LOIR et CHER






1692    Selles sur Cher  41130        Pas d'argent! pas de registres.

    Ce présant registre nous a véritablement esté délivré le cinq aoust de la présente année 1692 mais jugeant nostre dite Paroisse surtaxée on a fait un voyage à Bourges pour y porter l'argent conformement à l'ordre et on y a reporté ledit registre pour voir s'il n'y auroit pas moyen d'avoir quelque diminution ce qu'on n'a pu obtenir M l'Intendant aiant respondu à une requeste à lui présentée à cet effet que la taxe avoit esté faite au conseil du Roy suivant le nombre des feuz et que la nostre y estoit connue sur le pré de sept cents ce qui a fait que je néai pu commencer icy les actes que le seizième du mois d'aoust par l'acte qui suit en la suivante page.
                Michel Delaunay curé de Selles


Source : Registre paroissial de Selles sur Cher.
Document extrait de la revue Matragenea N°4 Mars 2001






1707    Montoire-sur-le-Loir  41800        Mordu par un chien enragé.

    Le quatorzième may 1707 a été inhumé abel Mallangeau âgé de soixante ans environ mort dela rage six semaines après avoir été mordu aux mains par un chien enragé qu'il tint jusqu'ace qu'on l'eût tué à coups de baston. Sa rage ne lui osta pas la connoissance, iele confessai deux fois, mais luy ayant proposé le St Viatique, il m'a répondu qu'il ne pouvait rien avaler, ce que ie reconnu par experiance, luy ayant voulu faire prendre un breuvage contre la rage avant ladite extremeunction il ... ... ... ... dira pas sur ce qu'il m'a dit et qu'il n'appréhendait mesme pas etre maistre de son organisme lorsque ie luy servis les unctions.


Source : Registre paroissial de la Paroisse de Saint-Ousrille.








1707    Romorantin  41200        En cette année 1707.

en cette année 1707, il fit des chaleurs très grandes et qui durèrent longtemps particulièrement dans le mois de juillet. Le lundi 18, le mardi 19 et le mercredi 20, pendant ces trois jours et surtout le mardi il mourrut des hommes accablès par la trop grande chaleur, quantité de bestiaux et de poissons même dans les rivières dont l'eau était bouillante au grand étonnement des jeunes et des vieux qui n'avaient jamais rien vu ni entendu parler de semblable.
En la même année 1707, au mois d'octobre, le jeudi sixième, les rivières furent extrèmement grandes et débordèrent en des endroits où elles n'auraient point encore été, firent des brèches aux lieux considérables et se faisant des lits au milieu des campagnes ce qui ravagea beaucoup de pays qui furent endommagés, causa des pertes de bestiaux et même des personnes qui furent noyées avec l'étonnement de toute la population qui n'avait jamais rien vu ni entendu parler de semblable.

Texte déposé par Jeannine Lemaire.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1707    Villeherviers  41200        ...des hommes et des bêtes noyées.

06 octobre 1707

Les rivières de Loire, de Sauldre, de Cher, sont débordées toutes en même temps d'une manière extraordinaire, celle de Sauldre est venue jusqu'au rocher de mon jardin, celles de Cher et de Loire ont fait de très grands ravages, des hommes et des bêtes noyées, des maisons emportées, les ponts de Gien rompus, le faux bourg du port, le coeur d'Orléans est inondé aussi tout le val de Loire.

C. GALLUS        Curé de Villeherviers.                


Texte déposé par Jeannine Lemaire.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1709     Fontaine Raoul  (41270)       A propos du terrible hiver 1709.

Nous voici par la grâce de Dieu à la fin d'une bien fâcheuse année et demain ( si Dieu n'a pitié de nous ! ) au commencement d'une autre qui ne le sera selon toute apparence, pas moins.
        Le 6 de janvier de cette année 1709, une gelée commença qui dura deux mois, avec tant de force que tout en souffrit beaucoup. Au moins les trois quart des oiseaux sont péris par la rigueur du froid, principalement les merles dont il n'est presque pas resté.
        Tous les noyers, les châtaigniers, la moitié des autres arbres fruitiers et des chênes sont morts par la force de la gelée. Les blés et orges ont tellement souffert que dans cette paroisse, il n'a été cueilli que cinquante boisseaux de blé rouillé dont j'en ai eu deux et demi pour la dixme ; ce qui environ de mois d'avril a fait monter le prix de blé vieil jusqu'à vingt cinq livres le setier, mesure de Châteaudun , ce qui a continué jusqu'au mois de septembre où il est monté jusqu'à quarante et quarante deux livres à cause de la semence ; mais Dieu le fit revenir à vingt livres le meilleur en novembre et décembre. L'on ne peut imaginer combien le peuple a souffert non obstant qu'il a été cueilli une grande quantité d'orge, non pas en cette paroisse où je n'ai eu de ce grain que six boisseaux de dixme, le terroir n'y étant pas propre. Les avoines y sont venues en assez grande quantité ; mais elles ont eu le temps si peu propre pour leur maturité qu'à peine peut on en faire cinq livres de très mauvais pain de chacun boisseau ; lequel pain nourrit si peu que les pauvres ont toujours faim; ce qui fait voir que Dieu en a retiré la force et la substance et que ce que nous souffrons en un visible châtiment de sa part, nous ayant privé tout à la fois de blé, de vin, de fruits, dans un temps où jamais la guerre ne fut plus allumée entre les princes, l'argent plus rare parmi le peuple et plus nécessaire pour payer un très grand nombre d'impôts.
        Priez Dieu pour celui qui nous instruit du passé et je le supplie qu'il nous préserve d'un temps semblable à celui ci.

Broussin


Texte déposé par Luc Peeters.
Remarque manuscrite de Monsieur le Curé Broussin dans le registre paroissial des baptêmes, mariages et sépultures .

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1709    Villeherviers  41200        Le grand hiver, le prix des principales denrées.

Le 3 octobre

Le 6 janvier 1709, le froid se prit et dura trois grandes semaines, il fut excessif et je ne cois pas qu'il n'y en ait jamais eu un pareil. Il mourut beaucoup d'arbres, de chênes, d'arbres fruitiers et particulièrement tous les noyers dont il n'en resta pas un dans ce pays, quelques uns cependant ont repoussé.
Les vignes gelèrent de telle sorte qu'il n'en fut point cueilli du vin, il fut extrèmement cher, à Orléans il se vendait 100 fr. le poison; en ce pays ici il vaut maintenant 75 livres le poinson et je crois bien qu'il enchérirat encore et qu'il n'aura point de prix.
Les blès gelèrent, il ne fut point cueilli de froment, et peu de seigle ce qui a fait enchérir le blé et de beaucoup. Avant la gelée le seigle ne valait que 6 sols le boisseau et il vient jusqu'à 35 sols le boisseau. Le froment se vendait 50 de sorte que la misère fut extrèmement grande; maintenant que j'écris ceci et qui est le 3 octobre 1709, l'orge vaut encore 18 sols et je crois bien que l'année 1710 sera bien malheureuse; on a cueilli l'orge et des blès noirs c'est peu de chose.

En ce pays ici, il n'y a point de blé vieux, outre celà la draperie a marqué, tous les ouvriers sont contraints de s'écarter dans la campagnes pour demander leur vie il n'y a point d'argent.
La guerre qui dure depuis si longtemps a ruiné le royaume, je prie Dieu de tout mon coeur qu'il détourne la misère dont nous sommes menacés la prochaine année et qu'il nous regarde d'un oeil de compassion.

Si je suis en vie dans un an j'écrirai comment tout çà se sera passé. Priez Dieu pour moi.

                C.        GALLUS        Curé de VILLEHERVIERS



Année 1710 - 1711 -

J'avais promis il y a un an ce qu'il se serait passé l'année 1710.

Le peu de seigle que l'on cueilli en 1709 fut de très mauvaise qualité; il était plein d'ergots de sorte que ceux qui en mangèrent en furent très malade; on s'attendait que la semence de seigle vaudrait plus d'un écu le boisseau, mais parce que on en pourrait manger, elle n'en valut que 22 et 23 sols quoiqu'au commencement elle se vendit 45 sols le boisseau.
Le blè noir vallut à la semence 36, et jusqu'à 40 sols le boisseau pendant le cours de l'année, le seigle n'a pas passé 20 sols et l'orge 15 sols, le froment 36 et 38 sols le plus beau.
Le vin a toujours été cher 60 livres, le poinson au meilleur marché. Les vignes gelèrent au mois de mars ce qui a fait que l'on a pu cueillir de vin, il vaut maintenant 80 francs le poinson de bon vin et 40 et 50 livres à l'estape, je crois bien qu'il vaudra à ce renouveau 100 francs le poinson.
Nous avons vu pendant un an quantité de pauvres étrangers en ce pays, il en est mort beaucoup dans les chemins et dans les granges, c'était une compassion bien grande de voir telle misère; il est mort encore quantité d'autres parsonnes dans les villes. Heureusement cette année 1711, nous avons cueilli ici beaucoup de seigle et de bonne qualité et beaucoup d'orge, les blès noirs ont été brouis par les chaleurs, le blé à présent ne vaut que 10 sols, le seigle 17 à 18 sols, le froment.

Dieu nous fasse la grâce de nous préserver du mal.

Texte déposé par Jeannine Lemaire.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1712    Villeherviers  41200        La rivière était extrèmement grande...

17 janvier 1712

La rivière était extrèmement grande, elle venait jusque dans la première planche de ma vigne causée par la continuation des pluies.

C. GALLUS.


Texte déposé par Jeannine Lemaire.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1714    Romorantin  41200        Un curé tranquille.

NOTA que depuis ce 23 jusqu'au 29 juillet, il n'y a eu à Romorantin ni mariage, ni mort, ni baptême, ce qui n'estoit point encor arrivé depuis près de 22 ans que je suis curé, ni peut être de mémoire d' homme
M.  DELAUNAY


Texte déposé par Jeannine Lemaire.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1716    Vernou-en-Sologne  41230      Dépose, fonte, baptême et conseils pour la fonte de 3 cloches

Pour Mémoire à la Postérité L'an de grace mil sept cent seize le mercredi premier jour de juillet ont été descendues du clocher de l'église de notre dame de Vernou et jettées par les fenestres d'iceluy clocher les trois grosses cloches pour être refondues suivant le marché ci devant fait entre les curé, gagers et habitans de laditte parroisse et Maitre Etienne Darmet et Charles Radu fondeurs deumeurants à Orléans a raison de deux cent quarante livres pabables par lesdits habitans qui s'obligent de fournir de tout ce qui conviendra necessaire pour la fonte des dites cloches,...

( j'ai coupé trois pages avec ceux qui ont payé et les inscriptions qui figuraient sur les cloches )

les dites cloches ont été cassées le dit jour et les morceaux serrés dans la sacristie du rosaire, la plus grosse pesant deux mil livres, la seconde pesant dix sept cent et la troisième treise cent, qui font cinq mil de metail en attendant la fonte ; pour laquelle on a placé les moules dans une fosse de la largeur qu'on a fait au bas de la chapelle du rosaire, le fourneau pour le feu et pour la cuisson du metail devant être dans le cimetière pour couler par la porte, ce qui fut fait le huitième d'octobre. Nota que les fondeurs ont quitté l'ouvrage le 12 juillet et n'y sont revenus que le 17 septembre,depuis lequel jour ils ont travaillé tous les jours.
Et le dimanche onzième jour d'octobre audit an mil sept cent seize a l'issue des vespres ont étés les susdittes trois cloches, qui avoient été fondues jeudy dernier, bénies par moy dit curé soussigné en vertu de la permission a moi accordée par Monseigneur l'Eveque d'Orléans par sa lettre dattée du 13ème de juin dernier et confirmée encore par celle du grand vicaire et official de mondit seigneur pensant icelle permission n'eut été égarée, en datte du troisième jour de juillet dernier signé De la Gogne vic. gen. et off., la ditte bénédiction faitte en présence d'une très grande affluence de peuple de la paroisse et autres, avec touttes les cérémonies présentes dans le rituel de notre diocèse, commancée par une procession dans le cimetière en chantant les litanies des Saints marquées pour le jour du samedy, faite et finie par la récitation du cinquantième pseaume Miserere mer Deus, en allant processionnellement au grand autel en étant à genoux devant le Saint Sacrement, les nouvelles cloches sonantes , on a chanté l'hymne Pange lingua, le verset et l'oraison du Saint sacrement dont on a donné la bénédiction ; et ce pour demander pardon à Dieu et faire une --- de réparation publique a Notre Seigneur le Christ pour les irrévérences commises en sa présence dans l'église pendant tout le tems qu'on a été obligé d'y travailler pour la fonte des dites cloches, ainsi que j'en avois averti le matin au prône de la messe parroissiale, ce que j'ai cru être obligé de faire après avoir veu de mes yeux et entendu de mes oreilles ce qu'il n'étoit pas permi ni de faire ni de dire dans le lieu saint ; pourquoi je prie très humblement tous mes successeurs qui voudront bien lire cecy, de faire une --- attention qu'il ne convient nullement de faire jamais aucune fonte de cloches dans l'église ni même dans le cimetière à cause des inconvénients qui en peuvent arriver pour les offencemens des morts et des irrévérences extraordinaires qui s'y commettent et qu'il est presqu'impossible d'empêcher ; et deplus qu'autant qu'ils le pourront ils ne se meslent que très peu de ces fontes, et tout ce qui peut y avoir rapport, parceque quelque bonne intention qu'ils puissent avoir et de quelque manière qu'ils s'y conduisent, ils ne contenteront jamais tout le monde, et en outre qu'ils prennent garde lors qu'on mettra l'inscriptiion sur les moules qu'on y observe l'ortographe, qu'on y mesle point le latin, si on en met avec le francois ; et que tout se fasse dans l'ordre ; ce sont des fautes que je reconnois avoir faites sans y penser, sinon lors qu'il n'étoit plus tems d'y remedier ; je prie Dieu de tout mon coeur qu'il me les pardonne et qu'il ne permette jamais que mes successeurs en fasse de semblables ; je les supplie très humblement de me pardonner la liberté que je prends de leur donner cet avis, dont je suis seür cepandant qu'ils se trouveront bien sils l'observent ponctuellement ; en foy de quoi j'ai signé cecy les jour et an que dessus.

Curé de Vernou


Nota que les inscriptions des dittes trois cloches ont été mises à mon insceu, et tout au contraire de l'écrit que j'avois donné au fondeur qui a mieux aimé suivre l'avis de quelques particuliers de la parroisse que le mien.

Curé de Vernou


Explication sur la technique de fabriquation des cloches :

Le moule intérieur est fait grossièrement en briques et recouvert d'un enduit, puis graissé. Pour la forme, on utilise un gabarit qui pivote autour d'un axe vervical. Avec un second gabarit, on fait une sorte de second moule qui occupe le volume final de la cloche. Après un nouveau graissage, on monte le moule extérieur. Quand tout est sec, on soulève le moule extérieur et on casse le second avant de remettre le moule en place. Mais deux tonnes de métal en fusion feront exploser le moule extérieur. C'est pour cela que les moules sont dans une fosse, que l'on remplit de sable pour empêcher le moule extérieur de casser.


Source: Trouvé dans le registre paroissial de Vernou-en-Sologne (41)
Texte déposé par Etienne Bruere
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1726    Salbris   41300      "Miracle à Salbris".

Aujourdhuy dixieme jour de janvier de l'année mil sept cent vingt six a été inhumé dans le cimetière de cette église une fille de Jean Bourgouin maneuvre de la paroisse de St Laurent sous Baranjon et de Marie Fourchet son épouse de legitime mariage ledit enfant né du huitième jour de ce mois et an sans qu'il y eut paru aucun signe de vie ce qui engagea ses père et mère animés des sentiments de la foy et pleins de confiance en la protection de la très ste vierge de faire aporter ledit enfant à la chapelle de Notre Dame de Pitié de cette paroisse de Salbris pour demander à dieu qu'il luy plust par l'intercession de la très ste vierge acorder a cet enfant des signes de vie suffisants pour luy faire conférer le st baptesme et a ses pere et mere la consolation de luy rendre grace du salut de leur enfant dont la perte prochaine les avoit jettés dans la consternation la regardant comme un chastiment rigoureux de leurs infidélitées pourquoy nous prestre soussigné vicaire de la ditte église de St Georges de Salbris avons été suppliés par Jean Bourguin agé de vingt cinq ans père dudit enfant et Claude Bouguereau laboureur de la meme paroisse agé de vingt trois ans lun et lautre porteurs dudit enfant demeurant dans la paroisse dudit St Laurent de vouloir bien me transporter en la ditte chapelle acompagné de la matronne de ce bourg et de plusieurs autres personnes pour joindre tous ensemble nos prières pour obtenir les effets cy dessus et après les prieres ordinaires et le salut de la très ste vierge nous avons veu tous ensemble ledit enfant changer plusieurs fois de couleur de pasle devenir rouge les lèvres et la bouche très vermeils, du sang très frais et très rouge luy couler du nombril le visage aussy frais et aussy serein qu'un enfant au berceau peut lavoir et ont dans un parfait someil lesquels marques tous les assistants ont observé et en ont été tesmoins, et ce qui nous engagea a luy conferer le st baptesme, lequel changea de couleur un peu après et parut plus blesme et très pasle dont et de tous ce que dessus les tesmoins ont été interogés par moy prestre vicaire soussigné pour répondre en nostre conscience et foy des faits cy dessus nous en dressons procès verbal comme ce lay fait par ces présentes pour servir dans la suite à ranimer la devotion des fidèles envers la très sainte vierge fait le jour et an que dessus en présence des susnommés scaoir Jean Bourgouin père et Claude Bouguereau son amy et témoins, de Silvine Piétu matronne, Martin Chabrier, Jean Philion menuisier, Pierre Méthiou qui ont déclaré ne scavoir signer de ce enquis.

J Thomas vicaire


Texte déposé par Virginie Joathon
Source: Registre Paroissiale de la Commune de Salbris.

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1726     Glatigny  (41170)       Violentes foenomènes

L'an 1726 le 19ème octobre à sept heures et demie du soir commencèrent à paraitre des flammes de feu qui partoient de l'Orient et qui sortoient de nuées épaisses et bluatres, lesquelles flammes durèrent jusqu'à onze heures du mesme soir et s'étendirent si fortement qu'elles occupèrent tout le Nort et s'en allèrent finir dans l'Occident Lesdittes flammes étoient si violentes que sortant du septentrion elles s'en volèrent jusques au midy, l'on ust cru à les voir que le ciel et la terre alloient se consumer, le temps étoit clair du costé du midy et les étoilles très claires et brilantes, le temps étoit assés froit, parmy ces nuées noires et bluatres il s'en levoit de rouges comme le sang, don sortoient pareillement des flammes épouventables, il n'y eut aucun tonnerre ny éclairs de tonnerre et quoyque la lune fut au commencement de son dernier cartier et non levée, il faisoit clair comme en pleine lune, ces flammes de feu partoient de nuées assés basses et s'élevoient en haut en se dissipants sans bruit en mille flammes de feu, l'oëil humain ne pouvoit les regarder sans en estre ébloüi et mesme incommodé, je n'ay point vu d'homme qui dise avoir vu ny entendu parler de semblable chose
Tous les hommes étoient dans l'étonnement et la consternation et moy tout le premier qui croiois que ma maison alloit estre onsummée par le feu, et je pensois que ce fust les signes du dernier jugement, il est difficile de dépeindre un spectacle si épouvantable, la peur étoit si fort dans ma maison que le sexe féminin fondoit en larmes sans que je puisse les consoler, Dieu par la Sainte grâce nous préserve de nos jours des flots dont nous sommes advertis pour le dernier jugement.
Ce 21 octobre 1726, [signé :] POTTé curé de GLATIGNY.

Texte découvert par Guillaume LEVEQUE.

Observation : "Renseignement pris auprès de l'Observatoire de Meudon, ce phénomène correspond à la grande aurore boréale de 1726, visible jusqu'à Cadix au sud de l'Espagne et à Rome en Italie."

Pour information: d'autres annotations dans les BMS du Loiret, de la Haute-Marne, de la Haute-Saône, de la Saône-et-loire et de la Sarthe relatent ce phénomène Vous pouvez prendre connaissance de ces textes dans les départements concernés. 45      52      70      71      72      89     






1739    Romorantin  41200        Réconciliation du cimetière de St Martin.

L'an 1739 le 18 Août par permission de Monseigneur l'Evêque d' Orléans, je soussigné curé de cette paroisse reconcilié le cimetière de St Martin pollué par une batterie * qui s'y était faitte avec nosable effusion de sang le 8 du présent mois et pendant l'intervalle nous avons inhumé les corps au cimetière de Notre Dame des Aydes.
                        SOUCHAY        Curé


* batterie (vieux français) querelle violente , bagarre.

Texte déposé par Jeannine Lemaire.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1739    Souday   41170      "Tous les légumes des jardins et arbrisseaux ont gelé...il ne reste que du pain..."

L'an 1739 le neuf Mars a cessé le froid, le dix le dégel a commencé et continué les jours suivants sans pluye. La gelée et les glaces commencèrent le six Janvier par un froid aussi picquant et excessif qu'en 1709.Toutes les rivières prirent dès le sept et la glace de l'étang de Boivinets été de vingt deux pouces.Tous les légumes des jardins et arbrisseaux ont gelé et comme il ne reste que du pain, sans poisson ni marée, Monseigneur l'Evêque du Mans a permis l'usage de la viande pour un seul repas les dimanches, lundis, mardis et jeudis pendant ce Carême jusqu'au premier Avril Ce qui n'avait jamais été permis dans ce Diocèse.

Texte déposé par Louis Huet.
Source: Relevé dans un registre paroissial. (Cette paroisse faisait partie du Maine sous l'ancien régime)

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1741    Concriers  41370        Accouchement en cours de route.

L'an de grâce mil sept cent quarante et un le vint janvier la nommé Anne HARDILLIER femme de Denis MARQUENET vigneron, étant sortie de la paroisse pour aller soulager un de ses enfans à l'extrémité dans la Beauce est morte dans une grange de la paroisse de Coulomiers, après avoir souffert à son ordinaire avec une patience chrétienne différentes et grandes douleurs et après avoir receû avec une grande et ordinaire dévotion, tous les sacrements et a esté enterrée le lendemain dans la ditte paroisse, ainsi qu'il nous a esté certifié; ledict acte fait icy par la facilité des parans qui dans la suite pouroient en avoir besoin; l'original étant à Coulomiers. BERTHEAU, curé de Concriers

Texte déposé par Floriane PENOU.
bulletin du cercle généalogique de Loir et Cher, n°25, 1er trimestre 2001:
Relevé par Linda VEE, dans les registres de Concriers

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1741    Lorges  41370        Encore une crise d'epilepsie aux abords du puit ???

"DOUANEAU Françoise, femme de René (Jean) CHERON, journalier, décédée le 16 novembre 1792, à l'âge de 35 ans, laquelle femme est morte subitement et était attaquée d'une épilepsie. Son accès l'ayant pris lorsqu'elle allait puiser de l'eau, elle est tombée dans le puits et s'y est noyée, ainsi que l'a reconnu le juge de paix du canton, et la municipalité en a dressé acte. La dite inhumation s'est faite en présence de son époux, de Pierre "Rapaël" MICHAU, et d'autres."

nb : il faut dire que son dernier fils, François, était né peu avant, le 27 septembre, fut baptisé le 28, et est décédé le 26 décembre de la même année.

Texte déposé par Jean-Pierre BERNARD.
E.C. Lorges. Acte de sépulture - 18/11/1792.

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1749        Saint-Amand    41310              Attaqués par un loup, le père et le fils meurent de la rage.


le lundy premier décembre de l'an mille sept cent quarante neuf fut inhumé dans le cimetière le corps de feu Denys Roussineau couvreur charpentier demeurant au haut bourg agé de cinquante deux à cinquante trois ans lequel est décédé de cette nuit après avoir reçu dans ses bons intervalles le sacrement de pénitence ; il avoit été mordu d'un loup perdu de rage la nuit du 13 au 14 de ce mois dans sa cour de St Martin de la poterie. ont esté présent a son inhumation ambroise louis et claude roussineau ses enfants, claude bellande, damoiselle marie Gasselin et plusieurs parens et amis; les non signés ont déclaré ne scavoir signer, de ce requis.



le jeudy quatre décembre de l'an mille sept cent quarante neuf fut inhumé dans le cimetière claude Roussineau, fils de feu Denys Roussineau et de feue Anne Ganne décédé de ceste nuit agé de dix neuf ans après avoir reçu dans ses bons intervalles le sacrement de pénitence ; il avait été assailli dans la cour de la poterie d'un loup perdu de rage le même jour que son père qui avoit accouru pour le dèlivrer de la fureur de cet animal ; ont esté présent à son inhumation Ambroise et Louis les Roussineau ses frères, françois Moreau, giles Bellande, damoiselle marie Gasselin le sieur françois huart chirurgien, les non signés ont déclaré ne scavoir, de ce requis.


Source : Registre paroissial.






1752    Romorantin  41200        La fonte de la cloche ne fut pas parfaite.

Aujourd'hui 8ème jour de may de l'année 1752, la cloche de la paroisse nommée ETIENNE, qui avoit été cassée le 25 de juillet 1750 à l'occasion de la sonerie de la confrérie de St Jacques, refondue le 4 du courant, a été bénite par nous prêtre curé soussigné ... , et attendu que l'inscription apposée sur la dite cloche se trouve fort embrouillée et en partie effacée, nous avons jugé à propos de la transcrire icy pour y suppléer et en conserverla mémoire à la postérité. On doit donc y lire ce qui suit :
"J'ai été faite en l'année 1752 par les soins des sieurs Claude-Joseph Sarton et Charles Cornu, procureurs fabriciers de cette paroisse, aux dépens seuls de la fabrique. J'ai été bénite par maître Gabriel Souchay, prêtre curé de cette paroisse, et nommée Etienne par le corps de ville représenté par Mr maître Claude Vallois, seigneur de Bois-Renault, conseiller du Roy, lieutenant-général et maire-né de cette ville, et par dame Magdeleine-Elizabeth Le Proust, veuve de messire Laurent Huet d'Arlon, écuyer, etc le dit corps de ville composé de Messire maître Claude Vallois, lieutenant du Roy et général de police de cette ville, de maître Jean-Joseph-François Leconte, sieur de Bièvre, conseiller-procureur du Roy, de maître Louis-Guillaume Gerouille, conseiller du Roy et lieutenant des eaux et forêts de cette ville, des sieurs François Augé et Marchand, fabriquant, Pierre Pineau de Champfort, bourgeois, et Alexandre Delalande, marchand épicier, tous quatres échevins de cette ville.
Le présent acte a été signé des susnommés, exceptés des sieurs Gerouille, absent, et Alexandre Delalande, décédé le 26 avril dernier.

Texte déposé par Jeannine Lemaire.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1760    Romorantin  41200        Où loger les faibles d'esprit ???.

L'an 1760 le premier décembre, une pauvre fille retenue depuis quelques tems dans les prisons royaux de cette ville à cause de la faiblesse de son esprit, dont on n'a pu savoir le nom, décédée hier dans les dites prisons, après avoir reçu le sacrement d'extrême onction, a été par nous vicaire soussigné, inhumée au grand cimetière.
Présens Jacques Pièdru et Etienne Nizet qui ont déclaré ne savoir signer de ce enquis.
                        AUGE        Vicaire


Texte déposé par Jeannine Lemaire.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1770    Romorantin  41200        Année de jubilé.

Aujourd'hui vingt huit may lundi d'après l'Ascension par nous soussigné a été faite solennellement l'ouverture du Jubilé général de cette paroisse, accordé par notre St Père le Pape François Laurent GANGANELLI, CLEMENT 14 - au commencement de son pontificat, élevé à cette souveraine dignité non par sa naissance, mais par son seul mérite, et a nous adressé de Versailles par Monseigneur Louis Sextins de Jarente évêque d'Orléans, commandeur de l'ordre du St Esprit et chargé de la famille des bénéfices.
Cette cérémonie, que nous fîmes annoncer dès hier midi par le son des cloches, s'est faite à huit heures à notre autel de paroisse par le véni créator et la messe du St Esprit, suivant le mandement.
Les autres corps ont aussi fait ce matin l'ouverture de leur jubilé particulier, savoir le Chapitre à dix heures dans le choeur, l'Hotel Dieu pour les malades dans sa chapelle et les capucins dans leur église à l'heure ordinaire de l'office.
La cloture s'en fera par un Salut Solennel avec le Te Deum le soir du dimanche de la trinité dix juin prochain.

VEIGNAULT Curé de Romorantin.         


Texte déposé par Jeannine Lemaire.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1770    Romorantin  41200        Bénédiction des cloches "CLAUDE et LOUISE".

Aujourd'hui jeudy vingt huit juin mil sept cent soixante dix, à la fonte de quatre cloches refaites aux frais communs de la fabrique et du Chapitre, les deux fontes faites successivement et le même jour, la bénédiction du métal et des cloches ayant été partagée suivant l'arrêt de la Cour du premier septembre dernier, deux des dites cloches ont été bénies aujourd'huy par Monsieur le Curé de cette ville soussigné, à son autel de paroisse.

La cloche appelée cydevant branle de huit heures a été nommée CLAUDE par Messire Théau Jean Thuaud de Beauchêne conseiller du Roy, lieurenant général des baillages royaux de Romorantin et Millancay et par Dame Claude Pierre Bataille épouse de Messire Claude Vallois écuyer secrétaire du Roy, lieutenant général honoraire aux dits baillages; et

la cloche dite cydevant petit Saint a été nommée LOUISE par Messire Jean-Joseph-François Lecomte de Bièvre conseiller du Roy, son procureur aux mêmes baillages, et par Dame Louise-Anne-Henriette Le Gros de Prinée, veuve de Messire Chrétien Guillaume Etienne de Languedoue, seigneur de Pugny et de Montgiron, malade en son chateau du dit Montgiron, représenté par demoiselle Leconte de Bièvre soussignée.

Les dits parreins et marreines ont été invités par Monsieur le Curé et le Sieur Achilles Reuilly marchant fabriquant marguillier de cette paroisse.

Les deux autres cloches à savoir celle appelée cydevant le Dons et celle appelée Périnète ont été bénies par le Chapitre au choeur, et l'invitation des parreins et marreines des dites deux cloches, a été faite par les dits du Chapitres.

Ces quatres cloches ont été fondues par François Gaulard et ses deux enfants demeurant à Huiliecourt en Lorraine près Chaumont en Bassigny, leur ouvrage a été trouvé bon et bien fait au moyen de deux cent cinquante livres et l'obligation de se fournir de tout.

Cette notte a été faite par le soussigné Prieur de Lassay, ancien vicaire de cette paroisse, prèsent à la cérémonie.

Claude Bataille-Valois        Adelayde Leconte        Thuault de Beauchêne                Leconte de Bièvre        Veignault Curé        Augé Prieur Curé de Lassay ancien vicaire de Romorantin.

Texte déposé par Jeannine Lemaire.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1770    Romorantin  41200        A propos de l'inondation.

Le jeudi 29 novembre 1770 a fini l'inondation extraordinaire, et qui ne s'était jamais vu de la rivière de cette ville, commencée et venue tout d'un coup le lundi 26 sur les onze heures du soir. On peut la regarder comme une espèce de déluge. C'était un vrai torrent dans toutes les rues de l'Ile Marin et du Bourgeau. Il était si rapide entre l'église et les murs de la cure qu'il a accumulé devant la porte un tas surprenant de pierres, parmi lesquelles il y en a d'aussi grosses qu'un quart de ce mur de la cure était tombé, et il s'en est peu manqué, le presbitère et ceux qui étaient dedans auraient péri. Il y avait environ quatre pieds d'eau dans la place autour de la croix et cinq au moins en certains endroits. Elle était à proportion dans les maisons et dans l'église. Les deux ponts ont été renversés, plusieurs maisons entièrement détruites, le moulin de la ville emporté, sept personnes noyées. On voit ci-après l'inhumation de six, le septième qui est le meunier du moulin du Chapitre, n'est pas encore trouvé. La perte d'animaux, vins, eaux de vie, huiles, meubles et autres effets est très considérable. Celle de la campagne ne peut sévaluer. On ignore la vraie cause de cette inondation. Il est vrai que tout le lundi il y eu une pluie très forte et continuelle, mais elle n'était pas capable de causer une inondation si prompte et si grande pendant tant de temps. Le service divin a cessé dans l'église à cause de l'humidité, de l'ouverture des tombeaux et de la mauvaise odeur qui pourraient occasionner des maladies populaires. Quatre chanoines, qui demeurent en ville psalmodient leur office à St Martin. La messe de paroisse se dira demain, fête de St André, à l'Hotel Dieu. Il en sera de même dimanche. Les choses iront fort mal jusqu'à la reconstruction des ponts, qui ne saurait être prompte. Ce malheur concourt avec la plus triste année, où le blé a valu jusqu'à 3 deniers 5 sols le boisseau. Il s'est tenu à l'Hotel de ville pendant tout cet accident une assemblée de personnes en place qui ont signalé leur zèle en procurant promptement au public les secours nécéssaires en pareilles circonstances.

        Adorons ici la volonté de DIEU.        VEIGNAULT Curé de Romorantin.

Texte déposé par Jeannine Lemaire.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1771    Romorantin  41200        Bénédiction d'une barque charrière.

Aujourd'hui mercredi 27 février sur les dix heures du matin a été par nous soussigné, à l'invitation de Messieurs les Maires et Echevins, bénie une barque charrière, faite au grand jardin aux dépens de cette ville, pour passer les voitures, au moyen de l'ancien chemins des Quintaines qui aboutit à la rue de Launay, que la dite ville à fait raccomoder, et celà jusqu'au rétablissement du grand pont, abattu, comme il a été dit, (v.année 1770) dans l'inondation extraordinaire qui arriva il y a aujourd'hui trois mois.

Cette ville, qui dans cette facheuse circonstance a fait des dépenses considérables, a fait raccomoder à la hâte en bois le petit pont; les voitures y passent, en attendant mieux.

VEIGNAULT        Curé de Romorantin


Texte déposé par Jeannine Lemaire.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1772    Romorantin  41200        Délit de "recel de grossesse et d'accouchements" .

Baptême de Marie-Anne (hors mariage)

L'an 1772 le jeudi 13 février par nous soussigné a été baptisée Marie-Anne qui paraît être née aujourd'hui sur cette paroisse hors mariage, à nous présentée par la sage-femme soussignée et encore par Alexandre CORBION tisserand au Vieux marché qui dit l'avoir trouvée ce soir sur les quatre heures accompagné de plusieurs personnes dans son jardin (et puis recouverte de terre dans une espèce de fosse qui semble avoir été faite exprès pour cacher cet enfant).
Le dit CORBION soussigné lui a servi de parrain et sa marraine a été Marie-Anne BIDAULT aussi soussigné.

signé : Anne GERBERON - Marie-Anne BIDAULT - Alexandre CORBION - MAIRE

rature : 20 mots nuls
VEIGNAULT Curé         


Le mercredi 12 août 1772, la malheureuse fille qui n'avait point fait de déclaration de grossesse, mère de Marie-Anne hors mariage baptisée le jeudi 13 février dernier (cette enfant dont la vie avait été exposée par sa dite mère en naissant a reçu jusqu'ici et paraît devoir vivre).

Aujourd'hui cette fille mère, d'après la sentence du baillage de Romorantin du 30 mai dernier et de celle du Parlement de Paris du 16 juillet aussi dernier, a été la corde au col, fouettée et marquée sur les deux épaules par l'exécuteur de la haute justice d'Orléans et partant demain pour être renfermée à la Salpétrière à perpétuité.

En même temps, une certaine femme mariée ici atteinte et convaincue de faire l'horrible commerce de maquerellage et chez laquelle en effet le crime de fornication ci-dessus s'était commis, a été promenée publiquement sur un âne à reculons par le dit boureau, ayant un chapeau de paille d'une forme ridicule et un écriteau devant et derrière portant ces mots "maquerelle publique" puis marquée sur l'épaule droite et enfin bannie pour neuf ans du ressort du Parlement de Paris et de suite du Baillage de Romorantin.

L'arrêt envoyé le premier par la cour a été affiché ici de toutes parts avec défense à toute personne de l'ôter, le dit arrêt enjoint de nouveau aux curés et notamment à nous, de publier de trois en trois mois l'édit irrévocable d'Henry second, ce que nous sommes été dans l'usage de faire ici, que nous le certifions tous les ans à la fin du double registre que nous déposons au Greffe.

VEIGNAULT Curé de Romorantin         


Texte déposé par Jeannine Lemaire.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1774    Romorantin  41200        Service solennel pour le feu ROY Louis XV.

Le jeudi 7 juillet 1774 par nous soussigné et notre clergé a été célébré à notre autel de paroisse sur les dix heures un service solennel ordonné par Mr l'Evêque d'Orléans d'après la lettre du ROY, pour le feu ROY Louis XV décédé de la variole le mardi 10 mai dernier après avoir demandé lui-même et reçu avec édification les derniers sacrements.
Le catafalque a été dressé dans la nef entre l'autel de paroisse et les bancs, de manière qu'on pouvait faire le tour pour les aspersions et les encensements ordinaires, il était surmonté d'un dais à hauteur proportionnée, d'ou pendoient quatres rideaux de chacun 20 aulnes, relevés par différents étages au tour de quatre petits poteaux; ce qui avait une grâce admirable et a été trouvé d'un très bon goût. Ce prince était né le 15 février 1710 et a régné 59 ans, il est remplacé par son petit-fils Louis XVI, dont les heureux commencement annoncent les plus belles espèrances, c'est à dire le règne de la religion, des bonnes moeurs et de la bienfaisance pour les peuples.

VEIGNAULT        Curé de Romorantin


Texte déposé par Jeannine Lemaire.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1780        Montoire-sur-le- Loir     41800          Bénédiction des deux cloches de cette paroisse.


                Le trois août mil sept cent quatre vingt. Par nous prêtre Curé de cette paroisse ont été bénies les deux cloches de cette paroisse en vertu d'une commission à nous adressée par Monseigneur l'évêque Du Mans en date du premier juillet dernier signée huet Vicaire Général et plus bas par Monseigneur Signée Petit avec les armes dudit Seigneur Avêque.

                La grosse cloche pezant seize cent dix sept livres a été nommée félicité-louise Par haut très haut et très puissant Seigneur, Monseigneur Louis Joseph de Querhoen marquis de Querhoen, Brigadier des armées du Roy ; et par très haute et très puissante Dame, Madame félicité de L'Opriac des Donges Son épouse, Seigneur et Dame de cette paroisse, qui ont été représentés, Scavoir ledit Seigneur de Querhoen par Me Pierre René amoul avocat au parlement et officier de la Reine, et laditte Dame marquise de querhoen, par Dame marie françoise amoul veuve de Me René Lemercier de la Guichardière avocat au parlement et procureur fiscal du Baillage de cette Ville fondés de pouvoir des dits Seigneurs et Dame de Querhoen ainsi qu'ils nous l'on présentement déclaré.

                La petite cloche pesant onze cent quatre vingt Livres a été nommée marie-madeleine par Me Nicolas-alexandre hogu Ecuyer Seigneur du fargot et autre Lieux et par Dame marie-madeleine hogu Dame de fargot et autres lieux veuve de messire françois rené De tailleris, chevalier Seigneur De la Meziere et autres Lieux qui ont été représentés Scavoir Ledit messire hogu par Me jacques louis chartier dollerée avocat au parlement, procureur fiscal du baillage de cette ville, et laditte Dame Veuve de la mezière par Dame marie-louise amoul épouse du dit Me Jacques louis Dollerée, Lesusdits Me chartier Dollerée, et la Dame Son Epouse, fondés de pouvoir dudit Me hogu, et de la ditte Veuve De la mezière suivant leur procuration reçüe de Couturier et son cousin notaires Royaux a Vendôme le trente et un juillet Dernier, Constatée au Bureau dudit Lieu Le même jour Représentée en original et certifiée véritable en vantum par les dits me chartier Dollerée et la Dame son Epouse.

                En presence du Sr jacques chartier Rgr et De Me michel quantin avocat au parlement et au Siège de cette ville marguilliers dela ditte paroisse et assisté de me françois fourret Curé de la paroisse St-Oûtrille de cette Ville, et ont tous lesdits Sieurs et Dames cy dessus établis, signé avec nous ..... ... en présence de Me louis René charles amoul Conseiller dy Roy Bailli et marguillier de cette ville qui a aussi Signé avec nous, quatre mots rayés nuls, deux mots surchargés approuvés.

                ARNOUL DE LA GUICHARDIERE                 ARNOUL CHARTIER






1783    Romorantin et Saint-Romain (certainement St-Romain sur Cher)  41        Des charpentiers sauvent l'église.

Le lundi 10 février entre onze heures et midi est arrivé un subit orage qui s'est déchargé en une très grande abondance de grèles, qui n'a rien gâté, parmi quelques coups de tonnerre, un surtout ayant été prompt et très éclatant, le tonnerre est tombé sur le clocher de cette église, qu'il a très fort endommagé, particulièrement la flèche, heureusement sans y mettre le feu, ni toucher aux cloches, il a percé la voute qui est au-dessous de ce clocher, de là il s'est porté à l'autel de paroisse, ou il a surtout gâté une des corniches et comme brulé aux deux coins de l'autel les festons de la nape qui était restée du dimanche.

On apprend de St Romain que dans ce même orage le tonnerre est aussi tombé sur le clocher de la paroisse, qu'il y a mis le feu et que des charpentiers qui ne travaillaient pas loin de là, étant accourus, ils ont eu l'adresse de démonter tout ce clocher pour sauver l'église

VEIGNAULT        Curé                


Texte déposé par Jeannine Lemaire.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1783    Thoré la Rochette  41100        Eboulement.

Le 3 juillet 1783: Gabriel, trouvé mort sous un monceau de pierres et de terre dans une cave.

Texte déposé par Floriane PENOU.
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1788    Romorantin  41200        Du rififi chez les curés.

Je soussigné licencier es loix, encore hier matin et depuis 34 ans dans cette ville et paroisse St Etienne de Romorantin, ma Patrie, nommé par le Chapitre de cette ville le 20 Avril 1754 étant alors trésorier du Chapitre de Brinon l'Archevêque diocèse de Sens et mis en position la veille de Toussaint dite année 1754, en ai été volontairement dépouillé hier après vêpres par la prise de position de Mr Jean Levassort, originaire de la paroisse St Marceau de la ville d'Orléans cidevant vicaire l'espace de 5 ans dans cette dite ville et paroisse de Romorantin, en faveur duquel j'avais fait à Bourges une résignation pure et simple devant un notaire apostolique le 13 décembre dernier; en conséquence et suivant les arrangements à vie pris de ma part avec le bureau général de cet hôtel-Dieu, m'y suis aujourd'hui 2 juillet, fête de la visitation de la Ste Vierge, retiré avec ma gouvernante, qui l'est depuis 22 ans et en ai commencé la desserte libre et gratuite, que volontiers je continuerai tant qu'il me serait possible.

VEIGNAULT        Curé de Romorantin


Texte déposé par Jeannine Lemaire.
Relevé dans les registres paroissiaux.

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1797    Thoré la Rochette  41100        Accident.

Le 5 Messidor an 5 :René Denis FOIRIEN, laboureur, fils de Jean FOIRIEN et de Marie NORGUET, est mort écrasé par une voiture

Texte déposé par Floriane PENOU.
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