MAYENNE



1651    Montenay  53500      ...fut baptisé la grosse cloche de Montenay...

le 19.06.1651

Le jour et an que dessus fut baptisé la grosse cloche de Montenay et nommer par noble ---------- --------------- ------------- Seigneur du chateau notaire du Roy maison et couronne de Francois 1er et Damoyselle Françoise de (Bregot?) et femme dudit seigneur du ------------ la benediction administre par moy cure et chappelain dudit montenay le jour et an que dessus.

Texte déposé par Sandrine
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1656    Montenay  53500      ...au temps de la maladie en lan 1656...

Registre de ceux et celles qui ont donné de leurs biens pour faire la peinture de cire au tour de leglise de Montenay au temps de la maladie en lan 1656 assiste de leur curé de Montenya et la ----------- Madame des (Riuquau?)
Martin Le Tourneux sol
Jean Philippot Vannier 2 sol
M Philipot bunemie de la cire
M Philipot Le Tune 2 sols 6 cl
P Blanchet 5 sols
P Pantonnier de la cire
J Philipot 4 sols
Julian Brault de la cire
Guillaume Philipot 2 sols 6 cl
P Philipot mendais de la cire
Mathurin Carré 2 sols 6 cl
P Travers 2 sols

Texte déposé par Sandrine
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1693    La Croixille  53380      " Les Choses arrivées et qui sont dignes de remarques en l'année 1693 "

En 1694, Mathieu BIGOT, curé de La Croixille, décide de porter sur le registre paroissial des baptêmes, mariages et sépultures : " Les Choses arrivées et qui sont dignes de remarques en l'année 1693.

L'on ne cueillit que fort peu de vin qui ne valait rien et par ainsi on en a peu bu, tant de vieil que de nouveau. Le vieil vin d'Anjou blanc valait 30 sols le pot à Laval, la pipe de vin blanc a été vendue, à Laval, 300 ? ?. Le blé a valu 42 ? ? le boisseau à ce que l'on m'a dit, moulu franc. La guerre, qui a commencé il y a environ cinq ans, dure encore et est plus cruelle tant sur mer que par terre qu'elle n'était au commencement. C'est chose visible que Dieu des Armées combat pour nous car, sans une assistance divine, Messire le Roi du Christianisme, je veux dire notre Roi Louis XIV ne pouvait pas résister à tant de puissances qui sont liguées contre lui.
Ces puissances dont l'Angleterre, La Hollande, L'empereur et tous les souverains d'Allemagne, l'Espagnol, le Duc de Savoie, le liégeois et encore beaucoup d'autres provinces et, tant s'en faut qu'ils aient l'avantage sur nous qu'au contraire notre généreux monarque fait tous les jours de nouvelles conquêtes sur les ennemis. L'on craint, cette année, que Guillaume de Nassau, Prince d'Orange, (gendre de Jacques STUART, Roi d'Angleterre qui a été déposé par ledit De Nassau) qui règne en Angleterre il y a quatre ans, ne fasse une descente en France par le Normandie ou par la Bretagne. C'est pourquoi plus de 40 000 hommes de cavalerie et d'infanterie sont descendus pour garder les côtes. Monseigneur le Duc d'Orléans, frère unique du Roi est venu en personne à Vitré et y est arrivé le dimanche dernier jour de mai. Et est allé visiter tous les ports de mer et revient, de partout où il va, à Vitré, où il tient sa cour et a fait un camp proche dudit Vitré où il y a environ 14000 hommes. Le mardi deuxième jour de juin 1693, il passa par ici un bataillon de 800 suisses qui allèrent à Fougères coucher. Le même jour il arriva ici un bataillon du Régiment de Vexin composé de 800 hommes sans les chevaux qui étaient au nombre d'environ 100 avec les mulets, aussi il fallait encore cinq harnais pour mener leurs bagages qui demeurèrent ici et couchèrent tous dans le bourg et aux villages de la Boisardière et du Boisquet. Car on ne voulut point les envoyer dans les villages car ils auraient tout fourragé et pillé. Mais quelque précaution et soins que prirent les officiers, les soldats allèrent néanmoins à la picorée par toute la paroisse et circonvoisines. L'on fut obligé d'en mettre coucher 150 dans l'église et 50 dans la chapelle du bas cimetière, 50 dans la grange du presbytère, sans quatre capitaines et tout leur train qui était de 66 tant hommes que bêtes. Les habitants avaient soins de leur fournir du feu, du bois, de la chandelle, de l'eau, du sel, du poivre et du vinaigre. Quant à la viande, cidre, il y avait l'estapier, qui était dans la maison de la Chapelle Saint-Jacques, qui les fournissait aussi bien que le foin et l'avoine pour les chevaux et mulets. Ce bataillon s'en alla le mercredi au marin troisième dudit mois. Et à l'aprèsdinée dudit jour arriva un autre bataillon, aussi nombreux que le premier, qui était du régiment des vaisseaux, que l'on reçu et, furent, lesdits soldats, logés comme les précédents. Ce bataillon partit le vendredi cinquième dudit mois. Et à l'aprèsdinée arriva un autre bataillon dudit régiment des vaisseaux et fut logé et reçu comme le précédent ; ce troisième bataillon partit le vendredi cinquième dudit mois et, à l'aprèsdinée, arriva un autre bataillon du même régiment des vaisseaux et fut reçu et logé comme les précédents et partit le samedi matin sixième dudit mois de juin 1693, tellement que, pendant toute la semaine, les habitants furent occupés à servir lesdits soldats dans le bourg. Les pardons du matin, de midi et du soir n'étaient point sonnés car la cloche ne servait que pour sonner le tocsin à toutes les alarmes qui arrivaient. Et il en arrive tous les jours, tantôt quatre tantôt dix, depuis le deuxième jour de juin jusqu'à aujourd'hui vingt-cinquième, auxquelles il faut tout fournir.

Le cours de la monnaie change presque tous les trois mois car les écus et autres espèces ont été rebattus et ont valu tantôt trois livres 5 sols, tantôt 3 £ 4 et tantôt 3 £ 2 et les autres pièces au-dessous à proportion.
Le roi a fait une déclaration par laquelle il ordonne aux Evêques d'obliger les curés de leur diocèse de donner une exacte déclaration de la quantité de grains de toutes espèces qu'ils ont recueillis de leurs dîmes avec le nom des habitants qui paient la dîme et le lieu ou village où ils demeurent. C'est afin d'obliger les curés et autres, qui ont quantité de grains, de les mener au marché et empêcher que l'on ne fasse des magasins.

Sur la fin de la campagne de cette année, les Anglais avec les Hollandais sont venus à Saint-Malo et ont construit une certaine machine infernale proche la muraille de la ville, à dessein de la brûler. Ce qui eut arrivé en effet si elle eut fait tout le désordre qu'elle eut pu faire.
Car on dit qu'il n'eut demeuré pierre sur pierre de toute la ville de Saint-Malo et que l'on eut dit : " Voilà où était Saint-Malo ! " Mais Dieu la conserva, il n'y eut que fort peu de débris. Je n'ai pu savoir de quoi était composée cette funeste machine mais l'on m'a dit que si on en avait mis un morceau contre une muraille avec du feu, la muraille brûlerait comme une allumette soufrée après que l'on y a mis le feu. On dit que cette machine coûte 2 400 000 £ ; on menace encore les côtes de Bretagne et de Normandie de pareilles invasions pour l'année prochaine.

Le blé et le vin ont été bien chers cette année. Je prie Dieu qu'il nous regarde en pitié et qu'il nous donne une bonne et solide paix. C'est pourquoi demandons-la-lui dévotement et lui disons : "

Da Pacem, Domine, In diebus Nostris ...






La cherté du blé, du vin et même de la viande continue aussi bien que la guerre et les victoires de notre vaillant monarque qui a pris plusieurs villes, entre autres, Palamos ? ?, Gyvonne et quelques autres qui m'occuperaient trop longtemps si j'entreprenais de tout écrire.

Je vous dirai seulement en passant que le capitaine Jean Bart qui n'était, cy-devant, que simple matelot natif de la ville de Dunkerque, et qui s'est signalé sur mer par ses belles actions, en qui le Roi de France a beaucoup de confiance. Ayant aperçu l'amiral des hollandais accompagné de plus de douze navires de haut bord et de plusieurs autres moindres qui conduisaient 120 vaisseaux chargés de blé que le Roi du Danemark envoyait au Roi de France et que les Hollandais avait prix, Jean Bart partit du port de Dunkerque, avec six vaisseaux seulement, alla attaquer l'amiral, l'accrocha, le roula à fond avec deux autres, en emmena deux autres avec les 120 vaisseaux chargés de blé et le reste des autres vaisseaux hollandais s'enfuirent.

Les louis qui ne valaient que 3 livres valent maintenant 3 livres 12 sols et les louis d'or 14 livres. La sécheresse a été si grande cette année que les moulins ne pouvaient moudre faute d'eau et l'on a été obligé d'aller jusqu'à Laval pour avoir de la farine. La cherté du blé a été si grande par delà Le Mans et à Paris que nous avons appris que le pain valait 7 sols la livre, poids de seize onces, à Paris et il a tant passé de pauvres par ici qui abandonnaient leur pays que nous en avons vu passer par ce bourg jusqu'à 120 par jour.

Les maladies ont été si fortes que l'on nous a mandé que le tiers du monde s'était mort à Paris, à Tours et en tous les pays hauts, partie de faim, partie de maladie. Il se traîne, dans cette paroisse, des fièvres continues dont les uns meurent et les autres en guérissent mais ils sont si longtemps à se rétablir. L'on en promet beaucoup cet hiver, si je suis toujours en vie, je vous laisserai par écrit ce qui sera arrivé.

Dieu nous conserve, ce 14 août 1694.
Nos ennemis, c'est-à-dire les Anglais, les Espagnols et les Hollandais continuent à rôder le long des côtes de la Normandie et de la Bretagne. On les voit souvent proches de la ville de Saint-Malo laquelle ils tentent de brûler entièrement. Mais, Dieu aidant, leurs efforts seront vains d'autant que notre roi l'a si bien fait fortifier de citadelles et de canons qu'il est impossible que les ennemis puissent l'approcher. Les Malouins ont néanmoins peur car ils ont tout ôté de leurs maisons et n'y est rien resté que les hommes qui sont capables de repousser l'ennemi. L'on nous a dit qu'il y avait trois pipes d'eau, en chaque maison, toutes prêtes pour éteindre le feu si, par quelque accident funeste, il y était mis. Le Hâvre de grâce à aussi été attaqué par leur machine, semblable à celle qu'ils avaient voulu faire jouer l'an passé devant Saint-Malo, n'ayant pu faire son effet, il n'y eu que fort peu de désordre.

Sources: RP de La Croixille - année 1694
Texte déposé par Alain Letendre.
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En 1693, les Anglais tentèrent d'anéantir la ville de Saint-Malo à l'aide d'une machine infernale ; c'était un long navire maçonné en dedans, chargé de barils de poudre, de poix, de soufre, et de 350 carcasses contenant des boulets, des chaînes, des grenades, des canons de pistolets chargés, des toiles goudronnées et autres combustibles. Conduit à la faveur de la nuit vers les murs de la ville, le brûlot est par bonheur dérangé de sa route, échoue sur une roche, et s'entr'ouvre. Pressé par la circonstance, l'ingénieur y mit le feu ; mais l'effet fut loin d'être complet, parce que les poudres avaient commencé à se mouiller, et que, le brûlot étant incliné vers le large, les carcasses ne tombèrent pas sur la ville. Néanmoins le cabestan, pesant deux milliers, fut lancé dans la place, et écrasa une maison ; toutes les vitres de Saint-Malo furent brisées, et les toitures de trois cents habitations furent enlevées.






1701    Vautorte  53500      le vent est miraculeux et soufle quand et où il plaist à Dieu...

L'an de grace 1701
le 2e febvrier jour de la purification de la glorieuse Vierge Marie sur les dix heures pendant qu'on celebroit la messe paroissiale, après une continuation de pluye et de vent, le vent s'acrut d'une maniere si surprenante que tout le monde ce trouva saisy de peur voiant emporter d'un coup le toit des maisons et des eglizes meme ce tenir debout, les chesnes quoyque de grosseur de dix pieds de tour se brisoient par le tronc quand les racines estoient trop fortes ; enfin la tempeste fut si extraordinaire que si elle avoit duré encore deux heures je croy qu'il ne fust pas resté un arbre sur bout ny une maison couverte , et pour nous apprendre que le vent est miraculeux et qu'il soufle quand et où il plaist à Dieu , on a remarqué que les lieux les plus bas qui devoient estre a l'abry ont esté les plus bouracés.

Texte déposé par Sandrine
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1704    Lévaré  53120      2 soeurs mortes dans l'églize etouffées dans la presse.

Le quinziesme jour de may l'an mil sept cent qutre ont été inhumér par nous Vicaire soussigné les corps de Renée et Jeanne Gobbé soeurs décédées lundy dernier dans l'églize de St Berthevin ou elle furent etouffées dans la presse et que le sieur curé dudit lieu na pas voulu enterrer dans le cimettiere dans l'incertitude de la pollution de l'Eglize comme il nous a assuré par la lettre dattée du même jour et an que dessus de l'autre part, la ditte sépulture faite en présence de Jean Gobbé et Catherine Rondeau pere et mere desdites defuntes, de Joseph Charlot soussigné et de plusieurs autres qui ne signent
J. Charlot R. Brilhault

Source: BMS de la paroisse de Lévaré.
Texte déposé par Davye Cesbron
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1707    Saint Christophe du Luat  53120      Détournement de cercueil.

Le 08 9bre 1707 je me suis transporté au Château de Monteclair accompagné du Clergé de ma paroisse pour faire faire le canon et enlever le corps mort de dame Margueritte Le Vanasseret de Messire de Borron.
Ou estant et après avoir levé le corps de la dite dame estant en marche pour le porter en l'église de St Christophe et de là à St Martin d'Evron. Les porteurs ont pris un autre chemin et n'ont voulu suivre la Croix et le Clergé de ma paroisse qui chantait le libera à l'ordinaire et nous estant aperçu que le corps ne suivait pas et informé d'où cela provenait, on nous aurait dit que le nommé Jean Boullier et dit la fosse domestique du Seigneur Marquis de Monteclair avait fait prendre aux porteurs dudit corps un autre chemin et qu'ils le conduisaient et qu'ils le conduisaient (2 fois ?) par la présence dudit Monteclair vers la paroisse de Chastres et que le révérend ---------- prêtre vicaire de St Léger accompagnait le corps mort avec une estolle noire prise en la Chapelle de Monteclair ayant attendu quelque temps en ce même lieu, nous nous sommes retirés à St Christophe. Sous nos protestations de nous pouvoir accompagné ce dessus de Maistre Michel Rongne, de Maistre Mecherin Lautanmer et Messire Urbain Bagot prêtre de la paroisse de --------- qui ont signé en l'original avec nous curé soussigné.

Source: Saint Christophe du Luat - BMS 1706 - 1708. 4E 242/2. Année 1707, Page 20.
Texte déposé par Marc Gonzales.
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1707    Lassay -les-Châteaux  53110      "dissenterie contagieuse qui fist mourir prez de cent personnes plus que l'ordinaire"

Cette année mil sept cent sept est remarquable par la dissenterie contagieuse qui fist mourir en cette seule paroisse prez de cent personnes plus que l'ordinaire des autres années. Les trois estés (étés) derniers avaient été très chauds et secs et les hivers sans gelées ni froidures. On ne peut dire que les fruits nous ayent causéz cette maladie parceque jamais il n'en fut si peu en ces cantons icy ou ils manquèrent absolument. Ce mal commencea dez les derniers jours du mois d'aoust, et n'a point fini en cette paroisse que vers le vingt décembre, je dis dans cette paroisse car il continuë encor dans les voisinnes ; Presque tous ceux qui en ont été attaquez en sont morts et très peu en sont échapez, quelques-uns n'ont duré que deux jours, et ordinairement ne passaient pas le huitième, rien ne leur passait l'Estomach, il leur prenait un hoquet, avec des coliques effroyables qui les emportaient, leur corps paraissait noir ou vergenté après leur mort, dans les vomissemens presque tous jettaient des vers. Comme le bas anjou, la haute - bretagne et le bas - mayne étaient affligez de cette facheuse maladie par-dessus les autres provinces Sa Majesté qui en fut informée voulut bien nous assister, et faire préparer des remèdes qui nous furent envoyez par le canal de ses intendans, Mayenne en eut six cent prises pour son district qui furent distribuez gratis aux pauvres, l'on donnait deux sachets à chaque malade, l'un était rempli de poudre rougeatre dont la composition était de coral, de perles, et d'yeux d'écrevisse pulvérisez. L'autre était une poudre blanche tirant sur le vert, et c'était au rapport des médecins de l'épikékoüa*.

* Certainement IPECACUANHA ou IPECACUANA, plante originaire du brésil servant à la fabrication de vomitifs. L'usage fait de la poudre obtenue à partir de sa racine fut largement préconisé par le médecin allemand Helvetius, surtout en tant que remède spécifique des dysenteries automnales.

Source: Lassay (-les-Châteaux) - BMS 1692-1715. E dépôt 94/E8. Année 1708, page 257 gauche.
Texte déposé par Marc Gonzales.
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1707    Fougerolles du Plessis  53700      Le curé mène l'enquête !!!

Le premier jour de juillet l'an mil sept cent sept a été par nous soussigné curé de notre dame de Fougerolles inhumé au cimetière dudit lieu le corps de François Couppeau, originaire de la paroisse de Désertine, mais décédé dans notre paroisse à l'entrée d'une lande nommée Les Gaudes le jour d'hier par un accident imprévu ainsy qu'il nous parut nous étant tous portés au dit lieu après en avoir été avertit, où nous trouvons le dit Couppeau déjà mort, ce en quoi nous examinâmes la cause et les circonstances de cette mort autant que nous le pûmes qui nous parurent telles par la situation du lieu, à la déclaration de quelques personnes que nous reçurent à ce sujet ; ledit Couppeau fermier d'un gentilhomme de cette paroisse nommé Mr Dumenil s'en revenait de chez le dit Dumenil où on nous dit qu'il avait mené une chaviré de fagots ; ledit Couppeau et son valet ramenaient leur harnais, qu'on nous dit être composé de huit battus, car nous ne trouvâmes plus sur la place ledit harnais ni le valet dudit Couppeau, lequel voyant son maître mort ramena apparemment le harnais de son dit maître, il nous parut dire que le dit Couppeau étant dans la charrette vide, car quelque personne nous déclara l'y avoir vu proche le lieu de cet accident fut jeté par la dite charrette qui versa audit lieu, ainsi qu'il nous parut clairement par les vestiges d'-------- la terre sur une grosse pierre appelée communément en ce pays un liseul ( ?), étant dans le plus profond d'un chemin de terre duquel il voulait entrer dans la dite lande sur laquelle pierre nous vîmes un peu de sang et davantage à l'entour, il se peut encore faire que la dite charrette en se renversant ainsi tomba encore sur ledit Couppeau, ce que nous ne vîmes cependant pas si clairement, et nous le jugeâmes seulement par un des côtés du corps dudit Couppeau que nous remarquâmes être tout noir de contusion, cela fait nous examinâmes derechef le corps dudit Couppeau qui était dans ladite lande éloigné dudit chemin de quinze ou vingt marches ou environ et nous remarquâmes qu'auprès de la tempe du côté gauche il y avait une playe en longueur qui selon les apparences avait été faite par ladite pierre, ce qui avait causé la mort dudit Couppeau, nous demandâmes à l'instant d'où vient que le corps dudit Couppeau se vit si éloigné de ladite pierre, et on nous répondit que ledit Couppeau n'étant apparemment pas mort sur la place où il était tombé, son valet l'aurait porté dans ladite lande ceci étant plus commode que le lieu de sa chute ce qui nous parut assez vraisemblable, les mains dudit Couppeau étant toutes ensanglantées comme s'il les avait porté à sa tête après avoir reçu ladite blessure de la manière dont il est expliqué cy dessus surtout celle du côté de la playe, n'ayant reconnu aucune playe aux dites mains, il nous parut aussy que ledit Couppeau s'étant encore lavé, ou l'ayant été depuis sa blessure avait saigné beaucoup sur le haut de la cuisse de son haut de chausse et un peu au dessus, nous fut aussi rapporté que le valet dudit Couppeau tenant son maître par sous les bras avait fort crié apparemment pour demander du secours, cela fait nous nous revêtîmes de surplis d'estolle et après avoir donné de l'eau bénite au corps dudit Couppeau chantâmes assistés d'un de nos ecclésiastiques un libara pour le repos de son âmes ; ce que nous fîmes ledit jour de hier sur les quatre à cinq heures du soir ; et aujourd'hui sur les quatre heures du soir ou environ avons fait l'inhumation du corps dudit Couppeau ainsy mort, âgé de soixante ans ou environ, assisté de notre clergé et en présence de Marie Pidault veuve dudit Couppeau, Julien Dalligault, Jean Dalligault, Michel Le Dauphin, Jean Lochu, Jean Ault, tous gendres dudit Couppeau et Pierre Couppeau frère dudit défunt et Michel Pidault et Jeanne Landais, neveu et nièce dudit Couppeau, lesquels nous ont requis de faire ladite inhumation et ont déclaré ne signer . ledit jour et heure d'hier après avoir envoyé dire chez ledit Dumenil que le dit Couppeau était ainsi mort, vinrent les domestiques dudit Dumenil qui nous assurent que le dit Couppeau et son dit valet s'entre étaient donné l'un à l'autre mille marques d'amitié chez ledit Dumenil leur maître. En glose nous, derechef, gauche, corps dudit Couppeau dudit jour et heure d'hier, par ce -------- ou renvoy à la morgue, après avoir fait fouiller en présence de plusieurs personnes la poche droite dudit Couppeau et y avoir trouvé un chapelet et nous estre informé de ses vie et mours, plus un mot et lieu rayé ledit tout et ce que dessus, trente trois mots nuls et bien rayés ledit jour et an que dessus. Dupont curé de Fougerolles.

Source: Fougerolles du Plessis - BMS 1700 - 1710 - Mairie. Année 1707, page 81 droite.
Texte déposé par Marc Gonzales.
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1709    Averton  53700      "aucun pauvre, quoique en grande quantité, n'y mourut de faim"

Le cinquième janvier 1709 Je, sous signé Curé du bourg d'Averton, ayant invité Messieurs de la Mission de St Lazare du Mans de venir en mission en notre ditte paroisse ce qu'ils firent le sixième Décembre 1708, certifie qu'il commença le susdit cinquième Janvier 1709 un froid qui fut si violent que la plus grande partie des arbres en périrent, et que les bleds (blés) en furent entièrement gelés, ce froid dura de cette même force jusques au 28 Janvier de la même année qui fut le jour que Messieurs de la Mission finirent leur Mission et s'en allèrent à St Sanson comme on vit les bleds gelés, chacun qui en avait le tint très cher, il commença à valoir cent sous le demeau mesure de Villaynnes et monta toujours peu à peu jusques à 8 et 9tt le demeau, jusques à la récolte qui ne consista qu'en avoinne qui était très bonne et en grande abondance, et en peu de Carabin, cette avoinne se vendit toute l'année 2 tt et 2 tt 10 sols le demeau. Ce froid n'épargna pas davantage la vigne de sorte que l'année 1710 la pipe de vin de Château du Loir se vendait 200 tt. L'année 1710, il fut une si grande abondance de tous grains qu'à la récolte, le seigle ne se vendait que 1 tt 10 sols. On fit une grande faute quand ce grand froid là fut cessé, ce fut de ne pas ressemer les bleds, quelques uns le firent à qui cela réussit fort bien, aucun pauvre, quoique en grande quantité, n'y mourut de faim, grâces à dieu, fait au dit Bourg d'Averton ce premier octobre 1710.
Signé Angoulvent.


Source: Averton - BMS 1706 - 1710. E dépôt 10/E2. Année 1709, page 54 Droite.
Texte déposé par Marc Gonzales.
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1709    Averton  53700      aucun pauvre, quoique en grande quantité ny mourut de fain...

Le cinquième janvier 1709 je sous signé curé du bourg d'Averton, ayant invité messieurs de la mission de St Lazare du Mans de venir en mission en notre ditte paroisse ce quils firent le sixième décembre 1708 certifie qu'il commenca le susdit cinquième janvier 1709 un froid qui fut si violent que la plus grande partie des arbres en périrent, et que les bleds en furent entièrement gelés, ce froid dura de cette méme force jusques au 28 janvier de la méme année qui fut le jour que messieurs de la mission finirent leur mission et sen allerent a S. Sanson. comme on vit les bleds gelés chacun qui en avoit le tint tres cher, il commenca à valoir cent sous le demeau mesure de Villaynnes et monta touours peu à peu jusques a 8 et 9 # le demeau, jusques à la récolte, qui ne consista qu'en avoinne qui étoit tres bonne et en une grande abondance, et en peu de carabin, cette avoinne se vendit toute lannée 2 # et 2 # 10 sols le demeau. ce froid nepargna pas davantage la vigne de sorte que lannée 1710 la pipe de vin de chateau du loir se vendoit 200 #. Lannée 1710 il fut une si grande abondance de tous grains qu'a la recolte le seigle ne se vendoit que 1 # 10 sols. On fist une grande faute quand ce grand froid la fut cessé, ce fut de ne pas resemer les bleds, quelques uns le firent à qui cela reusist fort bien, aucun pauvre, quoique en grande quantité en cette paroisse ny mourut de fain, graces a dieu, fait audit bourg d'Averton
ce premier octobre 1710. Angoulvent


Source: BMS 1706-1710 pages 54-55.
Texte déposé par Fabienne Hugue
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1709    Saulges  53340      Cette année a été un temps de consternation...

Cette année a été un temps de consternation publique par le froid extrême arrivé au mois de Janvier, les bleds et les arbres qui ont été les victimes du froid ont réduit la plupart des peuples à une grande disette le reste de l'année et tans que Dieu a fait ressentir sa miséricorde par la fécondité des menus grains, on auroit vû quantité de personnes mourir de faim, également à la campagne comme dans les villes où plusieurs n'ont pû s'en garantir. Céte parade a eu l'avantage et la gloire que plusieurs pauvres y ont trouvé une heureuse reSource à leur pressante nécessité

Source: BMS de la paroisse.
Texte déposé par jean Lemoine
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1714    Saulges  53340      les loups sont venus jusqu'aux portes de la ville d'Angers...

Cette année a été remarquable par la mortalité et par le prix excessif des bestiaux et l'air a été si corrompu dans plusieurs provinces qu'aussi tost qu'on y en avoit emmené d'ailleurs et lors périssoient soudain et la mortalité est allée si loin en quelques endroits qu'il n'y en a pas resté pour labourer la terre!
La rage à causé aussi de grands désordres sur tout dans les chiens et même dans les loups qui sont venus surtout jusqu'aux portes de la ville d'Angers où plusieurs personnes ont été des victimes de leur cruauté et de leur fureur

Source: BMS de la paroisse.
Texte déposé par jean Lemoine
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1720    Louverne  53950      un jeune garçon d'environ dix ans qui mendiait son pain...

Le vingt deux mars mil sept cent vingt fut sépulture dans le cimetière de cette paroisse le corps d'une jeune garçon age denviron dix ans a moy curé soussigné inconnu qui mandiant son pain mourut dans la grange de la veuve Michel Rouillaux dans ce bourg.

Texte déposé par Sandrine
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1724    Pré-en-Pail  53140      cette église a été incendiée deux fois en le même jour...

Remarque
A La postérité

Le vingt septiesme jour de janvier de cette presente annee mille sept cent vingt quatre, cette église à été incendiée deux fois en le même jour par le feu du ciel: la premiere à été le matin pendant la grande messe paroissialle où il brûla le clocher: la segonde à eté pendant vêpres ou il augmenta beaucoup le dommage, blessa trois personnes et donna unne si grande épouvante à toute lassemblée que l'on à attribué la mort de plusieurs à cette frayeur.
annotavit Jacobus Pierre dictæ ecclesiæ
vulgó de Prés en Pail clericus 1724
dicti incendii spectator
(signé) Pierre

Texte tiré de Nouvelles Racines N°75 page 25
Trouvé par Hélène Pousse.





1730    La Chapelle au Riboul  53440      Acte de démence.

Le seizième jour du mois de Janvier mil sept cent trente sur les six à sept heures du soir les Maisons de Madame Thulard et de Mademoiselle aubry furent incendiées par Michel Janvier à demy fol ce qui a causé une perte très considérable à la dite dame et à la dite demoiselle.

Source: La Chapelle au Riboul - 1700 - 1731 - E dépôt 41/E4. Année 1730, page 251 gauche.
Texte déposé par Marc Gonzales.
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1761    Vautorte  53500      La petite devint la grosse.

La petite cloche de la paroisse de Vautorte pesant environ 400 livres sétant trouvée cassée le jour de Saint Martin en 1760 qui avoit eté fondue en 1759 et nomme Jean Cazet sieur de la Cordeliere et M Fricau sa femme L Cazet Chatellain receveur du marquisat de mayenne tous les habitans sétant assembles et voyant que leur sonnerie étoit trop faible pour delivrés quelle devient la grosse en adjoutant du metail detemefort quelle puisse dominer celle qui etoit la grosse et qui a été fondue en 1708 qui pese environ 600 livres par consequen la grosse cloche actuelle ne ----------- 923 livres a été benie par nous maître nicolas Dussard curé de Montenay et doyen rural de la ville et paroisse de charné Ernée ce 31 8 1761 comme commissaire de monseigneur levêque du Mans suivant son pouvoir du 14 du mois juillet dernier a eté nommée marie jeanne renée par maître rené Emmanuel Truelle curé de vautorte et par Dame Marie Jeanne de la Roussardiere veuve de messire Alexandre Louis De Bailly seigneur et Dame de cette paroisse et autres lieux par procuration par elle envoyée à ---------- Françoise renée Trahay veuve de maître François Cheux notaire royal Sieur de la poupliniere ne jouissant pas dune parfaitte santé suivant lécrit signé et daté le 18 8 de l'année présente de la dite Dame de Vautorte quoy que absente et le dit curé present etant parein et mareine de la dite cloche en presence de maître Jacque guerin prêtre deservant le prieuré degeard et maître Jean marin Tervier prêtre vicaire de cette paroisse qui ont signés avec moy.

Texte déposé par Sandrine
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1765    Chailland  53420      Bénédiction de la seconde cloche.

Le 23e jour de decembre 1765 a eté faite la benediction la seconde cloche de Chailland par Monseigneur Jean François Ricoul curé de la dite paroisse a vu les ceremonies accoutumees en vertu de la permission de monseigneur Lillustrissime et verendissime Eveque du Mans en date du 5 novembre dernier laquelle cloche a été nommée Jeanne Aubinne par haut et puissant Seigneur Jean Baptiste Anne de Caradeuc Comte du ------- Seigneur Chastelain du Menil Barré, Saint Germain le Guilleaume, Andouillé, Porchalon fondateur et feodal de Chailland du chef de haute et puissante Dame Magdeleine Rose de Goyon son epouse Seigneur de Papillon La Marre Blandin, La Haye Renault et autres lieux, ancien Capitaine au regiment Royal La marine Chevalier de Saint Louis pensionnaire du Roy et par haute et puissante Demoiselle Aubinne Louise de Goyon de Launay ----------- ensemble cooproprietaire par indivis de la Terre du Menil Barré et Dependance en presence du clergé de la --------- par de plusieurs habitants et autres assistants et de Monseigneur Guilleaume Palicot procureur de fabrice soussigné.

Texte déposé par Sandrine
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1773    Crennes sur Fraubée  53700      L'homme et la bête furent noyés !

Aujourd'hui dimanche premier jour du mois de Juillet mil sept cent quatre vingt un est comparu en notre hôtel sur les sept heures du soir.
Devant nous Jacques René Dufay, Ecuyer, Sieur de La Saunerie, Avocat au grand Conseil, bailly, Juge général Civil et Criminel de police des eaux et forêts, Lieutenant enquêteur et examinateur au Siège ordinaire du marquisat de Lassay.
Joseph Poret, Laboureur, demeuran paroisse de préenpail, lequel de lui pris et reçu le sermen en tel cas requis nous a déclaré que le jourd'hier son beaufrère du lieu de Laguindre, paroisse du ham dans le ressort de cette juridiction, voyant un de ses boufs en danger de périr dans l'étang de La guindre aurait monté sur son cheval pour aller à son secours, s'étant trop avancé en ledit étang lui et son cheval se seraient noïés, pourquoi et vu que le malheur ne provient que d'un pour accident, et n'ayant aucun sujet d'en soupçonner à les causes, il nous a requis d'être autorisé à faire inhumer en le cimetière de la paroisse de Crenne, et a déclaré ne scavoir signer de ce enquis.
Est aussi comparu Nicolas maignan du lieu de Chernue, ditte paroisse du ham, en proximité de celui de laguindre, lequel de lui pris et reçu le sermen, a déclaré et certifié que le dit jour d'hier ayant été appellé par les domestiques dudit Jean de beauvais noïé, d'aller à eux pour secourir leur maître, il ne fut pas plutôt arrivé près le dit étang de Laguindre, qu'ils lui dirent que le dit Jean beauvais étant allé trop avant en le dit étang pour faire revenir un de ses boufs était en danger ( qui pour cet effet était monté sur son cheval) que le dit beauvais et le cheval seraient allé au fond dudit étang ; qu'à l'instant le dit maignan ne vit effectivement ni homme et cheval sur l'eau ; et quelque tems après le dit beauvais et le cheval reparurent sur l'eau, que lui maignan et les dits domestiques retirèrent le dit beauvais et cheval noïés, à l'aide d'une charrette qu'ils avancèrent en le dit étang le plus qu'ils purent, et au moïen d'une longue perche, et a déclaré ne scavoir signer de ce enquis.
Desquelles comparutions, dires et déclarations avons donné acte, et ouï le procureur fiscal en ses conclusions pour le mandé avons permis au dit Joseph Poret de faire inhumer le dit Jean beauvais son beau frère en le cimetière de la ditte paroisse de Crenne.
Fait et expédié audit Lassay par nous juge susdit, en présence dudit Sieur procureur fiscal et assistance de Maître Claude René Champiere sacristin notre greffier ordinaire le susdit jour et an, la minute est signée Battu procureur fiscal, dufay juge et Champiere greffier susdit et soussigné.

Source: Crennes sur Fraubée - BMS 1773 - 1782 - E dépôt 63/E12. Année 1781, page 54 droite.
Texte déposé par Marc Gonzales.
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1781    Le Ham  53250      Incendie dans une loge.

Le six juillet mil sept cent Quatre vingt un le corps de marie Laurière décédée d'hier dans une incendie de la loge de son père, âgée d'environ trois ans fille de Mathurin Laurière et de françoise duverne a été inhumé par nous vicaire sousigné à la réquisition de maître patrice de la Faye juge du marquisat de villaines la juhel, et ce en présence de marin bellanger sacriste de loüis bourgault et anne moiteau et de plusieurs autres parens, amis, témoins qui ont déclaré ne savoir signer fors les soussignés enquits en date dudit jour. Signé patrice de la faye.

Source: Le Ham - BMS 1760 - 1792 - E dépôt 83/E4. Année 1781, page 259 droite.
Texte déposé par Marc Gonzales.
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1786    St-Mars-Sur-Colmont  53300      un enfant ondoyé à la maison jumeau avec une tête.

En marge: un enfant ondoyé a la maison jumeau avec une tête.

Le vingt quatrième jour de juillet mil sept cent quatre vingt six est né un enfant du légitime mariage de René Laire et perrinne Sonnet son épouse, mariés en cette église il y a environ quatorze ans demeurant au village des Goutsaux ondoyé a la maison par Mtre jean Baptiste Barthé Maître chirurgien demeurant à Oisseau, au terme de sept mois; jumeau, enfant double, ayant deux corps bien distincts, se tenant intimement unis à partir depuis l'implantation du cordon par la partie antérieure de leur poitrine, ayant leur col confondu absolument ensemble et ayant chacun leurs vertèbres cervicales et se terminant par une tête seule, dont la figure est située sur le côté, c'est a dire sur l'épaule de l'un et sur celle de l'autre, la figure très bien formée excepté la lèvre inférieure adhérente avec le bord de la langue qui contraint la lèvre inférieure de rentrer dans la bouche; portant six dents bien distinctes et compactes autant que l'âge peut le permettre, tout le front jusques aux sourcils recouvert de poils extremement long, la fontanelle postérieure un peu élevée a raison de la grandeur de l'os occipital qui est beaucoup plus large et extrèmement plat, aux deux angles supérieurs de l'os occipital se trouvent deux grosseurs qui paroissent être le derrière de chaque tête, et à l'extrémité inférieur de l'os occipital, il y a deux petites appendices charnües qui paroissent être la ? de deux oreilles, le sujet au surplus ayant chacun deux bras chacun deux jambes et deux cuisses on ne peut mieux conformés toutes les extrémités tant supérieures qu'inférieures tout absolument égales tant en longeur qu'en grosseur n'ayant qu'un même ombilic; ainsi que chacun leur bassin qui se trouve pour lors divisé et ayant chacun leur sexe féminin bien distinct et les extrémités inférieures on ne peut mieux conformées à été inhumé au cimetière de ce lieu par nous vicaire soussigné en précense de maître Jean Garnier curé, de Maître Julien Benoist Le Chat vicaire, de Julien Durand cordonnier, de Pierre Nourry de François Guiard, de Pierre Seigneur, et du père qui tous ont signé avec nous excepté le père.

Source: BMS de la paroisse de St-Mars-Sur-Colmont.
Texte déposé par Tiphaine FERDJALLAH
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1788    Le Ham  53250      Il y a de l'héritage dans l'air !!!.

Le dix neuf avril mil sept cent quatrevingt huit encour la conséquence et vu l'ordonnance du Sieur Le Roy des barres Bailli civil et criminel au Siège du marquisat de vilaine la juhel sur les conclusions du procureur fiscal dudit Siège en datte du dix huit du présent mois, délivré et signé par robin pottier ordinaire dudit Siège, le corps de Catherine Soyer fille majeure âgée deviron cinquante ans de la paroisse de Crenne, alliénée d'esprit trouvée noyée dans la petite rivière de vauboir en cette paroisse a été inhumée dans le cimetière de cette paroisse par nous curé soussigné, présence de maître jacques Le mourier vicaire, de claude vallée fermier, d'étienne Couchard, de marin bellanger Sacriste soussignés avec nous excepté ledit Vallée qui a déclaré ne seavoir signer ledit extrait de ladite fille légitime de défunt de défunts ambroise Soyer Bordager et de mathurine Hyron. Deux renvois approuvés.

Source: Le Ham - BMS 1760 - 1792 - E dépôt 83/E4. Année 1789, page 347 droite.
Texte déposé par Marc Gonzales.
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1789    Ahuillé  53940      Extrait des cahiers de plaintes et doléances

9°) Que les municipalités ayent la direction de la police, et ayent assez d'autorité pour empêcher le libertinage qui se commet dans les endroits nommés musse-pots, où on vend à boire encore plus la nuit que le jour, et où la jeunesse des deux sexes se corrompt et s'énerve plus que jamais, et ce qui est une des principales causes de la mendicité qu'on cherche à détruire.

10°) Qu'on fasse cesser ces assemblées où, à certains jours de fêtes, plusieurs paroisses se rassemblent pour se livrer à l'intempérance la plus monstrueuse, et finit par des querelles souvent très sanglantes.

Texte extrait de Cahiers de: Plaintes et doléances, des paroisses de la province du Maine pour les Etats généraux de 1789.
de :Armand BELLEE et Victor DUCHEMIN
(Archives départementales de la Mayenne, AB 179)
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1789    Gastines  53540      Extrait des cahiers de plaintes et doléances

           Les Nobles seuls jouissent de toutes les prérogatives : richesses, honneurs, pensions, retraites, gouvernements, écoles gratuites. Ainsi la Noblesse jouit de tout, possède tout ; cependant, si la Noblesse commande les armées, c’est le Tiers Etat qui les compose ; si la Noblesse verse une goutte de sang, le Tiers Etat en répand des ruisseaux.La Noblesse vide le trésor royal, le Tiers Etat le remplit ; enfin le Tiers Etat paie tout et ne jouit de rien. Il serait souhaitable que les droits des seigneurs fussent abolis. Ils regardent ceux qui font valoir leurs biens comme de vrais valets, le laboureur qui les nourrit comme un esclave ; si un journalier à leur service succombe sous le faix, ils en sont moins touchés que d’un de leurs chevaux qui périt dans l’écurie. Il est compréhensible de connaître le mépris de la Noblesse pour la roture.



1795    Le Ham  53540       Révolte chouanne en Mayenne

Aujourd'hui vingt neuvième jour du mois de thermidor de l'an troisième de la République française une et indivisible à dix heures du matin par devant moi Jacques Le Bourdais maire de la commune du Ham élu pour recevoir les actes destinés à constater les naissances, les mariages et les décès des citoyens est comparu les citoyens Joseph Brisard, René Laurent cultivateurs, le premier âgé de soixante ans, le second de cinquante quatre ans domiciliés dans la municipalité du Ham département de la Mayenne. Lesquels m'ont déclaré que hier vingt huit thermidor présent mois sur les quatre heures du soir, il s'est fait une fusillade par les chouans dans le bourg de la dite commune du Ham. De laquelle fusillade a été mis à mort le citoyen Jaudain, commandant de la force armée de paix depuis Alençon jusqu'à Mayenne, et un gens d'arme .. . Le corps fut enterré le même jour par ordre de la troupe du Ribay. D'après cette déclaration, je me suis, sur le champ, transporté au bourg du dit le Ham pour m'assurer de la mort des deux susdits et j'en dressé le présent acte que Joseph Brisard et René Laurent ont déclaré ne savoir signer. Fait à la maison commune le jour, mois et an dessus.

Source: BMS du Ham.
(Archives départementales de la Mayenne)

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