ILLE-ET-VILAINE


1595    Coulon, paroisse de Montfort sur Meu  35      

A Coulon, paroisse de Montfort sur Meu (35) supprimée à la Révolution. Le 3 janvier 1595 Thomas Pichot écrit en marge de l'acte de baptême de Jean Communier :

"Nota que le baptisement a banquet dud Jan Communier fut faict a la cohue au blé chez et en la maison de Janne Provost qui tenoict taverne tellement que il avoict gellé sy fort en ceste anné la que la groe (la glace, en parler gallo) estoict sy forte que elle portoict ung muy de vin et cherte et chevaux (un muid de vin avec charrette et chevaux) tellement que apres avoir faict bonne chere a la venue dud enfant les compere et commere avecques toutte la compaignie sen allerent par dessus la groe de la ripviere dempuys la motte jusqu'au villaige de la roche dont estoict le petit enfant (soit environ 2 km)

en tesmoing de quoy je en ai signé le présent nota comme estant présent en lad compaignie

soubz signé recteur T Pichot"

Texte extrait du registre BMS.
Texte déposé par André et Michelle Lapeyre .
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1632    Piré-sur-Seiche  35150      Le choix du nouvel autel

Au prône de la grande messe dominicale et le 6 juin 1632, le procureur de la fabrice de ladite église de piré a monstré que ledit sieur recteur a fait venir de la ville de Laval Me Pierre Corbineau architecte pour (...) apporter nombre de dessaincts d'autels pour leur faire voir et adviser s'il y en a un qui soit propre et convenable pour le grand autel qu'ils désirent faire en ladite église. (...) Ledit Corbineau leur a monstré plusieurs dessaincts d'autels sur lesquels ils en ont chouaissis un qu'ils ont trouvé convenable et propre pour la place de ladite église estant réduit en perfection à la grandeur de la place "... Le contrat, passé devant notaire, porte le prix et l'échelonnement des paiements ; il précise que la fabrique fournira sable, chaux, plâtre, échafaudages et se chargera du transport du marbre et du tuffeau. Le croquis du projet retenu est signé au dos par le procureur de la fabrique, l'artiste, le notaire. Il fera foi, à la fin des travaux, pour constater la conformité du retable avec le modèle choisi.

Source: La sociabilité villageoise dans la France d'Ancien Régime. J-P Gutton.





1693    Saint-Malo  35400      

En 1694, Mathieu BIGOT, curé de La Croixille,dans le département de la Mayenne, décide de porter sur le registre paroissial : " Les Choses arrivées et qui sont dignes de remarques en l'année 1693."

................Sur la fin de la campagne de cette année, les Anglais avec les Hollandais sont venus à Saint-Malo et ont construit une certaine machine infernale proche la muraille de la ville, à dessein de la brûler. Ce qui eut arrivé en effet si elle eut fait tout le désordre qu'elle eut pu faire.
Car on dit qu'il n'eut demeuré pierre sur pierre de toute la ville de Saint-Malo et que l'on eut dit : " Voilà où était Saint-Malo ! " Mais Dieu la conserva, il n'y eut que fort peu de débris. Je n'ai pu savoir de quoi était composée cette funeste machine mais l'on m'a dit que si on en avait mis un morceau contre une muraille avec du feu, la muraille brûlerait comme une allumette soufrée après que l'on y a mis le feu. On dit que cette machine coûte 2 400 000 £ ; on menace encore les côtes de Bretagne et de Normandie de pareilles invasions pour l'année prochaine.

...............Dieu nous conserve, ce 14 août 1694.
Nos ennemis, c'est-à-dire les Anglais, les Espagnols et les Hollandais continuent à rôder le long des côtes de la Normandie et de la Bretagne. On les voit souvent proches de la ville de Saint-Malo laquelle ils tentent de brûler entièrement. Mais, Dieu aidant, leurs efforts seront vains d'autant que notre roi l'a si bien fait fortifier de citadelles et de canons qu'il est impossible que les ennemis puissent l'approcher. Les Malouins ont néanmoins peur car ils ont tout ôté de leurs maisons et n'y est rien resté que les hommes qui sont capables de repousser l'ennemi. L'on nous a dit qu'il y avait trois pipes d'eau, en chaque maison, toutes prêtes pour éteindre le feu si, par quelque accident funeste, il y était mis. Le Hâvre de grâce à aussi été attaqué par leur machine, semblable à celle qu'ils avaient voulu faire jouer l'an passé devant Saint-Malo, n'ayant pu faire son effet, il n'y eu que fort peu de désordre.

Sources: RP de La Croixille 53380- année 1694
Texte déposé par Alain Letendre.
Lui écrire Voir le texte original


En 1693, les Anglais tentèrent d'anéantir la ville de Saint-Malo à l'aide d'une machine infernale ; c'était un long navire maçonné en dedans, chargé de barils de poudre, de poix, de soufre, et de 350 carcasses contenant des boulets, des chaînes, des grenades, des canons de pistolets chargés, des toiles goudronnées et autres combustibles. Conduit à la faveur de la nuit vers les murs de la ville, le brûlot est par bonheur dérangé de sa route, échoue sur une roche, et s'entr'ouvre. Pressé par la circonstance, l'ingénieur y mit le feu ; mais l'effet fut loin d'être complet, parce que les poudres avaient commencé à se mouiller, et que, le brûlot étant incliné vers le large, les carcasses ne tombèrent pas sur la ville. Néanmoins le cabestan, pesant deux milliers, fut lancé dans la place, et écrasa une maison ; toutes les vitres de Saint-Malo furent brisées, et les toitures de trois cents habitations furent enlevées.

Pour l'anecdote, et compléter l'histoire de la machine infernale qui s'échoua sur un rocher appelé le Gros Malo, j'ajouterais que, le lendemain, la ville renvoya avec quelques prisonniers, un poême dont la chute était celle-ci:

L'anglais, semblable à la montagne
Qui n'enfanta qu'un simple rat,
Dans sa malouine campagne,
N'a fait mourir qu'un pauvre chat.

Jean Maury







1719    Maure de Bretagne  35330      Baptême de cloche

""La grosse cloche de cette paroisse de Maure a esté refondue dans le mois de décembre mil sept cent dix neuf, il en â couté 173 ?? 7 tant pour le métal fourni pour la diminution, que pour la façon. Dame Judith Picquet, Dame et Marquise de Piré et Guillaume de Rosnyvinen, son fils comte de Maure et Baron de Lohéac l'ont nommée Judith. L'ancienne cloche qui était cassée pesait pesait six cent quatre vingt douze livres après avoir esté refondue elle c'est trouvée peser sept cent soixante et huit livres. J'en ai fait la bénédiction le même mois et an que dessus avec permission de monseigneur de St Malo.""

Signé : Ju; Couesry, recteur de Maure


Sources: Coincé entre deux baptèmes dans un des registres paroissiaux de Maure de Bretagne, ce texte relatif à la bénédiction en décembre 1719 de la nouvelle cloche de Maure de Bretagne appelée à "Judith" du prénom de la mère du comte de Maure.
Texte déposé par Patrice Dessaint.
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1631-1748    Maure de Bretagne  35330      Réflections généalogiques.

Préface de la table des mariages 1631 - 1748 établie par G. H.GOUGEON prêtre à la paroisse de Maure de Bretagne puis sa réflexion à la fin de la rédaction de celle-ci :

PREFACE--

""""Quoy-que l'on ne demande pas si souvent des extraits des Registres pour les Mariages que pour les Baptémes, cependant j'ay cru que cette table auroit son utilité. En effet, outre qu'on ne laisse pas quelquefois de retirer de ces sortes d'extraits, on est encore bien aise en certains cas de connoitre la Genealogie et les alliances des familles : sur quoy l'on ne peut gueres avoir d'eclaircissement, surtout pour les gens de la Campagne, si ce n'est par les registres des Mariages quand ils sont bien raportés, comme nous les raportons à present, on y voit non seulement des noms des epoux, mais encore ceux de leurs peres et meres, des lieux de leur origine, du premier mary ou de la premiere femme, si ce sont des veufs, de leurs parens qui assistent à la ceremonie &c. Tout cela peut beaucoup servir dans la suite, non seulement pour des successions, mais encore pour empécher que leurs descendans ne contractent dans des degrés prohibés, ou que l'on inquiete mal à propos pour l'empéchement de parenté ceux entre lesquels il ne se trouveroit pas réellement.
C'est un Malheur pour nous de n'avoir pas des Registres plus anciens. Ceux des Mariages et enterremens ne commencent qu'a 1631 et ceux des Baptémes à 1648. On dit que les precedens furent perdus parce que les recteurs les emportans au presbytere, des heritiers de quelqu'un d'eux, ou les officiers s'en saisirent et ne les ont jamais rendus. C'étoit une grande faute que faisoeint ces Recteurs, de deplacer ainsy de la Sacristie des titres qui doivent y rester à perpetuité. Sans cela, j'aurois travaillé volontiers à faire une genealogie des principales familles de la paroisse, ce qui n'eût pas manqué de faire honneur et plaisir à plusieurs. Mais c'est un dessein que quelque curieux pourra peut étre executer lorsqu'il y aura des moïens d'y réussir. Quoy qu'il en soit, cecy servira toujours en attendant, quand ce ne seroit qu'a montrer l'envie qu'a l'auteur de faire plaisir au public.""""""

""""Depuis 1631 ou commence cette table jusqu'a la fin de la sus-dite année 1748, l'on trouve 3207 mariages inscripts sur nos registres, ce qui fait, année commune, 27. Il en reste cependant 21 après ce partage, comme il est facile de le voir par la regle de la division arithmetique. Je ne parle point des Mariages qui ne sont qu'en partie de Maure, je veux dire dont l'epoux notre paroissien va prendre une femme dans une autre paroisse. Le nombre de ceux-cy egale a peu prés le tiers des autres.
Au reste, je ne doute point que l'on ait omis d'enregistrer plusieurs de ceux qui ont dû se faire en cette eglise. Le petit nombre qu'on trouve en certaines années, surtout vers le commencement de cette table, l'insinüe assés ; et d'ailleurs j'en ay cherché quelqu'uns qui ne se trouvent point, quoy que l'on m'ait assuré qu'ils avoient été celebrés dans la paroisse. Autrefois on n'etait pas fort exact sur cela, quoy-que ce soit un devoir indispensable.
De plus les Recteurs permettoient de faire les Mariages aux Chapelles et partout ou l'on vouloit, d'ou il arrivoit que les Chapelains ou autres prétres qui les avoeint celebrés, negligeans d'en faire leur raport à la Sacristie de l'eglise, ou se contentans d'en donner quelques memoires sur des chiffons de papier qui se perdoient, ou n'en marquoit rien sur les registres. On le peut juger ainsy par plusieurs qui n'y ont été inserés que deux ou trois mois aprés qu'ils ont été faits, et dont on pourroit par consequent disputer l'autenticité. Monsieur le Recteur actuel a sagement detruit cet abus : d'abord quelqu'uns en murmurerent, mais aujourd'huy que l'on est accoutumé à cette discipline, personne n'en dit mot, si ce n'est pour avouer qu'il a eu raison et qu'il a fait son devoir.
En effet le Mariage est une chose trop importante et trop sacrée pour en permettre indifferemment l'administration dans les oratoires ou Chapelles des villages qui n'ont point été erigées pour cette fin. Ceux qui se plaignent d'étre eloignés de l'eglise et de la peine qu'ils ont a y venir, iroient bien plus loin et se donneroient volontiers de plus grandes peines pour des choses de moindres conséquences.
Il est à souhaiter que dans la suite on conserve cette bonne coutume de faire les paroissiens venir à leur eglise pour les principaux actes de la Religion tels que sont le Mariage, le Baptéme et qu'on raporte exactement ces sortes de fonctions sur les registres. J'ay trouvé des personnes quxquelles la negligence des Recteurs ou Curés à enregistrer ou a conserver les Regsitres, a causé de grands prejudices. Je pourrois apporter d'autres raisons de tout ce que je viens de dire ; mais comme elles sont faciles à trouver, je les laisse aux reflexions du lecteur. J'ajouterai seulement que cette table, et que si l'on n'y trouve pas quelque Mariage, il serait inutile de le chercher sur les registres. Ceux à qui elle pourra servir en auront obligation s'ils le veulent.""""

Signé : g: h: Gougeon prétre et Curé ou Vicaire de Mr le Recteur de Maure.

Texte déposé par Patrice Dessaint.
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1756    Livré sur Changeon   35450      Les troupes royales repoussent les Anglais à la mer.

" De la Maison du Roy Monsieur Le Duc D'Aligillon vint les attaques les forca dans leurs camps et les obligea de rentrer dans leurs vaisseaux avec tant de precipitation qu'il y entrest une grande quantité de noyers, on compte leur perte à quatre mille hommes, il y eust un milor fait prisonnier"

Source: registre paroissial.
Texte déposé par Sandrine.

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