LOIRE


1709     Rive de Gier  (42800)         tourbillon, sorcier ou démon ???.

"En l'année 1704, il arriva une nuée avec un tourbillon de vent, on ne sait si c'étoit un fléau du ciel ou bien un sorcilége que ce tourbillon. Il commença au Mouillon, où il enleva un monceau de terre avec un homme en l'air; l'homme tomba sans grand mal, mais il eut son chapeau emporté. De là, ledit tourbillon passa au Crest de Gourde-Marin où le nommé Desvignes, de St-Genis-Terrenoire, avoit une perière de charbon, avec une petite maison, ledit tourbillon enleva le couvert dudit bastiment et l'entraîna dans les airs jusques au Martoray et aux Flaches, ce qui fit peur aux faiseurs de grand chemin et à beaucoup d'autres. Cela emporta aussi en l'air beaucoup de charbon. C'étoit quelque chose d'étonnant. Lesdits jour et an que dessus, la femme du nommé Pierre Maigre portoit un enfant au bras et en menoit un autre par la main. Aux Verchères, proche la terre du sieur Chol, elle vit venir un cavalier à cheval qui étoit tout noir, et qui disoit à son cheval: Passe sur cette femme. La pauvre femme, de frayeur, s'enfuyoit proche des murailles, mais ledit cavalier la poursuivoit toujours, en disant à son cheval: Passe donc sur cette femme. Elle s'enfuit chez Antoine Sibert, où le cavalier la suivit jusqu'à la porte. Apparemment que ses enfants la sauvèrent avec le Dieu tout puissant. C'étoit une bonne femme, et le cavalier suivit tout le long du chemin ce tourbillon de vent. Apparemment que c'étoit lui qui le conduisoit: cela fait bien voir que c'étoit un sorcier ou bien un démon."


Extrait du manuscrit Chol-Zaccarie, qui mentionne les évènements remarquables arrivés à Rive de Gier au commencement du XVIIIe siècle:
Tiré du livre de J.B. Chambeyron « Recherches Historique sur la Ville de Rive de Gier ."1844, reedité en 1980.

Texte déposé par Fabienne Blanc.
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1709     St-Symphorien-de-Lay  (42470)

"Noter que cette année 1709 il est décédé plus de personnes qui n'ont pas été (insérées?) dans ce registre: c'est pour ne savoir le nom ou les avoir apportées à la porte de l'église sans les nommer. La misère a été si grande qu'on ne saurait l'exprimer. La mesure de seigle a valu jusqu'à six livres dix sols; les trois quarts de la paroisse et pour le moins ont vécu de pain de fougère, de pain de gland, pain d'écorce de pin, de pain d'avoine, d'orge. Le vin a valu trente trois livres (lanée?)? Le curé et le vicaire ont mangé de pain d'orge pendant l'année et bu du vin blanc tiré avec une corde (???) On ne recevait pas un liard de la paroisse et l'église ne pouvait entretenir une lampe que le dimanche à la messe. Les habitants entendaient la messe de leur maison à cause des voleurs."

Trouvé à la fin du registre paroissial commentaire écrit par le curé.
Texte déposé par Bernadette Dalléry.

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Christian PALLUY nous donne une explication sur la phrase : " Le curé et le vicaire ont mangé de pain d'orge pendant l'année et bu du vin blanc tiré avec une corde (???)"

explication: Le vin est habituellement tiré d'un tonneau, sans instrument. Ici le curé fait une métaphore entre le vin blanc et l'eau, le puits et un tonneau, par contre il ajoute une corde comme instrument.
Donc, ils ont but de l'eau du puits tirée avec un seau au bout d'une corde.
Pour porter attention à ce détail, celui-ci devait singulièrement contraster avec leur habitude, on peut en déduire que le curé et le vicaire buvaient du vin rouge en bien mangeant.

Que dure, pénible et longue dut leur être cette abstinence.
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1709    Vougy  42720     "...le poil tomba à la plus grande partie des boeufs..."

"Il mourut beaucoup de brebis et d'agneaux. On crut que toutes les brebis et agneaux périraient et on fit tout ce qu'on put pour en échapper quelques-uns. On les mettait auprès du feu : on les faisait manger, et où les étables ne se trouvaient pas assez chaudes pour empêcher le bétail de souffrir extraordinairement, le poil tomba à la plus grande partie des boeufs, des vaches, des chevaux et des anes, de manière que les pauvres bêtes faisaient horreur..."

Source: Gé Magazine n°237 mai 2004 page 19.







1715    St Denis sur Coise  42140     la rivière estait extremement grosse ...

Louis Dussurgey décédé le 12 de ce mois a été mis en sépulture sainte dans le cimetière de l'église paroissiale de St Denis sur Coise le 14 février 1711 par Me Benoit Gonin vicaire avec les cérémonies dans le rituel de ce diocèse pour ceux qui meurent dans la commune de l'église en présence d Antoine et Clément Dussurgey frères enfants du dit défunt et Jean Dussurgey son frère qui ont déclaré ne savoir signer de ce enquis. Le dit Louis Dussurgey venant du Forez avec ses chevaux voulant passer sur les planches du pont du dit St Denis la rivière estait extremement grosse une des planches sortie de sa place parce que la pierre qui soutenait rompit, il tomba dans la rivière et fut trouvé noyé au dessous de l'écluse des moulins Blanchard le 13 dudit mois de février. Le malheur lui estant arrivé le 12 sur le bord de la nuit dont et du tout j'ay dressé le présent acte les ans et jours que dessus et avons signé l'enterrement a été fait par Mr de St Symphorien le Chateau le dit Dussurgey a été enterré qu'après le verbal que Mrs les officiers de Chzelles ont fait.

J'ay acheté notre grande banniere de Damas des gènes cramoisie chez Monsieur Rousseau au bout du pont de pierre du costé de l'herberie à Lyon 5 aulnes et 12 # l'aune payé 60 # et de façon chez Mr Goin rue de Flandre compris les franges 12#
26 7bre 1715


Texte déposé par B.Tissot-Girard

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1715    St Denis sur Coise  42140     il est arrivé une mortalité extra ordinaire aux boeufs et vaches ...

Nota que cette année 1715 dans ce diocèse et en bien d'autres provinces de ce royaume, il est arrivé une mortalité extra ordinaire aux boeufs et vaches qui mouraient dans 2 ou 3 jours, plusieurs perdaient tous leurs bestiaux et les autres la plus grande partie dans cette paroisse par la grâce de Dieu, il n'y a eu que 4 maisons qui en ayent été affligées chez Léon et Dubuys de la Vouray perdirent presque tous leurs bestiaux, mais du costé de St Galmier et au voisinage presque tout périt, ce qui ruina beaucoup de bonnes maisons et cette maladie dura plus de 2 ans et mesme quelques uns en fureur et attaques 2 fois. Je pense que celà nous dénotait la maladie contagieuse des hommes qui a commencé à Marseille l'année 1720 et qui a ravagé les plus grandes villes de la province et ailleurs aussi.

Texte déposé par B.Tissot-Girard

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1723    St Denis sur Coise  42140     jay fait venir trois pères capucins...

Nota qu'en l'année 1723 jay fait venir trois pères capucins qui ont icy fait une belle mission dont nous avons été contemps. ils nous ont acheté de leurs offrands et autres choses que mes pénitents leur ont donné, une belle chazuble de soye de toute couleur, un devant d'autel doré, une lampe et encensoir, un petit meuble pour les morts, 4 bouquets pour le grand autel et fait boiser le chemin de notre église qu'avec les 2 crédances qui sont du côté du maître autel qui ont couté plus de 100 livres et enfin le tableau du ....?

Texte déposé par B.Tissot-Girard

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1938    St Just St Rambert  42170     L’affaire de la Vénus d’Etrat.


En 1938, un agriculteur découvre dans son champ près de St Just St Rambert (Forez) une superbe sculpture de femme. Elle est très bien conservée à l’exception d’un bras et du nez mutilés. Les experts nationaux lui rendent visite et la classe monument historique. En effet cette Vénus est assurément d’origine antique. Quelques mois plus tard, François Crémonèse dévoile le pot aux roses. Artiste d’origine italienne et étudiant aux beaux arts de Saint Etienne il avait sculpté et inhumé sa statue pour se faire connaître! Toute la France à l’époque avait parlé de la Vénus d’Etrat qui avait berné les éminents spécialistes de l’art antique.

Cette Vénus a depuis disparu et nul ne l’a retrouvé à ce jour. Crémonèse ne gagna pas la célébrité qu’il escomptait, bien que continuant à sculpter il a été peu souvent exposé (la dernière fois à Saint Etienne en 99). Il s’est éteint le 5 Décembre 2002 à l’age de 95 ans.

Texte déposé par RV (de Saint Etienne)

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1747    Cellieu  42320     "l'on trouvat quantité d'ossements"

Page 1 :

L'année mil sept cens quarante sept, je fis clore
Le puis qui est situé devant la porte de la Cure. Jean THORON ( ?)
Alors marguillier de laditte église me fit connaître que
De tout temps mes predecesseurs luy avaient permis de prendre
L'(e)au dans le puïs. Mr VALLADIER, mon predecesseur l'avait
Fait fermer à clef- ce qui prouve qu'il n'est point bannal -
En conséquence des services et ( ??) qu'il
Prenait continuellement pour les réparations de l'église,
je luy permis de faire une porte au conditions qu'elle de-
-meureroit toujours fermé § ledit n'était point bouché
puisqu'en creusant la fondation de la muraille l'on
trouvat quantité d'ossements de mort, ce qui prouvat que c'était
anciennement le cimetière et que les Bénédictins avaient fait
creuser le puis attendu que personne n'a jamais su produire ,(de documents)
dans le même temps, je fis clore le jardin (parce)que (il n 'y a)
Aucun titre qui donne la prise d'eau.


Page 2 :

situé vis à vis de la maison curiale à mes frais et despence
lorsque Pierre et Antoine CHALAGNION ( ?) voulurent entrer de
dans la despence, laditte muraille est toutte dans mon jardin
attendus qu'ils voulurent qu'on laissât les bornes découverte de
leurs côté
§ et qu 'il me ceroit loisible de la faire meurer quand
bon me sembleroit. l'on trouvera encore des ossements au côté de la
ditte muraille, fait à Cellieu dans la maison curiale le quinze
may mil sept cens quarante sept.
THEVENET ( ?) Curé de CELLIEU

Texte déposé par Jean Claude Paquet
Source: Registre paroissial, fin année 1746.
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