LOIRE ATLANTIQUE






1540    Rochementru  44540      Et son corps mis en pourriture en l’église de la Chapelle Glen.

En l’an mil cinq cens quarante,
De juillet le second jour,
Maistre Yves Bodin, ce me semble,
Recteur de céans fina ses jours.


Il morut de mort amère,
Par les mains de quatre meschans ;
Dedans le jardin de son frère,
Plusieurs coups receut en ce temps.


Inhumé fut, chascun sçait bien,
Et son corps mis en pourriture
En l’église de la Chapelle Glen.
Prions pour luy, c’est chose seure.


Meptons peine de bien morir
Et prions pour les trépassés.
A la mort on ne peult fuir,
Et ne sçavons où la trouver.

Relevé dans le registre B.M.S
Texte déposé par René Boiteau (le Pin, lande bretonne et douceur angevine p.57)

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1548    Le Pin  44540      Des paroissiens mauvais payeurs.

     Les paroissiens de St Sulpice des Landes doivent une rente perpétuelle de 50 sous à ceux du Pin mais ils se font prier :

« Disent et proposent les paroissiens du Pin contre les paroissiens de la paroisse de St Supply des Landes annexé à ladite paroisse que ceux paroissiens et habitants dudit St Supply doibvent aux paroissiens du Pin le nombre de cinquante soulz de rente monnaie tournois et iceluy nombre de rente ont promis et s'en sont obligés lesdits paroissiens habitants de St Supply payer et continuer aux paroissiens du Pin

Relevé dans les délibérations des comptes de la Fabrique
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p.57)

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1635    Joué-sur-Erdre  44440                 estouffé par accident.


'Le douzième avril 1635 le corps de Jean Lesné fils de Mre Jean Lesné et d'h. femme Marthe Durocher sa femme ayant esté estouffé par accident entre les bras de sa mère a esté enterré en l'église de Joué par Messire Robert Riallen Ptre de Joué'

Relevé dans le registre B.M.S
Texte déposé par François Hureau.

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1694    La Chapelle-Glain  44670      Le vin d'Anjou, c'est bon pour tout !

« Je ne voulais pas y venir demeurer : la maison, grange et terre et bois étoient entièrement en dégâts. (…) je tombai malade et fus près de quatre ans sans pouvoir me rétablir ; ce pays me paroissant comme un désert où je m’imaginais que l’on ne pouvoit pas vivre, parce que j’étais né et vivois dans le plus beau pays du monde avant de venir en Bretagne. Enfin mes amis me conseillèrent de ne boire que du vin d’Anjou, et du meilleur : ce que j’exécutai ponctuellement, et je m’en trouvai bien pour ma santé (…) je ne buvais jamais de cidre et peu de vin breton (…) Je cherchai des serviteurs d’Anjou afin d’être moins pillé et friponné (…) Pour qu’un prieur-recteur de la Chapelle Glain puisse vivre heureux et être heureux dans la paroisse, qu’il prenne garde d’écouter les contes et médisances des villages, les porteurs et porteuses de nouvelles (…) c’est pour voir ce qui se passe chez vous, suborner les valets et servantes pour en tirer du lard, du pain, de la farine, du vin, du cidre (…) ou du tabac… »

Relevé dans le registre BMS
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p.124)

Lui écrire le Petit-Auverné (René Boiteau)






1709    St Julien-de-Vouvantes  44670      Ils pétrissaient des racines et en faisaient du pain.

Les disettes répétées amènent nos ancêtres paysans à manger des «racines» que nous appellerons plus tard légumes. Notons qu’ils ne connaissent pas encore les carottes ni bien sûr les pommes de terre. Ainsi, lors du terrible hiver de 1709 qui laissera des traces dans toutes les mémoires, le curé Desprès de St Julien de Vouvantes note sur le registre paroissial que ses paroissiens mangent des «racines» dont personne ne sait encore si elles sont comestibles :

«...ils avoient decouvert une racine nommée par les uns asfodelle et par le peuple araise, qui porte des feuilles à peu près comme celles du porreau, et une tige de la figure d’une asperge mais bien plus grosse, ils la pétrissoient avec de la farine de bled noir et d’avoine et en faisoient ainsi du pain, mais quelques uns en ayant été incommodez, peut-être pour n’avoir pas mis assez de farine, et tous ayant trouvé que cette racine extrêmement dure leur causoit beaucoup de dépense en bois pour la faire cuire, il ne s’en est pas fait un grand usage...»

Il s’agit de ce que les patoisants locaux appellent les « pavouilles ».

Relevé dans le registre BMS
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p. 97)

Lui écrire le Petit-Auverné (René Boiteau)





1720    Le Croisic   44490     Sous le dallage, le cercueil d'un Saint Homme.

Le vingt cinquième jour de septembre mille sept cent vingt pendant que l'on faisoit careler l'église de notre dame de la ville du Croisic a été ouverte la tombe d'un homme mort depuis plus de cent ans que l'on n'avoit point ouverte il y avoit longtemps et dans laquelle [?] on avoit trouvé le corps dans son cercueil qui n'était pas consummé ainsy que nous ont rapporté les anciens du lieu et l'ayant faite ouvrir aujourd'huy nous y avons trouvé le corps partie en poussière à l'exception de la tête qui n'était pas tout a fait pourrie et quelqu'un ayant voulu avoir la curiosité de toucher et d'activer les dents de ce cadavre il nous a paru sortir du sang avec un peu de corruption sans qu'il sortit de son cercueil aucune puanteur ; ce qui a la connaissance de la plus notable partie des habitants de la ville du croisic, il eu encore a remarquer que les planches de ce cercueil quoyque de bois de sapin ne sont nullement pourries ny endomagées ; la tradition des anciens nous assure que leurs anciens pères et mères et ayeux leurs ont souvent déclarés que etait le corps d'un saint homme ce que nous attestons sous nos signes on ne sait pas le nom de ce mort, cette tombe estait à six pied de la porte de la sacristie en allant droit au grand autel.

Source : BMS du Croisic
Texte relevé par Maïwenn Bourdic.

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1723    St Lyphard   44410     Bénédiction d'une cloche.

14-12-1723 - A esté faitte la solennité du Bapteme et nomination d'une CLOCHE de cette paroisse, pesant environ 170 livres dont ont esté parain et maraine, Messire Louis de SECILLON Chevalier et Seignneur de K/fu (Kerfu) de Trémelu, et Demoiselle Prudence de ROHAN, fille de haut et puissant Jan Baptiste de ROHAN Chevalier et Seigneur Compte de Poulduc, de K/cabu et autre lieu, et de Dame Pélagie MARTIN son épouse, présents en la ditte cérémonie, et le dit Seigneur de K/fu et la ditte damoiselle de ROHAN ont nommés la ditte CLOCHE, LOUISE - PRUDENCE ..de tout quoy...........

Source : Registre des BMS de St Lyphard
Texte relevé par Jacqueline Cauquil.

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1727    Le Pin  44540      Comment le prieur devint manchot.

« L'an 1727 le 14e mai a 3 ou 4 heures du matin je fust malheureusement a la fue au lièvre au carfour au dessus de la planche au moinne ou après y avoir été une espace de temps il m'en vint un du champ breton qui allait tout le long de la lande du costé du midy. Je lui lasché le coup qui le jetta par terre mort. Mais je feust payé par un chaptiment de Dieu davoir sorti des bornes de mon état. Le fusil me creva la main près la culasse sur lepesseur d'une pièce de trante sols. »
Chacun sait que le vénéré prieur ne devait pas chasser, le voilà puni : il nous raconte comment il devient manchot, il reste cependant dans sa cure.

Relevé dans le registre BMS
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p. 132)

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1739    Treffieux  44170      Inondations.

Commune de Jans . le 21 Décembre 1739. Mathurin MOREL de la Roulais m'est venu déclarer qu'il a été obligé de porter son fils Mathurin MOREL a la paroisse de TREFIEUX pour y être baptisé ne pouvant passer au pont de Cosne à cause des grandes eaux .

Source: BMS
Texte déposé par Christiane Boissinot-Ranouil.
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1747    Marsac  44170      Inondations toujours.

Le 30 Décembre 1747. Baptème de Julien ROUILLE , de Marsac, transporté à Jans à cause des grandes eaux

Source: BMS
Texte déposé par Christiane Boissinot-Ranouil.
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1751-1760    Saint-Sulpice-des-Landes  44540      Le chaud et le froid.

NOTA
Dans cette année 1751, il fit une tempête la nuit du 14 au 15 de mars qu’on dit être un tremblement de terre. Cette tempête fit tort, dans cette paroisse tant sur les maisons que sur les arbres de 2000 # on n’avait jamais vu m’a-t-on dit un hyver si pluvieux. Aussi il n’y avait point de blé de ce qui causa une cherté, et des voleurs en abondance. Le jubilé universel commença dans cette année le 31 octobre, et finit le 30 avril 1752. Il fit en été quantité de tonnerre. Il tomba à la croix rompue, et tua trois chevaux à Michel Garreau qui étaient sur sa Closerie de la ??? Dans cette année on fut obligé de faire une déclaration de tous les biens pour établir le vingtième à perpétuité. En 1752 on fit pindre les autels de Saint Sulpice. En 1753 il fit un été si chaud qu’on n’en avait pas vu un pareil il y a long tems. En 1754 il y eut une grande mortalité et une bonne récolte. En 1754, il fit de si grandes chaleurs que les arbres les bestiaux périssaient parce que l’eau était si rare qu’on n’en trouvait pas même pour boire. En 1757 Louis XV le bien aimé recût un coup de couteau de la main de Pierre Damien qui fut tiré a 4 chavaux, la main brulée tenaillé, il fut puni comme il le méritait. En 1758 jamais on n’eu un hyver si doux ni si agréable. Dans janvier et février il faisait chaud. En 1759 il y eut un hyver qu’on disait être pour ainsy dire semblable au grand hyver de 1710. il y eut cepend(ant) du blé et du froment. il y eu une grande dissenterie dont plusieures personnes moururent et en 1760 il y eut beaucoup de fruit et de vin. En ce temps là nous avions guerre avec les Anglais et le roi de Prusse. l’argent était très rare il y eut bien des bancroutes et des personnes ruinées.
J.Levavasseur Prêtre Vicaire

interprétation pour 2000# [2000 livres soit 1 tonne]

Source: Registres paroissiaux de Saint-Sulpice-des-Landes 1751 – vue 15
Texte déposé par Yannick Pinel.
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1755    Rochementru  44540      Eglise-Epicerie !!! Des étrennes pour les besoins de l'église.

« On fait dans les paroisses voisines ou celle de Rochementru tous les ans a la nativité de Notre Seigneur Iesus Chrit ainsi qu’à l’épiphanie une queste pour les besoins de l’église qu’on appelle haguinanleu. Les aumosnes que donnent par chacun an les personnes charitables peut ordinairement monter avec les denrées qui se vendent a la porte de l’église l’office divin fini les dimanches au matin a la somme de 24 à 30 livres quelquefois plus ou moins. Je dis ordinairement a cause que trop souvent il se trouve des années si mauvaises que a peine par chacun an la vente de l’haguinanleu des denrées monte a 15 ou 18 ».

Extrait de la visite épiscopale AD44 G 703
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p.65)

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1755    Treffieux  44170      Tremblement de terre .

On essuya à MADRID le Ier Novembre, 10 heures. 20 minutes du matin, un des plus violents tremblements de terre qu'on eut éprouvé depuis longtemps ; il dura 8 minutes, il se fit sentir dans plusieurs villes d'Espagne sans faire aucun mort . Il n'en a pas été ainsi au Portugal . Lisbonne la capitale a été en moitié renversée de ce tremblement et de l'autre moitié qui subsistait, a été consumée par le feu du ciel et les relations assurent qu'il a péri plus de cent mille personnes . Ce qu'il y a d'étonnant, c'est qu'à la même heure et le même jour qui était celui de la Toussaint pendant la grand'messe ce tremblement se fit sentir dans cette paroisse et autres circonvoisines, comme un bourdonnement de carosse . "

Source: BMS
Texte déposé par Christiane Boissinot-Ranouil.
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1756    St Sulpice-des-Landes  44540      Lettre du vicaire à un notable de sa paroisse.

« Plongé que vous ettes depuis si long temps dans le bourbier de liniquité, quand commencerez vous à ouvrir les yeux à la vérité que vous combatez, jusqu'à quand continuerez-vous à persécuter l'église en denigrant ses ministres comme vous faittes tous les jours sachez miserable imposteur ennemi de la verité de la societé et de la paix qu'en meprisant les oins du seigneur vous meprisez le seigneur même, qui scaura bien un jour tirer vangence de toutes les calomnies atroces dont vous noircissez ses ministres, changez de vie et de moeurs, miserable que vous ettes et craignez que poussant comme vous faittes la patience de dieu à bout, sa colere ne tombe tout d'un coup sur votre teste et langue criminelle... Ne devriez-vous pas rougir de honte si vous aviez tant soit peu d'honneur et de religion de parler si outrageusement des prêtres de me traitter de B... et D F de gueux d'homme et ce en presence de votre famille que vous rendez semblable a vous par le mauvais exemple que vous luy donnez... Craignez, dis-je qu'après avoir fait tant de mepris des prêtres vous soyez privé de leurs secours à la fin de vos jours en punition de tous les outrages que vous leur faittes, c'est la menace terrible que Dieu fait aux gens semblable à vous, amandez-vous donc et faites pénitence si vous êtes sages et cessez vos discours impertinents à mon egard, vous devez scavoir et ne le pas ignorer que vous ettes malheureusement connu au loin et au près pour qui vous ettes et quelques efforts que vous fassiez pour ternir ma reputation vous n'en viendrez jamais à bout mon pauvre ami. Corrigez-vous donc impi que vous ettes votre mauvais caractère et taschez de rentrer dans votre devoir sur la fin de vos jours, profitez de la grâce que dieu vous fait de vous donner encore du temps pour penser à votre salut.
signé Brehin pretre

PS: N'oubliez pas mon pauvre monsieur que le diable qui vous porte et vous engage à me dechiner et à vomir tant d'injures et de forfetz à mon desavantage est un esprit poussif, et craignés qu'il nait sur moy un jour le meme pouvoir qu'il a sur vous c'est ce que je crains moy même. en marge : Si vous naviez pas etté perdu de vin hier au soir peut être que vous auriez un peu ménagé les termes de B et D F à mon sujet, nous discuterons au jugement de dieu vous ou moy qui aura eu tort, je vous y attends »

Notaire Delourmel AD44 EVIII
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p.179)

Lui écrire le Petit-Auverné (René Boiteau)





1759.    Saint-Viaud  44320      la Dissenterie a désolée notre Paroisse, et les lieux voisins.

Cette Année, la Dissenterie a désolée notre Paroisse de St-VIAUD, et les lieux voisins.
On remarque que les maladies épidémiques font tant de ravages dans les campagnes, parce-que ceux qui sont auprès des malades, n'avertissent qu'à la dernière extrémité. Si on pouvait, dès que ces maladies commencent à se manifester,les bien prévénir d'abord, et d'avoir promptement recours aux chirurgiens, on en sauverait beaucoup. Il y a une chose à observer par rapport à la dissenterie, c'est qu'on ne doit se servir des astringents qu'avec beaucoup de prudence; les gens qui s'y entendent,commencent le traitement de cette maladie, par une dose compétante d'Ipeckacerana, que pour le plus sûr, ou partage en deux; si la deuxième dose fait vomir, il faut en rester là, si elle ne fait que faire naître des envies de vomir, il faut donner l'autre; après cela on purge le malade avec la Manne, la Rhubarbe et le "Sel d'eplom", ensuite on peut se servir des astringents.
Lorsqu'on a appliqué ces remèdes de bonne heure, on a toujours réussi, mais l'usage des autres remèdes sans y préparer le malade, à toujours eu, au contraire, des suites funestes. On prie ceux qui se trouveront le cas d'aller aux malades en de pareilles circonstances, de vouloir bien ne pas mépriser ces remarques, parce qu'elles méritent effectivement attention pour peu qu'on ait de zèle pour le soulagement des pauvres.

Relevé dans le registre B.M.S
Texte déposé par Marie Lepaludier.

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vers 1760.    Chéméré  44680      Quatorze personnes blessées pendant la messe.

Compte tenu des éléments du document (2ème dimanche du Carême), probablement 1763 (mêmes configurations 1752 et 1774)

Le tonnérre est tombé dans l'église de St Cyre le
vingt et sept février de cette année qui étoit le
deuxième dimanche du Carême guitteny étoit
alors deservant. Le tonnerre en tombant fit un trou a
la couverture frappa quatorze personnes, il etoit a
neuf heurs le prédicateur étoit sur le point de monter
en chaire. sans prêche a St Cyre étant blessé legerement
a un oeil par l'éclat du feu dont l'église fut toute
illuminée, il s'en alla prêcher a Bourneuf une de ses
quatorze personnes blessée mourut apres que Le Compte
Chirurgien a Bourneuf l'eut traitée et luy fut faite
l'opération de deux doigts du pied qui étoient brulés
on l'ouvrit apres sa mort on s'apperçut que les
intestins étoient notablement endommagés a demi
cuits apparrement. La pluye et le vent d'ouest etoient
d'une vehemence a etonner si bien que beaucoup des
paroissiens d'icy ne vinrent point a la messe.
Ce détail est de Mon Remaud alors vicaire de cette paroisse
& depuis Recteur d'Escoublac

Relevé dans le registre B.M.S
Texte déposé par Vincent Guibaudeau.

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1763.    Saint-Viaud  44320      OBSERVATIONS Année 1763.

" La Chapelle de St-Sébastien et de St-Roch, qui n'étaient point lambrissées au paravent, l'ont été cette Année. Il en a couté près de 400livres à cause des fermes qu'il a fallu faire faire pour appuyer les planches, et arrondir la Voute du lambris.
La même Année, Missire LAFARGUE, Recteur de St-Viaud, a fait carreler à l'uni, depuis la Sainte-Table jusqu'au Choeur, ce qui auparavent n'était pas de même, car il fallait descendre un pas de marche pour entrer dans la Nef.
La Chapelle St-Roch était toute décarellée, il l'a fait refaire avec des carreaux neufs et des pierres de tailles qui viennent de VIGNEUX, proche de COUERON.

GERVAIS, Vicaire de St-Viaud.


Relevé dans le registre B.M.S
Texte déposé par Marie Lepaludier.

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1764.    Saint-Viaud  44320      Observations Année 1764.

" Le Sanctuaire et la Nef ont été lambrissés cette Année. L'Autel de la Vierge qui, au paravent, était une façade de mur brut, à été peint comme il faut, aux frais de Missire Jean-Baptiste LAFARGUE, Recteur actuel de St-VIAUD, par un nommé Hervé LEGOFF, de BREST, qui a aussi raffraichis les Statues du même Autel.
Les Notables, voyant l'Autel de la Vierge aussi riant, firent Marché avec le peintre pour le Grand Autel, qui auparavent était extrèmement sombre. Les colonnes étaient peintes en Noir et les Châpiteaux en Gris Pâle, le mur des deux cotés "estoient" bruts et on ne pouvait rien distinguer à l'Autel du bas de l'Eglise. Ils ont convenus de 90 livres les petites frises et autres ornements qui sont faits à l'huile, soit en or, soit en argent ou peinture qui peuvent se laver avec une éponge mouillée.
L'Autel de St-Pierre, anciennement l'Autel des Apôtres, à été peint aux frais de Madame VALLETON qui à droit de banc dans cette Chapelle a cause de sa " Métayerie " du Petit-Bois. Il lui en à couté 40 Livres.
Madame de ROUGEMONT à fait rafraichir l'Autel de St-Sébastien et fait dorer les gradins. Il lui en à couté 30 Livres.
L'Autel de St-Roch a été rafraichis par d'autres particuliers qui demeurent dans la Paroisse.
Le même Peintre a aussi peint la Chaire qui auparavent ne l'étoit point.

GERVAIS, Vicaire de St-VIAUD


Relevé dans le registre B.M.S
Texte déposé par Marie Lepaludier.

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1766    Jans.  44170      Bénédiction d'une chapelle interdite.

L'an 1766. Le 27 Juillet . Je qui soussigne, Recteur, déclare avoir fait la bénédiction de la chapelle du Trépas interdite depuis plus de trente cinq ans, sous la permission accordée par Monsieur de Joly , vicaire général de l'Evêché de Nantes, en présence des soussignants .

S. Potiron .


Source: BMS de Jans
Texte déposé par Christiane Boissinot-Ranouil.
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1768    Blain   44130      Année de disette mais création d'une école.

il y eu cette année grande disette de vin dans tout le diocèse. Des pluyes continuelles qui ont causé des inondations considérables. La rivière a monté plus haut qu'elle n'avoit fait de connoissance d'homme. Une des arches du grand pont a écroulée. Cette année aussi on a réuni trois bénéfices de la paroisse, et un de plissé a l'hopital pour former une école pour les garçons.

Source: Extrait du registre paroissial de Blain 1768
Texte déposé par Jean paul Blandinières.

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1769    Drefféac   44160      Déssèchement du marais sur les paroisses de Dreffeac, St Gildas-des-bois, Guenrouet, Quili, Cambon et Pontchateau.

"cette année mil sept cent soixante neuf commença l'exécution du projet du dessechement du marais qui de bornes aux paroisses de dreffeac, St Gildas des bois, guenrouet, quili,cambon, et Pontchateau. le nommé Mr. Grolo ingénieur de la province pour les Ponts et chaussées, forma le premier ce projet. il forma une compagnie et à la tête de cette compagnie dont étaient plusieurs messieurs de nantes et de Paris, il (affrayea?) dabord ce qui pouvait relever de l'abbaÿs de St Gildas dans les marais : il passa ensuite (affrayement?) avec les autres seigneurs des dittes paroisses. on commença par couper un radier à Pontchateau qui étant coupé procura l'écoulement des eaux dont le marais était couvert. il y avait entre La Sondenais (Fondenais?) et la Barre du port de Catiho des (salopes?) qui s'étaient formées par la rivière après (unies?) pour laisser passer a pied sur un certains temps de cette partie de Dreffeac a celle qui y repond en cambon. Ce fut-la ou on fit le premier canal. on coupa ensuite (....?) toutes les Mottes ou (salopes?) dont le marais était plein. il y avait aussi quantité de Boire et trous d'une profondeur extraordinaire, que l'on Boucha. il aurait été a souhaiter que ces Boires auraient été plutot Bouchées car il y perissait une quantité prodigieuse de Bestiaux. Mr. Grolo et compagnie firent ensuite Marner et unir le Marais qu'ils couperent aussi de grand nombre de caneaux de huit et de douze pieds de large, et d'environ quatre a cinq pieds de profondeur. en faisant ces caneaux on trouva en plusieurs endroits des souches de chênes et grande quantité de piece de Bois toutes (Scarifiées?) qui étaient a deux ou trois pieds en terre. on presumait que ce lieu avait du être autrefois une forêt; mais aucun dans le pays n'en avaient vu aucun tittres; ni meme oüi parler. toutes ces grosses pieces de Bois ne servirent qu'a mauvais bois de chauffage. toutes les Maisons des paroisses d'ici aux environs se sotn couvertes jusqu'a present aves des grandes herbes qu'on tirait du Marais et qu'on appelait du (Ros?). ces couvertures bien faites duraient trente ans sans reparation. depuis le dessechement du Marais on ne peut plus trouver de ce (Ros?) à couper.
a Mesure que l'on (Marnait?) on semait des germes de foins pour faire venir les herbes propres a nourir les Bestiaux. nos successeurs sauront quelle sera la reüssite de cette semance."

Source: Dessechement du marais - relevé dans les BMS en dernière page de l'année 1769 :

1771    Drefféac   44160      Accident sur le chantier de déssèchement.

Acte N°19 : + Jan Chapelle - 23/03/1771 - Drefféac - 44 : "le 23/03/1771 un bateau chargé de plusieurs personnes s'en retournant le soir de travailler au dessechement du marais, ayant malheureusement coullé Bas, un nommé chapelle s'y noya. plusieurs personnes m'ont dit qu'il se nommoit ainsi, qu'il disoit être du faubourg levêque joignant la ville de Rennes, que son épouse se nommoit françoise Riviere Ravaudeuse de Bas et demeurant au dit lieu du faubourg levêque. le vingt sept du même mois, son corps fut trouvé et tiré de l'eau par les nommés Jacques poisson et joseph le but et ayant été conduit ici il fut inhumé dans le cimetiere le meme jour et presentes les personnes susdites et plusieurs autres qui ont declarés ne pouvoir signer."

en marge :

"une femme qui s'est nommée françoise Riviere m'a dit que le ft Chapelle avoit nom Jan et qu'elle demeuroit à Rennes rue chant, le 14 avril 1771"

Texte déposé par Jacques Guerin.

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1772    Drefféac   44160      Grandes eaux et des pluies continuelles.

remarque du vicaire :
"je n'ai pas cru devoir refuser de baptiser cet enfant, vu le danger qu'il y auroit à le porter à Pont-Château a cause des grandes eaux et des pluies continuelles"

Source: Extrait du registre paroissial année 1772 acte N° 06 Baptême de Pierre Poulard de Jan et Françoise Demi - 20/02/1772 - Drefféac - 44 :
Texte déposé par Jacques Guerin.

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1796    Le Pin  44540      " des animaux malfaisans qui font un ravage terrible..."

" Citoyen commissaire, ce n'est point des hommes rebelles que je veux vous entretenir, c'est des animaux malfaisans qui font un ravage terrible, ils détruisent journellement soit chevaux, bêtes à cornes ou brebis, il n'est pas que vous en ayiés entendu parler, mais mon devoir m'impose l'obligation de vous en instruire.
Retiré comme vous le savés dans un pays de landes et de bois, à chaque instant j'entends dire le loup a tué mon cheval, mon poulin, l'autre ma vache, mon veau, mon taureau, et enfin tant de mes brebis, les gens de la campagne ne veulent plus laisser leurs bestiaux coucher dehors, puisque en jour ils sont tués ; vous ne sauriés vous faire d'idée combien le nombre de ces loups est grand, je mets un fait que dans les 4 lieues à la ronde de cette commune, il y en a plus de cent cinquante grands.

Extrait de AD44 L 343
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p.262)

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1776.    Legé  44650      Bénédiction d'une cloche.

Aujourd'hui seize du mois de septembre mil sept cent soixante seize a été par moi curé de Legé soussigné la bénédiction de la seconde cloche de cette église d'un poids d'onze cents livres sous l'invocation de Sainte Anne, nom qui lui a été donné par moi dit curé et Dlle Anne Charbonneau parein et mareine.

Source : Registre de la commune de Legé 1776
Texte déposé par Joël Lucas
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1785.    Saint-Viaud  44320      L'été a été aussi sec et TOUT périssait dans les jardins.

Cette Année a été des plus sèches qu'on ait vu depuis de longtemps, après un hiver très rude, et la terre couverte depuis longtemps, de neige, le Printemps à été si sec qu'on ne voyait point d'herbe dans les prés, paturaux et même les marais. L'été a été aussi sec et TOUT périssait dans les jardins, le grain a beaucoup souffert, et est venu tout petit et échaudé sur les terres âpres.
Il a commencé a mouiller les derniers jours d'Août, cette pluie a amené tout d'un coup la vendange qui était presque perdue auparavant. Il y a eu cette Année tant de vin qu'on ne trouvait pas assez de fûts et que les barriques neuves coûtèrent 9 à 10 Livres. Le Beurre a valu, depuis le mois de May, 20 à 22 Sols la livre.
Heureux, cette Année, ceux qui ont de la paille de froment pour nourrir les boeufs, vaches et chevaux, car il n'est pas possible d'avoir du foin.

Relevé dans le registre B.M.S
Texte déposé par Marie Lepaludier.

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1786.    environs de Guérande  44350      La grande misère des cotonniers.

La classe des fabricants de coton qui fournit un tiers de la paroisse qui est de 1000 âmes est dans la dernière misère. Les habitants de cette paroisse sont presque tous fileurs de coton ; n'ayant point de quoy suffire pour s'entretenir dans leur état, se trouvent réduits à une extrême misère depuis quelques années. Quelques-uns de ces pauvres malheureux sont tellement dépourvus de secours qu'ils n'ont de quoy se couvrir ; il y a des familles dont les uns, pour se faire rang pour aller à la messe les dimanches et fêtes, sont obligés de se dépouiller pour couvrir la nudité des autres, et restent couverts de paille dans leur chaumière.

Source : rapport de M. Rouaud de le Ville-Martin, procureur du roi à Guérande.
Texte tiré de " De misérables cotonniers" par Claude Rivard
Publié dans la revue MATRAGENEA N°4 Mars 2001.




1791 - 1801     Légé  44650      Registres clandestins de l'abbé Gillier.

De 1791 à 1801 l'abbé Gillier vicaire de la paroisse Notre-Dame de Legé a tenu deux registres clandestin :
- Le premier couvre la période d'août 1791 à fin 1794, le second du début 1795 à fin 1801.
- Le premier de ces deux registres est le plus intéressant compte-tenu des évènements qui se sont déroulés dans toute cette région.


1793    Legé  44650      Choix du nouveau cimetière.

L'an mil sept cent quatre vingt treize, le vingtunième jour de juin, le général de la paroisse de Legé assemblé à la sacristie de l'église du dit lieu en les personnes de Pierre Jean Louis Gouin, Vincent Nicoleau, Jean Robin, Hyacinthe Bernard, Jean Rortais, Jean Gris, Jean Beziau, Etienne Patron, Pierre Orceau, Pierre Patron, Joseph Patron, Etienne Malidain, Pierre Goeau, Julien Garraud, Jean Praud, Luc Lhommeau, Jean Bouyer, Joseph Babinot, François Vrignaud, Pierre Bossis, Pierre Voyneau, François Remaud, Jean Bernard, Jean Beziau de la Gestière, Alexandre Petit, François Chaillou, Martin Gaillard, René Favereau, René Forgeau, Jacques Millet, Pierre Monnereau, Jean Chaurroy, Jean Bellaudeau, Pierre Rocheteau, Pierre Airiau, François Laidet, le sieur Gillier vicaire de Julien Masselin aux fins de faire le choix d'une place pour faire faire la bénédiction d'un nouveau cimetière. L'ancien se trouvant actuellement rempli et hors d'état de pouvoir servir pour le présent à enterrer les corps eu égard aux circonstances de la Révolution et de la multitude des corps qui ont été enterrés depuis peu dans l'ancien cimetière. Pour éviter autant qu'il est possible les accidents d'une maladie épidémique, a été d'un commun avis de prendre pour servir de nouveau cimetière le pré appartenant à la fabrique de ce lieu celui situé rue de la chaussée et vulgairement appelé le cimetière Saint Roch, Lequel sera béni pour servir dorenavant à enterrer indistinctement tous les corps morts tant du bourg de la paroisse qu'étrangers et sera pour cet effet clos et fermé d'une manière convenable pour empêcher les bestiaux et autres animaux d'y entrer avec défense à qui que se soit de mettre aucun bestiaux pour y pacager. Arrêté les dits jour mois et an que devant nos seings, les autres ayant déclaré ne savoir signer Alexandre Retpuché approuvé pour valeur.

suivent 29 signatures plus Gillier vicaire de Legé et Masselin



1793    Legé  44650      Bénédiction du nouveau cimetière.

Le vingt trois juin mil sept cent quatre vingt treize en conséquence de l'acte de délibération du général de cette paroisse aux fins de l'établissement d'un nouveau cimetière, nous Michel Gillier prêtre vicaire de cette paroisse nous sommes transportés de l'église paroissiale du dit lieu à l'issue des vêpres et processionnellement au lieu choisi par le dit général assemblé extraordinairement, pour servir de nouveau cimetière eu égard à la multitude de corps inhumés depuis peu en l'ancien, avons fait la bénédiction usitée à cet effet d'un ancien cimetière, nommé vulgairement le cimetière St Roch, et ce en présence du peuple en très grande affluence Gillier vic. de Legé

Source : Registre clandestin de l'abbé Gillier
Texte déposé par Joël Lucas
Lui écrire




Septembre 1793 - Septembre 1794     Legé  44650      LES MASSACRES DANS LA PAROISSE DE LEGé.

Ce n'est que le 14 septembre 1793 que le terme de " massacre " apparaît dans les registres clandestins de l'abbé Gillier. Dans ces registres il distingue nettement les décès naturels des massacres. Dans la liste qui suit seuls les massacres ont été relevés.

Massacres, septembre 1793.


Le 14 septembre au dit an [1793], invasion des républicains appelés troupe de Mayence, du nom de la garnison de la même ville, que força de capituler le roy de Prusse. Ils commencèrent dès ce moment à mettre le feu aux maisons. Massacres commis par eux.

Charles JUBILA, de la Noue, âgé d'environ 60 ans.
Pierre PADIOLEAU, de la Noue, veuf de Magdelaine JAUNASTRE, âgé d'environ 60 ans.
Alain THIBAUD ( ?), de la Lande, âgé d'environ 72 ans.
Pierre GRASSINEAU, du village de la Vergne, époux de Marie BERNARD, âgé de 68 ans.
Mathurin MALARD, époux de Marie CHAPON (?), de la Pouvraire, âgé de 50 ans.
Jean PATRON, laboureur, époux de Catherine FORGEAU, à la Dommangère, âgé de 63 ans.
Thibaud GARNIER, du bourg de Legé, avocat, âgé de 30 ans ou environ.
François MALIDAIN, de la Chauvière, veuf de Catherine PINEAU, âgé de 65 ans.
Pierre PAROIS, domestique, âgé de 37 ans.
Jean MARTIN, veuf de Françoise PERDRIAU, du Bourg, âgé de 57 ans.

L'ennemi de Legé se porta sur Montaigu : le combat se donna le 16 de septembre. Ont disparu depuis ce combat :

Julien RENAUD, laboureur, de la Garrelière, âgé de 60 ans.
René LOUIS, de la Garrelière, époux de Jeanne AYRIAU, âgé de 58 ans.
Pierre BARRETTEAU, farinier à la Garrelière, âgé de 22 ans.
Alexandre BOSSIS, de la Moinardière, époux de Marie MERCIER, âgé de 68 ans.
Jean BOUMER, du village de la Moinardière, âgé de 26 ans.
Pierre LANDAIS, maçon, époux de Marie Renée BOUCAUD, du Retail, âgé de 35 ans, tué au même combat de Montaigu au rapport de François SAVARY, de Louis FORGEAU et plusieurs autres ses voisins.
Le 2 septembre 1793, Jean TRICHET, de la Sorderie, époux de Louise MERCIèRE, âgé de 50 ans, fut tué à Villeneuve, témoin Jean GRIS son voisin.
Pierre DEVINEAU, de la Naulière, époux de Marie-Anne GUILBAUD, blessé au combat de Montaigu et mort de cette blessure à Cholet, âgé de 30 ans.
Magdelaine TRUTET, de la Garrelière, âgée de 23 ans, prise et emmenée par l'ennemi à Nantes où on la dit avoir été guillotinée.
Pierre RAVELEAU, laboureur, de la Logne, âgé de 60 ans, tué le 14 par l'ennemi.
Jean DUPONT, de la Bossardière, farinier, veuf de Marie GRASSET, âgé de 70 ans, a disparu depuis le combat de Montaigu.
Marie ROUSSEAU, de la Garrelière, âgée de 20 ans, a disparu aussi.

Je vicaire soussigné certifie que les faits ci-dessus et de l'autre part enregistrée sont les uns à ma connaissance et les autres appuyés de preuves autentiques [sic] et que foi doit y être ajoutée. Fait au village de la Guichère le 16 octobre 1794. Gillier vic. de Legé.

Mois d'octobre 1793.


Note en marge : Incendie général dans le bourg et par les villages

Autre note en marge : Ce fut dans ce mois que brûla l'église paroissiale et le 27 je commençai à dire l'office en la chapelle de la Guichère.

étienne FORGEAU, de la Chauvière, âgé de 27 ans, tué au combat de Noirmoutier [prise par Charette le 12 octobre].

Novembre 1793.


Massacre fait par les Républicains ["l'ennemi", rayé et surchargé] dans cette paroisse au mois de novembre 1793.

Note en marge : Le 22 du présent mois les Républicains arrivèrent dans le bourg de Legé où j'étais avec un malade ; je fus vivement poursuivi jusqu'à Touvois par deux cavaliers, dont un fut tué par quelques cavaliers des insurgés qui sortaient dudit bourg pour la découverte.

Blaise JUBILA, laboureur, époux de Marie ORIEUX, âgé de 66 ans, de la Noue, tué.
Pierre JAUNASTRE, charpentier, époux de Marie GRASSET, âgé de 50 ans, de la Noue, tué.
Marguerite FORGEAU, épouse de Pierre FORGEAU, de la Dommangère, âgée de 74 ans, et
Marie FORGEAU, sa fille âgée de 42 ans, brûlées vives.
Jean RAMBAUD, âgé de 9 ans, tué à la Birocherie.
Jean MARTIN, du Bourg, laboureur, époux de Marguerite TEMPLIER, âgé de 36 ans, tué dans le bourg.
Marie GRASSET, de la Bésillière, âgée de 67 ans, tuée.
Jean BARRETTEAU, commandant de Vieillevigne, de St André, époux de Julie Magdelaine GRATON, âgé de 28 ans, surpris par l'ennemi à Rocheservière et par lui conduit à Nantes où on le dit guillotiné.
Simon AYRIAU, de la Garrelière, âgé de 36 ans, tué.
Jacques FEBVRE, farinier, époux de Jeanne LOCTEAU, du Moulin Bonneau, âgé de 60 ans, tué au même village.
Pierre GRéSARD, époux de Marie BERIAU, de la Sorderie, âgé de 55 ans, tué à Montaigu.
Pierre GRéSARD fils, de la Sorderie, âgé de 23 ans, tué à Montaigu.
Henry GENDREAU, du Genetais, âgé de 42 ans.
Pierre GENDREAU, du Genetais, âgé de 38 ans, tué du fait ci-dessus.

Mois de décembre.


Note en marge : Le 7 décembre il y eut une attaque du Luc [...] des Républicains qui furent vivement repoussés ; plusieurs furent tués. Ils furent ensuite [poursuivis] par Mr Charette venant de l'île de Bouin. Le combat fut vif et long sans [aucun] effet.

Le 25, Jean PELTIER, de la Lande, époux de Marie-Anne CHAIGNEAU, âgé de 32 ans, tué d'un coup de canon sortant de l'île de Bouin. Témoins Jean LOUé et Michel GAUTRET ses voisins.
Pierre CHANSON, charpentier, du village de la Giffraire, âgé de 28 ans ou environ, pris par l'ennemi à la ville de Tiffauges.
Jacques PEROCHEAU, surpris par l'ennemi en le bourg de Legé dans le mois susdit.
René DEVINEAU, veuf de Marguerite PEROCHEAU, âgé de 72 ans, a disparu depuis l'entrée de l'ennemi dans le bourg de Legé, où il se trouva dans le moment, au rapport de Marie MORIN, veuve SORIN.
François AYRIAU, domestique à la Moinardière, âgé de 26 ans, tué.
Jeanne BARRETTEAU, épouse de Pierre PATRON, laboureur, du village de la Dommangère, âgée de 34 ans, tuée.
Pierre PATRON, âgé de 8 ans.
Catherine PATRON, âgée de 6 ans.
Jean PATRON, âgé d'un an.
Marie PATRON, âgée de 75 ans [5 personnes de la même famille].
Marie BOUHIER âgée de 60 ans.
Marie-Anne FORT, âgée de 23 ans.
tous du village de la Dommangère, ont été tués et brûlés dans leurs maisons.
Jeanne GIRAUDINEAU, veuve de Jean CLOTOUX, âgée de 45 ans.
Marie PéAUDEAU, de la Chauvière. âgée de 17 ans, et
Catherine GRELIER, âgée 31, du même village, tuées proche le village de la Chauvière.
André BLAIS, époux de Marguerite NEAU, de la Sorderie, âgé de 69 ans.

Note en marge: Massacres.

Marie DOUILLARD, de la Sorderie, âgée de 46 ans.
François VOYNEAU, du Pas Châtaignier, époux de Marie CANTIN ( ?), âgé de 32 ans.
René BOUHIER de la Péranche, âgé de 65 ans, et
Jeanne BLAIS son épouse, âgée de 63 ans.
Jeanne NEAUD, âgée de 19 ans, et
Rose NEAUD, âgée de 1 1 ans, du village des Goupilleaux.
Anne PAYRAUDEAU, épouse de René BELLAUDEAU, de la Peaudouère, âgée de 46 ans, et
Anne BELLAUDEAU sa fille âgée de 12 ans.
Pierre BAUDOUIN, hermurier [armurier ?], du bourg, âgé de 48 ans.
Julien BAUDOUIN, âgé de 40 ans.
Jeanne TIREBOUT ( ?), veuve de Joseph BAUDOUIN, âgée de 66 ans.
Marie ROUSSEAU, veuve de François ORDONNEAU, du bourg, âgée de 64 ans.
Joseph MOINARD, de la Guénisière, époux de Jeanne CHANSON, âgé de 40 ans, et
Jeanne CHANSON, veuve de Joseph MOINARD, de lit Guénisière, âgée de 45 ans.
Joseph MOINARD, âgé de 3 ans, leur enfant.
Marie MOLLé épouse de Pierre MOINARD, de la Guénisière, âgée de 40 ans, et
Victoire MOINARD sa fille âgée de 7 ans.
Jean MOINARD, de la Guénisière, âgé de 30 ans, et
Anne MOLLé, sa femme, âgée de 28 ans, et
Marie-Anne MOINARD, sa fille âgée de 7 ans, et
Pierre MOINARD, leur fils âgé de . ans.
Marie JUBIN, épouse d'étienne MOINARD, de la Guénisiére, âgée de 60 ans.
Marguerite MAUVILAIN, épouse de Pierre GIRAUDET maçon, âgée de 36 ans, et
Marie GIRAUDET sa fille âgée de 6 ans, et
Rose GIRAUDET sa fille âgée de 7 mois.
Louise BRETOMMé, épouse de Jacques RENAUD, âgée de 32 ans, et
une petite fille âgée d'environ un an
Jacques RENAUD, de la Guénisière, époux de Louise BRETOMMé, âgé de 30 ans.
Jeanne MOLLé, femme de Jean GARREAU, maçon, de la Guénisière, âgée de 38 ans.
Marie FORGEAU, de la Guénisière, âgée de 20 ans.
Jeanne FORGEAU, femme de Jean NAULEAU, de la Guénisière, âgée de 30 ans.
Marie NICOLEAU, épouse de Louis FORGEAU, laboureur, de la Guénisière, âgée de 60 ans.
Louis FORGEAU, de la Guénisière, âgé de 26 ans [son fils].
Magdelaine [PéROCHEAU], veuve de Jean SORET, maçon, de la Guénisière, âgée de 30 ans
Jean SORET, âgé de 6 ans, [né le 13 janvier 1789 ].
Pierre SORET, âgé de 3 ans.
François SORET, âgé de 2 ans, ses enfants .
Pierre BOSSIS, de la Segonnière [Ségouinière ?], âgé de 50 ans.

Foi doit être ajoutée aux faits ci-dessus. Gillier vic. de Legé.


Janvier 1794


Le 15, Pierre GIRAUDET, de la Garrelière, âgé de 21 ans, resté à Noirmoutier et probablement massacré avec le reste de la garnison par l'ennemi.

Ont été tués par les Républicains ["l'ennemi" barré et surchargé] dans le mois de janvier 1794. Ils séjournèrent [...] tout ce mois dans le bourg.

En marge: Disparus

Joseph MOURIN (?), farinier, époux d'Anne TAILLé, âgé de 46 ans, du bourg.
Pierre CALTOUX, domestique, âgé de 70 ans, du bourg.
Marie MOINARD, de la Ville du Bois, âgée de 26 ans.
Pierre MALIDAIN, de la Giffraire, âgé de 64 ans.
Pierre PELTIER, charpentier, de la Giffraire, âgé de 22 ans.
Jean JAUNET, de la Giffraire, âgé de 17 ans.
Jeanne CHANSON, veuve de Joseph MOINARD, maçon, de la Guénisiére, âgée de 36 ans Joseph MOINARD, âgé de 5 ans, et Jean MOINARD, âgé de 3 ans, ses enfants.
Renée CHIFFOLEAU, de la Brétinière, veuve de Jean RICHARD, âgée de 67 ans.

Note en marge : suite du massacre.

Mathurin GUILBAUD, époux de Charlotte NEAU, de la Gaillardière, âgé de 50 ans.
Pierre ROUSSEAU, tisserand, époux de Marie GUILBAUD, de la Garrelière, âgé de 38 ans.
Louis BARRETTEAU, farinier, de la Peaudouère, époux de Thérèse GRASSET, âgé de 65 ans.
Joseph BABINOT, menuisier, du bourg, veuf de Marie AYRIAU, âgé de 38 ans.
Jean SIMAILLEAU, de la Bossardière, époux de Marguerite BABINOT.
François GARREAU, de la Gaillardière, époux de Jeanne MOLLé, âgé de 45 ans.
Pierre MASSON, de St Laurent, époux de Jeanne VIOLEAU, âgé de 40 ans.
René ROBIN, âgé de 20 ans, du village de la Moinardière.
Pierre VOISIN, de la Gaillardière, âgé de 16 ans.
Mathurin MOLLé, de la Gaillardière, âgé de 26 ans, pris par l'ennemi et ont disparu.
Pierre MOLLé, de la Gaillardière, âgé de 28 ans.
Jean GRASSET, de la Gaillardière, âgé de 20 ans, et
Jean AYRIAU, de la Gaillardière, âgé de [blanc], pris à Noirmoutier lors du massacre de la garnison.
René SORIN, de la Parnière, époux de Marie FUINé ( ?), âgé de 45 ans.
Jean Louis GOUIN, du bourg de Legé, âgé de 18 ans, et
Alexandre PINEAU, âgé de 24, aussi du bourg de Legé, massacrés à Noirmoutier.
Joseph BOSSIS, veuf de Marie MOINARD, de la Guilbaudière, âgé de 67 ans.
Marie-Anne BOURON, femme de joseph BOSSIS, de la Guilbaudière, âgée de 44 ans [belle-fille du précédent].
Marie CHAUCHET, femme de François BOSSIS, de la Guilbaudière, âgée de 40 ans.
Julien CAVOLEAU, de la Goichonnière [Gauchonnière], âgé de 35 ans.
Pierre BOUTOLEAU, du village de Bourgneuf âgé de 17 ans.
René BARDOUL, boucher, époux d'Angélique SAUVAGET, âgé de 48 ans.
Marie LOISEAU, domestique, âgée de 67 ans.
La veuve LOISEAU, journalière dans le bourg, âgée de 68 ans.
Marie LOISEAU, sa fille, âgée de 30 ans.
La veuve LAGNEAU, du bourg, âgée de 40 ans.
Pierre ERCEAU, aubergiste, du bourg, âgé de 55 ans.
Dlle Julie MOREAU ( ?) de la NOUE, du bourg, âgée de 66 ans.
Claude PORCHIER, du Fief [Malade], veuf de Jeanne GAVEAU, âgé de 55 ans.
Marie GRASSET, veuve de Claude GARIOU, âgée de 66 ans.
Jean GARIOU, veuf de Charlotte [blanc], âgé de 48 ( ?) ans.
Jean GARIOU, son fils, âgé de 6 ans.
Mathieu GOUBERT (?), époux de Marguerite [blanc], âgé de 50 ans.
Marie BOSSIS, domestique, âgée de 54 ans.
Le Sr André VIOLEAU, de la Rétière, veuf de [blanc], âgé de 67 ans.

Les enregistrements ci-dessus mentionnés sont appuyés sur des preuves, et certains. En foi de quoi j'ai signé. Gillier vic. de Legé.

Note en marge : Il y eut pendant ce mois des recherches presque continuelles en les forests de Grand-Landes, Touvois, Rocheservière, et dans les gîtes et pièces de terres environnantes, qui étaient les seuls lieux qui nous offraient quelques aziles contre un ennemi sans humanité.

Février 1794.


Note en marge : Dans ce mois il y eut un combat très vif dans ce bourg. Les Républicains furent mis en pleine déroute et tués en grande partie. Plusieurs périrent en passant la rivière de la Logne qui avait débordé dans le moment. On leur prit deux canons et leurs bagages. Ont été tués par l'ennemi dans le mois de février 1794 [qui ont ce mois et le suivant séjourné dans bourg de Legé]. [La fin de phrase entre crochets semble être un rajout ultérieur, vu l'espace réduit entre les lignes à cet endroit].

Jean MALIDAIN, de la Lande, époux de Marie CHANSON, âgé de 45 ans.
Jean AYRIAU, de la Lande, âgé de 20 ans.
Joseph CHANSON, de la Lande, époux de Marie LOMEAU, âgé de 30 ans.
Pierre FORGEAU, de la Dommangère, âgé de 20 ans.
Jean LORTEAU, laboureur, de l'Ouche du Four, pris et emmené par l'ennemi.
Louis RAVELEAU, époux de Françoise (?) NAULEAU, de la Guichère, âgé de [blanc].
Marie CHANSON, veuve de Jean SORET, de la Logne, âgée de 35 ans.
Jeanne [illisible], veuve de Pierre SORET, de la Logne âgée de 66 ans.
Anne RUCHER, femme de Pierre RORTHAIS de la Logne, charpentier, âgée de 35 ans.
Reine D'HERMIES ( ?), du bourg, âgée de 51 ans.
François GUéRY, de la Naulière âgé de 25 ans, tué au combat de St Colomban.
Pierre PARé, farinier, époux de Marie Anne BARRETTEAU, âgé de 37 ans.
Pierre SORET, veuf d'Anne CHANSON, âgé de 42 ans, a disparu depuis le combat de St Colomban.
Jacques MUSSEAU, laboureur, veuf d'Anne SIMONEAU, du Moulin Bonneau, âgé de 59 ans, a disparu après avoir été pris par l'ennemi.

Note en marge: suite des massacres

André RéZEAU, époux de Marie BERNARD, du [des] Goupilleaux, âgé de 53 ans.
Anne RAVELEAU, domestique, âgée de 28 ans, du village de la Moinardière.
Sieur Pierre CHARTER, du Bourg, âgé de 48 ans, et
Dlle Marie CHARIER son épouse, âgée de 41 ans, et
Rosalie CHARIER leur fille, âgée de 9 ans
Louis GUéRIN, cordonnier, époux de Marie BERIAU, âgé de 59 ans.
Marie FORGEAU, de la Naulière femme de Jean PEROCHEAU, laboureur, âgée de 44 ans, et
Julien PERROCHEAU son fils, âgé de 6 ans.
Louise CHANSON, de la Bourrie âgée de 11 ans, emmenée par l'ennemi.
Marie MERCIèRE, veuve de Clément MIGNEN, de Boiseau âgée de 46 ans.
Françoise MERCIèRE, âgée de 22 ans.
Marie MERCIèRE, femme de Julien CHANSON, de la Garrelière, âgée de 32 ans.
Vincent CAILLAUD, de Boiseau âgé de 60 ans, veuf de Marie BERTHET ( ?), et
Louis CAILLAUD son fils, âgé de 35 ans, et
Mathurin CAILLAUD son fils, âgé de 22 ans.
Suzanne CAILLAUD sa fille, âgée de 22 ans.
Marie CAVOLEAU, de Boiseau âgée de 28 ans.
Mathurin GAILLARD, de [illisible], veuf de Marie POIRON, âgé de 66 ans, et
Jeanne GAILLARD sa fille, âgée de 30 ans.
Jacques CHANSON, âgé de 60 ans, veuf de Catherine RORTHAIS
Anne CHANSON, âgée de 27 ans.
Marie CHANTREAU, veuve d'étienne VOYNEAU, âgée de 82 ans.
Marguerite VOYNEAU, âgée de 52 ans.
Marie MIGNEN, femme de Jean CARREAU, du Cormier, âgée de 46 ans.
Jean CARREAU, âgé de 87 ans, du Cormier, et
Anne REAUD (?) son épouse, âgée de 75 ans.
Pierre MARTIN, époux de Marie GRéSARD (?), âgé de 48 ans.
François CARREAU, âgé de 26 ans.
Charles CARREAU, âgé de 30 ans.
Jeanne MORISSON, veuve de Jean CARREAU, âgée de 63 ans.
Marie MORNET, veuve de Jean SORIN, âgée de 66 ans.
Marie CHAIGNEAU, veuve de Pierre SOUTRET (?), âgée de 66 ans.
Marie BRETHET (?) [BERTHET ?], âgée de 38 ans.
Marguerite BRETHET ( ?), âgée de 30 ans.
Charles SIMONNEAU, domestique, âgé de 20 ans.
Jean DEMANGEAU, veuf de [blanc] BRETOMMé [BERTOMMé ?], du Cormier, âgé de 70 ans, et
Jean DEMANGEAU son fils, âgé de 40 ans.
Marie PARé, de la Naulière, âgée de 60 ans.
Marguerite PARé, âgée de 58 ans.
Jeanne PARé, âgée de 56 ans.
Marie LONGéPéE, femme de François MASSON, de St-Laurent, âgée de 37 ans.
Dlle Marie Anne RAIMBERT, âgée de 50 ans ou environ.
Marie ERCEAU, femme de René SIMONEAU (?), âgée de 34 ans.

Note en marge : Les recherches dans les forêts, gîtes, etc., furent presque continuelles pendant ce mois ainsi que pendant le mois suivant. Les peuples les plus barbares semblaient être venus dans ces parages. Plusieurs femmes furent brûlées vives, des femmes enceintes égorgées et leurs enfants portés au bout de la Bayonnette.

Note en marge, nouveau feuillet : suite des massacres.

Magdelaine LOISEAU. veuve de Jean GRELIER, de la Guénisière, âgée de 27 ans.
Marie LOISEAU, âgée de 46 ans.
Anne RASSINEAU [ ROSSINEAU ?], veuve de Jean MALARD, du Douci, âgée de 46 ans.
Jeanne (?) MABILE, dit RENAUD. époux d'Anne MALARD.
Jacques GRELEAU, époux d'Anne ARDOUIN [HARDOUIN], du Douer, âgé de 50 ans.
Marie Anne BONNIN, âgée de 25 ans.
François GRASSET, de la Gaillardière, âgé de 25 ans.
Louise SORIN, femme de Pierre ROUSSEAU, de la Jarrie, âgée de 60 ans.
Jeanne JAUNASTRE, veuve Pierre ROUSSEAU, de la Jarrie, âgée de 58 ans.
Jeanne ROUSSEAU, femme de Jean AYRIAU, de la Jarrie, âgée de 40 ans, et
Jeanne AYRIAU sa fille, âgée de 6 ans.
Pierre AYRIAU, son fils, âgé d'un an.
Dlle Catherine BOSSIS, veuve du Sieur René Alexandre GOURREAU, du Bourg, notaire royal, dit de la Fuye, âgée de 70 ans.
Marie AYRIAU, sa servante, née au village de la Lande, âgée de 40 ans.
Dame Louise CHEVALIER du BREUIL, veuve du Sieur Alexandre Aimé PINEAU, seigneur du BREUIL, avocat, âgée de 68 ans, et
Rose AYRIAU, sa domestique, âgée de 27 ans.
Dame Gabrielle de GOULAINE, femme de noble homme [...] de LA BARBELAIS de Chalan [Challans].
Françoise DAVIAU, femme de Jean PATRON, du bourg de Legé, âgée de 47 [ans].
Françoise PATRON sa fille, âgée de 15 ans.
Charles PATRON son fils, âgé de 6 ans.
Prosper PATRON son fils, âgé de 4 ans.
Marie GUILLOTON, femme de François SORIN, du bourg. âgée de 50 ans [mère de la suivante].
Marie SORIN, femme de [Jacques] GUESDON, du bourg, âgée de 26 ans.
Olympe GUESDON sa fille, âgée de 3 ans.
[François] GUESDON son lits, âgé d'un an [né le 16 juillet 1793 et baptisé le 17].
Françoise MARTIN, du bourg, âgée de 25 ans.
Pierre GUIBERT, domestique, âgé de 50 ans.
Rouis GUIBERT, âgé de 19 ans.
Marie-Anne FORGEAU, âgée de 36 ans.
Messire [blanc] RULIN de Monfauron. âgé de 66 ( ?) ans ou environ.
Catherine CHARDAVOINE, veuve de Michel GIRAUD, de la Tirelière.
Marie PéROCHEAU, femme de François FORGEAU, labou-reur, de la Chauvière, âgée de 48 [ans].
François AYRIAU, du bourg, âgé de 27 ans.
Jeanne RAMBAUD veuve de Pierre GRELIER, de la Guénisière, âgée de 54 ans.
Marie ORCEAU, veuve de René ROUSSEAU, aubergiste, âgée 60 ans.
Pélagie ROUSSEAU sa fille, âgée de 26 ans.
Geneviève ROUSSEAU sa fille, âgée de 18 ans.
Jean MARTIN, maréchal ferrand du bourg, 66 ans.
Pierre GIRAUDINEAU, époux de Catherine MISSONEAU, du bourg, âgé de 58 ans.
Marie ORDONNEAU, âgée de 2 ans.

Note en marge : Dans le mois précédent [février 1794] on fusilla au bourg de Legé soixante dix ou douze hommes (les postes de Falleron, Touvois, etc., qui se croyaient en sûreté chez eux ayant rendu les armes après les promesses qu'on leur avait fait [sic] de les laisser sans les inquiéter.

Note en marge : suite des massacres.

Le Sieur FAGOT, du village de Bourgneuf âgé de 56 ans.
Marguerite ROI SSEAU femme de Jean GIRAUD, chapellier. âgée de 33 ans, et deux enfants.
Marie [blanc], veuve d'Alexis DANGIBAUD. dit Bourg, âgée de 60 ans.

Les enregistrements ci-dessus et d'autres parts sont appuyés sur des preuves certaines. en foi de quoi j'ai signé Gillier vic. de Legé.

Mars 1794.

Le 15, Joseph ARTEL, menuisier, époux de Thérèse RIGOLAGE, âgé de l8 ans, mort au combat de la Roche sur Yon.


Ont été massacrés par l'ennemi dans le mois de mars 1794

Jean BOUAU, du village de la Noue, époux d'Anne GENAUDEAU ( ?). âgé de 55 ans.
Pierre GAUVRIT du Pas Châtaignier, paroisse de Grand--Lande, époux de Marie VOLARD. âgé d'environ 40 ans, tué en la forêt de Touvois.
Pierre CHANSON, de la Bourrie, âgé de 40 ans.
Catherine FORGEAU, épouse de Jean CHANSON, de la Bourrie, âgée 37 ans. et Louis CHANSON son fil, âgé de 4 mois.
Jeanne BOUHYER, des Bèges, âgée de 63 ans.
Pierre PERAUCHEAU, de la Parnière, âgé de 70 ans, pris et disparu.
Catherine AILLAUD, veuve de Pierre BONNET, farinier à la Guichère, âgée de 72 ans.
Joseph LOUIS, âgé de 9 ans.
Marie CHARIER. veuve de Charles POGU de la Bourrie âgée de 60 ans.

Note en marge : suite des massacres

Pierre FAVREAU, époux de Louise ( ?) POGU, de la Pouvraire, âgé de 38 ans.
Jean FAVREAU, de la Pouvraire, âgé de 30 ans.
Elizabeth GILET, de la Tournerie, âgée de 75 an.
Pierre SORET, de la Tournerie, âgé de 82 ans.
Jacques BUET, du village du Bois, âgé de 46 an.
Marie PRAUD, domestique, âgée de 20 ans.
Jean CHANSON, de la Lande, époux d'Anne GARREAU, âgé de 35 ans.
Jeanne FORGEAU, veuve de Jean AYRIAU, laboureur, de la Parnière, âgé de 64 ans.
Pierre AYRIAU, de la Fuie. âgé de 24.
Pierre BOISSELEAU, âgé de 30 ans, de la Bésillière, et
Jacques BOISSELEAU son frère, âgé de 20 ans, tué à Noirmoutier au mois de janvier [1794].
Jeanne BOSSIS, de la Garrelière, âgée de 16 ans.
Marie LANDAIS, femme de Jacques SIROT, de la Bourrie, âgée de 35 ans.
François [illisible], de la Guichère, âgé de 16 mois.
Marie BARANGER, veuve de Jacques SIROT, de la Bourrie, âgée de 68 ans.
Jean BLAIS, de la Sorderie, époux de deffunte Françoise BOSSIS, âgé de 58 ans.
Joseph BARDOULT, époux de Marie-Anne VOLARD, de la Bernardière, âgé de 64 ans.
René DEVINEAU, laboureur, veuf de Marie MORISSOT, âgé de 60 ans.
Jean GENDRE, laboureur, époux de Louise RAVELEAU, de la Borderie, âgé de 36 ans.
Catherine MOREAU, femme de Mathurin MORISSON ( ?), du Genetais, âgée de 40 ans.
Thérèse MOREAU, veuve François GENDREAU, âgée 75 ans.
Mathurin BELLOUARD, farinier, de la Guichère époux d'Anne BLAIS, âgé de 40 ans.
P[ierre] BELLOUARD, âgé de 5 ans, fils de Pierre BELLOUARD et de Jeanne BLAIS de la Guichère.
Louis AYRIAU, de la Parnière, âgé de 50 ans.
Thérèse GRASSET, veuve René AYRIAU, de la Jarrie, âgée de 62 ans, et
René AYRIAU son fils, âgé de 35 ans, et
Anne JUBIN sa femme âgée de 34 ans.
Jacques THIBAUD, époux de Françoise BEZIAU, de la Lande, âgée de 56 ans.
Marie BARRETEAU, de la Lande, âgée de 56 ans.
Marguerite Durand, de la Pouvraire, âgée de 9 ans.
Catherine BARRETEAU, de la Moinardière, âgée de 82 ans.
Jean ROY, laboureur, âgé de 26 ans, de la Moinardière.
Marie BIGNAUD, de Bourgneuf, épouse ( ?) de [blanc] VRIGNAUD, âgée de 80 ( ?) ans.
LOUISE MERCIèRE, veuve Jean TRICHET, de la Sorderie, âgée de 60 ans.
Marie GRELIER, femme de Pierre LOISEAU, de la Guénisière, âgée de 40 ans, et
Pierre LOISEAU son fils, âgé de 3 ans [né le 15 décembre 1791].
Louise PéAUDEAU, femme d'Etienne VOYNEAU, de la Chauvière, âgée de 56 ans. [et]
Françoise VOYNEAU sa fille, âgée de 20 ans.
Marie PéAUDEAU, de la Chauvière, âgée de 51 ans.
Catherine MAILLAN [ou MAILLAU], de la Chauvière, âgée de 60 ans ou environ.
Catherine CHARIAU, veuve de Pierre BARRETEAU, de la Bourrie, âgé de 70 ans.
Jean CHANSON, époux de Jeanne BARRETEAU, de la Bourrie, âgé de 40 ans.
Marie GENAUDEAU, de la Noue, veuve de P[ierre] BOUGIS ( ?), âgée de 63 ans.
Louise POGU, veuve de Pierre CARREAU, de la Pouvraire, âgée de 30 ans.

Note en marge : Suite des massacres.

Pierre ROUSSEAU, veuf de Louise SORIN, âgé de 60 ans, de la Jarrie.
René ROUSSEAU, âgé de 59 ans, de la Jarrie.
Marguerite ROUSSEAU, âgée de 55 ans, de la Jarrie.

Je soussigné certifie les enregistrements ci-dessus et d'autres parts être tels qu'ils sont inscrits. Les uns sont à ma connaissance et les autres appuyés sur des preuves des plus autentiques [sic]. Gillier vic. De Legé.

Avril 1794.


Le 15, Jeanne PEROCHEAU, de la Naulière, âgée de 18 ans, morte d'une blessure faite par l'ennemi. Témoin Jean PéROCHEAU son père.
Le 17, Marie MOLLé, de la Gaillardière, âgée de 47 ans, morte d'une blessure faite par l'ennemi. Témoins, Mathurin et Marguerite MOLLé ses frère et sœur.


Note en marge : Bénédiction d'un cimetière proche la chapelle de la Guichère le 20 avril 1794.

Mai 1794.


Le 20, Charles BARRETEAU, de la Gestière, âgé de 16 ans, tué au combat de Chalan [Challans].

Juin 1794.


Jean BOSSIS, de la Bésillière, âgé de 30 ans, resté au combat de Chalan donné le 6 du présent mois.

Note en marge: Poussée des Républicains.

Julie Magdelaine GRATON, épouse de Jean François BARRETEAU, commandant de la division de Vieillevigne et demeurant à Izereau [2 km nord de Mormaison], paroisse de St André [Treize Voies], âgée de 30 ans, a été emmenée avec sa fille âgée de 4 mois par l'ennemi et conduite â Nantes.

Note en marge : Massacres.

Le 8 juin, Marie GUéRY, de la Naulière, âgée de 26 ans, fut tuée par l'ennemi proche le bourg de Legé. Témoins, Louis PARé et Antoine PéROCHEAU.
Le 8, Jeanne RAVELEAU, de la Logne, âgée de 17 ans ,fut tuée par l'ennemi proche ledit village de la Logne.
Le 8, Marie POGU, veuve de Julien BOSSIS, de la Bernardière, âgée de 64 ans, fut tuée peu l'ennemi proche le même village.

Note en marge : Massacre.

Louis DUPONT, de l'Ouche du Four, époux de Jeanne MARTIN, âgé de 52 ans, a été tué par l'ennemi, proche le même village. Témoins Pierre et Gabriel THIBAUD ses voisins.

Note en marge : Massacre.
Jean POTHIER. du village dit Bujard, âgé de 55 ans, tué par l'ennemi le 15 du présent mois et inhumé au cimetière (le la Guichère le 16 en présence de Jacques POTHIER son fils et de Pierre CHIFFOLEAU.

Juillet 1794.


Massacres faits par les Républicains sur la paroisse de Legé le Dix-huit juillet 1794.

Ont été tués par eux .


Note en marge : Je n'ai inscrit sur le présent registre aucune personne au nombre de celles qui ont été massacrées, qu'après le Témoignage de plusieurs personnes de leurs parrents ou voisins qui les avoient vues après leur mort, ou qui même les avoient enterrées. Gillier vic. desservant de Legé.

Marie BERNARD, veuve Pierre VOLARD de la Bésillière, âgée de 60 ans.
Anne VOLARD, âgée de 26.
Pierre ROBIN, des Goupilleaux, âgé de [blanc].
Jeanne BOSSIS, de la Moinardière, âgée de 26 ans.
Jeanne BOSSIS, de la Gestière, veuve de Mathurin GENAUDEAU, âgée de 65 ans.
Marie BOSSIS, de la Gestière, âgée de 63 ans.
Jean ROBIN, de la Gestière, époux de Françoise BERIAU, âgé de 42 ans.
Marguerite NEAU, veuve d'André BLAIS, de la Sorderie, âgée de 74 ans.
François CHAIGNEAU, de la Gestière, veuf de Marie CHARIAU, âgé de 60 ans.
Jeanne ROUSSEAU, épouse de René BIZET, âgée de 35 ans, étant à l'agonie, fut brûlée.
François VRIGNAUD, charpentier, veuf de Catherine BIZET, âgé de 50 ans.
François VRIGNAUD, âgé de 16 ans.
Jean RORTHAIS, de la Moinardière, époux de Marie BOSSIS, âgé de 36 ans.
Jeanne RORTHAIS, de la Moinardière, âgée de 28 ans ou environ.
Jeanne BOUCHARD, femme de Pierre BEZIAU, de la Bésillière, âgée de 37 ans.
Marie BEZIAU, de la Bésillière, âgée de 16 ans.
Jacques BERIAU, de la Sorderie, âgé de 50 ans, et
Jeanne BOUHIER sa femme, âgée de 49 ans.
Julien CHARIER, de la Sorderie, âgé de 60 ans.
Perrine GAILLARD, veuve de Pierre DOUAUD, de la Sorderie, âgée de 65 ans. François GAUTREAU, de la Sorderie, âgé de 50 ans.
Pierre MARCETEAU, de la Moinardière, époux de Marie BILLOUARD, âgé de 58 ans. Catherine LOMEAU, de la Rétière, âgée de 60 ans.
Jean BOSSIS, de la Bésillière, époux de Catherine CORNETEAU, pris et emmené par l'ennemi.
Jean BOSSIS, de la Bésillière, âgé de 49 ans.
Jean-Baptiste BOSSIS, âgé de 58 ans.
Olivier BOSSIS, de la Bésillière, âgé de 60 ans.
Jean GRASSET, de la Bésillière, âgé de 64 ans, emmené par l'ennemi.
Jean AYRIAU, de la Parnière, âgé de 26 ans.
Jacques BONNET, farinier, époux de Jeanne CHANSON, de la Guichère, âgé de 58 ans.
Pierre GILET, de la Tournerie, âgé de 35 ans.
Jeanne GOEAU, veuve d'étienne CHARDAVOINE, de la Garrelière, âgé de 66 ans.
Pierre MARMET, de la Guichère, âgé de 38 ans.
Catherine BRAUD, de la Guichère, âgée de 54 ans.
Marie BRAUD, de la Guichère, âgée de 50 ans.
Marie VOYNEAU, de la Retière, âgée de 35 ans.
Pierre PéAUDEAU, de la Rétière, âgé de 5 ans.
Pierre PéCHEREAU, maréchal, époux de Jeanne CAVOLEAU, de la Guichère, âgé de 58 ans.
Reine CAVOLEAU, de la Logne, âgée de 16 ans.
Jean ERCEAU, de la Bésillière, époux de Marguerite CARREAU, âgé de 63 ans.
Pierre FORGEAU, de la Dommangère, veuf de Marguerite FORGEAU, âgé de 67 ans, et
Pierre FORGEAU son fils, époux de Jeanne CHARIAU, âgé de 34 ans.
Pierre CHARIAU, de la Gestière, âgé de 54 ans, veuf de Marie BARRETTEAU.
René LOUIS, de la Naulière, époux d'Anne DEVINEAU, âgé de 37 ans.
Pierre AYRIAU, de la Naulière, veuf de Jeanne CHANSON, âgé de 35 ans.
Louis BARRETEAU, farinier, de Gouvrières, époux de Jeanne PATRON, âgé de 42 ans.
Pierre GRELIER, sabottier, époux de Marie PATRON, âgé de 34 ans.
Pierre DEVINEAU, de la Parnière, âgé de 58 ans.
Anne SIMONEAU, veuve de Jacques MUSSEAU, du Moulin Bonneau, âgé de 63 ans, et
Jeanne MUSSEAU sa fille, âgée de 22 ans.
Pierre CORNETEAU, farinier, époux de Jeanne TEXIER, du Moulin Bonneau, âgé de 36 ans.
Suzanne TEXIER, âgée de 26 ans, du Moulin Bonneau.
Perrine BESSONNET, épouse de Nicolas DODIN, farinier, de la Bésillière, âgée de 36 ans.
Louise GIRAUDIN, femme de Louis DODIN, farinier, de la Bésillière, âgée de 36 ans.
Pierre DODIN son fils âgé de 17 mois.
Catherine BOSSIS, femme de Julien MOUNEREAU, âgée de 58 ans, de la Bésillière.
Le 20, Jean GRIS, de la Bésillière, époux de Jeanne AYRIAU, âgé de 50 ans.

Je soussigné certifie tous les enregistrements ci-dessus et d'autre part être les uns à ma connoissance. Les autres fondés sur des témoignages asseurés. En foy de quoi j'ai signé Gillier vic. de Legé. Approuvé plusieurs ratures pour ne valloir.

Août 1794.


Néant. Mais sont intercalés au début de septembre 1794 les morts du combat de Luçon qui date alors de plus d'un an.

Ont resté au combat de Luçon donné le 14 aoust 1793 [et où les insurges furent mis complètement en déroute et perdirent beaucoup de monde par la mésintelligence,dit-on, de ceux qui commandaoient et par la trahison de quelques canonniers].

La fin de phrase entre crochets doit être une addition ultérieure.

Jean MIGNEN, de Boiseau, âgé de 46 ans.
Louis DEVINEAU, de la Parnière, âgé de 60 ans.
Pierre BOSSIS, époux de Marguerite AYRIAU, de la Tirelière, âgé de 33 ans.
Jean BOSSIS, de la Moinardière, âgé de 24 ans.
Jean PONTREAU, journalier, de la Gestière, âgé de 54 ans.
Jean PONTEVIE, du village de Bourgneuf, âgé de 25 ans.
Pierre BOSSIS, de la Guichère, âgé de 32 ans.
Pierre MOINARD, de la Marlière [Morlière ?], époux de Marie PéAUDEAU, âgé de 26 ans.
Jacques PAYRAUDEAU, du village de la Guichère, époux de Marie-Anne CHANSON, âgé de 38 ans.
François V RIGNAUD, de la Guichère, âgé de 25 ans.
Louis BOISSELEAU, Bésillière, âgé de 24 ans.
Jacques GILET, de la Tournerie, âgé de 30 ans.
Luc BOSSIS, de la Garrelière, âgé de 24 ans.
François NAULEAU, de la Guichère, fut tué au combat de la Roche sur Yon donné à la fin du présent mois d'août 1793, âgé de 25 ans.
Jacques BOSSIS, de la Bésillière, fut aussi tué au même combat, âgé de 40 ans.
François BRETIN, de la Brétinière, âgé de 34 ans, resté au combat de Luçon.

Je soussigné certifie les enregistrements ci-dessus et d'autre part être conformes aux preuves et témoignages que j'ai pu avoir. En foi de quoi j'ai signé. Gillier vic. de Legé

Septembre 1794.


Le 15, Marc MOINARD, de la Ville du Bois, âgé de 19 ans, tué au combat de Fréligné en combattant. Témoins, Jacques PARé et Pierre CHIFFOLEAU.
Au même combat a été tué Pierre CORMIER, de la Luchezière, domestique, âgé de 27 ans.
Jean ??OSSIS , de la Bésillière, âgé de 19 ans, tué en combattant à Fréligné. Témoins, François CORNETEAU et Gabriel RAVELEAU.
Le 16 a été inhumé à la Guichère Pierre THOMAS, âgé d'environ 26 ans, de la paroisse de Ste Pazanne, mort hier de blessures reçues au combat de Frérigné [Fréligné] présents à sa sépulture, Jean PRAUD et Gabriel ROUET ses camarades.
Le 17 a été inhumé Joseph SAUZEAU, de Machecoul, âgé de 26 ans, mort des blessures du combat de Flérigné [Fréligné] à sa sépulture, Jean APPEL et Pierre LEDEY.
Le 17 a été inhumé à la Guichère Pierre JAUNET, de la Giffraire, âgé de 20 [ans], décédé d'hier d'une blessure reçue au combat de Frérigné [Fréligné]. Présents à sa sépulture. René JAUNET son père et Martin JAUNET son oncle.
Le 17 a été inhumé Jean BAUDELIER, des Chauffetières de Grand-Lande, mort d'une blessure du combat de Frérigné [Fréligné]. Présents à sa sépulture, Joseph BAUDELIER son frère et Pierre CHIFFOLEAU.
Le 22, Jean GAULTIER, de Paimbœuf âgé d'environ 25 ans, mort à la Rétière, d'une blessure du combat de Flérigné [Fréligné], a été inhumé à la Guichère en présence de François ROULLEAU et François ALLAIN (?).

Source : registre clandestin de l'abbé Gillier
Texte déposé par Joël Lucas
Lui écrire




1797    Legé  44650      Prêtre révoqué

Aujourd'hui quatorze septembre mil sept cent quatre vingt dix sept je soussigné ai cessé toutes activités ecclésiastiques conformément au décret tyrannique du dix huit fructidor an cinq de la Rép. Franç.
             Gillier desservant de Legé

Source: Registre clandestin de l'abbé Gillier.
Texte déposé par Joël Lucas
Lui écrire




1799    Legé  44650      Le curé retrouve sa paroisse après les persécutions.

Aujourd'hui huit décembre mil sept cent quatre vingt dix neuf je soussigné ai commencé à reprendre l'exercice public de mes fonctions et ai chanté dans le bourg de Legé la messe paroissiale après avoir éprouvé toutes sortes de persécutions pendant plus de vingt six mois m'étant refusé au serment inique de haine à la royauté et exigé par l'acte le plus tyrannique.
        Gillier desservant de Legé.

Source: Registre clandestin de l'abbé Gillier
Texte déposé par Joël Lucas
Lui écrire





1857    Le Pin  44540      lettre du curé à son évêque.

« Si votre Grandeur ou Mr le Préfet n'oblige pas la commune a faire faire des murs autour du cimetière, il est probable que le cimetière et les pauvres défunts demeureront tous sans défenses d'ici longtemps. »

Extrait des archives de l’évêché
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p.304)

Lui écrire Voir son site



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