GARD





1587    Le Vigan  (30120)       Donner son enfant.

12 juillet 1587

Pierre Faucon, boulanger de Montpellier, adopte Jean Bastide, âgé de 3 ans, que sa mère Catherine Villar, veuve de Marsal Bastide, laboureur, du lieu de Molières, paroisse du Vigan, au diocèse de Nîmes, lui donne à cause de sa pauvreté et de sa misère qui l'empêchent de le nourrir.


Texte déposé par Francis de Stordeur.

Cote : Archives départementales de l'Hérault, 2E 56-43
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1737 - 1745    Diocèse d'Alais  30                 Sages-femmes et statistiques


Dans le registre d'état civil de mon village (Gard)à chaque fois que la sage-femme fait une déclaration de naissance c'est toujours un enfant naturel.

pour la même période quelques autres petites informations:
"1737 - 1745 Diocèse d'Alais: il y a 54 chirurgiens, 7 barbiers, 19 perruquiers, 1 dentiste (Alais) 30 sages femmes.

Texte déposé par Jeannine Kirmann.
AD34 C211
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1780    Saint-Maximin  30700      la rivière, a emporté tous les moulins au nombre de 18 à 20

L'an 1780, le huit septembre, fête de la nativité de la sainte vierge, jour bien remarquable, sur les six heures du matin, après un temps affreux dans la nuit du 7 au 8, il est arrivé l'événement le plus funeste et le plus lamentable, une inondation que jamais homme n'avait vu avec un débordement affreux, non seulement sur les bords de la rivière, mais encore dans toute la pleine de peret et celle des frigotiers, de condamines et de presque toute la campagne basse, a emporté tous les moulins au nombre de 18 à 20, a rasé de fond celui de saint-maximin, a renversé beaucoup d'autres maisons, a entraîné presque tous les arbres et a fait des dégâts horribles et causé les plus grands malheurs.
Le meunier du moulin du sieur ( ?) a été emporté avec un de ses enfants par le torrent des eaux et ont été perdus misérablement. La femme du meunier et un nommé Balasard aussi meunier se sont sauvés miraculeusement sur une poutre qui les a conduit dans la pleine de montpezat.

Réflexion : que ceux qui à l'avenir voudront faire bâtir des moulins sur la rivière d'anoïs ( ?) ayent la précaution de les faire construire bien solidement et que ceux qui habiteront les dits moulins soient bien sur leur garde et bien avisés et prudents pour se tirer du danger si les uns et les autres ne veulent subir le même sort. "

Comme quoi, ça date pas d'hier ( à 202 ans d'intervalle jour pour jour ) Jacques MOULY

Source: BMS de la paroisse de de Saint-Maximin
Texte déposé par Jacques MOULY
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1786                    30                  de l'ignorance et l'importance des Sages-femmes


M Aguse subdélégué à l'intendant du Languedoc. Avignon 8 novembre 1786

...Il est certain monseigneur que l'ignorance et l'importance des sages femmes dans la campagne qui n'ont d'abord et d'autre principe qu'une ? meurtrière y causent la plus ? et que ce serait rendre le plus grand service à l'humanité et à l'état que d'arrêter les progrès d'un abus si funeste; il me parait Mg qu'un des meilleurs moyens pour y parvenir seraient d'établir un cour public et gratuit sur l'art des accouchements dans les principales villes et gros lieux du département, de charger de ce soin un professeur habile et patient qui fit de 1 à 3 cours dans l'année, l'un dans une ville, l'autre dans une autre et ainsi de suite, et dont chacun durerait un mois ou cinq semaines au plus, de n'admettre à ce cours qu'un certain nombre de femmes et de filles de bonnes moeurs de 28 à 30 ans qui seraient choisi dans les campagnes.

Texte déposé par Jeannine Kirmann.
AD30 C 1916
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1787    NÎMES  30                   cours d'instruction en faveur des sages femmes


1787 Avis au public cours d'instruction gratuit sur les accouchements établi à Nismes en faveur des sages femmes des différentes communautés du diocèse.

Texte déposé par Jeannine Kirmann.
AD30 C 1925.
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1789    Bellegarde  30127      Cahier de doléance:
le transfert à l'Etat de l'entretien du clergé.


...Il est important, sans doute, que la subsistance des autels soit assurée. Il faut même qu'ils aient dans leurs mains les moyens de soulager les besoins du pauvre, mais c'est l'Etat qui doit y pourvoir, car dans l'Etat nul n'a le droit de lever un impôt que lui même. Ce principe est incontestable, invincible. Que l'Etat cherche donc des moyens autres que ceux qui existent pour fournir honorablement à l'entretien de ses prêtres....Alors seulement ils retrouveront leur plus beau caractère, celui d'amis et de consolateurs des peuples, au lieu d'en être les oppresseurs, et l'indifférence pour la religion ne naîtra plus de la haine pour ses ministres...

Source: Extrait des cahiers de doléances
Gé-Magazine N° 76 Octobre 1989 pp.21






1809    Genolhac  30450        "la bête des Cévennes exerce ses ravages dans cette contrée"

Les loups ne hantent plus nos campagnes, et ont quasiment disparu. C’était une crainte latente, dans les derniers siècles, de ces animaux qui, souvent quand même, attaquaient l’homme. Voici le récit des méfaits de ces loups, en octobre 1809, dans le Gard.

« Nouvelles de l’intérieur - Nismes, 20 octobre.

Depuis quelques jours, un animal féroce a répandu la terreur dans le premier arrondissement du Gard : comme autrefois la bête du Gévaudan, la bête des Cévennes exerce aujourd’hui ses ravages dans cette contrée. Cette bête, quoi qu’en dise le vulgaire, n’est autre qu’un loup affamé.

Le 2 de ce mois, à dix heures du matin, tout près du hameau de Planzolles, à une lieue de Genolhac, un petit garçon, âgé de six ans, gardait un troupeau avec son grand-père, vieillard de 80 ans. Une chèvre s’étant écartée du troupeau, le vieillard ordonna à son petit-fils de la chercher et de la ramener.

L’enfant obéit ; un instant après, la chèvre rejoignit le troupeau, mais l’enfant ne reparut point. On le chercha de tous côtés pendant tout le reste du jour et toute la nuit, et ce ne fut que le lendemain, à huit heures du matin, qu’on trouva, avec ses vêtements ensanglantés, les traces de son corps dévoré, dont il ne restait que quelques ossemens et une partie d’un bras avec la main.

Le 6 du même mois, à six heures et demie du soir, une petite fille de sept ans, de Malenches, à un quart de lieue de Genolhac, s’était un peu écartée de sa maison. Ses parents s’aperçurent bientôt de son absence, ils commencèrent à s’alarmer : quelqu’un dit l’avoir entendue crier et appeler sa mère. Enfin, après quelques recherches, on ne trouva d’elle que ses habits déchirés et teints de sang, quelques os et la tête entière.

On assure que ce loup a été aperçu par quelques personnes, qui ont dit qu’il était d’une grosseur énorme. Ces faits en ont rappelé un autre également certain. Le 23 juillet dernier, un particulier des environs de Villefort allait à Genolhac. Il rencontra près de Cancoule un gros loup, qui vraisemblablement était le même, et qui était campé sur le chemin. Comme il était sans armes, il voulut le faire fuir par des cris et par des gestes menaçants. Ce fut en vain, l’animal ne bougea point, et le voyageur fut obligé de lui céder le pas, et de se détourner pour l’éviter. Un pareil évènement est sans exemple dans cette saison. On a bien vu en hiver, quand le pays est couvert de neige, des loups pressés par la faim attendre les passans sur les routes, mais jamais on n’avait entendu parler de pareilles rencontres pendant l’été.

Ce qui a servi à accréditer l’opinion que l’animal qui a fait ces ravages n’est point un loup, mais plutôt une hyène, ou quelqu’autre bête féroce, ou même un monstre, c’est que, contre l’instinct bien connu des loups, celui-ci laissa la chèvre pour dévorer l’enfant. Il ne faut pas voir une préférence dans ce premier essai de sa férocité contre l’espèce humaine. Il est bien plus vraisemblable que la chèvre ayant vu de loin son ennemi, prit la fuite, et que l’animal carnassier voyant qu’il ne pourrait pas atteindre se proie, et qu’elle allait rejoindre le troupeau qui était gardé par un homme, se jeta sur l’enfant qui se trouvait isolé, et qui, à cause de sa petite taille, ne pouvait lui opposer une grande résistance, et il n’est pas étonnant qu’après avoir une fois tâté de la chair humaine, cet animal la préfère à toute autre, et qu’il attaque les enfants, et même les hommes, pour satisfaire sa faim.

On a déjà fait deux ou trois chasses, mais sans succès. Il faut espérer que les mesures mieux concertées que l’on prend, délivreront bientôt le pays de cet animal dangereux, et de plusieurs autres de son espèce. »

Texte déposé par Jean-Pierre BERNARD.
Source: « Annales périodiques de la ville d’Orléans », 6ème année, 2ème semestre, n°610, p.323-324, paru le samedi 4 novembre 1809

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