MEUSE





1682    Sampigny  55300      Visite et visa de l'Evêque.

Veu par nous dans le cours de notre visite Episcopale dans l'Eglise paroissialle de Sampigny le septieme juin mil six cents quatre vingt et deux.
Signé Hipp de Bethune evesq : et C de Verdun

Texte déposé par Sandrine
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1701    Sampigny  55300      Election de sage femme.

Cejourd'huy 26e decembre (1701)josephe guillaume veuve de deffunt joseph vuarin de cette paroisse agée de cinquante ans ou environ a esté elüe dans lassemblée des femmes de cette paroisse à la pluralité des suffrages, pour exercer loffice de sage femme, et a presté entre nos mains conforment à lordonnance de monseigneur Levèque de Verdun.

Texte déposé par Sandrine
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1705-1711    Jouy-sous-les-Côtes   55120      Les effroyables accouchements de la malheureuse Marie la Croix.

Le 2e novembre 1705 jay enterré une fille de Toussaint Vivin manoeuvre de ce lieu et de Marie la Croix son épouse laquelle a été batisée par la sage femme dans le ventre de sa mere parce quil paressoit impossible de la pouvoir tirer heureusement de ce cachot, comme en effet on ne la pu tirer sans luy arracher un bras et toutefois pour etre encor en vie apres avoir été tirée comme miraculeusement la mere aiant été en un extreme danger de la sienne comme jen ay été moy meme témoin aiant donc été assuré du bateme de la fille tant par le pere et les grandes meres de l'enfant comme aussy quelle étoit en vie, que par la dite Marie Gardiennet et par d'autres qui y étoit présents, jay inhumé la fille dans le cimetiere de cette paroisse le dit jour en presence dun grand concours du peuple et particulierement du dit Vivin pere et de la dite Gardiennet qui a signé avec nous et le dit Vivin fait sa marque.



Le 24e fevrier 1711 Marie de la Croix epouse de Toussaint Vivin aiant eu toute sa vie des couches tres facheuses et malheureuses est morte enfin elle et son enfant a ces dernieres couches, elle auroit été la veille confessée comme pour se préparer a la mort, apres les tristes experiences de ses couches précedentes, et en mourant elle a eu comme on croit l'extreme onction dans la surprise brusque ou on fut. son enfant qui fut démembré par Mr Maillart habile chirurgien n'aiant pu autrement etre tiré ny meme arraché de son corps fut par luy batizé, et l'un et l'autre ont été par moy ce lendemain inhumés et unis dans une meme fosse n'aiant pu etre separes vivans, dans le cimetiere de cette paroisse vis a vis de l'autel du Rozaire.

Textes déposés par Robert Weinland.
Textes issus des registres paroissiaux de Jouy-sous-les-Côtes.
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1709    Velaines  55500     ...les moutons et les brebis, malgrès leurs habits fourrés de laine...

"...Les moutons, les brebis et les agneux furent aussi bien maltraitez; il en mourut beaucoup, et leurs habitz fourez de laine ne les exemptèrent pas du froid et de la mort; voilà le grand dommage et le grand désordre que causa la rigeur ce fâcheux hyver, dont on reparlera encore longtemps"".

Source: GÉ Magazine n°237 mai 2004 page 19.





1709    Belrain   55260      Triste avanture qui doit estre insérée dans les annalles.

Triste avanture qui doit estre insérée dans les annalles. arrivée en lan de grace mil sept cens neuf.

En lannée mil sept cens et neuf, il y eut un hiver qui na peut estre jamais eu son pareil, jusque la veille des roys sixième janvier, il ny avoit encor presque point eu de froidure, mais le iour mesme des roys il fit subitement une gelée si considerable, que tout estoit en glace, la froidure augmenta tellement pendant lespace de six semaines, que personne ne pouvoit mettre le nez hors du logis ; les animeaux domestiques mouroient come mouches, on trouvoit des personnes mortes dans leurs lits de froidure, le vin le meilleur restoit qu une glace dans les meilleurs caves, les chaines les noyers et autres gros arbres se fendoient dune violence si considerable que vous eussiez dit estre des coups de canons, les oyseaux liepvres sangliers perderis et autres animaux sauvages moururent dune si grande force q’ua peine en restatil pour repeupler ; Tous les gros et meilleurs arbres moururent en sorte quil nan resta que quelques jeunes, une partie parurent encor jaillir leurs freles fleurs et fruits au printemps et tout a coup on les voyoit jaunir et mourir, les bleds furent gellez tout a fait en sorte quil fallut tout resemer en orge et dieu voulut que lannée precedente les orges avoient assé bien reussy ce qui facilita laditte resemaille, et il y eut une si grande abondance d’orge dans les … ou les bleds furent gellez que ce fut un miracle evident ; outre que les dits orges furent de si bonne qualita que le pain ressembloit au pain de veritable froment, une partie des septs de vignes moururent , l’autre partie ne jetta qu’ala seconde fleur, on ne vit jamais raisin laditte année, on fut obligé de resemer du vieu bled, et dieu le bennit tellement qu’on ne vit jamais les plus beaux bleds ny mieux avenut, deux gerbes faisaient le boisseau mesure de condé.

Croyez en lécrivain qui en a ressenti luymesme les tristes effets en foy de quoy il a signé Jean Boivin Curé de Belrain.


1713-1714    Belrain   55260      Epizootie des bêtes à cornes.

En mil sept cens treize et quatorze la mortalité se mit aux bestes a corne, il nen resta a Belrain qu’une dizaine.

J. N. VOIRIN, curé de Belrain


Textes déposés par Frédéric Janvier.
Textes issus des registres paroissiaux de Belrain.
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1709-1710    Stainville   55500      L'année au cinq hivers.

« Année aux cinq hyvers. Cette année on a eu cinq hyvers. 1- pendant les avants assez long. 2 – commença le jour des Roys, finit le 23 ou 26 janvier. 3 – environ de la sexagésime. 4 – commença le vendredi de l’avenant, dura 15 jours de froid et après huit jours de temps doux ; il fit encore 8 ou 10 jours de froid avec neige, en sorte que les charrues ne firent presque point d’ouvrage avant le 25 mars qui tomba un lundy. 5 – on n’avait ouï parler d’un froid aussi grand que celuy qu’on souffrit au mois de janvier. Plusieurs personnes en moururent en campagnes, plusieurs pauvres gens aussi dans les villes et villages qui étaient mal chauffer, mal couverts. Beaucoup de volaille, presque tous les agneaux qui naissaient pendant ces froids, presque toutes les brebis de champagne, très grand nombre ailleurs, jeunes animaux quantité de bettes sauvages. Il reste fort peu d’oiseaux, quantité d’arbres dans les jardins notamment les pruniers excepté seulement les pommiers et cerisiers aigres. Les cerises furent conservées, presque point d’autres fruits. Les greffes de l’année précédente plusieurs prévues, on voiture le vin dans les sceaux. Tous les blés gelés et entièrement perdus, les vignes gelées l’ont encore été a déjà, on n’a point fait de vendange dans tout le pays, on avait semé du blé à la fin mars, mais il ne vint point à maturité. Dix huit mois auparavant, environ le 20 ou 25 juillet, il fit trois jours de chaleur si excessive que plusieurs personnes en campagne moururent, plusieurs betes grasses, chevaux de carosse. Pendant l’année qui est expirée, tous les blés et toutes les vignes ont esté geler, d’un grand nombre d’arbres fruitiers dans les jardins, il n’est presque pas resté de sorbetiers (sans doute sorbier : arbre à fruits rouges ?) et de cerisiers, point de noyers, aussi on n’a pas cueilly de … (mot illisible) point du tout de vin car les vignes furent encore gelées l’esté (l’été). Point de fruits. On a semé autant d’orge qu’on a pu en ce pays ci. L’esté (l’été) a esté (été) trop humide, on a eu des pluies presque jusque vers le milieu de juillet. Quand les orges furent lever dans les terres ou les blés avaient manqués, il s’y engendra des scorpions en très grande quantité et des coups de vent en terre, ce qui fit beaucoup appréhender. On fit des prières et des exorcismes, le dégat de ces animaux discontinua mais ayant recommencé plus fort que devant, on recommença aussi les prières et exorcismes trois semaines ou un mois après les premières et on ne vit plus de mal. On trouvait de ces animaux morts et tout noirs, on fit aussi des prières pour le mauvais temps toutes les festes (fêtes) et dimanche soir jusqu’à octobre. On eut quantité d’orge et une belle moisson, le boisseau a toujours esté vendu quarante soles plus ou moins jusqu’au mois d’avril, parce qu’en France on avait défendu de labourer avant le mois de mars dans les terres ou les blés étaient manqués et qu’il croyait que ces blés repousseraient et malgré les défenses on médisait beaucoup d’orge en Lorraine en France, a Pasques (Pâques) l’orge très beau ne valait que vingt soles France et Lorraine. »

Textes déposés par Yves Vinot.
Source: Registres paroissiaux des années 1709-1710 de la paroisse de Stainville. (ADMeuse ED 384(1E3)
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1709    Jouy-sous-les-Côtes   55120      La mort d'un curieux paroissien.

Le jour de la grande feste du St Sacrement trente may 1709 Humbert Caillot aagé de plus de 80 ans est mort apres avoir fait plusieurs differens personnages pendant une vie fort infortunée riche d'abord tres pauvre ensuite, libertin et dissolu pendant sa jeunesse, paresseux dans laffaire du salut de sa viellesse: usant mal de ses biens en suivant ses passions; mais flagellé de Dieu par un decret qui l'a dépouillé de tout, et reduit le reste de ses jours a la faim, a etre rongé de vermines et a souffrir la derniere mendicité, qui l'auroient sans doute parfaitement purifié et sanctifié, sil avoit recherche le ciel avec ardeur apres avoir esté trompé du monde. mais par malheur il a vecu depuis ce changement de fortune, non dans de grands crimes mais dans une si grande négligence de son ame quil ne se confessoit presque jamais qua pasques quelques corrections et exhortations que luy put faire son pasteur. enfin il a eu ce qu'on luy avoit predit cest a dire quil est mort sans sacremens et meme sans avoir fait ses pasques: cest pourquoy la terre Ste luy seroit interdite sil ne mavoit donne de bons sentimens, sil n'avoit témoigné plusieurs fois quil vouloit se confesser qu'etant obligé d'aller mendier ailleurs, son absence frequente du lieu l'auroit retenu de s'approcher des sacremens a cause du mauvais etat ou il etoit, et surtout si l'on ne mavoit assuré que le jour d'hier veille de sa mort au soir, il n'avoit témoigné quil n'attendoit que ??? pour sacquitter de ce devoir mais par malheur il a été surpris ainsy apres ces bons sentimens, jay eu pitié de luy, et jay cru meme que je devois luy accorder la sepulture eclesiastique ce que jay fait le meme jour. 30 may 1709

D'autres décès commentés de manière remarquable par Norbert Thierion


Quitter la terre et célébrer d'éternelles épousailles

Le 6e fevrier 1708 Anne Errard fille de Joseph Errard tonnelier et de deffunte .... Bailli aagée d'environ vingt ans au lieu de prendre un époux mortel a quitté ce séjour trompeur et contagieux pour aller célebrer d'eternelles epousailles avec le Roy des epoux JCH apres avoir passé par son jugement qui luy aura été sans doute favorable eu égard a la vie innocente et chrétienne quelle a meinée et le lendemain sept du meme mois elle a été par nous enterrée dans le cimetiere commun jusqu'au jour de la resurrection.

Fin de vies semées d'embûches.

Le 19e aoust 1720 jay enterré dans notre cimetière Laurent Lagraviere après avoir receu tous ses sacremens avec devotion et apres avoir essuier de grandes vicissitudes a fait beaucoup de personnages en cette vie.

Le 12e decembre 1722 Christine Lhermite epouse de Nicolas Lagraviere laboureur a terminé son exil et le pelerinage de cette vie plaine d'eccueïls facheux pour entrer dans celle qui est d'une durée éternelle par consequent d'un sort infiniment perilleux ce quil y a de bon augure pour elle cest qu'elle a vecu dans une simplicité colombine et dans une conduite fort chrétienne qui a été couronnée d'une mort pieuse et tranquille avec la reception de tous les sacremens.

Maladies et douleurs

Décès de Jean Thiriot le 30 décembre 1717

Le 30.12.1717, Jean Thiriot charon, après avoir été longtemps affligé d'une grosse enflure en forme d'hydropisie et avoir emploié tous les remèdes imaginables pour s'en guérir, le dernier dont il s'est servi lui été si funeste qu'au lieu de le soulager il lui a augmenté ses douleurs et donné promptement le coup de la mort qu'il a reçue avec beaucoup de résignation et de piété avec le secours qu'il a eu de tous les sacremens et même avec l'application de l'indulgence plénière accordée à l'article de la mort aux confrères du Saint Rosaire aiant le bonheur d'avoir été enrôlé dans cette belle confrérie de la Sainte Vierge et le lendemain il a été par moy inhumé dans notre cimetière.

Décès de Marie Lhermitte le 17 juillet 1702

Le dix sept juillet mil sept cents deux dans le cimetière de cette paroisse Marie L'Hermitte aagée d'environ soixante et treize ans veuve de deffunt Pierre Bailoy laboureur de cette paroisse a été par moy enterré après avoir esté longtemps exercé par une facheuse maladie et après avoir dévotement reçu tous les Saints sacrements en présence de tous ses parents et de la populace.

Textes déposés par Robert Weinland.
Textes issus des registres paroissiaux de Jouy-sous-les-Côtes.
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1718    Jouy-sous-les-Côtes   55120      Où l'on découvre les limites de la médecine du XVIIIème siècle.

Le 22e aoust 1718 Jean Bataille jeune homme d'esprit et de bonne espérance, apres avoir purifié son ame par de longues et vigoureuses douleurs ausquelles hypocrate ne conaissoit rien, et que les eaux de plombieres n'ont pu guerir, qui le retenoient le plus souvent au lit et ne le laissoient quelque peu sortir qu'avec des crosses, s'etant amassees en une grosse tumeur qun chirurgien a tenté denlever par incision, mais cela n'aiant servi qu'a avancer sa mort, il est allé au grand medecin rendre compte et se mettre en etat d'etre bien reparé pour sa resurrection. il est mort a Euville ou l'on avoit conduit pour etre plus pres du chirurgien et le lendemain 23e du meme mois, il a été ramené a Jouy sa paroisse, et a été par nous inhumé. il a laissé une jeune femme et de petits enfans.

Textes déposés par Robert Weinland.
Textes issus des registres paroissiaux de Jouy-sous-les-Côtes.
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1719    Sauvigny   55140      Juin et déjà une grande sécheresse.

19 Juin 1719: procession à St Gibrien de Moncourt, pour faire cesser la sécheresse.

Source: D'après LAHACHE Instituteur à Sauvigny, 28 Mai 1867.
Texte déposé par Denis Fery Adhérent UCGL 2244.

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1724    Sampigny  55300      Election de sage femme.

Cejourdhuy 12 avril 1724 margueritte galcard femme de pierre poirson de ce lieu, agée denviron 49 ans a eté elüe dans lassemblée des femmes a la pluralité des suffrages pour exercer loffice de sage femme et a en meme -------- preté serment entre nos mains.
Pierrard
curé du dit lieu


Texte déposé par Sandrine
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1724    Sampigny et Grimaucourt  55      Visite de l'Evêque.

Le 20 aoust 1724 monseigneur charle francois D'hallencourt Eveque comte de verdun prince du saint empire &e a fait sa visite juridique en cette paroisse et y a administré le saint sacrement de Confirmation a plus de deux cent cinquante personnes de cette paroisse fit peu dordonnance concernant leglise parce quil la trouva en etat le meme jour il fut encore faire sa visite juridique a grimaucourt, y administra aussy le sacrement de confirmation, confirma grimaucourt annexe de sampigny, nayant eté jusqualors regardé que comme une eglise succursalle &

Texte déposé par Sandrine
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1733    Sauvigny   55140      Année extraordinaire.

Année extraordinaire, on vendangea à Sauvigny le 03 Août.

Source: D'après LAHACHE Instituteur à Sauvigny, 28 Mai 1867.
Texte déposé par Denis Fery Adhérent UCGL 2244.

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1740    Sauvigny   55140      Que d'eau! que d'eau!!!

Des pluies abondantes tombent, la Meuse déborde, et couvre la prairie pendant tout le Mois de Mai, des torrents, descendant des montagnes et causent des dégats dans les champs. dans les premiers jours du mois d'Octobre, la neige couvre la terre, lorsque des pluies torrentielles survenant et fondant les neiges, font élever les eaux de la Meuse à une hauteur telle que les maisons de la rue du pont sont entiérement englouties, plusieurs sont renversées. Ce débordement qui a eu lieu dans la nuit du 17 au 18 Octobre 1740 surpris plusieurs personnes qui périrent dans les eaux; tous les bestiaux de la rue qui longe la rivière furent noyés. dans la crainte d'un cataclysme semblable on éleva les maisons de cette rue. On a retrouvé dans les jardins à plus d'un mètre de profondeur les anciens foyers des habitations détruites en cette année. Le pont fut aussi complétement emporté.

Source: D'après LAHACHE Instituteur à Sauvigny, 28 Mai 1867.
Texte déposé par Denis Fery Adhérent UCGL 2244.

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1753    Sampigny  55300      Epidémie de petite vérole.

Sont morts en cette paroisse par la petite verole les enfants et autres que suivent savoir
un enfant de Jean anthoine- le 22 may
un autre de paul Collot le 8 de juin
un autre encore dudit paul Collot le 23 de juin
un autre de francois Didion le 11 juin
un autre encore dudit francois Didion le 18 juin
un de Denis le febure lainé le 26 de juin
un autre de fr gauthier le 22 de juin
un autre de nicolas lejeune le 29 de juin
un autre de ... Janot maitre décole le meme jour
un autre de chris marbotte le 17 de juin
un autre de pierre poirson lab le 24 de juin
un autre de pierre poinot charon le 29 de juin
un autre de jean de ville lejeune le 13 de juin
un autre de jean lombar le 29 davril 1753
un autre de claude cuny le 29 de juin
un autre de nicolas labeille le 30 de juin
un autre de francois lallemand le 20 de may 1753

du depuis sont encore morts de la petite verole en cette paroisse
un enfant de simon routy le 4 de juillet 1753
un autre de ---- thomas le meme jour 4 de juillet
un autre de didier Boulai le 14 de juillet agé de 3 ans
un autre de nicolas vroussenin le 4 daoust 1753

Texte déposé par Sandrine
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1754    Rembercourt-aux-Pots  55250      Inauguration d'un orgue.

L'an 1754. Le premier jour de Décembre, à cinq heures du soir, l'orgue de l'église paroissialle venant d'être achevé, a été béni par Maître Michel COMUS, prêtre Curé de cette paroisse. Cette bénédiction a été très solenelle, Maître Joseph LARCHER, prêtre Curé de Seigneulles, y a fait l'office de diacre, Maître Claude LECOMTE, prêtre vicaire des Marats et originaire de Rambercourt, y a fait l'office de soudiacre, cette bénédiction a été précédée d'un petit discours touchant l'origine des orgues, leur usage dans l'office Divin et enfin la manière spirituelle et religieuse dont le peuple doit entendre les orgues chanter les louanges de Dieu, cette bénédiction a été accompagnée d'une illumination de plus de deux cents cierges posés, partie sur l'orgue, partie dans le chœur de l'église et sur les piliers de la nefe. Elle a été suivie enfin d'un Te Deum et d'une bénédiction du très Saint Sacrement dans le ciboire, le tout après avoir obtenu permission de Monseigneur l'Illustrissime et Révérentissime Evêque et Comte de Toul, Claude de ROAS, cet orgue neuf a été placé dans un vieux buffet aussi ancien à ce qu'on croit que l'église, qui jadis avait contenu un orgue beaucoup moins gros que celui qui le remplace mais dont il ne restait rien. Ce nouvel orgue a été dirigé par la Sagesse et exécuté par les soins et les travaux de Maître Michel COLLIN, prêtre curé de Resson, et de Maître Claude COMUS, son vicaire et neveu du susdit, Curé de Rambercourt, et cela sans rétribution et Gratis Pro Déo. La fabrique de l'église n'a contribué en rien aux frais de cet orgue. Le Curé susdit a paié seul cequ'il (sic) y a eu a paier et ont les Sieurs, qui sont dénommés dans l'acte, signé.

Texte déposé par Alain Durand.
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1768    Brabant le Roi  55800      Le prix du service pour une sage-femme.

Aujourd'hui quatrième de septembre de L'année Mil-sept Cent soixante huit, Marguerite Pagnoux, femme de Jean françois hourrier, tisserand de cette paroisse de Brabant le Roi, âgée de trente cinq ans a été élue dans l'assemblée des femmes à la pluralité des suffrages, pour faire l'office de sage-femme, et a prêté les serments ordinaires entre nos mains, Conformément au rituel de la Diocèses, et a été stipulé et arrêté que chacune des femmes que Délivrera la dite Marguerite Pagnoux lui donnera trente six sous argent au cours de France, attendu que la dite Marguerite Pagnoux s'est engagée à soigner pendant quatre et cins jours, s'il est nécessaire, les femmes en Couche qu'elle aura délivrées. Bien entendu que quand le chirurgien seroit appelé dans les cas ou la sage-femme sera embarassée, la femme que le chirurgien accoucheroit, ne seroit pas moins obligée à payer la Femme trente six sous de france à la dite sage-femme, d'autant qu'elle aura les mêmes soins à l'égard de cette femme accouchée par le chirurgien qu'envers celles qu'elle accoucher a Brabant le Roi les jours et an sus dits Millot Curé, Aumônier de feu Roi de Pologne.

Sur élection faite ci-dessus et d'autre par les habitants de brabant du ressort du baillage de Bar sy conformément
fait ce 5 may 1769.

document relevé dans la revue C.G.-E.G.E. N°100-03/2004/
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1772    Sampigny  55      Double bénédiction de cloches.

L'an mil sept cent soixante douze le vingt huitième jour du mois d'aoust entre vertu de la permission à nous accordée par Monseigneur Labbé Demoÿ vicaire general du Diocèse de Soissons Pretre Curé de Sampigny ay Béni selon les rites pretés par le rituel dudit Diocèse deux cloches pour l'usage de l'eglise paroissialle de Sainte Lucie, à l'une desquelles jay donné les noms de -------- Louïse et à l'autre leur -- Josephe Louïse ayant eté assisté à cette ceremonie par Monseigneur philippe Baudot vicaire de la paroisse de Chaillon et du Sieur Claude Nicolas Couturier --- de cette paroisse, elles ont eüs pour parein Monseigneur armand louis Joseph ------ de --------- martel Seigneur de la Combe et pour mareine la Dame Delcas son epouse-------- --------- par le Sieur Dominique Oudinot maire et Jeanne Janin epouse du Sieur Nicolas Claude sindic de cette ville qui ont signez avec Nous eux et le dit Sieur sindic a asussy signé.

Texte déposé par Sandrine
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1787    Vaudéville-le-haut  55130      Baptême des 3 cloches du village.

L'an mil sept cent quatrevingt sept le vingt janvier sur les cinq heures du soir en présence et du consentement de moi prêtre administrateur soussigné a été faitte par le Sieur Nicolas Millot prêtre de(s)servant la cure de Roise la bénédiction des trois cloches de ce lieu , la première a été nommée Charlotte Sydoyne Rose par m(essi)re Jean de la Vallée Rarecourt marquis de Pimodan Brigadier des armées du roi Comte de Lassaval Seigneur d'Echet et Baron d'Echénét et par m(a)d(a)me Charlotte Sidoyne Rose de Goufier marquise de Pimodan, la seconde nommée Marie Thérèse Félix par messire Théodore Ferdinand d'Esclebet Comte d'Use et du St Empire et par m(a)d(a)me Marie Thérèse Félix de la Vallée de Pimodan Comtesse d'Use , la troisième nommée Marie Margueritte par messire Pierre Christophe de la Vallée Rarecourt Chevallier de Pimodan et de l'ordre de St Jean de Jérusalem et par m(a)d(a)me Marie Margueritte de la Vallée de Pimodan , les trois pa(r)rains et marraines représentés par Claude Charlier laboureur fermier desdits Seigneurs et par Agathe Blondel son épouse , lequel Charlier a signé et laditte son épouse a déclaré ne savoir signer

Texte déposé par Chantal FURGAUT .
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1790    Rembercourt-aux-Pots  55250      Donation d'une lampe argentée.

Ce jourd'hui 30 Mai 1790, le jour de la Sainte Trinité, Monsieur MAIREL, religieux de Moutiers, Dame Agnès de France, religieuse à Douai en Flandre et Dame Marie Jeanne MAIREL de Resson, ont fait présent à notre église d'une lampe argentée dont le prix à Paris, au magasin de M. le Maître de Toul, rue de la Verrie, est de cent soixante livres de France. Les bienfaiteurs attendent seulement de notre reconnoissance, qu'à leurs morts, il leur soit célébré chacun un service dans notre église, dont la fabriq (sic) sera chargée une fois pour toute ; ce à quoi, nous Directeurs, nous sommes engagés, en foi de quoi avons signé.

J.BARDIN                         COMUS, prêtre.


Texte déposé par Alain Durand.
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    Void Vacon  55190      Claude ROUGET, "l'homme-tronc" de Void. Un personnage vraiment peu commun.

La petite commune de Void, aujourd'hui Void-Vacon, près de Bar-sur-Ornain, abrita au 19ème siècle un individu pour le moins étonnant, en la personne du sieur Claude ROUGET.

Il était cul-de-jatte, un état déjà sans doute difficile à vivre mais, nous l'allons voir, pas un cul-de-jatte comme les autres.


L'existence de cet homme était un phénomène ! Né vers 1745, il éprouva dès le plus jeune âge "une compression graduée et longtemps continue, à partir du cartilage xiphoïde", ce qui aboutira à un état extraordinaire : l'abdomen collé à l'épine du dos, les extrémités inférieures atrophiées, et... l'anus oblitéré et clos.

Le pylore, les intestins, le foie, la rate, les reins, la vessie, le pancréas, les glandes du mésentène, et tous les organes qui servent aux secrétions "ont éprouvé un tel affaiblissement qu'ils semblent n'avoir jamais existé."

De plus, "les glandes de l'estomac pompent une légère portion du chyle délayé par les sucs salivaires et gastriques; mais une demi-heure après avoir mangé, il rejette les aliments par la bouche avec aisance."

Qu'on imagine la situation de ce pauvre homme !

Pourtant Claude Rouget, dans son malheur, avait provoqué de l'intérêt pour sa personne chez un important personnage.

En effet, le roi de Bavière qui passait paraît-il régulièrement par Void, s'informait de l'étonnant personnage. Un peu avant la Révolution, le monarque avait fait construire, à ses frais, le petit chariot en forme de couchette qui était le domicile permanent de Rouget, la nuit et le jour.

A chacun de ses passages, ce roi lui faisait remettre une petite somme d'argent. En décembre 1809, par exemple, "Sa Majesté se l'est fait amener et lui a donné 72 francs."

Claude Rouget avait alors 64 ans, et semblait être au mieux, si l'on peut dire, au vu de son état.

On disait de lui "qu'il mange fréquemment, jouit d'une bonne santé, a le son de voix agréable, une tête ordinaire, assez de barbe, et s'est habitué à rester dans son chariot exposé à l'air les trois quarts de l'année."

Comme quoi l'existence humaine a cette caractéristique d'avoir la vie bien chevillée au corps, même comme celui d'un personnage comme Claude Rouget, quelque puissent être parfois les aléas physiques et les infirmités.

Nous devrions nous en souvenir pour relativiser quelque peu nos soucis quotidiens.

Copyright BERNARD Jean-Pierre - Strasbourg - 2007.
D'après "Annales périodiques de la ville d'Orléans", 6ème année, 2ème semestre, n° 625, paru le mercredi 27 décembre 1809.

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