MAINE-et-LOIRE





1631    Le Plessis Grammoire  49124     Année de stérilité

« Année de stérilité. Le 1° jour d’avril le fourmant valoit LXX sols le boisseau, le seigle LXIIII sols et le boisseau d’orge et feubves XLV solz »

Texte déposé anonymement.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1649    Mazé  49250     "la levée de Loire se rompit par delà Saumur..."

1649, 17 janvier . Nota que le jour le jour et feste de Saint-Antoine, 17 janvier, la levée de la rivière de Loire cassa aux Trois-Vollets, que l'eau estoit si grande, que la grande arche du pont de Mazé estoit couverte bien d'un pié de hault par dessus.

Cette note est effacée et remplacée par la suivante :

Le dix-neuvième jour de l'an 1649, la levée de Loire se rompit dans la paroisse de Varennes, une lieue par delà Saumur entre Varennes et Villebernié, proche au grand logis de tuffeau qui appartient à M. de Launay, advocat pour le Roy à Saumur. Elle ne fut gardée que depuis cinq ou six heures du soir du dix-huitième jour dudit mois, jusqu'au point du jour du dix-neuvième janvier ; et la dicte rupture avoit 702 pieds de longueur, entre lesquels il y en avoit 212 pieds qui estoient creux, 25 à 33 pieds et le reste qui estoit rompu au ras de la levée. Elle ne fut point reprise jusqu'au soir du vingt-huitième jour de janvier ensuivant. Je escris le contenu ci-dessus pour y avoir esté par trois voyages, accompagné de René Cuau, diacre, conduisant les paroissiens de Mazé, pour y travailler, et y avoir couché dix ou douze nuits proche ladite rupture. J'ay mesuré la longueur et la profondeur de ladite rupture. Cela s'est faict soubz Claude de Rueil, évesque d'Angers dans son dernier an, et soubz maître Richard Aziré, curé de ceste paroisse et soubz le règne de Louis le XIV°. - Fait ce vingt-troisième jour de juillet 1649.

CHOUETTE
oui c'est le nom du curé


Texte déposé par Pascal Paré

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1652    Le Plessis Grammoire  49124     Pillages dans la région

« le mercredy jour des Cendres quatorzieme jour de Fevrier, l’eglize du Plessis au Gramoyre fut pillé et tous les meubles rompus et fracassez en la presence de M° Pierre Croquet, curé d’icelle église, tenu de force les armes à la gorge par les troupes allemandes et poullonoises qui estoient venus pour assieger Angers, et ledit jour le presbitère dudit lieu fut pillé, les meubles rompeus et bruslez, les tittres aussy jettez et bruslez. Le jour de la St Mathias et suivant, la Bertiere feut pillée et tous mis en desordre, où la populasse de trois paroisses perdit leur bien, les uns noiez et les autres viollé . Le dernier de fevriezr feut faict un accord avec M Chabot, duc de Rohan, avecq le mareschal d’Ocquincourt, general de la cause pour le Roy et le comte de Quinssé touchant la paix, où il feut aresté que l’armée se retireroit, où ils ruinèrent toute la campagne, vollant toutes les eglises viollant, estropiant et tuant les pauvres gens des champs, faisant mille indignitez aux prestres. Je crois que ça esté un fléau de Dieu pour nos mechancetez . Dieu nous punist quand il luy plaist. »

Texte déposé anonymement.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1660    Mazé  49250     Procession et feu de joie pour fêté la paix.

1660, 7 mars, " fut fait procession générale par maître Mathurin Lavollée, curé, assisté de maîtres Mathurin Clouet, Pierre Licois, Jean Petithomme, Michel Chouette, René Guitton, portant chappes, et maistres René Rasteau et René Guau en habits de diacre, portant les reliques ; laquelle procession fut faicte au pastis du pré des Planches, où estoit préparé un bucher avec may au milieu, proche le ruau dudit lieu, pour faire le feu de joye de la paix faicte entre notre bon Roy de france et le Roy d'Espagne ; et fut le feu allumé par maître René de La Grandière, chevalier, sieur de Montgeoffroy, assisté d'environ vingt-cinq fusilliers, qui firent trois ou quatre belles descharges, et grande quantité d'habitants et plusieurs garçons et filles."

(La paix entre la France et l'Espagne fut signée le 7 novembre 1759 : Paix ou Traité des Pyrénées).

Texte déposé par Pascal Paré

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1661    Mazé  49250     ...grandes pertes dans les vallées.

1661, 4 janvier , "déborda la rivière de Loire et fit deux bresches à la levée, l'une..... et l'autre.....[sic]; et fut l'eau fort grande, qui causa grandes pertes dans les vallées et autres lieux bas."

Texte déposé par Pascal Paré

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1674    Région d'Angers  49000     Tremblement de terre

Tremblement de terre - Le jour même de la mort de ma belle-mère, 7iéme février 1674, il se fit, entre neuf et dix, un tremblement de terre et fut vu signe au ciel qui épouventa plusieurs.

Source: "Papier mémorial de maître Pierre Audouys, sieur de la Cléraudière, licencié ès droits, avocat en Parlement"
AD de Maine-et-Loire, II E 83





1684    Champtoceaux  49270      Misogynie ? quoique ?



Source: Registre paroissial Champtoceaux
Texte Relevé par Bertrand MOREAU
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1707    Challain-la-Potherie  49440      Très grande mortalité par dysenterie.

« très grande mortalité par dysenterie entre le 28 juillet et jusqu’au 30 octobre il mourut 506 personnes. Presque tous les ménages furent rompus. On enterra des familles entières. On n’apportait même plus les morts à l’église mais de suite au cimetière. Par décision de l’évêché aucune messe ne fut chantée, ni dimanche ni jour de fête »

Dans le registre BMS
Texte déposé par René Boiteau (le Pin, lande bretonne et douceur angevine p.129)

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1709    Saint Pierre Paroisse de Saumur   49400        Une année de catastrophes.

" Cette année 1709 le froid a esté si grand au mois de janvier et au commencement de février que les noyers, les figuiers, les grenadiers, les orangers, les myrthes, les cyprès, les romarins, les amandiers sont presque entièrement mort. Les froments sont aussi morts dans presque toute la France, les seigles ont esté fort endommagés. Il n'y a point d'orges, la famine a esté générale. Ensuite, le seize et dix-sept du mois de juin, la rivière a esté si fort débordée que tous les foins et tous les orges qui estaient dans le voisinage ont esté entièrement perdus. On remarquera que quelques uns voyant le fromen gelé en ont ressemés au mois de mars et que cela a réussi. Il y a vingt ans qu'il arriva le premier jour de l'an 1689 une pareille crue de rivière."

Texte déposé par Marie BOUARD.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1709    Saint Pierre Paroisse de Saumur   49400        Bénédiction des étendars du Régiment de Berry Cavalerie.

Le dimanche huit aoust mil sept cent cinquante et six, à l'issue des vêpres fut faite la bénédiction des étendars du régiment du Berry Cavalerie dans cette église par messire Pierre Guitton curé de cette villa accompagné du clergé en chapes. Cette bénédiction fut précédée d'un discours que ledit Guitton prononça et elle se fit avec toute la pompe et la magnifiance ordinaire à ces cérémonies . Mr le conte De Vallebele Colonel suivi des officiers du corps reçut de la main dudit curé les étendars bénis dans l'ordre marqué par le pontificat Romain. Le concours de la noblesse et du peuple que cette cérémonie attira ne fut pas moins édifié de la religion du Colonel et des officiers que charmé de l'ordre qui reigna dans les détachements à pied et à cheval du régiment et de l'exécution du feu d'artifice qui fut tiré au chardonnet à la suite du Le Deum (ce mot souligné) chanté solennellement et en musique . dans la même église en action de grâces de la réddition de liste minorque de la prise du fort Saint Philippe

G Brunet vic       Drouyneau vic       Le Cte de Valbelle       Beaumont vic       R Blanche vic       Marie Vicaire

Texte déposé par Marie BOUARD.
Relevé dans les registres paroissiaux de Saint Pierre de Saumur:

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1740    Foudon (Plessis-Grammoire)   49124      "une grande mortalité dans la plus grande partie de l'Anjou...

1740 Foudon: mauvaises récoltes

"Cette année mille sep cent quarante a été facheuse par le derangemens des saisons en son commencement il y a eu une grande mortalité dans la plus grande partie de lanjou tant sur les hommes que sur les animaux, causée par un grand, rude, et long hiver, son printems a ete fort sec et l'annee a ete tardisve, il n'y a point eu de lin d'hyver, peu de chanvre, peu de bled, et le peu quil y a eu etoit de tres mauvaise qualite par les pluies frequantes qui ont tombes dans le tems de la recolte, il y a eu aussi peu de vin qui a eté aussi de tres mauvaise qualite causee par des gellées frequantes et continues qui sont survenues dans le cours de l'automne les raisins ne sont point veneus a leurmathuritte lon a vandangé cette année que le neuf decembre au milieu des neiges et des frimats. cependant le mauvois vin a ete vandu soixante dix et soixante quinse livres la pipe dans cette paroisse, et il a ete presque tout enlevé de tres bonne heure a cause de la disette de vin, il a ete vandu quelque pipe vin du cru de cette paroisse#, enfin au commencement du mois de decembre il y a eu une grande innondation d'eau toutes les rivieres ont etes debordees en un mot il y a eu une des plus grande misere et calamite que depuis long temps lon ait veu dans cette année mille sep cent quarante dieu veille en preserver la posterite d'une pareille.

#de restant de l'annee precedente cent soixante livres la pipe"

Texte déposé anonymement.
Relevé dans les registres paroissiaux de Foudon (Plessis-Grammoire) 49.

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1751    Foudon (Plessis-Grammoire)   49124      Ouragan et tremblement de terre à Foudon

« le 15 mars 1751 est arrivé dans cette province, et dans plusieurs circonvoisines et autres un ouragan si terrible que de memoire d'homme lon en avoit iamais entendu parler d'un semblable le recit que ienfais est aussi véritable que paroistra surprenant ala posterité, ce desastre epouvantable cause par la la foudre des vens opposés les uns aux autres et par un tempete accompagnee d'un tramblement deterre terrible qui sest fait sentir entre onze heure et minuit et a duré iusques à quatre heures un quart, a reveille les plus assoupis, tout le monde son surpris sortoit meme deleurs lits et deleurs maisons croyant tous y perir, en entendant les couvertures des maisons voler en lair tombant par terre une partie des cheminees tomboit tant dans les chambres que dans les rues chacun deploiroit son sort ne sachant ou se mettre enfuite; ily a eu au moins deux cents maisons angers qui ont etes entierement ruine plusieurs eglises delabres tant a angers quala campagne entre autre leglise cathedralle pour la plus grande partie, delabrees plusieurs clochers atantenville qua la campagne abbatues en autre celuy delabars de st nicolas dangers, beaucoup de moulins a vens et a leau emportes, en outre ily a eu bien dudegats dans la campagne de cette province tans sur les maisons eglises champs vignes arbres detoute especes defruits et autres qui etoient dune grosseur prodigieuse ont etes renverse et deracine par leurs rasines pendant presque tous les iours de cette annee ily a eu des pluyes continuelles et abbondantes qui ont cause de grandes innondations qui ont ruines les cultures et les champs et qui ont causes une disette affreuse detoute sorte despece de grains, vins et fruits et foins cequi a cause une grande cherte et arendu les denres nescesaire ala vie de l'homme et des annimaux dun pris dont ily avoit un tres long temps quelon en avoit entendu parler "

Texte déposé anonymement.
Relevé dans les registres paroissiaux de Foudon (Plessis-Grammoire) 49.

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1772    Freigné  49440      Pourquoi ne pas s'attacher à l'orthographe des noms propres!

« Nous prévenons tous presens et à venir que nous avons pu nous tromper dans la manière d'écrire les noms parceque la pluspart ne sachans point écrire leur noms et nous n'étant point de cette contrée, il nous est comme impossible d'emploïer toujours toutes les lettres des veritables noms. Ce que nous ecrivons pour ne pas prejudicier à des successions ou autres intérêts civils ou spirituels et pour donner avis à nos successeurs d'être sur leur garde en ecrivant les noms d'autant qu'il y a ici une corruption dans la façon de prononcer les noms parmi le peuple. Freigné le dernier jour de l'an mil sept cent soixante douze, ainsi certifié. Morin recteur de Freigné ».

Dans le registre BMS
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p.213)

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1775    Gesté  49600      Table des choses remarquables

Table des choses remarquables

Mr jacques Courtin curé de Gesté à fait batir en 1773 les trois autels de cette église à ses frais et depens.

Le bled à valu jusqu'à trois livres le boisseau pendant huit ans. La misère à été extrême. Monsieur Jacques Courtin a nourri plus de soixante ménages pendant ces temps misérables, c'est-à-dire depuis 1767 jusqu’à 1775. Le boisseau pèse vingt huit livres.

Les jésuites ont été chassés de ce royaume en 1762 ou environ et le pape clement quatorze, Laurent gangonelli les à détruit en 1773 par une bulle du mois de juillet

Clément quatorze est mort le 22 septembre 1774

Pie six a été intronisé en février 1775

Louis quinze roi de France est mort à versaille le dix mai 1774. Louis seize lui a succedé à l’age de vingt ans sacré à rhimps

Naissance de monseigneur le duc d’Angoulème fils de Monseineur le comte d’Artois, frère du roi le 6 aoust 1775

L’église du chapître de Beaupréau batie en 1770

Le château de Beaupréau mis à la Moderne en 1775

Mr Jacques de Grace évesque d’Angers en 1759 et suivantes, successeur d’un saint prélat jean de Vaugirault, angevin. Monseigneur Jacques de Grace est de picardie.

La fosse à Nantes a été batie de nos jours

Le château de Monjoufrai en mazé près angers et Beaufort bati en 1774.

La confrairie des agonizants est très ancienne en cette église. L’église est très ancienne.

Mr Rollan prieur de Gesté, archidiacre de Poitiers a arresté à Mr de Sourdis d’Escoubleau seigneur de Gesté a arresté ….. son prieuré pour deux mille quatre cens livres en 1774. C’est à bon marché. La cure est pauvre.

Mrs Simicas, angevins ont fait les autels de cette église se cotn eux qui ont décoré l’église de Saint Quentin, du Pin en Mauges, de Touarcé, de Mozé, du May, de Forges près Saumur, de Denée, de Meurs et autres, ils ont bati le château de Monjaufrai.

Les inondations ont été très grandes en 1770 ou environ surtout sur la sevre Clisson a été bien endommagé.

Le tonnerre est tombé à Montingné près Montfaucon en 1740 ou environ, pendant l’avant ou il a fait un fracas horrible dans l’église. Mrs Simiers l’ont établie.

Louis quinze a cassé ses parlements du royaume en 1770, ils ont été retablis par Louis seize en 1774.

La guerre a été violente entre le grand seigneur le roi de prusse, l’impératrice de Russie : la pologne en été la victime en 1772, 1773 et suivantes

Voltaire et jean jacques Rousseau fameux impies et libertins de nos jours ont causé un grand dommage à la religion par leur infames écris. Les jeunes gens et les libertins ne lisent que ces mauvais livres. Cependant le clergé est très reglé en Anjou et ailleurs.

Mort de Mr de la Musandière evesque de Nantes très digne prélat en 1775.

Total des communians du bourg de Gesté en 1775 400
Total des petits enfans du bourg 140
Total des communians de la parroisse en Metayries 680
Total des enfans des metayries 222


Le total général des communians en 1775 se monte à mille quatre vingt, celui des enfans depuis onze ans et au dessous à trois cens soixante deux. (p. Drouchaux vicaire de Gesté)

source: registres paroissiaux de la paroisse de Gesté. BMS
Texte déposé par Mickaël LECLERC

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1785    Candé  49440      La misère est générale et grande.

« Cette année a été des plus mauvaises qu’on ait jamais connue et l’hiver a été très froid, et très long. Le froid qui vint en février avec beaucoup de neige qui couvrit longtemps la terre, fit périr beaucoup de bestiaux. Les blés en souffrirent aussi beaucoup et surtout les avoines (…) La misère est générale et grande. On craint encore qu’elle n’augmente. Partout les chevaux, les bœufs, les vaches, les moutons, les cochons crèvent de disette et de maladie. »

Dans le registre BMS
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p.156)

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1788-89    St Georges des Sept Voies  49350      L'hyver a commencé dès le 11 novembre de cette année...

L'hyver a commencé dès le 11 novembre de cette année 1788. Il est venu des neiges dès le premier décembre . Elles ont continué pour ainsi dire jusqu'au 13 de mars 1789 . Il a fait un froid si rude que le termomètre a descendu 2 degrés que le grand hyver . Les neiges abondantes étaient en différentes couches, ont toutes gelées, ont préservé les bleds, les arbres fruitiers, noyers et la vigne ont gelé en grande partie .
A présent se tiennent les états généraux à Versailles .

le 4 Juin 1789 . Simon. Curé de St Georges .


Source: BMS de St Georges des Sept Voies.
Texte déposé par Christiane Boissinot-Ranouil.
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1793-1794    Jallais  49510      Persécutions vécues par le curé de Jallais.

Nota : le 12 novembre 1792 : en vertu d’une loi constitutionnelle qui détermine le mode de constater les naissances, mariages et sépultures des habitants de chaque commune, la municipalité de Jallais s’est emparée des registres de la paroisse et a fait rédiger les actes servant à constater l’Etat-Civil des habitants, par un officier public adhoc et à partir de ce jour le Sr Gagnault curé constitutionnel intrus ne paraît plus dans aucun acte civil comme ministre du culte mais seulement comme représentant l’officier public.
M. Abafour, prêtre Vre Cath.                


Nota : le 30 mai 1793 jour de la Fête Dieu d’après l’éloignement des ennemis de la religion et de l’état, quoique peut-être momentané, et d’après la mort de pierre Gagnault curé constitutionnel intrus de cette paroisse, qui comme par le bruit public a été tué à Chemillé le 12 mars dernier, nous avons cru devoir pour la gloire de Dieu et le bien spirituel de la paroisse continuer l’exercice public de nos fonctions ecclésiastiques interrompues depuis le 23 octobre 1791 par l’installation dudit intrus jusqu’à ce jour-ci où nous sommes rentés dans notre église dans l’absence de Me Jullien Jean Baptiste René Lechoyer doyen des Mauges curé de Jallais, qui pour se soustraire à la persécution a été forcé de se réfugier en Espagne, d’où il n’a pu encore revenir.
M. Abafour, prêtre Vre Cath.                
Nouvelle persécution.
Le 19 octobre 1793 : l’armée ennemie républicaine dite des Bleus de Mayenne a mis hier 18 l’armée catholique en déroute à Chollet, et la poursuivant vivement ils l’ont forcée aujourd’hui 19 à passer à Saint Florent au-delà de la Loire. les républicains se répandant parmi nous la persécution recommence plus violente qu’auparavant. Toutes fonction ecclésiastique publique cesse de nouveau l’espace de six mois que l’ennemi s’est éloigné.
Inscrit le présent mémento le 11 août 1794.

Nota : à partir de ce jour toutes sépultures seront signées de ma main parce que j’y ai assisté personnellement de jour ou de nuit comme témoin sauf un petit nombre dont les témoins m’ont paru si digne de foi que leur déposition et leur probité connues j’ai cru pouvoir signer les actes des dites sépultures comme si j’y avais assisté.
M. Abafour.                

(Suit la retranscription de 66 sépultures ayant eu lieu du 20/10/1793 au 06/12/1793, principalement d’hommes “trouvé dans un champ”, ou “à la grille du château”, dont 15 portant la note “étranger inconnu trouvé mort de ses blessures”.)

Nota : (en marge de la sépulture de Renée Durand le 27/06/1802) C’est le premier enterrement que nous ayons fait publiquement au cimetière depuis le commencement de la révolution.

Source: Registre paroissial Jallais
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1794    Champtoceaux  49270      Persécutions de Saint-Florent à Saint -Barthélémi

"Les seize et dix sept mars mil sept cent quatre vingt quatorze ont été pour le pays , jusquà trois lieues vers midi , des jours d'horreur et d'abomination tels qu'on n'en avait jamais vus ; une armée de soldats républicains au nombre d'environ 5000 vomis de l'enfer pour faire le mal a impitoyablement massacré sans distinction petits et grands , vieillards , femmes et enfants et incendié tout le pays .La même chose est arrivée le 17 mai et les 27, 28 et 29 juillet suivants .Voici les noms des personnes qui ont péri dans la première affaire du 17 mars mil sept cent quatre vingt quatorze."

...... Suit une liste de noms

La page précédente , porte en Nota à la date du 17 mai 1794:


" Le 17 mai 1794 a été fait dans le pays par une armée de soldats républicains un massacre presque semblable à celui du 17 mars . Voici les noms de ceux qui ont péri.
J'atteste une fois pour toutes:
Le dix sept mai mil sept cent quatre vingt quatorze , par les soldats républicains a été massacré untel ou une telle"

Signé : Allaire ,vice-gérent

Source: Registre paroissial Champtoceaux
Texte Relevé par Bertrand MOREAU
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1794    Cossé  49120      morte par la main des bleux...

Le deux juin mil sept cent quatre vingt quatorze est morte par la main des bleux Jeanne Béliard veuve d'andré Devaux domicilière de Vezin réfugiée dans notre paroisse deu puis trois mois a été antairée en l'endroit ou il a péris, a été témoins jean Révelière et la veuve le theule qui on déclaré ne savoir signer"

Nous trouvons dans ce registre plusieurs pages mentionnant le nom de personnes "morte par la main des bleux" suite au passage des colonnes infernales de Turreau.

Source: Registre paroissial
Texte Relevé par Michel Pierre
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1837    Ingrandes  49123      L’explosion, et l’acte de dévouement de Pierre Guillot.

Le 15 septembre 1837, le bateau à vapeur le Vulcain descendait la Loire vers Nantes. Arrivé près d’Ingrandes (Maine-et-Loire, à 18 kms environ d’Angers), il s’approche de la terre pour embarquer des voyageurs.
Dans ce moment, il touche, ses roues s’embarrassent, sa chaudière se déchire, et la vapeur épanche de tous côtés son flot brûlant. Un marinier que ce flot redoutable atteint et blesse sur le pont, pense aussitôt à cinq enfants avec lesquels, une minute auparavant, il jouait dans la salle commune. Ce brave homme, Pierre Guillot, veut retourner vers eux ; l’escalier, envahi, avait disparu dans l’eau bouillante, dans la vapeur enflammée.
Vainement il met ses mains sur son visage : avancer d’un pas est impossible. Et cependant, il y avait là une mère, cinq enfants et leur bonne qui allaient être brûlés tout vivants !....

« Cette idée-là, disait-il, me tue. »
Il va aux sabords, se penche et aperçoit la mère. Vous l’auriez vu se suspendre, de son pied brûlé, à la rampe du bâtiment, et d’un bras robuste enlever cette infortunée, mais sans la sauver : elle était frappée à mort. Il revient, voit la servante, et veut la saisir…
Elle le repousse : « Non, non ! s’écrie cette généreuse fille à moitié calcinée, sauvez les enfants ! »
Guillot s’élance par le sabord, il plonge dans la fournaise ardente ; il y fait deux voyages. Les cinq enfants sont rendus à la lumière, leur bonne l’est à son tour ; mais trois enfants sont morts avec leur bonne et leur mère ; deux vivront.


Pierre Guillot n’a pas fait que ce seul acte de dévouement dans sa vie ; elle est pleine de belles actions.

Tiré de : « Livre de morale pratique ou choix de préceptes et de beaux exemples », par Th. Barrau – Paris – Lib. de L. Hachette et Cie – 1853.

Texte déposé par Jean-Pierre BERNARD.

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