! La restauration s'échelonna entre 1888 et 1900. Tout d'abord, la municipalité fit couvrir l'église d'un toit en ardoise ainsi que le clocher qui, amputé de sa flèche, fut réduit de près de la moitié de sa hauteur initiale. Par la suite, des dissentiments se produisirent et retardèrent de plusieurs années la reconstruction de la voûte de la grande nef. La restauration fut enfin célébrée officiellement le 9 décembre 1894, mais l'église demeurait encore bien nue.

Source:Tiré de l'opuscule de l'Abbé Lachassine. Champlitte 1901.

NB. : Autre thèse sur l'origine de l'incendie. Dans cette même nuit, à 11 heures du soir, la foudre aurait mis le feu au clocher qui, s'abattant sur la grande nef, l'aurait incendiée. A la reconstruction, la municipalité aurait-elle opté pour l'abandon de la flèche pour prémunire l'église des risques de l'orage ?

Texte déposé par Christian Roche.
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1935     Département          Tremblement de terre.

Dans la nuit du 29 au 30 décembre 1935, une forte secousse sismique est ressentie dans tout le département mais ne faisant pas de dégât.

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