MARNE




1602    Reims  51000      Epidémie de vérolle.

" et sy regnoit grande courie de maladie de veruelle et rouge ruelle principalement aux petits enffans dont en mourut grand nombre. Et estoit ceste maladye fort cruelle et contagieuse tellement que les troys enffans de nostre fille Margueritte en moururent en moins de six semaines.

Source: Journal de raison de Jean Pussot de Reims.








1608    Cormoyeux  51480      Morte à 102 ans.

L'an mil six cent huit le sixième novembre est décédé en cette paroisse Jeanne GAUNEL agée de cent deux ans femme de Martin TESSIÉ en secondes noces après la réception des sacrements de l'église,et fut inhumé le lendemain dans la cimetière de cette dite paroisse;

Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1700    Coole  51320      Le CRIME !!! d'une fille.

Ce jourd'hui 4ème fevrier est né un fils du crime de Catherine MORTAS fille de Leger MORTAS et d'Isidore RADET garçon de la paroisse de Songy que la ditte Catherine MORTAS a déclaré ? ? (là, je sèche !) a été baptisé par moy prêtre curé sous signé le parrain a été Jean BOUCHER qui lui a donné nom Pierre et la maraine Marie BROUSSIER(?) qui a déclaré ne savoir signer.

Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1700    Vanault-les-Dames  51340      Acte de décès très détaillé.

Lan de grace 1700 le 23me decembre a esté inhumé au cimetière de la paroisse de vanault les dames par mons. Royer curé de Rosay qui a esté prié par moy de ce faire Claude Comméni(l) manouvrier demeurant en ce lieu lequel ayant resenti quelques douleurs qui ne lont point onligé de garder le lit de quoy moy curé soussigné ayant esté averty le luy ay rendu plusieurs visites afin de lexhorter à mourir en bon chrestien si la maladie augmentoit et devenoit mortel - nayant point fait de pasque depuis (...) - et ayant tesmoigné quil le désirait layant trouvé dans ces pieux sentiments le 20eme du meme mois le 21eme feste de St. Thomas sur les huit heures du soir après avoir soupé avec sa famille nayant voulu se coucher aussitost estant sorti de sa chambre en rentrent est tombé sur le seuil de la porte a quoy ses gens estant accourus lont reporté sur son lit ou il a rendu son ame a Dieu a linstant meme et a este enter. au cimetière de la paroisse dudit Vanault avec les cérémonies accoutumées en présence de Claude Collier recteur descolle et françoise Garinet sa belle fille et Claude Champenois son cousin qui ont signé avec nous.
AUBRY
une ligne approuvée
Françoise GARINET - CHAMPENOIS


Source: BMS de la Marne. (2_E_697_01)
Texte déposé par François Bigey.
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1705    Vanault-les-Dames  51340      une maladie qui ne parroissait point dangereuse !!!

Cejourhuy quatorziesme jour du mois de janvier 1705 a esté enterre par moy prestre curé doyen soussigné au cimetière de la paroisse de Vanot les Dames Jean Draslay vivant manouvrier aagé de quarante ans ou environ lequel après quatre ou cinq jours d'une maladie qui ne parroissait point dangereuse au raport de Jean le Glaive le jeune chirurgien qui le jour mesme de sa mort desclara qu'il nétoit point en danger. La nuit du 13 au 14 du mesme mois rendit son son ame a Dieu vers le minuit sans avoir receu les sacrements de l'église moy estan allé à Vitry a vacquer a quelques affaire temporelle, a été enterré le susdit jour avec les cérémonies accoustumées en présence de Jeanne Mareschal sa femme qui a déclaré ne scavoir signer de Piere Draslay son fils Claude Champenois juge commis et Claude Ferron recteur d'escolle qui ont signé à l'original AUBRY

Source: BMS de la Marne. (2_E_697_01)
Texte déposé par François Bigey.
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1720    Romery  51480      Une vocation parfaite...

Pour l’édification des habitants de Cormoyeux, nous avons jugé à propos de faire remarquer dedans ce registre que Marie Le Chat fille de Jean Le Chat et de Marguerite Bourdon dont l’acte baptistère est ci derrierre écrit, a eté recue pour Religieuse converse au couvent de la congrégation de Reims le dix neuf de février 1719 et a fait sa Profession Solennelle le vingt cinq de fevrier 1720. Je faits d’autant plus volontiers cette reflexion que c’est moy soussigne, qui convaincu de la vertu, de l’innocence, en un mot de la vocation parfaite de cette fille, l’ai proposée et fait recevoir dans cette illustre et Sainte Communauté : tout a été marqué aux caracteres de la Providence du Pere celeste et rien d’humain n’a passé dans cette vocation ni dans les voyes qu’on a tenus pour la remplir. Que jésus Christ, l’époux des âmes chastes et fidelles soit a jamais loué et béni. Amen.
Marquet curé de Cormoyeux


Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1726    Cormoyeux  51480      Grossesse cachée.

Le huitième du mois de juillet 1726 est née et a été baptisée ledit jour une fille naturelle de Me Claude TRUDELLE receveur des Domaines du Roy demeurant à Jaulgonne au diocèse de Soissons et de Simonne DRAPPIER sa servante domestique laquelle pour ôter au public la connaissance de sa grossesse et empêcher qu'elle ne soit diffamée s'est retirée à Romery hameau dépendant dudit Cormoyeux chez Françoise MALLET sage-femme de cette paroisse
Le parrain a été Jean Juste MAINGOT, ma marraine Heleinne HANIN qui lui ont donné le nom de Marie Heleinne, la ditte Simonne DRAPPIER m'avait fait la déclaration le sixième jour du mois de mai précédent en témoins de quoi j'ai signé

MIMIN curé de Cormoyeux


Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1738    Coolus  51510      Assassinat.

Coolus L'an de grâce 1738 le 12è 7bre par moy curé soussigné a esté inumé a la requisition de Mrs les officiers de la marechaussée au cimetière de cette paroisse le corps d'un homme trouvé assasiné à la Bardolle dont on ignore le nom et le pays jusqua present

Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1741    Cormoyeux-Romery  51480      Pas de violence à Cormoyeux !!!

L'an Mil sept cent quarante un nuit du vingt huit au vingt neuf de janvier vers les sept heures du matin on avoir trouvé morte dans une terre labourable lieudit la Barbe aux Carmes proche Romery Noëlle VALIDIRE femme de Michel BOUCHER estant âgée d'environ soixante douze ans et comme elle seroit morte de faiblesse et non d'une mort violente dont il n'y avoit aucune marque aucun indice les gens de la justice dauviler (Hautvillers) qui auroient été informés de ce fait ne se seroient pas cru obligés de venir reconnaître le cadavre qui auroit été transporté en la maison et nous aurions esté le trentieme dudit mois faire la levée du corps que nous aurions inhumé au cimetière de cette paroisse avec les cérémonies accoutumées en presence de plusieurs personnes parmi lesquelles auroient signé les particulier cydessous
MIMIN curé de Cormoyeux
Michel BOUCHER Jean DASSE N ALMA


Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1743    Cormoyeux  51480      Un mariage qui sent le charivari.

L'an mil sept cent quarante trois, le septième jour du mois de janvier vu le certificat de Monsieur MERAUT prêtre curé de Fleury la Rivière qui avoit publié aux prosnes de ses messes paroissiales par trois dimanches ou festes chommables les trois bans de mariage entre Pierre CATTY fils de deffunt Pierre CATTY et de Marie BRUYERE ses pere et mere d'une part et Marie Jeanne ARNOUX veuve de Jaques POMMELET d'autre part tous deux de la paroisse dudit Fleury sans qu'il y ait eu d'opposition ny qu'il se soit trouvé d'empechement civil ou canonique lesdits futurs conjoints s'étant approchés des sacrement de pénitence et d'eucharistie qui m'auroient représenté la permission de Mondit Sieur Curé pour se marier hors de la paroisse et partout ou bon leur sembleroit je prêtre curé de Cormoyeux aurois reçu d'eux la promesse et le consentement de mariage avec les ceremonies accoutumées et ce pour empecher les mauvaises intentions de certaines gens qui par malice sans cause auroient voulu empecher leur mariage que j'aurois celebré en presence de Jaques HARVOIS beau père Claude HARVOIS amis de l'époux agé de vingt deux ans Nicolas ARNOUX et Jean Baptiste LE LARGE amis de l'épouse âgée de trente deux ans tous vignerons qui auroient signé avec moi

Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1745    Nanteuil la Fosse   51480      Le feu au moulin et massacre de ses occupants.

L'an de grâce mil sept cent quarante cinq la nuit du vingt neuf au trente octobre à trois heures du matin est comparu le nommé Nicolas DARDENNE, maître d'école de Nanteuil me demander permission d'avertir par le son de la cloche que le feu était au moulin de Presle, le feu éteint la nuit même, on a relevé d'un même lit dans une chambre dudit moulin trois cadavres qui ont été exposés jusqu'à la visite des chirurgiens jurés, qui ont prêté serment devant Monsieur le Lieutenant de la Justice et Baronie de Nanteuil la Fosse et qui ont rapporté qu'on avait massacré à coup de masse couteau ou bayonette les trois personnes mortes qu'ils avaient visités. Suivant leur rapport et l'ordonnance de Monsieur le Lieutenant à la requête de Mr Charles SAUGIS procureur fiscal en la justice dudit Nanteuil daté du même jour signé DARDONNE, Greffier, on m'a sommé par Louis GIRARDIN greffier royal immatriculé au baillage prévosté siège royal de Châtillon sur Marne demeurant à Fleury la Rivière, de me transporter à ma commodité et avant soleil couché avec le clerc dudit Nanteuil et autres personnes diocésaines en la manière accoutumé au devant de la porte de la Grande cour du château et dans la grande rue près de l'auditoire seigneurialle pour y recevoir les trois personnes massacrées que l'on a affirmé être les corps de Philippe BATON meunier de Presle de Charlotte GEVIN sa femme et de Madelaine BATON leur fille tous trois de ma paroisse, lesquels ayant reçus avec les prières accoutumés on a conduit au devant de la principale porte de l'église, ne pouvant les entrer à cause du sang qu'ils répandaient, n'étant enveloppés tous trois que dans un même drap. Nous avons dit les prières accoutumés et on les a conduit dans le cimetière de la paroisse où on les a inhumés dans une même fosse avec les cérémonies ordinaires et accoutumés, en présence d'une foule de personnes accourues des villages corconvoisins et de mes paroissiens qui ont signés avec moi le présent acte

SIGNATURES

Masse, couteau, baÿonette, une brique meurtrière font périr en une nuit, dans un lieu écarté BATON Charlotte GEVIN, Madeleine leur huitième

Priez Jésus pour eux. Requies cant in pace.

Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1753    Cormoyeux  51480      La guéguerre entre Romery et Cormoyeux….

Dans la marge : comme rapport par un proces verbal en datte du 19 du meme mois

L'an mil sept cent cinquante trois le seize fevrier est decedée en cette paroisse Marie DOUSOTTE femme de Claude SORET habitant de Romery dependant de cette paroisse agée d'environ trente huit ans a part moi ete munie des sacrements laquelle a ete inhumée par quatre femmes dudit Romery au pied d'une croix qui est proche la chapelle dudit lieu a cause du trouble qui est arrivé en consequence d'une opposition qu'on a faite au maitre dudit Romery pour ne point entrer dans Cormoyeux pour assister a la sepulture du corps de laditte Marie DOUSOTTE dont mr meul avoit fait la levée avec ledit maitre d'ecole et que les porteurs ont reporte a Romery et qui a ete enterrée comme rendit (?) cydessus le dix huit du même mois
Signé : SAVOYE curé de Cormoyeux


L'an mil sept cent cinquante trois le neuf mars est decedée en cette paroisse Marie Suzanne fille de deffunt Robert ROUALET et de Suzanne HANNIN habitant de Romery dependant de cette paroisse agée d'environ vingt quatre ans apres avoir ete munie des sacrements, apres la levée du corps faite par Mr MEUL vicaire de Cormoyeux et après un sacre (?) chanté dans la chapelle dudit Romery les femmes dudit Romery ne voulant pas qu'on l'enterre dans le cimetière de la paroisse se sont saisis avec violence du corps de laditte deffunte et l'ont enterrée au pied de la croix qui est proche la chapelle comme il apparaît par un proces verbal en datte du meme jour.
Je Savoye curé de Cormoyeux


Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1754    Coolus  51510      C'est si joliment dit.

Je soussigné Curé de Coolus certifie que le Seigneur qui ne veux pas la mort du pêcheur, mais qu'il se convertisse, n'a appelé à luy pendant le cours de l'année 1754 aucun de mes paroissiens.
Huet Curé de Coolus


Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1756    Coolus  51480      foule des pieds de ses propres chevaux...

L'an de grâce 1756 le 27 avril par moy prestre curé soussigné a esté inhumé un cadavre retrouvé sur la route qui va de Chaalons à Troye, levé par la justice Seigneuriale le 26 et qui au raport des chirurgiens a paru avoir esté charié de sa propre voiture et foule des pieds de ses propres chevaux, il paraissoit avoir de 35 a 40 ans, il est apparu par ses lettres de voiture estre le cadavre de Pierre SONNET demeurant a Vassi et messager ordinaire de la ditte ville en celle de Troye et reconnu pour tel par sa femme, declaration est faite en présence des soussignés.

Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1759    Cormoyeux  51480      Refus de baptême.

L'an mil sept cent cinquante neuf le dix sept aout sur les neuf heures du soir m'a été présenté à la requete de Mr SAVART procureur fiscal en la paroisse de Nanteuil et Me chirurgien un enfant a baptiser né de Marie Félicité DARDENNE fille mineure de la paroisse de Nanteuil et réputé fils de François SOLIGER selon la declaration qu'on a faite dans une transaction passée par devant Me LAINE notaire du goulot en datte du onze juillet 1759 et controllé à Damery le dix septieme du meme mois lequel enfant je pretre et curé de Cormoyeux soussigné jay baptisé au nom dudit François SOLIGER sur le refus que Mr TILLY pretre et curé de Nanteuil avait fait de le baptiser sous ledit nom selon la declaration dudit Sieur SAVART on luy a imposé le nom de Jean Baptiste le parrain a ete jean baptiste DAY et la marraine Marie Anne DARDENNE tous deux de la paroisse de Nanteuil lesquels ont declaré ne savoir signer.

Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1763    Trépail  51380      Le choix d'une sage-femme.

"L'an de grâce 1763 le 5ème jour de juin, après avoir averti le dimanche précédent dans l'église de ma paroisse qu'il était important de faire choix d'une sage femme convenable pour les besoins de cette paroisse eu égard à sa profession ; et que le dimanche d'ensuite nous recevrions par serment celle qui seroit désirée par le plus grand nombre, et qui nous paroitroit convenable pour cet office, comme aujourd'hui étant assembler dans l'église en présence du Très Saint Sacrement exposé, nous avons remarquer que la nommée Marie Varlot veuve de défunt Louis Canot a été préférée à toutes autres, nous la connaissant bonne catholique, avons reçu d'elle en face de la Saint église le Serment présent dans le rituel de ce diocèse, en présence du plus grand nombre de femmes de cette paroisse qui ont signer avec nous les jours et an susdits"

Le Febvre Curé


Source: Relevé dans le registre de Trépail
Texte déposé par Marie-Lise Rochoy
Lui écrire Voir son site Les Fadas (dépouillement 51)




1763    Cormoyeux  51480      Ça rigole pas avec les fiançailles à Cormoyeux!!!

L'an de grâce 1763, le dix neuvieme jour de decembre après avoir publié au prosne de la messe paroissiale deux dimanches et fêtes patronale consecutifs les trois bans du futur mariage entre Thomas LE MAIRE agé de vingt sept ans environs, fils de defunt Nicolas LE MAIRE et de Marguerite MARTIN ses pere et mere d'une part ; et Marie Joseph HARVOIS agée de vingt-cinq ans fille de Robert HARVOIS et de defunte Marie Magdelaine MALAFÉ ses pere et mere d'autre part, tous deux de cette paroisse ; vue la sentence de l'officialité qui déclare resolues les fiançailles contractées il y a plus de trois ans entre ledit Thomas LE MAIRE et Marguerite DIOT fille majeure alors demeurant à Fleury la Rivière ; la quelle sentence signée à Reims le vingt neuf de novembre dernier, par BLOURETTE officiel diocésain de la cour spirituelle scellée le meme jour et délivrée par le greffier commis soussigné NOËL ; et ensuite notifiée suivant l'ordonnance pour dernier domicile de la dite Marguerite DIOT par Antoine LECACHEUR archer garde de la connetablie et maréchaussée de France résidant à Hautvillers ; controllée à Cumieres le neuf du present mois par FOLLIET; vue en outre la dispense obtenue du temps prohibé de l'advent, signée le treize du courant par LEBLANC vic.gral et plus bas G. GOBEAUX ; après encore m'etre assuré des consentements de la mere del'epoux et du pere de l'epouse ; enfin après qu'il ne m'est apparu aucune opposition ni autre empechement je soussigné curé de Cormoyeux et Romery, ai reçu des parties contractantes les promesses et consentements de mariage et l'ai célébré dans l'eglise de cette paroisse avec les cerémonies et formalités requises en presence du pere de l'epouse qui declare ne savoir signer et de quatre autre temoins soussignés tous de cette paroisse.

Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1769    Coolus  51510      Mort de froid.

L'an de grâce 1769 le quatre fevrier par moy Reverand Pere Cordelier soussigner a esté inhumé un cadavre trouvé sur la route de Troyes à Chaalons levé par la justice seigneurial le mesme jour et qui aux rapport apparue par une copie anous sinifié par Messieurs de la Justice chirurgiens que ledit SOUSIS est mort comme d'une mort subite occasionnée du frois et d'une faiblesse il etoit agé de soixante quinze ans par son pasport signer de monsieurs Lintendant de Chaalon
Ce cadavre sapelle Philippe SOUSIS né natif de Troies en champagne Linhumation a esté faite au cimetière de cette eglise en presence des temoins soussignes.

Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1782    Romery  51480      Baptême de la chapelle.

L'an de grâce mil sept cent quatre vingt deux le dixième jour du mois d'octobre, en vertu de la permission qui m'a été accordée par Monsieur de MAURONS vicaire général de son Excellence Monseigneur l'Archevêque duc de Reims, je soussigné Me Remy Jacques Marie GAILLARD prêtre vicaire desservant de Cormoyeux et Romery ai fait la bénédiction de la chapelle de Romery avec toutes les cérémonies prescrites; cette bénédiction ayant été jugée nécessaire à cause d'une réparation notable faite à ladite chapelle.
GAILLARD


Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1787    Binarville  51800      Baptême de deux cloches à Binarville.

L'an de grâce mil sept cent quatre vingt sept, le treize janvier, je Jean Baptiste COLLARD DUFAYS, prêtre curé des paroisses de Condé les Autry et de Binarville, ai benit deux cloches a Binarville, savoir la grosse et la moyenne. A la grosse on a imposé le nom d'Innocente Catherine le parain a été très haut et très puissant seigneur Alexis Marquis de ROUGÉ baron de CÉTEMAINT Seigneur DE LA BELLIERE et la marraine très haute et très puissante et très excellente Princesse son Altesse Sérénissime Madame Innocente Catherine de ROUGÉ DUPLESSIS BELLIERE Duchesse d'ELBOEUF Marquise DUFOY, Dame Baronne de Vienne le Château, Binarville, Marq, Lançon et autres lieux, douerierre de très haut, très puissant et très excellent Prince Son Altesse Sérénissime Monseigneur Emmanuel MAURIER DE LORRAINE duc d'ELBOEUF et Pair de France, représenté par le sieur Jean MAZURIER, maire de laditte paroisse, et demoiselle Catherine BARBE son épouse demeurant à Binarville, et pour la moyenne on lui a imposé le nom de Charlotte Gennevieve le parain a été Monsieur Jean MAZURIER directeur des Postes aux Lettres de La Ferté sous Jouare, et la marainne Demoiselle Charlotte Gennevieve BLANCHARD son epouse tous deux fondateurs de l'ecôlle Gratuite dudit Binarville et de l'office solennel qui se fait annuellement avant l'exposition du St-Sacrement pendant toute la journée le jour du Mardi Gras demeurant a la Ferte sous Jouare.

Lesquels ont signer avec nous les jours mois et an susdits et ledit sieur MAZURIER conjointement avec son epouse ont fait présent pour chemise a laditte cloche d'un belornement, consistant en trois chappos et une chasuppe

Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1789    Pleurs  51230      ...sombre tableau

...Accablés de tant de maux, en proie à la misère, les habitants des campagnes sont tombés dans l'angourdissement, espèce d'apathie, le plus dangereux de tous les maux et le plus funeste à la prospérité de l'Etat [...] Propriétaires des seigneuries qui en exigez les droits les plus accablants et les plus servilles ! Riches citadins qui possédez à présent leurs propriétés ! Daignez sortir un moment de vos palais, de vos châteaux, de vos villes ou vous vous êtes créer de nouveaux besoins, daignez jeter un coup d'oeil sur ces malheureux dont les bras ne sont occupés que pour vous ! que voyez-vous dans nos villages, dans nos champs ? Quelques hommes débiles, des visages pâles et flétris par la misère et par la honte, des femmes gémir de leur fécondité, des enfants couverts de haillons !...

Source: Cahier de doléance
Gé-Magazine N° 76, pp. 22-23







1790    Ste Menehould  51480      Le dernier voyage.

Le premier juin est décédée après avoir recu les sacrements de notre main Dselle Margueritte Françoise LEFAUTCONNIER pensionnaire du couvent des Dames Religieuses de la Congregation de cette ville âgée d'environ quatre vingt cinq ans et le surlendemain lejourd'hui trois du mois lad. Dselle ayant exprimé dans son testament sa volonté d'être inhumée au cimetière des Dames religieuses son corps a été aporté en l'Eglise de cette Paroisse et ensuite reporté au cimetière dud. Couvent ou il a été inhumé par nous accompagné de nôtre Clergé en présence du sr Jean Baptiste Benjamin LE GENTIL bourgeois de Florent cousin issu de germain de la défunte, de Me Remy Nicolas MOUTON Procureur du Roy au bocage de cette ville et du sr Charles MOUTON garde marteau en la maitrise de cette ville aussi cousin delad. Défunte sous signé avecnous.
MOUTON MOUTON LE GENTIL BUIRETTE le doyen


Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1793    Cormoyeux-Romery   51480      À la recherche du registre à Cormoyeux-Romery.

il faut savoir que sous l'ancien régime, Romery faisait parti de la paroisse de Cormoyeux, ensuite Cormoyeux et Romery n'ont fait qu'une seule commune, et qu'elles ont été séparées en 1905...avec toujours quelques rivalités !

Cejourd'hui, deuxième jour du mois de janvier mil sept cent quatre vingt treize, l'an 2ème de la république française, après avoir fait la publication de mariage entre Jean Claude Mothé, âgé de vingt sept ans et deux mois, vigneron, résident à Champillon, fils majeur de Claude Mothé et de Marie anne Godel, ses père et mère de la commune de Champillon d'une part, et Marie Elène Brun, agé de vingt cinq ans et neuf mois fille majeure de défunt Pierre Brun, et de Marie jeanne Vautrin ses père et mère, de la commune de Cormoyeux et Romery, d'autre part, les dittes publication aiient été faite dans lesdites communes, tant dans celle de Champillon, d'après le certificat des officiers Municipaux de ladite commune, qui nous a été représenté, que dans celle de Cormoyeux et Romery publiée et affiché a la porte extérieure de la Maison Commune a leur de midy, le vingt trois décembre dernier pendant le temps, et espace de huit jours, sans qu'il se soit trouvé aucune opposition ni empêchement, lesdittes futurs Epoux sont comparus devant nous, Jean Pierre Lallement Maire, élu suivant le procès verbal du huit decembre dernier, et ancien Maire si besoin est, et Jean Gorgon gonel hiacinte officier publique élu par le Conseille Générale de la commune, le seize décembre dernier, en la Maison Commune, séante à Romery, aujourd'huy quatre heure après midy, ont lesdits futurs époux, déclaré au nom de la loi se prendre en Mariage, aussitôt et après leur déclaration faite, nous avons prononcé au nom de la loi, quelles était unis en Mariage, en présence de Jean Baptiste Dufaux beau père de l'Epouse et de jean Baptiste Brun, cousin germain, et de Marie Jeanne Vautrin, mère de l'Epoux et de Jean Baptiste Camus, ami et de Nicolas Titout, amis, aiient été contraints, de faire ?? d'action de la présente acte sur cette feuille suplémentaire de 1792,

D'après nous être présenté au Directoire du Distric pour avoir le registe de laditte commune de Cormoyeux et Romery, la réponse de membre du Directoire qui les avait envoié et déposer es mains de quatre citoyens de Cormoyeux a eux inconnu, d'après les éclaircissements que nous avons pris, nous avons découvert, que les nommés Jean Baptiste Harvois, Jean Baptiste Maingaut Lejeune, Clement Dasse Jaclin ( ?) et Charles Tribaux, tous habitants de Cormoyeux, en était les dépositaire, nous Maire sous nommé, et Jean Gorgon Hiacinte Gonel officier publique acompagné de Claude Gervais Malo, Notaire, et huissier publique, nous estant transportés ché la susnommé et principalement dans la maison dudit Harvois, ou ils était touts présents, nous les avons requis, de nous le mêttre en mains, pour être déposé en la Maison Commune, les dits dénommé ont fait refus à la présente réquisition, il a été par ledit Malo et de nous authorisé dressé procès verbal contre eux, de leur refus(?) aient ?? dérogé au cinquième article du titre deux de la loi qui détermine le mode de constater l'état civil des citoyens en datte du 20 septembre 1792 l'an 4è de la liberté -l'article dit il est expressement défendue d'écrire et de signer en aucun cas, les actes sur feuilles volantes a peine de cent livres d'amendes, de destitution et de privation pendant dix ans de la qualité et des droits de citoyen actif.

Lesdits Jean Claude Mothé, Jean Bapt Dufaux, Jean Bapt Brun, Jean Bapt Camus, Nicolas Titout témoins qui ont signé avec nous excepté laditte Marie Hélène Brun et laditte Marie Jeanne Vautrin qui ont déclaré ne le savoir ledit jour mois et an susdit.

Rature de deux mots aprouvé, deux renvois en marge de la seconde page aprouvé.

Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1804    chaudefontaine  51800      Description vestimentaire d'un voiturier.

Du trente thermidor an douze de la République française
Extrait du registre des actes civils de la commune de Chaudefontaine ce jour de l'an douze de la République
Acte de décès
Rapport par procès verbal du vingt sept ventose an douze de la République fait par je juge de Paix du canton de St-Ménéhould assisté des citoyens PASCAULT, ROULAND et CHEMERY tous trois officiers de santé que ledit jour les six heures du soir il a été trouvé sur le territoire de la commune de Chaudefontaine, lieudit Lepinette, un cadavre du sexe masculin gisant sur la rivière d'aine la face dans la terre et les pieds dans l'eau, la tête nue, les cheveux laqueux, vêtu d'une redingotte grise, d'une culotte de velours gris rayé, une paire de guetre de toile grise, des bas de laine aux jambes, des soulliers cloutés aux pieds, d'un gillet de ?, d'un autre de toille de coton rayé, d'une chemise de toille de ménage d'une cravatte; ledit cadavre nous a paru être de la taille de cinq pieds quatre pouces visage brun et ? et âgé d'environ quarante huit ans, que sa mort n'avais pas été occasionnée par violence, attendu que son corps ne porte aucune marque de contusion et meurtrissure.
Qu'il a été également constaté que ledit cadavre était le corps du nommé Lambert LEPOINTE, voiturier à dos demeurant à Binarville lequel était disparu depuis environ six semaines sans qu'on ait pu découvrir ce qu'il était devenu.
Que l'état dudit cadavre et de sa reconnaissance étant de moy constaté, il a été ordonné par le juge de Paix que ledit cadavre serait le plutot possible, attendu son état de putridité, inhumé à la diligence de son enfant dans la commune de Chaudefontaine, dont et devant quoi il a été dressé procès verbal lesdits jours ainsi que dessus la minutte du quel est ? le citoyen GILSON juge de Paix.

Source: registre des actes civils de la commune de Chaudefontaine.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1806    Binarville  51800      Mort à la bataille d'Iéna.

Régiment d'infanterie de ligne EXTRAIT D'ACTE DE MORT.

Nous soussigné Michel St-Ange CHAPUIS sous lieutenant remplissant les fonctions d'officier de l'état civil, certifions qu'il résulte du registre destiné à l'inscription des actes de l'état civil faits hors le territoire français par le quatre vingt cinquième régiment de ligne que le nommé Pierre OUDET grenadier audit régiment deuxième bataillon compagnie de grenadiers fils de Claude et Alexisse LECLERE natif de Binarville département de la Marne marié à Binarville signalé au registre matricule sous le n° 2087 a été tué à la bataille d'Iéna le quatorze octobre mil huit cent six, d'après la déclaration à nous faite le dix sept du dit mois par les trois témoins mâles et majeurs voulu par la loy, lesquels ont signé avec nous au registre à Manenbourg le dix sept octobre mil huit cent six.
Pour copie conforme signé CHAPUIS remplissant les fonctions de l'etat civil.

Source: (photo 2e6910 068).
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1832    Cauroy-lès-hermonville   51220      le choléra s’est abattu sur notre campagne

1832 est une année cruelle, le choléra s’est abattu sur notre campagne de la Marne, les actes de décès sont bien plus nombreux qu’à l’habitude.
A Cauroy-lès-hermonville c’est souvent qu’on voit les membres d’une même foyer se suivre à quelques jours d’intervalle dans le registre des décès.
Mais l’histoire de la famille qui suit est assez exceptionnelle pour que le Maire de ce petit village nous gratifie du procès verbal qui suit. Je n’ai pas résisté à l’envie de vous faire partager ce moment de dépouillement où l’on en apprend beaucoup plus que l’heure du décès.

Tout d’abord en 1823 Jean Charles DOHIN le père décède.
Le 16 Juin 1832 Jean Nicolas DOHIN âgé de 18 ans meurt du choléra.
Le 12 Juillet 1832 Sa mère Jeanne LANIQUE se suicide à cause du choléra.
Ils laissent Marie Joseph DOHIN jeune fille de 15 ans que l’on retrouve sur généanet dans l’arbre de Jean René Maillard ! ! !


Aujourd’hui douze Juillet mil huit cent trente deux, heure de midi, Nous Maire de la Commune de Cauroy les hermonville, instruit par Marie Françoise Houttart âgée de treize ans fille de Jeanne Marie Houttart âgée de trente quatre ans

notre Domestique a gage, toutes deux demeurantes chez nous qui sortait de notre demeure pour aller suir/scier de l’herbe à cinq heure du matin et sortant par notre porte de derrière elles voient dans une des gloyes du fosse qui budent sur notre demeure au levant Un vêtement sur nageant sur l’eau, aussitôt la dite Jeanne Marie Houttart est venu nous prévenir de ce qu’elle avait vu dans la dite gloye et a l’instant même nous Maire nous nous sommes transporté à la dite gloye ou nous avons vu un vêtement sur l’eau un peu avancé dans la gloye. Alors avons en présence du sieur Delagrange maréchal ferrant et de Jean Baptiste Bloyé fait revenir a bord de l’eau avec une perche ce qui nous paraissait un vêtement. étant abord avons reconnu que c’était le corps d’une femme qui nous a paru inconnu pour le moment. Avons envoyé de suite le garde Champêtre de notre commune à Cormicy pour requérir M. Chauvaux officier de santé avec ordre de se rendre à Cauroy pour venir reconnaître et constater l’état civil du dit Cadavre. Qui pendant cet intervalle la nommée Marie Joseph Dohin, petite jeune fille âgée d’environ quinze ans demeurante en cette Commune s’ait plaint que sa mère convalescente du Choléra était disparue de chez eux qu’elle lui avait encore donné réfection vers trois heure du matin a cette nouvelle plusieurs personnes se sont transporté à la dite gloye et ont reconnu ainsi que nous Maire que ce corps était la nommée Jeanne Lanique âgée d’environ cinquante deux ans demeurante en cette commune veuve de Jean Charles Dohin.

Après quoi est comparu en notre demeure M Chauvaux officier de santé demeurant à Cormicy après avoir prêté serment devant nous de nous donner son avis et faire son rapport en son âme et conscience a procédé à l’examen du Cadavre en notre présence et de M. Vuiart notre Adjoint et de constaté en son procès verbal que il n’avait reconnu aucune trace de violence extérieure que cette femme était morte asphyxiée par l’immersion dans cette gloye d’eau et que ce suicide est causé par une longue convalescence du choléra et son extrême indigence qui l’aura décidé à ce suicide

Avons de plus reconnu quelle était habillé ayant un ? une camisole d’indienne bleue, une juppe de molton rayé, n’ayant ni bas ni soulié. Le dit Cadavre ayant été reconnu par la dite Marie Joseph Dohin pour être celui de Jeanne Lanique sa mère déjà dénommé au présent nous lui avons laissé et abandonné pour être inhumé après autorisation préalable.

Detout ce que dessus nous avons dressé notre procès verbal que nous avons signé avec notre Adjoint le dit jour et heure que dessus

Signé Vuiart et Malot


Source: Relevé dans le registre de Cauroy-lès-hermonville
Texte déposé par Marie-Lise Rochoy
Lui écrire Voir son site Les Fadas (dépouillement 51)


1826    Les Grandes Loges  51400                 Recrutement de l' Instituteur avant 1833


Recrutement de l' Instituteur aux GRANDES LOGES avant 1833

Jusqu'à la loi Guizot en 1833 il n'y eut point de modifications apportées dans le mode d'enseignement et de recrutement des maîtres.

Quand le poste devenait vacant, on procédait de la manière suivante au remplacement du maître d'école: il était publié à son de caisse dans la commune et les environnantes que place de maître d'école était vacante dans la commune. Un examen avait lieu dans la commune le jour fixé. Les candidats étaient interrogés sur la lecture, l'écriture, les quatre règles, l'histoire sainte et le catéchisme, mais l'épreuve redoutable était le plein chant, c'était le sine quâ non, à l'occasion une belle voix remplaçait une belle main. Les membres composant le jury d'examen était le curé, le maire, l'adjoint et quelques conseillers municipaux. L'heureux vainqueur était proclamé maître d'école de la commune. Avant son entrée en fonction, on procédait d'abord à l'installation du maître. Cette installation consistait en une espèce de bail rédigé par le conseil municipal et auquel devait consentir le nouveau proclamé. Cette délibération invoquait les devoirs et les différentes corvées auquels il était assujetti et la manière dont il devait être rétribué..

d'après la Monographie scolaire de M CHARON (1888)
Texte déposé par Yves Deghilage
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1826    Les Grandes Loges  51400                 Les Devoirs et la Paye de l'Instituteur                 Modèle de Bail pour Monsieur Nicolas Adnet


Aujourd'hui premier octobre 1826, Nous les membres du conseil Municipal de la commune des Grandes Loges étant réunis en assemblée extraordinaire, sur la convocation de Monsieur Ambroise Dehecq, Maire de la dite commune, à l'effet de remplacer le sieur Rémy sortant, nous avons fait et faisons choix de sieur Nicolas Félix Adnet après qu'il nous a certifié sa bonne vie et moeurs ainsi que ses capacités pour remplir la place de maître d'école et qu'il a accepté à la charge pour lui de se conformer aux lois du Gouvernement et aux articles ci après:

Article 1

Le maître d'école est tenu:

De chanter les premières vêpres des fêtes et des dimanches De chanter tous les jours depuis le commencement des écoles jusqu'à la fin, l'antienne de la Vierge selon le propre du temps et du patron. De chanter les matines les jours de fête ainsi que les petites heures sans omission; tierce se chantera entre le second et le dernier coup de la messe. De chanter la messe les dimanches et fêtes sans omission.

Article 2

D'aider Monsieur le Curé quand il en sera nécessaire, de nettoyer l'église exactement et aussi souvent qu'il en sera besoin ainsi que les planchers. De sonner l'angélus matin et soir, de sonner midi à onze heures ainsi que la rappelée des enfants à une heure.

Article 3

D'assister Monsieur le Curé lorsqu'il sera demandé pour administrer les sacrements, de porter l'eau bénite tous les dimanches.
Les écoles seront ouvertes depuis le premier Octobre jusqu'à Pâques sans interruption; il montrera aux enfants tout ce dont il est capable, il apprendra le plaint-chant à ceux qu'il jugera convenable et dont la voix le permettra, il leur recommandera le respect à ses pères et mères etc, etc.. Les prières accoutumées se feront dans l'école lorsque le maître jugera le moment le plus favorable.

Ledit Adnet est tenu de rester dans la commune deux ans et demi sans pouvoir chercher d'autre emploi.

Le salaire de l'instituteur

Il sera payé par ménage, savoir:
pour les ménages complets un double décalitre de seigle et 1 franc 50 d'argent; pour les veuves un double décalitre comble de seigle et 75 centimes d'argent; pour les écolages des enfants, pour ceux qui n'écrivent pas 0,50 centimes par mois et ceux qui écrivent 0,60 centimes. pour lui tenir lieu de logement et de secrétaire du maire, il lui sera rétribué la somme de cinquante francs.

Fait et arrêté à la mairie en conseil municipal le mois jour et an que ci dessus et ont signé tous les conseillers présents.

d'après la Monographie scolaire de M CHARON (1888)
Texte déposé par Yves Deghilage
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1849    Cormoyeux Romery  51480      Une descendance compromise.

L'an mil huit cent quarante neuf, le mercredi sept mars à trois heures du soir, pardevant nous Jean Baptiste REDON maire officier de l'état civil de la commune de Cormoyeux Romery, arrondissement de Reims département de la Marne, sont comparus publiquement en la salle de la maison commune de ce lieu, le citoyen Eléonord Théodule BRUYÈRE âgé de vingt et un an trois mois douze jours, vigneron demeurant en cette commune né audit Cormoyeux le vingt quatre novembre mil huit cent vingt sept ainsi que le constate son acte de naissance du le registre de l'état civil mineur pour le mariage, fils légitime de Jean Louis BRUYÈRE et de Marie Madeleine Reine Prudentienne BOISSOLLE aussi vignerons domiciliés au dit Cormoyeux, ici présents et consentants à la célébration du dit mariage, d'une part, et dame Marguerite Blaise ROUALET âgée de cinquante trois ans deux mois sept jours, vigneronne demeurant au dit Cormoyeux, née au dit lieu le douze nivôse an cinq de la république française, ainsi que le constate son acte de naissance du registre de l'état civil, majeure, fille légitime de Jean François ROUALET décédé vigneron en cette dite commune le treize novembre mil huit cent quarante huit ainsi que le constate son acte de décès du registre de l'état civil, et de Marie Reine Thérèse LECOURT aussi décédée vigneronne au dit Cormoyeux le vingt neuf juin mil huit cent trente cinq ainsi qu'il résulte également de son acte de décès du registre de l'état civil, et veuve en premier mariage de Jean Jacques MARTIN décédé propriétaire en cette dite commune le quatorze octobre mil huit cent quarante sept ainsi que le constate aussi son acte de décès au registre de l'état civil d'autre part. Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration de leur mariage dont les publications ont été faites à Cormoyeux les dimanches vingt cinq février et quatre mars présente année et sont restées affichées pendant les délais prescrits par la loi sans qu'il nous soit parvenu aucun empêchement ni opposition au dit mariage projeté. Faisant droit à leur réquisition et après avoir donné lecture de tous les actes ci-dessus mentionnés lesquels resteront annexés au présent registre après avoir été certifiés par les comparants et du chapitre six, titre cinq du code civil intitulé du mariage, avons demandé au futur époux et à la future épouse s'ils veulent se prendre pour mari et pour femme, chacun d'eux ayant répondu séparement et affirmativement déclarons au nom de la loi que Edmond Théodule BRUYÈRE et Marguerite Blaise ROUALET sont unis par le mariage. De quoi avons dressé acte en présence de Jean Pierre BRUYÈRE, âgé de quarante trois ans vigneron demeurant à Fleury le Rivière arrondissement d'Epernay, oncle paternel de l'époux, de Jean Louis BOISSOLLE âgé de quarante trois ans vigneron demeurant à Cumières oncle maternel de l'époux, de Jean Baptiste MARTIN âgé de cinquante deux ans, vigneron demeurant en cette commune, beau-frère de l'épouse et de Jean Baptiste LEGRAND âgé de quarante six ans instituteur primaire aussi domicilié en cette commune ami de l'épouse, tous quatre témoins qui ont signé avec nous le présent acte ainsi que l'époux, le père et la mère de l'époux, l'épouse a déclaré ne savoir, de ce interpellée après lecture faite.

Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1854    Coolus  51510      Pas vu le train...

L'an mil huit cent cinquante quatre, le huit du mois d'avril à dix heures du matin pardevant nous Alexandre DE MASSINE maire et officier de l'état civil de la commune de Coolus, canton et arrondissement de Châlons département de la Marne, sont comparus 1er le sieur DUCHARME Philibert âgé de quarante quatre ans garde-barrière employé au chemin de fer de Paris à Strasbourg demeurant à Compertrix et 2ème le sieur GRISON François âgé de cinquante quatre ans, tisserand demeurant à Coolus, lesquels nous ont déclaré que ce matin à six heures, ils ont trouvé sur le chemin de fer le corps mutilé et sans vie du Sieur DURAND Michel âgé de trente six ans, garde-barrière passé maître au service du chemin de fer, demeurant à Compertrix. Les déclarants n'ont pu nous donner aucun renseignement sur la famille et le lieu de naissance du défunt, non plus que sur les noms et prénoms de son épouse qui est en ce moment à l'hôpital de Châlons. Après nous être assuré que le décès avait eu lieu sur le terroir de notre commune près du passage à niveau et que Mr le Procureur La? prévenu de l'accident par l'administration du chemin de fer s'était transporté sur les lieux de l'accident et avait ordonné de transporter le défunt à l'hôpital de Châlons, nous avons dressé le présent acte que les déclarants ont signé avec nous après lecture faite.

Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1880    Mareuil en brie  51480      Naissance dans la voiture du vannier ambulant.

L'an mil huit cent quatre vingt le vingt huit janvier, à midi, par devant nous Diard François, maire et officier de l'état civil de la commune du Mareuil en Brie canton de Montmort, département de la Marne, est comparu SAUSER Jean, âgé de vingt sept ans, vannier ambulant, sans domicile fixe, lequel nous a déclaré qu'aujourd'hui vingt huit janvier, à onze heures du matin, il lui est né dans sa voiture de voyage un fils du sexe masculin, qu'il nous a présenté de lui déclarant, et de dame WINTERSTEIN Madeleine âgée de vingt cinq ans, vannière ambulante, sans domicile fixe, son épouse légitime, et auquel enfant il a déclaré vouloir donner les prénoms de Henri Albert. Les dites déclarations et présentations ont été faites en présence de Muller Henri Georges, âgé de trente deux ans, vannier ambulant, sans domicile fixe, cousin germain au déclarant et de Moneau Georges, âgé de vingt deux ans, marchand ambulant, sans domicile fixe ; nous avons signé le présent acte après lecture faite, le déclarant et les deux témoins ayant déclaré ne savoir signer.

Source: BMS NMD de la Marne.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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1888    Les Grandes Loges  51400                 Organisation pédagogique en 1888


L'école est mixte et n'a qu'une seule classe. Les élèves garçons et filles sont répartis en quatre cours suivant leur âge et leur degré d'instruction, cours supérieur, cours moyen, cours élémentaire et cours préparatoire. L'emploi du temps est affiché à l'école; c'est celui adopté pour tout le département. Ce qui en fait son prix, c'est que le temps est divisé de façon que tous les élèves sont occupés et l'action du maître répartie entre tous les cours. Seulement le programme d'enseignement est si vaste ou si varié qu'il est regrettable qu'on ne peut assez approfondir chaque matière vu le peu de temps consacré à chacune d'elles.

La discipline

Le système de discipline en usage dans la classe consiste à punir, à reprendre ce qui est mal et à louer et à récompenser ce qui est bien. Voici comment je pratique:
Un enfant qui a-t-il commis une faute, je cherche si la faute a été commise de propos délibéré ou par légèreté; dans le premier cas je suis inflexible, il faut extirper le mal et je me sers des moyens les plus sévères: le blâme en commun, la retenue, le pain sec, les verbes faits dans la famille ayant un rapport avec la mauvaise action commise, mais j'aime à dire qu'aux Grandes Loges, pendant les six années que j'ai exercé je n'ai trouvé qu'un enfant vicieux, mais qui s'est corrigé aussitôt que ses parents ont été avertis, autrement je n'ai jamais eu de fortes punitions à infliger;
si la faute a été commise par légèreté, je me contente de montrer à l'enfant qu'il a mal agi et je l'avertis qu'en cas de rechute, il ne serait pas excusable. Quelque fois un regard suffit pour ramener l'enfant dans le devoir, alors comme il a été ramené avec bonté il est plus disposé à se surveiller et même il fera des efforts pour faire plaisir à son maître.

Les récompenses que je donne sont rares d'abord et ensuite en rapport avec le mérite. Ce sont d'abord des louanges, puis des bons points et quand un enfant a obtenu 20 bons points, il a droit a une image, à un billet de satisfaction, à un livre que j'achète de ma bourse, la commune ne faisant presque rien. J'ai obtenu ainsi de bons résultats au point que quand je reprenais un bon point à un enfant qui m'avait mécontenté, cet enfant versait des larmes amères. Etant toujours en contact avec les parents, je n'ai jamais fait usage du carnet de correspondance qui a son utilité dans les communes plus importantes.

Objectif de l'enseignement

Le but principal que je me propose dans l'enseignement, c'est d'abord le développement des facultés intellectuelles et ensuite l'éducation. Dans le premier cas on fait des hommes instruits capables de remplir un jour leurs devoirs et de pouvoir tout faire par eux même sans avoir besoin d'avoir recours aux étrangers pour faire leurs affaires en un mot faire des hommes capables de se guider sans être à la merci des intrigants. Dans le second cas on fait des hommes polis, aimables, sachant se rendre mutuellement service. l'instruction morale et civique peut rendre à cet effet de grands services.

d'après la Monographie scolaire de M CHARON (1888)
Texte déposé par Yves Deghilage
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1890    Cormoyeux-Romery  51480      Douillette et rancunière !!!     

Dispositif d'un jugement rendu contradictoirement par le Tribunal Civil de première instance de Reims le treize mars mil huit cent quatre vingt dix enregistré et signifié entre Madame Marie Alexandrine DEJEAN, épouse séparée de corps et de biens du sieur FENAT ci-après nommé, la dite Dame demeurant à Nanteuil la Fosse (Marne) demanderesse comparant et plaidant par Monsieur HUREAUX, avoué, d'une part, et Monsieur Xavier FENAT, vigneron, demeurant à Cormoyeux (Marne) défendeur comparant en personne, d'autre part ; Il a été littéralement extrait ce qui suit. Le tribunal après avoir entendu en la chambre du conseil Monsieur DE JOB, juge commissaire en son rapport, les parties en leurs explications, Monsieur HUREAU avoué de la demanderesse et le Ministère public en leurs conclusions et avoir délibéré, vidant son délibéré en audience publique et jugeant en premier ressort ; Attendu qu'un jugement de ce siège rendu contradictoirement le treize janvier mil huit cent quatre vingt dix a prononcé la séparation de corps d'entre les époux FENAT DEJEAN non à la requête du mari demandeur reconventionnel, mais à celle de sa femme demanderesse principale. Que ce jugement a été signifié à avoué par ROLAND huissier audiencier le vingt cinq mars suivant et à partie par exploit de PARMANTIER, huissier à Hautvillers, le vingt huit mars mil huit cent quatre vingt sept et qu'il a acquis force de chose jugeant que plus de trois ans se sont écoulés depuis sans réconciliation des époux, Attendu que les premiers juges ont été déterminés par des excès sévices et injures graves et notamment par ces deux faits qu'au mois d'octobre mil huit cent soixante dix sept, FENAT a trainé sa femme par les cheveux en lui donnant de grands coups de pied et en lui lacérant ses vêtements alors qu'elle était en état de grossesse et que le quinze juillet mil huit cent quatre vingt un FENAT a, sans provocation, frappé sa femme d'un coup de bâton à l'épaule et lui a donné un coup de poing dans la figure en l'inguriant de la façon la plus grossière, que ces causes sont d'une gravité suffisante pour admettre la conversion en divorce ; Attendu que FENAT déclare n'avoir rien à objecter au fond sur cette demande et ne réclame qu'au sujet d'objets mobiliers dont la liquidation des reprises de sa femme lui aurait fait tort, ce qui n'est pas dans la cause ; Par ces motifs, Prononce la conversion en divorce du jugement de ce tribunal contradictoirement rendu le treize janvier mil huit cent quatre vingt sept, entre Xavier FENAT et Marie Alexandrine DEJEAN, qui a prononcé la séparation de corps au profit de la femme FENAT ; Ordonne que le dispositif du présent jugement sera transcrit sur le registre de l'Etat-Civil où le mariage a été célébré et mention en sera faite en marge de l'acte même du mariage; Condamne FENAT aux dépens et en ordonne recouvrement par l'administration de l'enregistrement. Ainsi jugé et prononcé en l'audience publique du treize mars mil huit cent quatre vingt dix par Messiers RENARD, Président, DE JOB et D'HOSTEL juges titulaires, VUÉBAT, substitut de Monsieur le Procureur de le République, et de Monsieur VILLAIN, greffier. Signé en la minute…

Source: registre des actes civils.
Texte déposé par Evelyne Gass Grenette
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