HAUTES-PYRENEES





1767    Azereix  65380      " accord pour parer aux malheurs des bestiaux à corne.."

Les 71 chefs de famille propriétaires de bestiaux à cornes passent entre eux,un accord

« pour parer aux malheurs imprèvus qui pourraient affecter les bestiaux de plus d'un an : contagion, peste, charbon, mal loubet, grenouille, teigne, larus, enlèvement du loup ou autres maux où il n'y aura pas de l'incurie des propriétaires, ils ont voulu faire le présent traité pour supporter la perte (...) chacun en paye sa cotte par proportion du nombre de bestiaux, s'obligeant chacun à payer le montant et contingeant de la portion du prix de la bête qui aura péry».

Source: La sociabilité villageoise dans la France d'Ancien Régime. J-P Gutton.




1775    Izaourt  65370      "les pieds lavés avec du vinaigre..."

24 juin 1775 à IZAOURT
"Nous curé et consuls d'Izaourt certifions qu'en conformité des réglements,tout le bétail à laine de la paroisse d'Izaourt,après la toison faite en la tête et les pieds lavés avec du vinaigre et que pareille opération a été faite aux agneaux sur tout le corps,rien n'empeche par conséquent qu'il ne puisse être conduit sur la montagne".
Signé:Delès,curé. (montagne de la Courbe)

Texte déposé par Jean-François Brignol
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XVIIIe    Izaourt  65370      Ordonnance médicale.

"On donnera à la malade deux onces jus de bourrache,deux can de lys,une once syrop violat,demy cueillère coeur de fleur de verger,deux onces huille d'amandes douces fraichement extraite;on continura le remède aujourd'hui et demain.On lui servira le matin et le soir le lavement suivant:une décoction de mauves en bouillon blanc,feuilles cueillies pour une decoction dans laquelle on laissera fondre demy once crystal minéral,demy once fleur d'orge,pour avaler à la bouche.Pour la femme de Peyratoun,bordier de monsieur de Combes".
signé:Simiac (La malade a un gros rhume ou une bronchite)

Source;Archives personnelles
Texte déposé par Jean-François Brignol
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1809    Tarbes  65000      si vous voulez vivre vieux, faites le Cirque !!!

Notre époque n’a pas l’apanage des centenaires. Déjà, au 19ème siècle, on en signalait, en particulier dans la région de Gavarnie. Le grand air et la nourriture frugale y sont probablement pour quelque chose !
On a vu que le nombre des morts ne s’était élevé dans ce département, pendant l’année dernière (1808), qu’à 2.495. On apprendra avec étonnement que sur ce nombre il y a dix personnes qui ont atteint ou dépassé cent ans. En général, sur 6.000 personnes qui meurent dans un pays, une seule parvient à cent ans, d’après les tableaux comparatifs cités par Buffon. Dans ce département, nous avons à peu près un centenaire sur 250 morts ; ainsi, proportion gardée, il y a à peu près dans ce pays trente centenaire, lorsque les autres pays en ont un.
Cette différence est prodigieuse.
Les plus grands et les plus nombreux exemples de longévité se trouvent dans nos Pyrénées. L’air vif et pur qu’on y respire, une nourriture saine et frugale, le lait et le maïs, une vie pastorale, paisiblement active, le calme heureux du cœur et de l’esprit, et la modération dans les plaisirs et dans les peines, concourent efficacement, dans ces hautes régions, à reculer le terme fatal.
Deux frères, placés sur les hauteurs de Gavarnie, sont parvenus, l’un à 106 ans, et l’autre à 116. La femme de l’aîné, qui est encore vivante, a plus de cent ans.
Ils ont été longtemps, pour les étrangers qui viennent chaque année admirer le beau cirque et la belle cascade, un objet d’intérêt et d’étonnement. M. le Préfet s’étant rendu à Gavarnie, a voulu voir cette famille patriarchale.

Texte déposé par Jean-Pierre BERNARD.
Sources : Annales Périodiques de la ville d’Orléans – 6ème année – n°611 – p.343 – Mercredi 8 novembre 1809.

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© 01/07/1999 - MARCHAL Jacques
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