GIRONDE






1750    Soulignac  33760     Tremblement de terre.

Le 24 du moy de mai 1750 la nuit du même jour fette de la Trinité l'on a senti dans cette paroisse un tremblement de terre qui a duré près de trois minutes en sorte que les maisons de même que la maison cruriale, a ce que j ay connu, Ont été en mouvement, pendant ce temps j'ay pensé à propos d'en faire mention dans les registres pouvant servir de mémoire à la postérité.
Garaysse, curé


Source : Registre paroissiaux de Soulignac
Texte déposé par Marie-Ange Torralba y Vendrelle à partir d'un relevé fait par Mme S. Douillet, de Biarritz.

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1880    Lucas près Castillon  33      Une pierre tombée du ciel.

"Dans le petit village de Lucas, à 2 kms environ de Castillon(Gironde), la fin d'un orage a été marqué par la chute d'un bolide mesurant 58 cm de hauteur et 40 cm de largeur à la base. L'aspect de ce phénomène est celui d'une pierre noire à moitié calcinée; le choc l'a fait pénétrer dans la terre, à une profondeur de 60 cm. Le trou qu'il a creusé en tombant mesure environ 2 m de diamètre."

Texte déposé par Pascal Thébeaud.
D'après REVUE DE L'OUEST du 17/06/1880
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1885    Bordeaux  33000     La sage-femme était-elle également faiseuse d'anges?

Cour d'assises de la Gironde
Audience du lundi 16 février 1885
Présidence de M le conseiller Andrieu

Avortements.- Marie-Marceline Sanguet-Moulère, sage-femme à Bordeaux :10 ans de réclusion, 10 ans de surveillance...

relevé dans La Petite Gironde de février 1885
Texte déposé par Murielle Mestreau
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1809    Caudéran   33200      Décès consécutif à l'absorption de champignons.

Bordeaux, 7 octobre - Le métayer d'un bien situé à Caudéran, ramassa, dimanche dernier (nb : le 1er octobre 1809), des champignons. Il ne balança pas à les croire de la bonne espèce. Il les fit cuire sur la gril, et invita sa famille à en prendre. Heureusement on n'en voulut point.
Quant à lui, après s'être moqué des craintes qu'on lui témoignait, il parut charmé de ce que ce refus lui en laissait davantage, et en effet il mangea tout.

Ce ne fut que le soir qu'il se sentit incommodé et qu'il éprouva des envies de vomir avec une chaleur excessive. L'eau qu'il but en abondance ne lui procura aucun soulagement. On eut recours à un chirurgien du voisinage, qui prescrivit une potion, mais sans succès. Le malade fut alors abandonné à son sort.

Hier seulement un chirurgien de Bordeaux fut appelé et trouva cet infortuné prêt à succomber aux tourments horribles qu'il avait souffert. Il mourut en effet quelques heures après.

Que de victimes ne moissonne pas tous les ans un mets de fantaisie, dont les suites désastreuses ne prouvent que trop qu'il ne devrait pas compter parmi les aliments ! Il semble qu'ici le danger même soit un nouvel attrait qui aiguise cet appétit dangereux.

Un traitement convenable aurait probablement sauvé le malheureux père de famille qui vient de périr. S'il est prouvé qu'il n'existe point d'antidote connu, capable de neutraliser le venin des champignons, il n'est pas moins certain que les boissons acides ou mucilagineuses, les remèdes diaphorétiques adoucissants et calmants sont très utiles, et qu'un grand nombre de personnes ont dû leur salut, en pareil cas, à ces moyens employés à propos."

Texte déposé par Jean-Pierre BERNARD.
Source: Annales périodiques de la ville d'Orléans, 6ème année, n°605, p.278 et 279, mercredi 18 octobre 1809.

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