NIEVRE



1659    Cosne St Agnan   58200      " elle en usa plus d'un !!! "

Ce 27 aoust 1659 est decedee sur les quatre heures du soir en la communion de nostre mere Ste Eglise perete Coquelar âgee de cent ans environ laquelle nâquit du temps de la prise de la Ville de St Verain, femme de feu Marite Bureau son premier mary, de Gaspare Loison son second mary, de Jean Molet son troisiesme, de Eugin Sajot son quatriesme, et de hilaire Chenesson son dernier mary. Son corps a este inhume dans le cimetiere de cette Eglise de StAgnan par moy cure soussigne.
Tolleron, cure


Texte déposé par Patrick Raynal
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1709    Trucy l'Orgueilleux   58460      Remarques sur l'année 1709

Jamais peut-être on a eu une année comme celle-ci, on peut dire que tous les flots [fléaux ?] de Dieu ont concouru ensemble, la guerre, la peste et la famine. En 1708, le beau blé froment ne valait que trente sols et l'orge huit sols, dix sols au plus cher et en cette année il a valu dix livres et le froment vingt à cause du froid qui se mit le jour des Rois par un grand vent et un peu de neige et des pluies froides qui eurent gelé gâtèrent tous les blés en sorte qu'il n'en reste pas pour semer, on fût obligé de semer du vieux blé, pour de l'orge comme on en fît partout où il y avait eu des blés dans les jardins et chemins on en eût en abondance il valut néanmoins toujours jusqu'à sept à huit livres parce que tous ou presque ne mangeaient que de l'orge, point de vin qui valut jusqu'à cent francs le muid, on faisait de la boisson avec du genièvre et de l'orge, point de fruits, les pommiers et poiriers des jardins presque tous morts, comme aussi les bons pruniers, tous les noyers, pêchers et abricotiers sans en rester un seul, il n'y avait que la viande à bon marché que les pauvres gens mangeaient sans pain, jusqu'à de la chair de cheval et autres animaux morts. La plupart ne vivaient que d'herbes des champs sans saler, même les chardons, du pain de chènevis qui leur causait des dysenteries, il y en eût qui firent du pain de racine de fougère, il y eut des endroits où il ne sera presque personne, on trouvait quantité de gens morts de faim par les chemins, les oiseaux se mangeaient l'un l'autre, cependant il fallait payer les tailles, [?] et capitations plutôt que d'acheter du pain vendre à bon marché tout ce qu'on avait jusqu'à ses habits, linges et outils à travailler, les hommes et femmes paraissaient comme des fantômes, qu'on aurait fait tomber d'un petit souffle, qui auraient volontiers pardonné leurs morts.
Bref, je ne crois pas qu'il ne soit dans les histoires rien de semblable tant Dieu est irrité contre la France, car je ne crois pas qu'il en soit de même parmi les autres nations car ils ne seraient pas en état de nous suivre comme ils font et si Dieu n'a pitié de nous, il faut tous périr.

Delaën, curé.


Extrait des registres BMS.
Texte déposé par Laurent Pinon
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1713    Saint-Privé-lès-Decize  58300      Le curé de Saint-Privé-lès-Decize et le "chasse cousins".

"Cette année on a vandage deux fois, la 1ere sont les raisins qui resterent apres la gelee du 29 de may, la 2 les verjus que les vignes repousserent qui sont moitie meurs et quon a vandange le lendemain de la st Luc je crois que le vin nen peut estre que du chasse cousins "

Mr d'Arcy .


BMS de Saint-Privé-lès-Decize, vers novembre 1713,
Texte déposé par Bernard LAUDET


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1714    Toury-sur-Abron  58300      "Sonnet très spirituel et très dévot sur le bon employ du tems"

Sonnet très spirituel et très dévot sur le bon employ du tems

Le tems m’a demandé dés jours passes le conte
Et moi j’ay répondu : le conte veut du tems,
Car celuy qui sans conte a perdu tems de tems
Comment s’il n’a du tems, pourrat-il rendre conte

Le tems m’a refusé de differer le conte,
Soutenant que mon conte a refusé le tems,
Que n’en ayant usé quand il étoit tems
En vain je demandois du tems pour rendre conte

O dieu ! quel conte peut rappeller tems de tems
Et quel tems peut suffire à faire un si grand conte
à qui vivant sans conte à mal agi du tems !

Helas ! pressé du tems et plus pressé du conte
Je rens l’ame et ne puis rendre conte du tems
Puisque le tems perdu n’entre point dans le conte


( 2lignes en latin, attribuant ce texte au R.P Tillon frère Minime de Decize) 21 feb.1704

Lisez les souvent. Vers………du fruit ,…de les scavoir par coeur

Dauboy 8e de juin 1714


BMS de Toury-sur-Abron
Texte déposé par Bernard LAUDET


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1720    Toury-sur-Abron  58300      Conséquences dans le Nivernais de la déroute financière de LAW.

"Cette année de 1720 a été assez abondante en blé et en grains, très abondante en en foin et de mémoire d’hommes on n’avoit pas recuëilli davantage. Copieuses et riches vendanges , mais le vin fut de mauvaise qualité et fort vert, à cause que toute l’année fut pluvieuse, il ne laissa pas cependant que de se vendre au pois chérement, mais le prix le plus commun étoit de 30 £ par tonneau . Au commencement et à la fin de l’année le blé de vendoit 14 s[ols] le bois[seau]. Au mois d’août il valut jusqu’à 24 s[ols] et ce à cause que la monnoye augmentait sans cesse considerablement.

Les ecus de 6 £ monterent jusqu’à 12 £ et continuellement ; il paraissoit des arrêts qui tantôt diminuerent, tantôt augmenterent les especes et l’argent n’ayant pas un prix fixe toutes les marchandises devinrent plus cheres qu’on ne les avoit jamais vës. Grand commerce dans le royaume, un grand nombre de gens riches devinrent pauvres, et de très mal à leur aise devinrent commodes ; les uns parce qu’on leur remboursoit et les autres parce qu’ils remboursoient avec des billets de banque, argent de papier inventé par le sieur Law # on prononcoit Law comme si on dit Las# anglois établi controlleur general en France par M. le duc d’Orléans régent.

Quantité de terres changerent de maitres. Cette méme année dans notre voisinage Mad. d’Anlezy de Monparreux vendit dornes à Monsieur Alexandre, Mad. de Lamenay vendit lamenay et toute sa terre de Cossaye avec Craux à Mons. Rodot et à monsieur le marquis des pouilly ; les mémes eurent encore de Mademoiselle de Bessay des Gentils la terre d’Aglan. Monsieur Bonfils acheta de Messieurs de dardigny et Cossaye la terre de Bauvoir qui fut venduë 175000 £ quoiqu’elle fut en trés mauvais etat , ainsy que Dornes qui fut vendu 190000 £, et Lamenay Craux avec ce qui est dans Cossaye , dépendance dud. Lamenay qui fut vendu 400000 £ ; Aglan vendu 53000 £

Il ne s’est manqué que de treize francs que mon casuel ne m’ait tant valu que l’année précédente ; j’ay fait trois services vulye (?) chantés, et j’ay eu trois libera à dire tous les dimanches de l’année, revenu bien extraordinaire dans cette paroisse. Depuis que je suis curé icy je n’ay jamais manqué de retributions pour mes messes, et souvent on m’en a tant donné à célébrer que j’ay souvent aussy été obligé de les faire acquitter par mes confreres voisins.

J’ay faits ces sortes de remarques qui sont en général assez indifférentes, mais quelques uns les rejettent, elles ne déplaisent peut être pas aux autres.

Les rentes furent encore réduites la fin de l’année 1720 au denier cinquante"

BMS de Toury-sur-Abron
Texte déposé par Bernard LAUDET


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1731    Tintury  58110      Une sécheresse universelle.

La présente année mille sept cent trente un, il y a eu une sécheresse universelle qui a causé une disette de fourrage très grande tant dans les pailles qui ont couté cinq à six sols le faix ou botte, pesant 15 à 20 livres, que dans le foin, le millier a été vendu vingt, vingt cinq et trente livres. Dans tous les prés qui appartiennent à la cure de Tintury qui sont : le Grand Pré qui est de la seule de quinze charriots en bonne année y comprit le pré de la Bulnée, il n’y en a eu qu’un demy charriot, dans le pré de la Cour qui est de la seule d’environ six charriots, six cent livres. Dans le pré des Chapelles qui est d’un gros chariot, seize livres, dans l'hâte de la prairie de Brieu qui est d’un charriot de plus, environ trois cent livres, dans l’hâte de Meat qui est d’un chariot et demy, il n' y en a eu qu'un demy charriot.

Souce: Registre paroissial.
Texte déposé par Annik Rochereau.

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1737    Tintury  58110      Une étrange baptisée...acte religieux ou fiscal ???

Le 29 juillet 1737 j’ay fait la bénédiction d’une nouvelle maison bâtie depuis un an dans le bois de Vincence, icelle située entre le lieu appellé Les Clairs Bouts et entre le lieu appellé Les Chaumes de Buron, ou simplement le Buron. Lequel lieu et maison est dans le finage et la paroisse de Tintury. Dans laquelle Maitre Lazare Chafiot, marchand de bois et cabaretier, fait sa demeure. Auprès de la dite maison sont plusieurs loges où se retirent et travaillent ses ouvriers. Le présent acte est pour servir à mes successeurs et faire connaître le territoire de cette paroisse de Tintury conformément à la déclaration faitte par les anciens dudit Tintury , Bisches et de Saincy. En foy de quoy j’ay signé ledit jour 29 juillet 1737.

Souce: Registre paroissial.
Texte déposé par Annik Rochereau.

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1746    Tintury  58110      "les bestiaux de cette paroisse sont tous morts"

L’an mille sept cent quarante six tous les bestiaux de cette paroisse de Tintury, scavoir : bœufs, vaches, taureaux, veaux et taures sont tous morts à l’exception de dix sept bestes de la susdite espèce. Il n’y a eu que le domaine de Chazeau appartenant au seigneur de Vesvres dans lequel il n’est morte aucunes bestes quoy qu’elles communicassent avec les autres du voisinage. On appelloit cette maladie épidémique pour laquelle on a fait tous les remèdes que le prudence et l’habilité pouroit inventée sans qu’aucuns ayent réüssits. Cette maladie a commencé dans cette paroisse le premier aoust et a finit au mois de décembre 1746. Elle avoit commencé dans d’autres paroisses du voisinage l’année précédente où elle a fait le mesme ravage. On la regarde plutôt comme un fléau de Dieu que comme une maladie parce qu’elle étoit incurable et inconnue. Les bestes attaquées commencoient à ne point manger, trembloient, avoient les oreilles baissées, les yeux baignés et un grand flux par où elles finissoient. On en a éventré plusieurs sans pouvoir connoitre la cause de la mort.
Fait et certifié véritable sincère ce trente décembre 1746.
"Ad perpetuam rei memoriam"

Souce: Registre paroissial.
Texte déposé par Annik Rochereau.

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1768    Suilly-la-Tour  58150      Réception de la sage-femme

Aujourd'huy le dix sept du mois de mai mil sept cent soixante huit Marie Mathe femme de François Corde lardeur demeurant à Chancellay agée de quarante deux ans a été elue pour exercée la charge et faire les fonctions de sage femme et a prêté le serment ordinaire entre les mains de moy curé soussigné.

Rappin curé.


Texte extrait des registres BMS.
Texte trouvé dans nos ancêtres, avril 2000 bulletin du CG RATP.



"Aujourd'hui le dix sept de Mai, l'an mil sept cent soixante et huit, Marie MATHé femme de François CORDIER, tous deux demeurant à Chancellay , agée de 42 ans, a été élue pour exercer la charge et faire les fonctions de Sage Femme, et a prêté le serment ordinaire entre les mains de moy curé soussigné."

Rappin curé & MATHé


Le même document légèrement différent déposé par Serge Pauron.
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1773    Saint-Brisson  58230      Drôle de médecine ou comment se faire souffler dans les bronches

Le 23 aout de cette année 1773. L'enfan du S'.Pannetra notair Royal et fermier agé d'environ trois ans et demi tomba dans un des fossé du chateau brulé ou il resta sans secour pendant pres d'une demie heure.
La d'lle henriette desporte sa mere inquiette plus que de coutume sur le compte de son enfant vint le chercher et s'informer aupres des domestiques qui moissonnaient alors dans un champ attenan au fossé ; les domestiques assureren cette d'lle que l'enfan venoi de les quitter, elle tourne la tete et jette les yeux sur le fossé et apercoi son enfan flottan sur l'eau. Ses jestes allarmer et ses cris percant attireren les voisins, on se jette a l'eau, on tire l'enfan. Cette tendre mere de folie le prend entre ses bras, on m'apelle, je cour, je considere l'enfan, je le trouve froid, sans mouvement, sans poul, le visage basané ne donnan enfin aucun signe de vie. J'ordonne sur le champ a quatre homme fort et robuste de lui souffler tour a tour dans l'anus, je fait depouiller l'enfan de ses habits mouillés et le fait enveloper de linge sec et chaud, j'apercoi quelque mouvements. On l'apporte promptemen a la maison, je fais baptiser un li, je le fai enveloper dans un drap bien chaux et chausser du linge aux extremites des pieds et des mains.
Je lui fais froter les reins avec de la flanelle inbibée d'eau de vie; l'enfan une demie heure apres les differentes aplications jette quelques cris faible qui marquoien une grande douleur, je lui fi donner une cuillerée de liqueur de cassis, il ne l'eu pas plutot avalée qu'il trembla de tous son corps et tomba tou a cou dans un someil letargique, petit a petit il repri ses forces en sorte qu'apres sept ou huit heures il se trouva en etat d'accompagner de pied sa mere jusque chez lui sans avoir eu dans la suite aucun ressentimen de son acciden.
On en garanticoi plusieur, si apres le meme acciden on procuroi les meme secour ; il n es question en pareil cas que de donner du jeu au poumon en tachan d'y incerer de l'air d'un cote ou de l'autre , ou de donner de la circulation au sang en lui procuran la chaleur naturel ce qu'on ne peu fair qu'en echauffan le corp petit a petit et par degré.

Texte extrait des registres BMS.
Texte déposé par Jack Chavaudret.
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1784    Entre Pouilly/Loire et La Charité s/Loire        La Loire prise dans les glaces.

28 décembre 1784, acte passé devant notaire à Herry (Cher) qui se trouve en aval de La Charité s/Loire (Nièvre) et en amont de Pouilly s/Loire (Nièvre) pour le déchargement d'un bateau immobilisé par les glavces, les bateliers sont originaires du Puy-de-Dôme.

Sur réquisition de deux voituriers par l'eau Claude Ramein et Pierre Edeve, originaires de Saint Alyre Es Montagne, Antoine Marie Dumas notaire royal me suis transporté sur le bord du chantier de la rivière de loire vis à vis le lieu appelé Mouron, nous avons trouvé les marchandises déchargées, de plusieurs sortes de marchandises laine et papier que quincaillerie pour conduire en la ville d'Orléans, que les sieurs Ramein et Eseve qu'avaient été arrêtés par les glaces le douze du présent mois, lesquelles glaces ont grossi considérablement, que cette rivière a été prise en gelée en temps de deux journées entières sept voituriers tant de La Charité que de cette paroisse d'Herry avec leurs charrettes et chevaux pour prendre toutes lesdites marchandises désignées en notre procès verbal sises dans la vallée pour les conduire sur une levée très élevée avec dix hommes de plus que ceux qu'ils ont pour la conduite de ces marchandises pour enlever sur la dite levée où vont actuellement tous lesdits ballots tant gros que petits sont éloignés d'au moins un demi quart de lieu de ladite grève où nous avons remarqué ainsi que nos témoins ci-après nommés que cela leur a occasionné une dépense exorbitante aux dits sieurs Ramein et Eseve qui a ledit Ramein perdu deux de ses bateaux en luttant contre les glaces qui sont venues avec une si grande rapidité abondante de glace qu'on n'ait vu de glace sur cette rivière des plus considérables.

Source: CGHCL n°36
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1789    Decize-Saint-Privé   58300      Crue de la Loire.

ce samedi 10 Octobre 1789 et le dimanche suivant le Loire était prodigieusement débordée.
Les anciens disaient qu'il y avait bien une trentaine d'années qu'ils ne l'avaient vue si grande. Peu s'en fallait que l'eau ne bouchât l'écoulement des arcades du Pont de Loire, et celles du Pont d'Aron.
La levée des Caillots était plus de la moitié toute couverte, et il fallait un bateau pour passer en delà de la St Thibaut.
A peine la levée du pré Chalopin pouvait contenir la quantité énorme d'eau, puisqu'elle passait par dessus.
La levée des Caillots était plus de la moitié toute couverte, et il fallait un bateau pour passer en delà de la St Thibaut.
La nuit de samedi à dimanche on sonna le tocsin pour assembler du monde et empêcher que le faubourg ne fut iondé.
Cette crue a été occasionnée par la fonte des neignes.

Texte extrait des registres BMS.
Texte déposé par Alberte Cochin.

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1789    Decize-Saint-Privé   58300      Premières réformes de l'Eglise

Suppression des ordres religieux/ suppression du Casuel /abolition des dimes (dixnoix) ecclésiatiques.

Dans la séance de l'Asemblée Nationale du lundi 2 Novembre 1789 tenue à Paris, 568 voix contre 346 ont décidé que tous les biens ecclésistiques sont à la disposition de la Nation, à charge de pourvoir d'une manière convenable aux frais du culte, à l'entretien de ses ministres et au soulagement des pauvres, sous la surveillance et d'après les instructions des provinces. 40 membres ont refusé de voter.
Dans les dispositions à faire pour subvenir à l'entretien des ministres de la religion, il ne pourra être assuré à la dotation des cures moinds de 1200 " par an, non compris le logement et les jardins indépendants.

Curé CHARPIN


Texte extrait des registres BMS.
Texte déposé par Alberte Cochin.

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1790    Decize-Saint-Privé   58300      réfection du clocher

18.08.1790

Ce fut Hugues RAT qui a procédé à l'entreprise de la couverture du clocher de St Privé, pour la somme de ....(illisile) mais c'est la fabrique qui a tout fourni. L'ouvrage a été fini la veille de la Pentecôte de 1790

Texte extrait des registres BMS.
Texte déposé par Alberte Cochin.

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1790    Decize-Saint-Privé   58300      Des cavaliers royal piémont pour contenir le peuple.

St Privé 30 Juin 1790

" De ce jourd'hui arriva à Decize une compagnie d'hussards venant de Metz où le régiment était en garnisson.
Ce furent les officiers municipaux de Decize qui les demandèrent aux émotions populaires que l'on craignait.
Car il se fit en plusieurs endroits des attoupements de paysans qui allaient chez les propriétaires, chez leurs fermiers, et leur firent contribuer pain, vin, argent, leur grain à un taux au dessous du prix courant, les menaçant de leur couper la tête.

Les assemblées primaires qui n'avaient pour objet que la nomination des personnes pour être électeurs aux assemblées administratives du département et de districts servirent de prétexte aux émeutes qui eurent lieu.
L'on envoya dans les villes et gros bourgs des cavaliers royal piémont pour contenir le peuple.
Il en resta à Decize une trentaine pendant un mois, qui accompagnaient la milice bourgeoise ou la maréchaussée, quand il fallait aller dans la campagne faire amener du blé au marché, ou bien quand il a été nécessaire de faire des provisions .
Il y eut neuf hommes d'arrêtés pour une nuit au bourg de Cercy la Tour d'une fois, et deux d'une autre fois.
De tous côtés, on a pris du monde que l'on a conduit aux prisons de Nevers et St Pierre le Moutier

Texte extrait des registres BMS.
Texte déposé par Alberte Cochin.

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1790    Decize-Saint-Privé   58300      Confédération du 14 Juillet 1790.

Aujourd'hui mercredi quatorze juillet 1790 Les citoiens de la muncipalité de ce faubourg, après avoir assisté à la grand messe célébrée à mon défaut par le Sr Godeau, Minime de Decize, se sont rassemblés à midi au son de la cloche dans l'église, sous la présidence du Sr PREVOST, leur Maire, là, tous armés, ils ont prêté le serment civique, c'est à dire d'être unis par les liens indissolubles d'une Ste fraternité, de maintenir et défendre la constitution de l'état, les décrets de l' Assemblée nationale, et l'autorité légitime de nos rois.
La cérémonie de cette fédération nationale s'est ausi faite à Paris, et par tout le royaume à la même heure.
Monsieur Burgat demeurant à Decize et Jean Jolly demeurant à la Nocle ont assisté à cette confédération nationale aujourd'hui à Paris, en qualité de députés de la garde nationale de la ville de Decize.
Elle fut proposée par les citoiens de Paris décrétée par l'assemblée nationale, sanctionnée par le roi.

Texte extrait des registres BMS.
Texte déposé par Alberte Cochin.

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1790    Decize-Saint-Privé   58300      Cérémonie funéraire.

Le lundi 4 Octobre 1790 la garde nationale a fait célébrer le St Sacrifice de la messe à la Collégiale dans une chapelle faite exprès, pour le repos des âmes des soldats, citoiens, et citoiens soldats , qui ont péri à Nanti le 31 août dernier, en voulant soumettre et ramener au devoir des insurgés, qui étaient en garnison où cette ville avait commis les plus violents actes.
Ce fut un religieux " minime " nommé Godeau, qui officia. Il y eut grande affluence de peuple.

Texte extrait des registres BMS.
Texte déposé par Alberte Cochin.

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1790    Decize-Saint-Privé   58300      Prix officiel ... du sel et sel non officiel...

Note du 1er Novembre 1790

On a publié le sel du grenier de Decize à huit livres cinq sols le quintal, poids de cent livres.
On en eut au bateaux des mariniers à un sol six deniers la livre pour la foire de St Simon

Texte extrait des registres BMS.
Texte déposé par Alberte Cochin.

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1790    Decize-Saint-Privé   58300      Inondations.

Le vendredi douze novembre 1790 entre dix et onze heures du soir, la rivière de Loire étoit tellemeent débordée qu'une brêche s'étant faite à la levée du pré Chalopin, les eaux s'écoulèrent aussitôt dans toute l'étendue de ce pré et de la vigne de la Garde, delà dans les maisons du pont d'Aron, d'ou les habitans furent obligés de déguerpir.
Il y avait environ cinq pieds d'eau dans la cure, ma domestique et moi, nous ne pûmes monter au grenier d'autres meubles que mon lit, et quelque peu de linge.
Tout le reste demeura dans les chambres à la mercy des eaux qui renversèrent ma bibliothéque, dispersant Tous mes livres, papiers et registres, au point que le dimanche suivant quatorze, y ayant encore près de Trois pieds d'eau, je pris le parti de faire ramasser par Hugues Rat, mon marguillier, à travers les chambres Tout ce qu'on put. Mes livres et papiers ont été extrêmement endommagés par le limon. J'en ai même perdu, que la rivière a entraîné.

J'ai fait sécher comme j'ai pu, tant chez moi que chez les voisins ceux que j'ai échappé au naufrage.
Cette nuit désastreuse, je couchai au grenier transy de froid que j'étois, et le lendemain je fis une ouverture à la couverture par laquelle je descendis sans échelle dans un bateau pour me retirer dans la chambre de feue de Madame MARTEL dans laquelle je couchai sept ou huit jours.
Pendant cet intervalle , je me décidai d'occuper la maison à moi appartenante dans le faubourg auprès de celle de Etienne ROBERDEAU, cloutier. Par ce que j'appréhendais en la cure, je ne me trouvasse encore exposé au danger, et de perdre la vie et mes meubles.

Il y avait déjä une huitaine de jours que je demeurois au presbitere, qui me plaisait assez à cause du jardin, mais à cause de l'éloignement de l'église ne convient guère pour un curé.

Charpin


Texte extrait des registres BMS.
Texte déposé par Alberte Cochin.

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1790    Decize-Saint-Privé   58300      Conséquences de la crue de la Loire

Note du 15.11.1790.

"noter que la date du 15 est la véritable date, et qu'il n'a pu être inséré sur le présent registre plus tôt attendu que le baptême a été fait en la paroisse de Chassenay, à raison du débordement de Loire qui a été si considérable que l'eau est montée ) 17 pieds et demi au dessus du cour ordinaire, ce qui a occasionné la chute des quatre arches du pont de crotte"
Ducray curé

Texte extrait des registres BMS.
Texte déposé par Alberte Cochin.

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1790    Decize-Saint-Privé   58300      Prêtre-citoyen .

SUIVANT L' article 2 du TITRE II du Décret relatif à l'institution des ... "illisible" mais vs devinez..
Tout citoien aÿant les conditions requises pour être électeur, doit se faire inscrire avant le 15 décembre de chaque année sur un registre tenu à cet effet par le secrétaire greffier de chaque district
L'Art. 4 du même titre porte que ceux qui auraient négligé de se faire inscrire pendant le mois de décembre au plus tard qur le registre du District dans l'arrondissement duquel ils exercent les droits de citoien actif et d'éligibilité seront Privés des droits de suffrage à la fonction publique pendant le cours de deux années.

Publié au prône de la ville de Decize du 27 novembre 1791

Le mardi 4 décembre je fus au district où j'ai été inscrit par mon bedeau et j'ai signé mon inscription.
Le même soir je me suis fait inscrire dans le registre de la Garde Nationale de la Municipalié de St Privé, et en même temps sur le registre du Juré, ainsi pour ce dernier, je suis inscrit en deux endroits.
Ses revenus et taxes
Je fus nommé membre du Juré de jugement pour le trimestre d'avril 1792 composé de deux cents citoiens

Et voilà notre Curé de St Privé qui, au lieu de se cacher, participe activement à la vie de tous les jours, prend des engagements , et c'est cela qui m'a plu !

Alberte


Texte extrait des registres BMS.
Texte déposé par Alberte Cochin.

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1791    Saint-Parize-en-Viry  58300      Prestation de serment du curé.

Aujourdhuy vingt deux may mille sept cent quatre vingt onze vu le choix et la nomination faite par le corps electoral du district de St Pierre le Moutier de la personne du Sr Jean Baptiste Taillefert ancien curé de Lurcy sur Abron, et curé de cette paroisse de St Parize en Viry, vu aussi l’institution canonique obtenue de Monsieur l’Evêque de Nevers , le treize du courant mois de may, ainsi signée Guillaume Eveque du departement de la Nievre et son secretaire

Nous Louis Denis premier Echevin qui ne signe, Gilbert Lochet qui signe soussigné, pierre denis qui ne signe, barthelemi gentil, officiers municipaux et Jean Neury procureur de la commune

Nous Leonard Moret, Claude Champoret, Qerrés Lafond, membres de la commune dudit lieu avons fait assemblée immédiatement avant la messe au son des cloches et a la maniere accoutumée, tous les fideles à l’effet d’etre temoins avec nous du serment que ledit Sr Jean Baptiste Taillefert a preté pour se conformer aux art. 21 et 28 du ti.2 du decret du 12 juillet 1790 sanctionné le 24 aoutsuivant et nous l’avons tous entendu prêter le serment en ces termes. Je jure de veiller avec soin sur les fideles de la paroisse qui m’est confiée, d’étre fidele a la nation, a la Loy et au Roy et de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution aretée par l’Assemblée nationale et acceptée par le Roy, ledit Taillefert à preté le serment sans y rien ajouter ny retrancher . Le jour et an susdit et ont signé avec ous et notre greffier le maire étant absent

GilbertLochet      Lochet      chony      gressier


BMS de Saint-Parize-en-Viry.
Texte déposé par Bernard LAUDET.


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1792    Moussy   58700      "Un Météore" met le feu à la grange.

Remarques

quoique les campagnes aient paru peu interessantes pour ne point faire Mention des faits qui puissent y arriver durant le cours de l’année j’ai cru cependant ne point devoir omettre ceux qui se passeront de mon temps soit dans cette paroisse de Moussy soit dans les environs, afin d’instruire nos descendants des évènements heureux, et sinistres de notre temps.


I° cette année qui fut la troisième de la révolution française fut très abondante en grains mais moindre en vins qui cependant furent très bons et se conservèrent bien , étant toutefois chers. 2) La nuit du trente un juillet au 1er d’aout environ les dix onze heures du soir le temps étant calme et fort serein et chacun s’étant retiré chez soi pour se reposer des fatigues de la moisson ; le feu pris tout à coupà la grange du domaine de Mr martin bourgeois en ce lieu et y fit de tels progrèsqu’il consuma en moins de six heures cette grange remplie de foins et grains, la maison du domaine y attenante ainsi qu’une autre petite grange appartenant aux Gallois qui y touvhait aussi. enfin sans les secours prompte t multiplés qu’on apporta de toutes partsq d’autres maisons auussi situé dans le voisinage néammoins éloignées de la dite grange ainsi que la grange de réserve du dit Sr Martin auraient aussi brulés car la chaleur excessive de cette incendie ainsi que les étincelles portées ça et la semblaient menacer la paroisse d’une ruine totale, on évalue cette perte entre six à sept milles francs, il y eut en fait d’animaux qui périrent trois vaches dans la grange des Gallois # la rapidité du feu leur empêchant de pouvoir les sauver, on attribue la cause de cette incendie à un Météore ou petit globe de feu qui s’élévant dans les airs tomba comme la lueur d’une chandelle sur la grange du dit Sr Martin ou étaient couchés partie de ses domestiques qui heureusement réveillés par les cris publiques échapèrent encore à temps a cette incendie ou ils auraient infailliblement pèrits, ce que j’écrit est sur le témoignage de la paroisse car je n’en étais point encore le Curé, mais je suis témoins occulaire des ruines malheureuses qui en reste

# plusieurs brebis
huit cochons et quatre veaux dans celle du Sr Martin

Gaulon curé de Moussy


Extraits des registres paroissiaux année 1792.
Texte déposé par Michel Rouh.

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1792    Moussy   58700      Les eaux furent très grandes.

Le six décembre de la même année sept massons d’arthel près ce lieu s’en retournant dans leur pays cinq d’entre eux périrent dans la nièvre près le pont de Nevers les deux autres furent sauvés par les secours qu’on y apporta, on attribue ce malheur à un grand bateau qui heurtant contre le petit le fracassa, le jeune homme qui les conduisait se sauva à la nage Les eaux furent très grandes et si nous jugions de nos fautes par les calamités qui nous arrivent nous reconnaitrions que souvent ce sont des chatiments que dieu nous envois a force d’irriter sa colère mais les hommes touijours aveugles n’obéissent qu’a leur passions

Relation des évènements interrompus pour les années suivantes par la confiscation des registres au profit de la République.

Extraits des registres paroissiaux année 1792.
Texte déposé par Michel Rouh.

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1793    Quelques méfaits de l'armée révolutionnaire levée dans la Nièvre par Joseph FOUCHE, représentant en mission de la Convention.

Des arrêtés départementaux :

- 25/09/1793 prescrivant à tout ministre du culte de se marier dans le délai d'un mois, ou d'adopter un enfant, ou de nourrir à sa table un vieillard
- 29/09/1793 obligeant tous les citoyens possesseurs d'or, d'argent monnayé, de vaisselle, bijoux ou lingots d'argent, à porter ces objets au Comité de surveillance de leur district, sous peine d'être déclaré suspect.
- 12/10/1793 ordonnant l'anéantissement des enseignes de la religion et la fermeture des cimetières bénits.
- 24/10/1793 relatif à la destruction des clochers des églises fermées au culte, des tours et tourelles des châteaux


Et leur exécution :

- Saint-Saulge ;  les soldats s'amusent, montés sur l'autel, à singer les cérémonies de la messe, mais en les émaillant de grivoiseries à l'adresse du Christ qui, de sa croix, les contemple ; puis, une enfant du pays se trouvant là, ils lui donnent, pour qu'elle lui serve de jouet, une statue patinée par les siècles.

- Corbigny ;
 les vandales lacèrent du tranchant de leur sabre des tableaux et des tapissseries anciennes


- Moulins-Engilbert ;
 en manière de jeu, ils mettent en pièces à coups de bottes les vases sacrés


- Vésigneux ;  ils surviennent pendant la messe, ils dépouillent le prêtre des ornements sacerdotaux, l'accoutrent en bouffonnant des housses d'équipage dérobées dans la sellerie du ci-devant châtelain, et finalement l'installent par dérision sur une charrette qu'ils poussent devant eux avec force gambades et cris de victoire.


Extrait de "Les gardes rouges de l'an II" de Antoine HADENGUE Bibliothèque Historia chez Tallandier mai 1989

Texte déposé par Etienne Vaissiere.

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1798    Bulcy  58400      Il devait faire bien froid ce Noël là !!!

Ce jourd’huy six nivôse l’an sept de la république française à deux heures après midi, par devant moy Jean Baptiste Garcin, officier public de la commune de Bulcy, élu pour recevoir les actes destinés à constater le décès des citoyens, sont comparus, François Piget, laboureur âgé de trente-cinq ans et Simon Guyon, maneuvre, âgé de quarente trois ans, tous les eux domiciliés en cette commune. Lesquels m’ont déclaré que par procès verbal du juge de paix du canton de Pouilly extra muros, daté d’hier cinq du présent mois de nivôse signé Guillerault, juge de paix, Boizot, greffier, scellé les dits jour et an, enregistré ce jourd’huy six nivôse, signé Bonneville.
Ils étoient chargés de me déclarer à moy Jean Baptiste Garcin la mort de Pierre POULET, âgé de trente-huit ans, dont le cadavre qui a été trouvé sur le chemin de Mesve à Bulcy et visité par le citoyen Claude Bertrand, officier de santé requis par le dit citoyen Guillerault, juge de paix.
Lequel après visite faite sur le cadavre du dit Poulet a déclaré ne connoitre d’autre cause de sa mort, que l’hypothèse qui luy a fait faire plusieurs chutes, laquelle hypothèse l’ayant mis hors d’état de se relever, le froid l’a fait conséquemment gelé et a signé Bertrand.
Lequel cadavre a été laissé en leur possession par le susdit procès verbal, qu’ils ont de suite transporté dans son domicile. D’après cette déclaration, je me suis sur le champ transporté au dit domicile, je me suis assuré du décès du dit Poulet, après aussi que j’ay en pris connoissance du dit procès verbal et du rapport du dit BERTRAND, officier de santé, ci contenu et en avoir exigé une copié. J’en ay dressé le présent acte que les dits François Piget et Simon Guyon n’ont pas signé, ayant déclaré de le scavoir de ce interpellés et requis.
Garcin

Texte déposé par Annik Rochereau
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Saint-Saulge  58330          La légende de St-Saulge            "L' Herbe du clocher."


C'est y pas malheureux de lesser perdre de la si boune harbe su le clocher !
- Ben voui mais pas moyen de la faucher -
Montons-y la vache à Glaudone elle v'a l' avoir bentoux broutée !


Carte postale déposée par Jacques Marchal.
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© 01/07/1999 - MARCHAL Jacques
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