INDRE-et-LOIRE





1643    La Chapelle Blanche Saint Martin  37240      Attaque de brigands.

Samedy 15 aoust 1643, jour de l'assomption, Mr Pierre de La Fosse Sr de la Coste, Jean de La Fosse Sr de Rochefort son frère et Jean du four paroisse d'icy, en sortant d'une hostellerie furent attaqués et violemment massacrez en la ville d'Amboise par certains quidams, qui sans qu'ils aient donné la garde les tuèrent à coup de fusil à leur pourpoint; le dit Rochefort le fusil le manqua et il fut poursuivi avec l'espée et il (...) qui lui passa son espée à travers le corps dont il mourut incontinent ayant causé plusieurs fois ainsi demandé (...) enfin il reçut l'absolution sans se pouvoir confesser, la parole luy ayant manqué; le dit Dufour sans pouvoir aussy se confesser mourut incontinent après; le dit de la Fosse mourut tout subitement, ayant son coeur transpercé.

Requiescant in pace amen.

Source: Registre paroissial La Chapelle Blanche Saint Martin
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1645    Le Grand Pressigny (paroisse de Saint Gervais)   37350      La mort aux trousses.

Le 11 octobre 1645 est mort Mélaine Barreau, mort subitement d'une courte haleine après avoir couru jusques auprès du chasteau ayant peur des sergeants de la gabelle de peur qu'il avait d'estre pris prisonnier et le lendemain enterré dans le cimetière de céans.

Source: Registre paroissial Le Grand Pressigny (paroisse de Saint Gervais)
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1646    Le Grand Pressigny (paroisse de Saint Gervais)  37350      Les dangers du métier de charbonnier.

Le 19 juillet 1646 est décédé René Georgeon aagé de soixante ans ou environ, de mort subite, estant allé à la forest de ce lieu et y ayant un fourneau pour faire du charbon y mit le feu et à cause de la grande sécheresse s'est enflambé et y voulant donner air a esté estoufé à cause de la grande chaleur du feu sur les 9 à 10 heures du matin, et sur les 6 heures du soir du même jour on laporta dans son cercueil devant la porte de l'église. Je ne voulus l'enterrer après l'avoir fait découvrir et le lendemain a esté reporté et a esté enterré par moy soussigné.
R Chevalier, curé.                


Source: Registre paroissial Le Grand Pressigny (paroisse de Saint Gervais)
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1652    La Chapelle Blanche Saint Martin  37240      Morte en couche.

Le 1er mars 1652 a esté inhumée dans l'église Catherine d'Esguillon, femme de Jacques de Chalons escuyer Sr de l'Aigron, aagée de 35 ans. Elle mourut par le travail d'enfantement sans avoir pu produire son fruit qui estoit mort en son ventre.

Source: Registre paroissial La Chapelle Blanche Saint Martin
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1658    Esves le Moutier  37240      Question ordinaire et extraordinaire.

Le jeudy suivant le vingtième jour de novembre 1658 jour de la présentation de la Vierge, Louis Viau nottaire demeurant à Ferrière-Larçon natif de cette paroisse a esté assassiné à coups de fuzil sur les cinq heures du matin à la sortie dudit Viau allant au domicile de Gabillet à Loches par Philippe Geoffroy dit Placette et par le nommé Champagne, voleurs.

Le susdit Philippe Geoffroy dit Placette ayant esté pris par le prévost fut conduit en prison audit logis où il fut décidé la question ordinaire et extraordinaire, a la fin déffunta de la peine qu'il lui fut faite par le présidial, le 16 may 1659.
Le 23 may 1659"

Source: Registre paroissial Esves le Moutier
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1661    La Chapelle Blanche Saint Martin   37240      Morts de faim.

En 1661, on a pu compter 42 décès, et 105 en 1662, dont beaucoup sont morts de faim. On comptait entre 20 et 35 décès par an les autres années (moyenne : 23 décès par an entre 1646 et 1666).

Le 1er avril de cette année ont esté inhumés Estienne Bureau, 40 ans, et André Boireau, 10 ans, fils de Martin, l'un et l'autre sans confession à cause de la faim.
Le 3 avril a esté inhumé Martin Gachau, de la paroisse de Bossée, 22 ans, trouvé mort dans un fossé proche le village, mort de faim.
Le 18 avril a esté inhumée Perrine Graslin femme de Martin Boireau, de faim et de pauvreté, elle a esté administrée du sacrement de confession.
Le 5 mai a esté inhumé Michel Barbe mort de la faim aagé de 35 ans lequel n'a pu recevoir le St sacrement à cause de la négligence de ses parents.
Le 12 mai a esté inhumée Jacquette Travouillon, 50 ans, morte de faim subitement.
Le 17 mai : Pierre Bruneau, 40 ans, mort de faim.
Le 19 mai : Estienne Champion, 60 ans, mort de la faim, qui l'a surpris sans témoins.
Le 22 mai : la veuve de Jehan Pichot, morte de faim.
Le 28 mai : Pierre Pidou, 12 ans, mort de faim.
Le 3 juin : Gilette Michau, 40 ans, morte de faim.
Le 6 juin : Gervaise Cornet, veuve de Estienne Bureau, morte de faim.

Source: Registre paroissial La Chapelle Blanche Saint Martin
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1666    Charnizay   37290      Pluie diluvienne et inondation.

Remarque notable
Le 28 juin 1666 sur les deux heures du soir il tomba sur cette paroisse une si grande abondance d'eau que tous les ponts de la rivière d'Egronne cy devant si beaux estait si grande qu'elle y passa au moulin de Rouaneau, combla les biez du moulin de la croix du treve, qu'elle gasta une grande partie des chemins de cette paroisse de sorte que l'on n'a jamais vu tomber tant d'eau, qui détrempa et gasta toute la paroisse de Saint Julien, quelle pitié et cela arriva un jour de foire de Chastillon du lundy daprès la St jean Baptiste et le mesme jour toutes les terres furent recouvertes et les tuffeaux ont estés emportés.

Source: Registre paroissial Charnizay
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1667    Charnizay  37290      La foudre tomba sur le clocher.

"Remarque (Registre de 1667)

Le 12ème jour de décembre audit an sur les 2 heures après midi le tonnerre tomba sur nostre clocher en feu (fer?) qui cassa une quantité d'ardoise ce qui est fort extraordinaire pour la saison et causa un grand dommage.

Source: Registre paroissial Charnizay
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1669    Sainte Maure de Touraine  37800      Orage meutrier.

Le 4 juin 1669 il y eut grand orage et foudre au lieu du Gratechien et tua Jean Juquier journalier et en éstait louager du lieu. je prie Dieu qu’il puisse être en son paradis.

Source: Journal de Charles Jaille
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1670    Charnizay  37290      Mauvais chrétien et récidiviste.

Remarque

En cette année 1670 il sest donné dans ceste paroisse six cents communiants non compris le nommé Sébastien Robin sargetier qui na point fait sa Pasque comme les années précédentes.

En effet dans le même registre à l'année 1666, il est écrit :

Remarque

En cette année 1666 il s'est donné en ceste paroisse 550 communions, sans y comprendre le nommé Méleine Carpil, sa servante, Sébastien Robin, Mélaine Bahuet qui n'ont pas fait leurs Pasques avec Philippe Vallée et Jean Postureau.

Source: Registre paroissial Charnizay
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1670    Ferrière-Larçon (paroisse de Saint Mandé)  37350      Presqu'un miracle !!!

Aujourd’huy vingtième d’avril 1670 Mathurin Imbert de la paroisse de Loches estant en cette église de Ferrière Larçon et ayant fait son voyage à Saint Mandé s’est trouvé guéry d’un mal de goutte qui depuis huict moys lui avait osté la liberté de marcher, et après s’estre confessé et avoir fait ses dévotions a quitté ses bastons et s’est trouvé libre de marcher es présnce des soussignés ce que nous attestons à l’honneur de Dieu et dudit nostre patron sous nostre seing manuel comme curé dudit lieu et témoings oculaires de ce miracle faict le jour et an que dessus.
R. Arnault    Maignien    JeanSigougne                


Source: Registre paroissial Ferrière-Larçon (paroisse de Saint Mandé)
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1672    Beaulieu lès Loches  37600      Mariés pour éviter le scandale.

Le 9 janvier 1672 je certifie Me Jacques Girard prestre curé resteur de l’église paroissiale de St André de la ville de Beaulieu en Touraine avoir espousé Jean Veillet en secondes noces de la paroisse de Ste Croix de Nantes pour éviter le scandalle avec Catherine le Normand aagée de 25 ans, fille de feu Nicollas et de feue Antoinette Langegneux ses père et mère de la paroisse de St Vincent de Rouen. Le dit Villet nous ayant fait voir le certificat de la mor de feue Marguerite Brossard sa femme en datte du 28 novembre 1671 sign SCullier prestre. Le présent mariae a esté célébré en présence de Jean dreux clerc tonsuré et de René Jousselin ausy marchand, Jean duran, le dit Veillet et la ditte catherine le normand ont dit ne sçavoir signer.

Source: Registre paroissial de Beaulieu lès Loches.
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1674    La Chapelle Blanche Saint Martin  372400      "du batesme" article 4...

Le 2 de décembre 1674, hobeissant à l’ordonnance de Mgr Tiltoue du batesme article 4 se sont présentées devant nous curé de la paroisse de la Chapelle Blanche : Estiennette Grange, veuve de jean Thibault, demeurant au village de la Billardière aagée de 55 ans ou environ, et Anne Doutay, veuve de Jean Legat, demeurant au village des Boireaux de cette ditte paroisse aagée de 45 ans ou environ; après nous estre demeurés informés de leurs bonnes moeurs, addressées pour la fonction de sage-femme ezettre nostre ditte paroisse, et devant le sacrement du baptesme, lesquelles ont présenté le serment de l’aquitter heur et demeurant de leur fonction de cette ditte paroisse mesme de selon le gré de la Ste Eglise, lesquelles ont dit ne savoir signer, en présence de jean Granger, jean Pager, Jean Trion, tous de cette paroisse.
J.Achard, curé.                


Source: Registre paroissial La Chapelle Blanche Saint Martin
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1688    Manthelan  37240      Gelée en août et neige en septembre.

Du jeudy 30 juillet au samedy 1er aoust 1688 il gela et le temps fut clair.

le 2 septembre 1688 sur les une heures du matin il tomba un peu de neige et il gela aussy.

Source: Registre paroissial Manthelan
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1689    Sainte Maure de Touraine  37600      Bénédiction des drapeaux du régiment.

Le 16 juillet 1689 il y eut la bénédiction des drapeaux de régiment Delombre en présence de toutes les compagnies et d’une grande affluance de peuple.

Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1693    Saint Flovier  37600      une année des plus dures de toutes celles passées.

Note inscrite à la fin du registre de 1693:

Il est à remarquer que cette année a esté une des plus dures de toutes celles passées, tant de bleds et autres fruits de la terre le bled a valu jusqu'à trois livres dix sols à Chastillon, petite mesure, le vin de deux ans jusqu'à deux cents livres la pipe et le bled n'a commencé à diminuer qu'au mois de juin de lannée suivante mil six cent quatre-vingt quatorze qui fut assez abondante en son automne à l'exception du vinqui fut recueilli en petite quantité mais de bonne qualité en foy de quoi jay signé ces présentes pour servir à la postérité;
Pitouret, curé de St Flovier                 


Source: Registre paroissial Saint Flovier
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1694    Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Martin d'Etableau)  37350      Une année "fâcheuse pour les pauvres".

Remarquez que cette année 1694 a esté fâcheuse pour les pauvres, le bled s'est vendu mesure de Preuilly et la Haye jusqua trois livres douze sols le boisseau, le bon vin jusqua quatre livres la pipe, et qu'il est mort beaucoup de monde, on a compté dans la paroisse de Précigny jusqua cent cinquante personnes mortes dans six mois de temps en cette année que Mgr Dhernant a commencé d'être archevesque de Tours.

(Les mois de janvier 1693 et 1695 ont été rigoureux : plusieurs enterrements ont eu lieu "dans la galerie" et non dans le cimetière, "à cause du grand froid qui empêche de creuser la terre".)

Source: Registre paroissial Le Grand Pressigny (paroisse de Saint Martin d'Etableau)
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1698    Saint Flovier  37600      "ceste année a esté une des plus froides qui ayt passé".

Il est à remarquer que ceste année mil six cent quatre-vingt dix huit a esté une des plus froides qui ayt passé depuis le commencement de ce siècle et peut-être mesme de tous les siècles passés, depuis le commencement du printemps il y avit une belle disposition pour tous les fruits de la terre mais le trois de may, jour de feste de Ste Croix et de St Flovier patron de ceste paroisse il fit une gelée si forte que les vignes et généralement tous les autres fruits de la terre gelèrent tous sans exception cela réservé des bleds, qui furent recueillis en petit nombre mais le Roy empescha par une déclaration expresse la peine de la vie de transporter aucun grain hors du royaume qui fit que le froment ne valu pas plus de trent cinq sols et les autres à proportion, et qui fit encore désordre dans les provinces de Touraine et de Berry et jusques vers Orléans fut un orage faict de grosse gresle qui arriva le troisième jour de septembre qui fit esgrener tous les mesmes bleds qui restoient à moissonner, à cause que l'années estoit tardive ce qui fut cause que la plus grande partie n'en avait pas encore moissonné la moitié les autres le quart, ce qui causa dans ceste paroisse une grande disette de toutes choses et partout une si grande stérilité de vin qu'il ny eut que dans la Gascogne où on recueillit un vin à peine on pouvait ? trouver pour dire la Ste messe, lesquelles choses jassure este véritables pour servir de monument ala postérité en foy de quoi jay signé sur le présent registre et aposé mon nom.
Pitouret, curé de St Flovier.                 


Source: Registre paroissial Saint Flovier
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1699    Le Grand Pressigny (paroisse de Saint Gervais)  37350      ..."tué par les bestes"...

Le 21 novembre 1699 a esté enterré en le semetière Claude Maréchau agé de 50 ans qui a esté tué par les bestes, son corps déchiré et mangé en plusieurs endroits. Les cérémonies de l'église ont été observées comme aux autres chrétiens.

Source: Registre paroissial Le Grand Pressigny (paroisse de Saint Gervais)
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1700    Ligueil  37240      Le roi passe, un "manant" trépasse.

Le 4 décembre 1700 j’ay inhumé Pierre Poulinet, le Roy d’Espagne passant à Ligueil, il fut estouffé en terre en travaillant aux chemins.

(Le roy d’Espagne est en fait Philippe, fils du Grand Dauphin et petit-fils de Louis XIV, en chemin vers l’Espagne pour épouser l’infante, futur Philippe V d’Espagne.)

Source: Registre paroissial Ligueil
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1704    Preuilly sur Claise (paroisse Saint Mélaine)  37290      Un saulnier(faux???) poursuivi par les archers.

Le 30/08/1704 a esté enterré dans le cimetierre de ma paroisse un pauvre misérable saulnier qui sest noié devant le moulin de labbaye de cette ville voulant se sauver des mains et poursuites des archers qui le poursuivaient lequel on madit estre le pays de Vic paroisse du Poictou et ont esté présents son enterrement Jean Lasny et Jean Joly.

Ce jourd’huy premier de may 1706 jay inhumé dans le cimetierre de ma paroisse un certain Pierre Soulier de la paroisse de Vallière Laigrande diocèse de Blois lequel a esté misérablement tué au sel et est expiré sans sacrements dans les bois du bucher paroisse de Bossay expres et ont esté présents à son enterrement Jean Lamy sacristain.

Les hasards de l'histoire, une justice particulièrement répressive, une voie de passage pour les faux-saulniers entre pays redimés et de grande gabelle ???

Source: Registre paroissial Preuilly sur Claise (paroisse Saint Mélaine)
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1709    Le Grand Pressigny (paroisse de Saint Gervais)  37350      Neige en abondance.

Sépulture : le 23 janvier 1709 Chartier du village de la Caillère lequel à cause des grandes neiges a esté porté à Chaumussay avec consentement de nous curé, il estait aagé de 82 ans;

Source: Registre paroissial Le Grand Pressigny (paroisse de Saint Gervais)
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1709    Loches  37600      "...punis de Dieu...

Note inscrite à la fin du registre de 1709:

Il est à remarquer que c'est cette année que nous avons étés punis de Dieu et qu'il nous a fait sentir la pesanteur de son bras en nous envoyant une année chère causée par la rigueur de l'hiver qui a été si grande que le bled a valu jusq'à cent sols le boisseau et le vin cinquante cens la pipe.

Source: Registre paroissial Loches
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1709    Tournon-Saint-Pierre  37290      La colère de Dieu.

Cette année s'est finie facheuse car on n'a jamais lû dans l'histoire qu'aucunes qui l'on précédée, ayant approché de ce qui est arrivé d'affliction dans le cours de celle-cy. La justice de Dieu justement irrité contre nos crimes, nous chatie depuis long-temps par une guerre opiniâtre, dont les suites vont à la ruine totale des pauvres sujets du royaume. Le Roi qui se croît dans l'obligation de la soutenir, est aussi dans celle de mettre tous les jours de nouveaux impôts qui vont d'excès en excès avec tout cela les francois n'ont pas perdus leur bon coeur, et ont jusqu'ici payé du mieux qu'ils ont pû, parce qu'ils ont toujours trouvé de quoy vivre dans l'abondance des biens que Dieu a répandu sur la terre; mais après tant de marques de la bonté de Dieu, soit dans les afflictions que la guerre cause, soit dans le secours de sa divine bonté, les peuples n'en deviennent que plus mauvais.

Enfin sa colère a éclaté. Le sixième jour de janvier du matin il gela si fort, que vie d'homme on n'à vû une semblable gelée qui dura dix-huit jours entiers, mais avec une telle violence que les effets en ont paru surprenant à tout le monde.

Les froments qui étoient en terre, ont tous gelés. Il n'est pas resté un seul noyer. Les vignes ont été perdües pendant deux ans, surtout celles qui étoient élévées. Tous les arbres fruitiers ont été aux deux tiers morts. Les chênes l'ont été à moitié. Les rivières ont quasi gelées par leurs fonds. Il y à même gelé jusques dans les caves. Les vins ont été au quart perdus dans les bariques, car la glace avoit tout saisi, excepté le pur esprit qui sortit par les bondons. On a même vu de cette glace au mois d'avril suivant. On coupoit le pain avec des coignées, les couteaux n'y pouvoient rien faire. L'eau a gelée dans les sceaux dans le coin des foyers. Les personnes gelèrent dans leur lit : on en a trouvé de morts. Les vieillards surtout y souffrirent beaucoup. Tout ce qu'il y avoit de légumes dans les jardins gela si fort qu'on a été trois mois à ne manger que de la soupe à l'oignon qu'on avait garanti de la fureur du froid et qu'on vendait deux liards pièce. Ceux qui étoient contrains d'aller en campagne, entendoient pêter les arbres comme des coups de canon. Enfin rien ne fut plus terrible que le froid pendant lequel il tomba quantité de neige qui auroient sauvés les bleds qui étoient en terre, si un fâcheux vent du nord n'eut entièrement découvert les bleds et porté la neige par monceaux, surtout dans les chemins.

Si les créature raisonnables souffrirent beaucoup de la gelée, les irresonnables s'en ressentirent encore d'avantage; car il mourut plus des trois quarts des brebis. Les oiseaux de toutes espèces, excepté les moineaux, périrent presque entièrement, entr'autres les perdrix, et parmis celles-là les rouges.
Si encore cette gelée eut été la seule, on aurait espéré quelques récolte au moins de froment; mais cette grande (ou pour mieux dire : très grande) fut suivie de trois autres, moins vigoureuses à la vérité, mais aussi facheuses, car elles achevèrent d'abimer ce que la très grande avoit si fort incommodé; de manière qu'après toutes furent finies, on ne pensa plus à autre chose qu'à semer des baillarges ( orge vulgaire ), comme la seule ressource qu'on avoit pour la vie : pour cela on défit les froments & on ensemença tout ce qui était destiné à la baillarge; et par la miséricorde de Dieu ce blé réüssit si bien, qu'on n'en vit jamais une si grande abondance; mais elle ne fut pas si grande, qu'elle ne fut fort chère; & toute chère qu'elle fut, on regarda cela comme une bénédiction de Dieu, parce qu'elle a valu beaucoup plus de 20 S.
Au reste on ne vit quasi aucune espèce de fruits : & ce qu'il y avait était si mauvais & si cher, que personne n'osait en approcher.
La récolte la plus malheureuse étoit celle des vendanges; ceux qui avoient coutume d'en avoir neuf bariques, n'en eurent qu'un panier de mauvaise vandange - par bonheur il restoit de bons vins vieux, mais le coût en faisoit passer le gout ; il valoit 50 écus la pipe.
Après tous ces malheurs on doit mettre en ligne de compte celui des pauvres mendiants. Le nombre en étoit innombrable : ils alloient partout attroupés : les portes en étoient gardées depuis le matin jusqu'au soir.
La cherté de mil six cent quatre-vingt treize & celle de 1698 où la disette fit beaucoup de mal, n'approchait pas de celle-ci : car la misère d'une année finissoit avec elle ; & l'abondance qui la suivoit, faisoit aussitôt oublier les maux passés ; mais celle-ci étoit toute contraire.
Que Dieu veüille nous préserver d'une semblable année
Le 14 juin 1709 le Cher et la Loire débordèrent & achevèrent de perdre le reste de la moisson que le froid excessif avoit épargné.

Source: Registre paroissial.
Journal d'information du Cercle de Généalogie et d'Histoire du Crédit Lyonnais Novembre-Décembre 2000 N°33







1709    Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Gervais)   37350      1709! une des années les plus malheureuses qui ait jamais été.

L'année 1709 a été une des plus malheureuses qui ait jamais été.Son malheur commence la vigile des Roys par une gelée qui dura jusques au vingt cinq de janvier. Elle gata tous les légumes, fit jetter les fonds à beaucoup de tonneaux, gela universellement les noyers, presque tous les poiriers, les trois quarts des pommiers, beaucoup de chesnes, la moitié des vignes, tous les oliviers et tous les froments, détruisit presque toutes les perdrix rouges, gata une infinité d'oyzeaux, a presque fait mourrir tous les autres arbres et ce qui etait resté de blé froments fût gaté à la fleur par un brouillard universel avec les vignes, de sorte qu'il ne s'est pas fait en ce pays icy une seule goutte de vin. Le blé a vallu jusqu'à 4 livres et vaut encore un escu. Outre celà les rivieres de Loyre, du Chair, de l'Indre, la Creuse et de Vienne ont débordé de 4 pieds sur les prés 2 fois dans l'année tout le monde est réduit à manger du pain d'orge et boire de l'eau. Le vin vaut 150 livres la pipe et il n'est d'aucun fruit.
Les éléments commandés par le prince Eugène de Savoye, les anglois et holandois par Merlebourg (Maleberoug) ont perdu dans une bataille proche Valencienne 32.000 hommes les français douze après la prise de Tournay par les ennemis à qui le champ de bataille resté par la malheureuse blessure de MR le maréchal de Villars au genouil, ce général se fit porter 2 fois dans le grand feu après la blessure, mais affaibli par la perte de son sang,il fit battre la retraite il commandait l'aile gauche et MR De Boufflaire l'aile droite après cette bataille les ennemis ont assiégé Mons et pris en 27 jours de tranchée ouverte.

Source: Registre paroissial Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Gervais)
Texte déposé par Véronique Chériaux et B.Tissot Girard
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1709    Mouzay  37600      "...privés de manger des noix toute leur vie..."

L'hiver de l'année 1709 fut si violent que tous les gros bleds gelèrent, ce qui cauza une grande misère, le bled n'ayant quasi point de prix et si on n'eut point semé les orges dans les gueres? où les gros bleds avaient gelé, tout le monde serait mort de faim. Les vignes et les autres arbres fruitiers gelèrent d'une telle manière qu'on ne cueillit cette année-là point de noix du tout et très peu de fruits. Les noyers furent entièrement gelez et perdus d'une telle manière que les hommes de ce lieu ont été privés de manger des noix toute leur vie. Dieu nous préserve à l'avenir d'un si funeste accident. Le froment a vallu quarante cinq francs la pochée, l'orge quarante, cinquante et un le boisseau.
Jaille, curé de Mouzay, janvier 1711.                


Source: Registre paroissial Mouzay
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1709    Sainte Radegonde  37200      "Il faudra qu'une partie du monde périsse si Dieu n'en a pitié".

L'année 1709, le 6 de janvier commença une gelée si violente qu'on n'en avait jamais vu de pareille, les arbres et les rochers s'en fendirent, la plupart des arbres fruitiers, entre autre les noyers, les châtaigniers, les vignes pour la plupart en sont morts. Elle ne dura, par bonheur, que dix-sept jours et elle fut succédée d'un temps doux et même chaud. Mais, huit ou dix jours après vint une autre gelée, qui, ayant trouvé les terres détrempées et les bleds tendres dessola entièrement les moissons de sorte qu'il n'est resté aucun bled sur la terre... Le blé vieil est monté à un prix excessif et, sans les bons ordres que la Cour, les Parlements et les Officiers y apportèrent, il n'y aurait point eu de prix ce qui ne procéda que de l'avarice des marchands et autres qui ne voulaient point exposer leur bleds en vente... Il faudra qu'une partie du monde entre ces deux rivières (la Loire et le Cher) périsse si Dieu dans sa bonté n'en a pitié.

Source: Registre paroissial Sainte Radegonde
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1709    Tours  37000      "ce froid saisissoit le coeur et on se trouvait mal".

Le 14 janvier 1709 il tomba plus d'un pied de neige, qui n'empêcha pas les bleds de geler, parce que le vent la dispersa. Les arbres fendoient. Le pain estoit à peine sorti du four qu'il geloit, et le vin geloit visiblement en le versant dans le verre. On ne buvait qu'à la glace. On ne pouvait s'échauffer qu'avec le meilleur feu. On ne pouvait dans les rues distinguer les vieux et les jeunes parce qu'on avait pareillement la barbe et les cheveux blancs. Enfin ce froid saisissoit le coeur et on se trouvait mal.

Ce froid qui surpassa celui de 1608 était au-delà de ce qui doit comporter la zone tempérée de laFrance. (Note ajoutée en 1893)

Source: Registre paroissial Tours
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1710    La Guerche  37350      Une conséquence de l'hiver 1709 parmi bien d'autres.

Le 19 février 1710 a esté inhumé un enfant qu'on a trouvé mort au four banal de cette ville qui peut être aagé environ de 12 à 13 ans qu'on a dit être de la paroisse du Grand Pressigny.

Source: Registre paroissial La Guerche
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1711    Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Gervais)   37350      Récit de bataille.

Le 27 d'avril 1711 a été inhumé Eustache Pourdeau âgé de 42 ans, estait employé dans la brigade de Jonais et commandé avec 60 autres employés par le Sr de Bercy (Betz) capitaine général, lesquels ayant voulu forcer 13 cavalliers du Régiment de St Sernain, le dit Pourdeau reçut 2 coups de feu l'un dans la cuisse qui la lui cassa, l'autre dans le bas ventre qui lui ayant crevé le vessie et le rectum le 25 sur les 7 heures du soir mourut le 26 à 4 heures et inhumé le 27 après avoir reçu les sacrements par nous.
Davailleau, curé                


Source: Registre paroissial Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Gervais)
Texte déposé par Véronique Chériaux et B.Tissot Girard
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1713    Le Grand Pressigny  37350      Un honnête serviteur

Le 23 de décembre 1713 a été inhumé Jean Mathieu Dumontel gouverneur du chateau de Pressigny. Il estait originaire de Gascogne et après plusieurs campagnes en Italie et en Flandre il vint icy vers l'année 1650 au service de Mr le Marquis de Sullery qui le choisit pour être gouverneur de mr le Marquis de Dreux son fils ainé cy devant ambassadeur en Suisse et gouverneur d'Arras et le conduisit à l'armée dans ses premières campagnes, il resta auprès de Mr de la Baziniere après qu'il eut acheté le Grand Pressigny de mr de Sullery pendant lequel temps il épousa Mlle des Roziers et après la mort de Mr de La baziniere, Mme la Comtesse de Naneré sa fille, s'estant trouvée Dame de ce lieu l'a conservé dans la maison où il a vescu un sort exemplaire et avec une fidelité inviolable ses maitres, qu'estait tombé dans un age decrépité, sa maitresse a eu le pouvoir de ne reconnaitre ses services qu'en luy faisant fournir abondemment tout le necessaire à la vie jusqu'au dernier soupir, son humilité l'a porté à demander à estre enterré sans cercueil dans le cimetiere immédiatement derriere l'autel. Messieurs du Chapitre ont assisté à ses funérailles avec moy Davaillau curé.

Source: Registre paroissial LE GRAND PRESSIGNY
Texte Relevé par B.TISSOT GIRARD
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1715    Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Gervais)  37350      Edit d'Henry II.

Le 5 de may 1715 j'ay publié au prône de la messe paroissiale l'ordre de la Cour pour que les filles et femmes libres qui seront tombées en fornication fassent leur déclaration de leur grossesse devant des personnes publiques à peine d'être punies selon les lois au cas où il arrive de leur fruit (au cas qu'il mésarrive de leur fruit )en foy de quoi j'ai signé
Davailleau, curé.                


Source: Registre paroissial Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Gervais)
Texte déposé par Véronique Chériaux et B.Tissot Girard
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1717    Ferrière-Larçon (paroisse de Saint Mandé)   37350      Odeur de sainteté.

Le 22 juillet 1717 a esté enterrée dans nostre esglise Martinne de son vivant veufve Lamardelle aagée de soixante et dix ans, qui a passé vingt-trois ans dans une grotte à la porte de notre esglise au grand estonnement de tout le monde et qui a passé tout ce temps en odeur de sainteté.

Source: Registre paroissial Ferrière-Larçon (paroisse de Saint Mandé)
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1718    La Guerche  37350      Le salaire journalier pour 3 hommes.

Le 11 octobre 1718 jay curé soussigné fait le marché pour blanchir l'église de St Marcellien de la Guerche, avec Jacques de Moycté, Antoine Primault et Georges Poupault pour commencer le mesme jour et ont fini le dit ouvrage le 13 octobre à raison de 12 sols par jour en foy de quoi jay signé
de la Gauderie, curé.                


Source: Registre paroissial La Guerche
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1719    Chaumussay  37350      mariés pour "certaines raisons très pressantes".

Le 24 juin 1719 a esté célébré mariage et ce sans aucune formalité en considération de certaines raisons très pressantes et qui ne permettaient pas un plus long délay entre Denis Raguis et Louise Delapierre, veuve de Pierre Michau et ce en présence de plus de trente personnes;

Le 3 aoust 1719 a esté baptisée Magdelaine, fille de Denis Raguis et de Louise Delapierre son épouse légitime, parrain Antoine Fonteneau, marraine Magdeleine Dugué.

Source: Registre paroissial Chaumussay
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1721    La Guerche  37350      Le montant du casuel pour un mariage.

Jay curé soussigné déclaré quil a esté arrêté que à la mercy il sera donné pour chaque fille qui se mariera dans la paroisse de la Guerche la somme de dix sols pour lire la messe de la Feste Dieu ce qi a esté fait cette année 1721 ce jourd'huy 7 juillet.

Source: Registre paroissial La Guerche
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1724    Betz le Château  37600      La disparition d'un bon prêtre.

Le 27 avril 1724 a esté inhumé dans l'église de ceste paroisse sous la tombe à l'entrée du choeur, Messire François Perrot, prestre curé de ceste paroisse de Bay quil a servie en qualité de vicaire et de prieur pendant plus de trente ans avec grand zèle et édification des paroissiens.
F. Le Comte Recteur Augustin                


Source: Registre paroissial de Betz le Château .
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1727    Aubigny  37460      Droits de Pot et Estoeufs...

        Aujourd'huy 1er juin 1727, jour de Pentecôte à l'issu des Vespres, nous nous sommes présentés à la porte de l'Eglise revêtus de nos habits de choeur pour recevoir les Droits de Pots et Estoeufs qu'on a coutume de nous offrir en qualité de Seigneur Temporel de cette Paroisse: et pour satisfaire à ce devoir se sont présentés Louis Moreau, Jacques Loiseau, Anne Faucherre, Anne Boutet, Marie Couturier, tous mariés en première noce qui ont offert chacun un estoeuf, et Anthoine Poittevin marié en secondes noces qui a offert un pot qu'on cassé à la manière accoutumé, en présence de Mgr de la Foucher Gentilhomme de la paroisse de Loché, Mgr de la Bouchardière Gentilhomme de cette paroisse et de tous les habitants assemblés pour Vespres.
Fait à Aubigny le jour et an que dessus.
Le Gay curé d'Aubigny

Michel demande : connaissez-vous cette coutûme ??? si tel est le cas, soyez aimable de nous contacter. Pour ma part, j'ai peut-être un début d'explication, sans certitude aucune, par ce texte extrait d'un livre sur les coutumes et traditions des provinces de France.

" Le premier jour des noces, après le repas, une commission de cinq paysanne se charge de faire la quête. La première, vêtue de ses plus beaux habits, et tenant à la main une quenouille et un fuseau, les présente à chacun, en chantant le refrain suivant :

-L'épousée a bien quenouille et fuseau,
-Mais de chanvre, hélas ! pas un écheveau,
-Pourra-t-elle donc filer son trousseau ?


La deuxième quêteuse reçoit les offrandes dans le gobelet de la marièe ; la troisième verse à boire à ceux qui ont donné ; la quatrième essuie la bouche du buveur avec une serviette ; et la cinquième, qu'on choisi la plus jolie pour remplir son ministère, embrasse en signe de remerciement.

Les noces se terminent par la cérémonie du " pot " : On place un pot de grès au bout d'une perche, et chacun des convives, armé d'un bâton et les yeux bandés, s'avance successivement vers le but, qu'il doit briser d'un seul coup. Le vainqueur à le droit d'embrasser la mariée ; mais s'il ne réussit pas assez vite, on le place sur un trône de feuillage, où on lui verse à boire et où chacun vient trinquer avec lui. Il est ainsi condamné à boire, jusqu'à ce qu'il ait touché le verre d'un autre convive, qui vient alors le remplacer, et qui est remplacé à son tour. (malheur au dernier)

Source: BMS de la commune d'Aubigny.
Texte déposé par Michel Passavian
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1728    Loches  37600      Visite ( de l'Evêque ???).

Nota : ce jourd'huy 7ème de juin 1728 Mgr Louis Jacques de Chapt de Rastignac a passé par cette ville la bourgeoisie sous les armes, et est aller loger dans la maison abbatiale de l'abbaye de la Ste Trinité de Beaulieu où il fera pardon le temps de sa visite.

Le 19 de juin Mgr Louis de Rastignac a donné la confirmation dans le cloître des révérends pères cordeliers à cause de la petitesse de l'églize de St Ours et le peu d'orgue quil y a dans les parages, sa grandeur y vint faire sa visite le 18ème du même mois dans lad' églize de St Ours où il y a fait faire la 1ère communion aux enfants après les avoir confirmés.

Source: Registre paroissial Loches
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1729    Saint Flovier  37600       "grandes eaux".

le 23 novembre 1729 a esté baptisé Marie, fille de Jean Signoret et de Marie Penissard son espouze, dont a esté le parrain Guillaume Penissard et marraine Marie Boutinet tous de la paroisse de Cléré du Bois qui n’ont pas esté à leur paroisse par rapport aux grandes eaux.
Dumu, curé de St Flovier.                


Source: Registre paroissial Saint Flovier
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1732    Chaumussay  37350      "linondation la plus remarquable qui soit arrivée".

Le 21 juin 1732 arriva linondation la plus remarquable qui soit arrivée, il y avait plus de 100 ans en voici la preuve : elle a entouré le jardain, le logis de la cure de la sorte qu'elle passait par la porte du jardain de M le Curé et se joignait à la porte de la boulangerie avait la ? qui fit venir du côté du jour. Dans la cuisine il y avait près de 20 pouces d'eau et devant la cuisine plus de 6 pieds ce qui ne s'estoit pas vu que l'on sache. Il me suis outhé de remarquer que les ponts de Barrou d'humeau de Chaumussay de béné furent emportés.

Source: Registre paroissial Chaumussay
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1736    Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Martin d'Etableau)  37350      Inhumation du curé.

Le 5 de octobre 1736 a esté inhumé Me Antoine Mousnier curé, après avoir gouverné avec beaucoup d'édification et de fruit la paroisse pendant vingt neuf ans; Regnaud, doyen.

Source: Registre paroissial Le Grand Pressigny (paroisse de Saint Martin d'Etableau)
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1737    Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Gervais)   37350      ...de la grêle pesant plus de deux livres

En 1737 il y a eu quantité d'orages qui ont ravagé une partie du royaume il a tombé à St Quantin et ailleurs de la grêle pesant plus de deux livres les cheverons des maisons en ont été rompus.

Source: Registre paroissial Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Gervais).
Texte déposé par Véronique Chériaux et B.Tissot Girard
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1738    Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Gervais)   37350      ...les orages ont désolés tout le pays

En cette année 1738 les orages ont désolés tout le pays, le blé au mois de may a valu trois livres dix sols.

Source: Registre paroissial Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Gervais).
Texte déposé par Véronique Chériaux et B.Tissot Girard
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1739    Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Martin d'Etableau)  37350      la famine et la disette étaient grandes.

Remarquez que cette année 1739 le froment a valu trois livres douze sols le boisseau et que la famine et la disette étaient grandes, que les hommes disputaient une nourriture avec les bestes et jusqua manger les trognons de chou.
Le 7 janvier 1740,                
H Delamotte, curé."                


Source: Registre paroissial Le Grand Pressigny (paroisse de Saint Martin d'Etableau)
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1739    Tours  37050      d'autres ont mangé des glands, faute de légumes.

L'an 1739, il y eut en cette ville (de Tours) une sy grande disette de bled que le meilleur et le plus mûr valait 50 sols le boisseau et le moindre, sçavoir l'orge, à 30 ou 33 sols, ce qui faisait qu'un pain appelé commun, du poids de 18 lires chez le boulanger valait 40 sols selon la taxe de la police, et cela malgré que les MM. de la ville firent venir des bleds ... de Bretagne, d'Auvergne et de quelques autres endroits. La plupart des gens de la campagne n'avaient pour toute nourriture que des choux qu'ils faisaient cuire avec un peu de beurre, d'autres ont mangé des glands pendant quelques jours, faute de légumes.

Source: Extrait du "Journal d'un habitant de Tours au XVIIIème siècle"
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1739-1740             les hommes meurent de pauvreté et broutant l'herbe .

Février 1739 : Au moment où j'écris, en pleine paix, avec les apparences d'une récolte, sinon abondante, du moins passable, les hommes meurent tout autour de nous, dru comme des mouches, de pauvreté et broutant l'herbe.

Novembre 1740 : Le nombre des pauvres est désormais supérieur à celui de ceux qui peuvent vivre sans mendier leur pain.

Source: Extraits d'un manuscrit du Marquis d'Argenson (dont les domaines se situaient à cheval sur le Sud de la Touraine et le Nord du Poitou).
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1740    Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Gervais)   37350      Une année difficile.

En cette année 1740 les brouillards ont totalement gâtés les blés, au mois d'octobre il y eut de fortes gelées qui perdirent le raisin dans les vignes ce qui fit du très mauvais vin, au mois de décembre et janvier suivant les pluies continuelles enflerent extraordinairement toutes les rivieres, celle de Creuse haussa de trente pieds, elle emporta une partie des maisons du faux bourg St Jacques de la Haye elle fit pareil dommage à la Petite Guerche de l'autre côté de la riviere.
Le 17 janvier 1741.

Source: Registre paroissial Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Gervais).
Texte déposé par Véronique Chériaux et B.Tissot Girard
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1740    Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Martin d'Etableau)  37350      La Creuse à tellement débordé...

La nuit du 5 au 6 décembre de cette année 1740 la Creuse a tellement débordé quelle a passé sur les deux bouts du pont de la Haye, dont elle a emporté les parapets de deux arches de chaque bout, et cette rivière d'Egronne est venue jusqu'au bord du renferme de cette cure et les eaux ont esté si hautes et si rapides queles ont fait écrouler quarante corps de logis à la Haye et les murs du couvent des rives dont le pont a esté couvert de plus de six pieds de haut.

1740    Le Grand Pressigny(Saint Martin d'Etableau)  37350    Taxation pour la subsistance des pauvres.

Cette même année au mois de décembre il a esté rendu un arrêt par le parlement de Paris pour taxer tout le monde pour la subsistance des pauvres pour l'année 1741.
Delamotte, curé et bachelier de Sorbonne.                


Source: Registre paroissial Le Grand Pressigny (paroisse de Saint Martin d'Etableau)
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1740    Cussay   37240      Après la visite de l'évêque, il n'y eu pas que des indulgences!!!

procès verbal de la visite épiscopale faite par Monseigneur De Fleury en personne le 2 oct 1764 après nous avoir donné le sacrement de confirmation Henry Marie Bernardin de rosset de Fleury par la grace de dieu et l'authorité du siège apostolique archevèque de tours conseillé du roy en tous ses conseils le procès verbal de visite de l'église de saint pierre aux lieux de cussay avons ordonné et ordonnons comme s'ensuit
qu'on fournira une preuve sacrée à la chapelle de st jean baptiste
qu'on fera quelques vaporations à l'ancien confessional
qu'on fera des vaporations au clocher à la couverture de l'église au pavé du sanctuaire et de la sacristie
qu'on veillera à ce que les cabarets ne soient point fréquentés pendant les offices et que l'ancien linge sera vaporé.

Source: Registre paroissial
Texte déposé par Anne Marie Siquoir.

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1749-1750    Boussay (paroisse de Saint Laurent)  37290      tremblement de terre et épizootie.

Le 11 octobre il y a eû un grand tremblement de terre qui se fit sur les sept heures du soir.

Cette présente année, il y a eû en Berry une maladie épidémique sur toutes les bêtes à cornes on ignore absolument quelle peut être cette maladie on na pû jusque a présent y trouver de remèdes et a present que jécris elle est aux portes de la Touraine.

Vu et vériffié par nous vérifficateur soussigné depuis le premier janvier jusqu’à ce jour 20 janvier 1750, Maurand vicaire.

Source: Registre paroissial Boussay (paroisse de Saint Laurent)
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1751    Le Grand Pressigny (paroisse de Saint Gervais)  37350      grêle et pluies abondantes.

En cette année 1751, le vingt juillet la grêle très grosse et la pluye des plus abondantes a fait un fort considérable tort dans cette paroisse et les terres voisines, les terres ont esté emportées jusques au port, si le mur du bas jardin nust pas fondu par l’abondance des eaux qui venaient du côté de la Malgache les maisons de la basse rue en sont estées emportées.

Source: Registre paroissial Le Grand Pressigny (paroisse de Saint Gervais)
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1751    La Haye Descartes  37160      Une tempête digne de 1999.

Orage extraordinaire:

La nuit du dimanche 14 au lundy 15 mars 1751 il sevu un orage et vent furieux qui a enlevé la thuille et lardoise de majeure partie des maisons, abattu des cheminées, des charpentes des maisons, arraché en quantité extraordinaire des arbres et des plus gros, enlevé des cloches et jetté par terre et fait se submerger la Vienne et la Loire, nombre de batteaux chargés de bled et vin. Les anciens prétendent que cette tempeste a esté plus violente que celle de 1710 qui a esté regardée avec estonnement. Les aromailles (?) de la Rochelle ont annoncé que l’on trouvait sur le rivage de la mer quantité de corps noyés et de débris de vaisseaux. La Haye qui se trouve entre deux montagnes en a esté quitte pour quelques thuilles et cheminées abattues et des pierres arrachées. Le dommage a esté plus considérable à prendre en la communauté de la Chapelle St Jacques et de la descente et remontance de la Loire.

Source: Registre paroissial La Haye Descartes
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1752    Le Grand Pressigny(paroisse de Saint Gervais)  37350      Un travail pour ne pas mourir de faim.

Cette année 1752 a esté bien triste, sans le secours du Roy Mgr larchevesque qui nous envoièrent bocoup de chis? les pauvres seroient morts de faim on les employait à ramasser des pierres pour accomoder les movais chemins celuy qui conduit à la Croix Marron le long du potager de très movais qu’il estait a esté rendu par le moyen très comode, le Brignon qui fesoit peur par sa longueur à bien des voyageurs fut comble de pierres et rendu profitable.

Source: Registre paroissial Le Grand Pressigny (paroisse de Saint Gervais)
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1756    Loches  37600      Mensonge pour sauver son honneur.

Le 18 février 1756 a esté baptisé Silvain Elie Chavarin, né de ce jour de Sylvain Chavarin de la paroisse de Vatan en Berry, et de Catherine Bourdon son épouse légitime, accouchée en cette ville de Loches en passant. Parrain : Elie Lamblardie, marraine Hyacinte Renée Ouvrard, lesquels ont avec nous signé. Belotin, vicaire de Loches.

Nota : lad' Catherine Bourdon, mère de l'enfant baptisée le 18 février nest point mariée au nommé Silvain Chavarin. Elle ma confessé elle-même quelle avait supposé le nom pour sauver son honneur et que led' enfant est véritablement illégitime.
A Loches, le 6 avril 1756.       
Suzor, curé de St Ours.           


Source: Registre paroissial Loches
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1758    Abilly  37160      Une année sans vin ni fruits.

Dans la nuit du 16 au 17 avril 1758, les vignes ont gelé et tous les fruits.

Source: Registre paroissial d'Abilly
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1761    Boussay (paroisse de Saint Laurent)   37350      Don à l'église.

Le 25 décembre de 1761 Haut et puissant Sr Mre René François de Menou maréchal de camp, et haute et puissante dame Louise Marie Charlotte de Menou son épouse ont fait don et présent à cette église d’un très beau calice et pour la première fois gy ai célébré les saints misthères la nuit de Noël.
Richard, curé de Boussay,                

prié Dieu pour cette cure.                


Source: Registre paroissial de Boussay (paroisse de Saint Laurent)
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1762    Azay-le-Rideau   37190      Publication de l'Edit d'Henry II.

Aujourd’huy 10 de juin 1762 avons publié à nos messes paroissiales l’édit d’Henry Deux (de febvrier 1556) et la déclaration de Louis Quatorze (de 1708) contre les veufves et filles qui recellent leur grossesse en foy de quoi avons signé le dit jour et an que ci-dessus.
Taschereau, curé.                


Source: Registre paroissial d'Azay-le-Rideau
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1771-1790    Ligueil  37240      Epidémies et diverses causes de décès.

Entre 1771 et 1790, les registres paroissiaux des sépultures furent complétés par le curé de Ligueil, qui indiquait les causes de décès. On peut ainsi noter :



Source: Registre paroissial Ligueil
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1770-1771    Tournon-Saint-Pierre  37290      Remarques sur l'année 1770-1771

Remarques


Cette année mil sept cent soixante-dix a été une des plus extraordinaire par la cherté des vivres, puis que le boisseau de froment mesure de Preüilly s'est vendu 52 S et 55 S le boisseau ; le seigle et l'orge même prix. Le vin dont la récolte a été médiocre et de peu de qualité, étoit hors de prix, la pipe se vendant 15 a 16 pistoles.
Une pluye presque universelle qui a commencé le vingt six sur le midi (jour de Ste Catherine) du mois de novembre, n'a duré que 2 jours, a inondé des provinces sans ressources entr'autres celle de Touraine. Surtout à Cormery, lieu ou il a péri sept à 8 personnes -- 30 maisons englouties ; emportés des ponts et moulins.
Il y a beaucoup de foin ; j'en ai eû dans mon pré près le champs de la Chapelle environ 8 chartées où je n'en receuille ordinairement que 3 ou 4 dont les chartées doivent être de 14 à 15 quintaux - la charte se vendoit sur 20# beaucoup de peine à les ramasser à cause des pluyes.
Les boeufs et chevaux hors de prix, entr'autres le cochon qui se vendoit sur les bancs (non le lard) sept à 8 S la livre.
Point de chanve - elles ont été toutes innondées du côté de l'encloitre Clervault près Chatellerault ; le chanvre se vendoit 8 à 9 sols la livre.
Le beurre se vendoit le carême à Tournon 18 sols la livre.
La chataigne manquée en Limousin, ainsy que les seigles, ce qui faisoit qu'on menoit les bleds au Blanc en Berry, d'ou le limousin le retiroit.
On donnoit une certaine quantité de ris dans les paroisses pour soulager les pauvres qui étoient en grand nombre : cependant on ne voyait point de ces mandiants étrangers, parce qu'on les mettoit en ville dans des hopitaüx, où on les faisoit travailler, c'est pourquoy que les tros quarts de ces calins ( paresseux )se mettaient marcelots ( ? ), de peur d'être arrêtés et de n'avoir point leur liberté ordinaire.

Tout ce que je peux dire, c'est que mes paroissiens se sont trop senti de la misère par la taxe de réparation de l'église ; quoiqu'ils ont eû sur le rôle de la taille une diminution de 100#.
Que Dieu soit loüé et béni, puis que c'est luy qui est ..bernateur de toutes choses d'icy bas.

1771

La cherté des denrées se continüe. La chûte d'une neige abondante et une gelée qui se fit sentir le lendemain de St Anicet 18 avril (lundi de Pâques)(foire de Preüilly) y a tout-à-fait coopéré, en nous ruinant nos pauvres vignes et tous nos arbres fruitiers en général ; cependant vers le mois de may les vignes ont poussées un second bourgeon qui a été brûlé par les brouillards qui se firent l'avant semaine de la St Jean, surtout le vendredy précédent de cette fête qui a fait couler le meilleur ; de sorte qu'on a recueilly du vin de très petite quantité et de mauvaise qualité, surtout la verdure est commune : la rareté le fait vendre tout mauvais qi'il est 50 écus la pipe.
Quant aus fruits de quelque espèce que ce soit, il n'en faut nullement parler : de quel côté qu'on aille, on ne voit aucun dessert de fruit ; on a recours a la patisserie : au laitage : massepain et maccarons, heureusement que le sucre ne vaut que 18 S la livre.
Les grozeliers n'ont pü faire voir de leurs graines. Les noyers tous gelés, ce qui nous fait acheter le beurre très cher 16 et 18 S au mois de novembre la livre ; au carême prochain in vaudra 24 S. Les chairs-cuitiers se font valoir en faisant la livre de lard pour graisse 11 et 12 livres.
Les seigles moitié gelées ; elle se vend, mesure de Preüilly, 40 S le boisseau, ne pesant que 25 livres. Et pour comble de malheur, la secheresse a été si opiniatre pendant tout l'été, qu'elle a brûlé les orges ; aussi se vend-t-elle 36 S celle pour ensemencer. Cependant il faut avoüer que si les mois d'août et septembre n'eussent pas été secs et chauds, nos épars raisins ne seroient pas venus en maturité, ce qui nous a fait faire vendange au commencement d'octobre, ordinairement on ne vendange qu'à la mi-octobre.
Pour le froment, il n'y en a point eû tant que l'an passé, il se vend mesure de Preüilly 17 à 18 S. En outre point de transport - ce qui coopère beaucoup, c'est qu'il ne se fait point actuellement tant de dépenses à Paris, depuis que Mrs les conseillers du parlement ont été étroitement exilés - je dis étroitement parce qu'ils étaient relégués dans des petites villes comme Preüilly, Le Blanc, Chauvigny, S.Gautier, Argenton &, non dans les villes où il y a siège ou présidial.
En effet Mrs les conseillers ont été tous éxilés au mois d'avril pour l'affaire qui concernait Mr de la Chalotay conseiller au parlement de Rennes en Bretagne, & Mr le duc d'Aiguillon. Tous ces parlemens ont fait plusieurs & vives remontrances au Roy pour soutenir un de leurs membres parlementaire (qui étoit Mr de la Chalotay) jusqu'à prétendre que la monarchie étoit indépendante des parlemens. Mr de Maupéou jadis 1er président qui est devenu chancelier par le moyen du parlement de Paris qui lui trouvoit une grande sagacité, a tenu bon pour les exilés.
A la vérité le roi étoit tout parlementaire depuis quelques années, mais Mr de maupéou l'a fait changer.
Le roi lassé de toutes les vaines remontrances des parlemens, après avoir assemblé sont lit de justice, ou n'on voulu se trouver aucuns princes du sang (qui étoit portés pour Mrs du parlement). Il n'y a eu que Mgr le comte de la Marche qui s'est trouvé à l'assemblée du lit de justice.....
.....
Les présidents et conseillers supérieurs : les avocats généraux & procureurs généraux aux dits conseils doivent joüir de la noblesse personnelle, et doit être transmise à leur postérité, dans le cas ou le père & le fils auront rempli successivement un des dits offices, chacun pendant 20 ans, ou seront morts dans l'exercice du dit office avant les 20 années révolües.
Finalement c'est Mr de Maupéou qui est actuellement chancellier... et Mr l'abbé Terray controlleur général ; ces deux ministres d'un génie sublime font en sorte que le roi est despotique, et n'oublient pas de remplir les coffres du roi, en faisant journellement paroitre des édits tantôt sur les finances, tantôt sur toutes les charges, en mettant des nouveaux impôts.
Deus super omnia


Source: Registre paroissial.
Journal d'information du Cercle de Généalogie et d'Histoire du Crédit Lyonnais Novembre-Décembre 2000 N°33






1772    Tournon-Saint-Pierre  37290      Remarques sur l'année 1772

...L'année ne s'est pas mal comportée. L'hyver n'a pas été beaucoup opiniatre, il est tombé un peu d'eau. Les bleds se sont amassés par un temps fort peu favorable, puisqu'on a commencè à couper des froments dans la paroisse le 2 août et on a fini de les ramasser environ le 14. Cependant les froments n'étoient pas si grénés que l'année précédente, mais aussy les seigles étoient belles & en quantité puisqu'il s'en ast trouvé dans la grange dixmeresse environ 465 boisseaux en total, et tout au contraire l'année précédente il n'y en avaoit eû qu'environ 162 boisseaux.
Néanmoins le blé qui se transportait du côté de La Haye, le froment valoit 58 S et le seigle 36 S mesure de Preüilli.
Quant à l'orge on a commencé à la ramasser environ le 18 août, elle étoit en petite quantité et peu haute, elle se vendoit sur le pied 37 S.
Le douze may, il fit une forte gelée laquelle ne fit aucun mal, graces à Dieu. Il y eut de la vendange et des fruits surtout des prunes en quantité qui étoient très cheres par rapport qu'on les embarquait ; j'en vendis pour 20 # outre ma provision gardée ; elles valoient au moins 25 S mesure de Preüilly. Les petites prunes noires étoient fort prisées ; celles de Ste Catherine étoient en si grande quantité qu'il y en avait beaucoup de boüinées ( conservées dans des bouines, sorte de paniers tressés ). Les cochons étoient fort chers à qui on donna des prunes dans l'été.
L'automne fut fort agréable, ce qui fit mûrir nos raisons qui étoient en quantité, surtout les treillages qui mûrirent fort-à-propos ; j'en eûs dans le total de ma vigne environ onze bariques de vendange, mais le vin étaoit de peu de qualité, néanmoins il valait jusqu'à cent francs la pipe.
Ainsi soit-il


Source: Registre paroissial.
Journal d'information du Cercle de Généalogie et d'Histoire du Crédit Lyonnais Novembre-Décembre 2000 N°33







1772    Chaumussay   37350      Misère ou enfant non désiré ???.

Sépulture d'un enfant trouvé noyé dans la rivière.

Le 21 juillet 1772 en vertu de l'ordonnance de M. le Bailly de la Chatellenie d'Esve le Moutier en datte du 21 du présent mois comme il appert par un extrait qui nous a esté délivré signé Garnier commis greffier, a esté inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps d'un enfant masle trouvé noyé dans le ruisseau du (...) aagé d'environ quinze jours, selon les rapports de messieurs Beaulieu et Viau chirurgiens à Loches en présence de Marc et Pierre Maugars, sacristain.

Source: Registre paroissial Chaumussay
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1773    Tournon-Saint-Pierre  37290      Remarques sur l'année 1773

La rareté du bois commence à paroitre dans le païs. Nous avons été heureusement ménagés par la rigueur de l'hyver. Le premier jour de l'année a commencé par de la neige qui a fondu dès le jour même. Le plus rude froid s'est fait sentir dans la semaine de la purification : le 4 février qui arrivoit un jeudi fut le jour le plus opiniâtre de tout l'hyver, on ne pouvoit passer qu'avec peine les bateaux par rapport à l'épaisseur de la glace ; il faisoit ce jour là un vent piquant, il geloit à l'ombre, et un temps clair. Les glaces restèrent environ 3 semaines.
Le sept may (vendredi) il tomba beaucoup d'eau & le lendemain huit mai (jour de l'apparition de St Michel) il gela si fort que nos pauvres vignes en furent très maltraitées ; en outre les amandiers, pommiers, pruniers et un peu les noyers s'en sentirent ; il n'y avoit point de prunes ni de pommes ; j'ay acheté le quarteron de renetes 12 Sols.
Pour la récolte a été très abondante dans tout le royaume, tant en froment qu'en seigle, baillarge, méteil & avoines. S'il n'y a point de transport il ne veut point être , graces à Dieu, cher.
Le Gland qui se trouve en quantité, nous fait valoir nos cochons à un prix exhorbitant ; il se vend sur les bans le maigre 9 à 10 S la livre, on les embarque en quantité; un cochon de 300 s'est vendu à la foire de ce lieu 50 écus, il était fort gras.
L'été a été fort sec, ce qui a beaucoup coopéré à faire commodément la récolte ; il y a eu peu d'herbes dans les près, ce qui a fait diminuer les animaux, surtout les vieux boeufs.
Quant à l'automne, nous ne pouvions désirer une saison plus favorable pour faire murir le restant de nos épars raisins, il n'y a que les treillages qui ont été les plus fertiles et qui sont venus à parfaite maturité ; on ne faisoit aucune diffétence des raisins de treilles à ceux de la vigne de pied ; on a vandangé dès les premiers jours d'octobre par un très beau temps qui continue depuis plusieurs mois. Les guepes se sont jetés sur les vignes qui ont mangés & attaqués quantités de raisins ; elles ne m'ont laissés que la moitiés des raisins de mon frontignan. J'ay eû beau leur faire la guerre, çà été inutilement. Il ne se passait pas de jours que n'enpris & tua au moins une centaine avec un gand. Il faut remercier Dieu de tout. Elles m'en ont laissés de quoy en donner à mes amis tant qu'ils ont voulu.

Source: Registre paroissial.
Journal d'information du Cercle de Généalogie et d'Histoire du Crédit Lyonnais Novembre-Décembre 2000 N°33







1773    Azay-le-Rideau   37350      Un mise en place difficile de la grosse cloche.

Cette année 1773 au mois de juillet la grosse cloche qu’on montait au clocher est tombée de la voute de l’église où elle était suspendue par un cable qui cassa. Elle a enfoncé et brisé les tombes qui étaient immédiatement en dessous et qui ont plus d’un pied d’épaisseur, elle n’a soufert d’autre dommage.

Source: Registre paroissial d'Azay-le-Rideau
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1774    Château la Vallière  37330      Prière pour Louis XV.

Prière pour Louis XV.

Le 31 de may 1774 a été fait dans cette église un service avec les mâtines à la neufvième heure, les laudes et une messe basse pour le repos de l’âme de Louis Quinze dit le Bien Aimé, Roy de France, mort au chasteau de Versailles le 10 du mois ci-dessus à la 64ème année de son âge et la 59ème de son règne. Cinq officiers du siège, en robe, ayant à leur tête le Sieur Douvry pour lors sénéchal, ont assissté à ce sevice, ainsi que les notables de la ville et une bonne partie du peuple.
A. Courtois, curé.                


Source: Registre paroissial Château la Vallière
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1776    Ligueil  37240      Salubrité :défense d'enterrer dans aucune église.

Au mois de juillet 1776 publications faictes de la déclaration du Roy enregistrée au Parlement et de la lettre pastorale de Mgr de Louzillé archevesque de Tours, portant défense d’enterrer dans aucune église ni chapelle quoique séparée des églises, enjoignant aussy de porter les cimetierres hors des villes, bourgs et lieux habités à cause du danger des inhumations dans les églises, dans les cimetierres trop près des villes et des lieux habités.

Source: Registre paroissial Ligueil
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1776    La Tour Saint Gelin  37600      Ordonnance du 5 octobre 1776 sur l'usage des cimetières.

Ordonnance du 5 octobre 1776 concernant le petit cimetière touchant l’église, portant défense désormais d’y faire les inhumations et tout autre usage profane, et l’utilisation du grand cimetière hors la ville, qui devra être bien clos et séparé de chaque côté du champ de foire par des murs en bon état, pour seul lieu où les sépultures seront faites.
Je soussigné certifie que l’ordonnance cy-dessus a été publiée au grand contentement du pasteur et du troupeau le dimanche 13 octobre 1776 après le prosne de la messe à la Tour Saint Gelin.
PChemin, curé                


Source: Registre paroissial La Tour Saint Gelin
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1777    Ligueil  37240      Autorisation de faire "gras" pendant le carême.

Au mois de février 1777, mandement de Mgr l’archevesque portant permission de faire usage des aliments gras le deuxième dimanche de Carême jusqu’au jeudy avant le dimanche de la Passion, les dimanches, lundy, mardy, jeudy de chaque semaine.

En règle générale, de tels mandements, n'étaient prononcés qu'exceptionnellement pour des périodes rendues difficiles comme lors de grands froids ou de disettes.

Source: Registre paroissial Ligueil
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1777-1783    Ligueil  37240      Travaux dans l'église.


Source: Registre paroissial Ligueil
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1784    Varennes  37600      Opération de césarienne.

Le 14 septembre 1784 a été inhumée par moi curé Anne Maugars épouse de Louis Baudouin, fermier de la Bondonnière,décédée d'hier à vingt-six ans et demi. Ont été témoins Jeanne Maugars et Marie Maugars épouse Gadin, ses soeurs.

Le même jour a été inhumé par moi curé Antoine, fils de feu Anne Maugars et Louis Baudouin, né et ondoyé à la maison paternelle, qui nous a été présenté comme ayant encore un souffle de vie par le Sr Content chirurgien à Cyran, décédé d'hier dans l'instant de l'ondoyement s'il ne l'était pas déjà avant l'opération de césarienne. Ont été témoins Jeanne et Marie Maugars, tantes.

(Le mariage de Louis Baudouin et d'Anne Maugars avait eu lieu le 18 juin 1782 et Antoine aurait été leur premier bébé.)

Source: Registre paroissial Varennes
Texte Relevé par Véronique Chériaux
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1790    Vallères  37190      Jean, sauvé des eaux.

L’an 1790 le 18 novembre Jean, fils légitime de Martin Luttreau pescheur et de Françoise Abrazé né de ce jour en cette paroisse où sa mère s’était retirée pour se mettre à couvert des dangers dont la menaçait la grande inondation des rivières de Loire et du Cher qui le 16 présent ont été sur le point de passer sur la surface des levées de l’isle de Bréhémont, où ils demeurent paroisse de Villandry, a été baptisé dans notre église par nous vicaire soussigné, le parrain a été Jean Robin, la marraine Euphrasie Travers qui tous de la paroisse de Villandry, le père non présent ont déclarer ne savoir signer de ce que enquis.
Guerry vicaire.                


Source: Registre paroissial Vallères
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1791    Varennes  37600      Contagion et mesures de salubrité.

Le 13 septembre 1791 a été par nous curé soussigné inhumé le corps de Jean Girard, agé d'environ vingt-huit ans, décédé à la pointe du jour d'une maladie contagieuse, et à cause de la mauvaise odeur enterré avant les vingt-quatre heures prescrites par les lois, demeurant chez son père au Chêne Duguet; furent présents Jean Roux, Louis Prudhomme, Louis Audiger et autres qui ne savent pas signer.
Guérineau, curé de Varennes.                


Source: Registre paroissial Varennes
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