EURE-et-LOIR



fin du XVIe siècle    Bouglainval  28130                 LES CONSEQUENCES DE LA GUERRE.


« Les manans et habitans de la paroisse de Bouglainval disent et se plaignent que, depuis le vingtième jour d'octobre mil cinq cents soixante et quinze, les gens de guerre ont toujours loger en laditte paroisse, jusque le quinzième jour de juin dernier passé et, estant logés, ont prins et ransonné les personnes à grand sommes de denier, batuz, oultragez, emporté leurs meubles, leurs chevauls, forcent les femmes, violent les filles, et faict toult outrage execrable, ronpent leurs coffres, challitz, bancz, tables et tous leurs mesnages, emmènent 1eurs charettes et chevaux pour en tirer argent desdits laboureurs, coupent la gorge aux bestes de laine, les laissent tués manger aux chiens, et font tout aultres mauvais traitements que jamais homme n'aist ouy dire ne rien faire; tellement que, sy lesdits gens de guerre veullent revenir, le pauvre peuple sera et est contraint laisser maison et tous leurs biens, mesme que les labours demeurent à faire et à labourer, parce que lesdits laboureurs et aultres personnes sont en tout ruynez et destruictz.»

Cahier de doléances de la paroisse de Bouglainval
Texte tiré de "la population française aux XVIe XVIIe XVIII e siècles de B. Garnot (Ophrys 1988)






1661    Frétigny  28480      Une famille de mauvais sujets...

Les archidiacres, dans leurs visites, menacent d'excommunication. Certains curés semblent mener un combat aussi tenace que discret contre les cabaretiers. Michel Gouin, curé de Frétigny, au doyenné du Perche, de 1640 à 1688, déclare en 1661 au doyen que :

« Macé Blot, " hostelier " n'a point communié à pâques. Ce sont, lui et ses enfants, des pécheurs endurcis qui donnent du vin pendant la messe quoyque depuis vingt d'ans, d'an en an, ils promettent de ne plus le faire et leur maison est un lieu ou blasphèmes, jurements, exécrations et yvrogneries se poursuivent depuis 20 ans que ledit Gouin est curé ».

Source: La sociabilité villageoise dans la France d'Ancien Régime. J-P Gutton.





1692    Nogent le Roi   28210        "...on peut dire de cette pauvre fille qu’elle a passé par le feu et par l’eau..."

Archives communales

Le dimanche 17 jour de feburier a esté enterrée dans le cimetière de ceans Louise Viet fille de Nicolas Viet vigneron et de Louise Sylvestre ses père et mère. Elle est morte aagée de 19 ans et un peu plus on peut dire de cette pauvre fille emportée par une mort violente qu’elle a passé par le feu et par l’eau car l’an passé elle tomba dans le feu le 16 feburier et cette année elle est tombée dans l’eau le 16 feburier ou elle a esté etouffée ces deux grands accidents que la prudence humaine n’avait pu prevoir lui estant arrivez par un mal caduque qui la prenait de temps en temps ; à ses funérailles ont assisté son père ses frères, Pierre Bouchard oncle, Pierre Roger aussi oncle, Nicolas Viet cousin germain Jean Viet et Pierre Aubin aussi cousins
Viet Bouchard N Viet
Pierre Aubin André Lelarge L Bouchet

Archives départementales (double du greffe)

Le dimanche dix sept feburier a esté enterré dans le cimetière de la paroisse Louise Viet fille de Nicolas Viet et de Louyse Sevestre ses père et mère elle est morte aagée de 19 ans et décéda par une mort fascheuse qui est l’eau laquelle tomba dans la rivière a esté etouffée des eaux sans avoir peü etre secourue auquel convoy ont asssisté comme témoins Louis Viet son père, ses frères, pierre Bouchard oncle, Pierre Roger aussy oncle, Nicolas Viet cousin germain Jean Viet et Pierre Aubin aussy cousins

A noter que le père est nommé Nicolas et plus bas Louis (en fait il s’agit bien de Nicolas, Louis Viet est le grand-père de Louise)

Source: Registre de Nogent le Roi.
Texte déposé par Monique Riguet.

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1711    Chatillon-en-Dunois  28290      Collecte des tailles, le système des "échelles ou du "tableau"

Depuis un édit de mars 1600, les fonctions d'asséeurs et de collecteur de taille étaient réunies...Dans les pays d'élection, ils sont élus par l'assemblée de communauté. La charge est redoutée. Ces nominations donnaient d'assez mauvais résultats. Pour y remédier, un système dit des "échelles" ou du "tableau" se répandit peu à peu, avant d'être généralisé par une déclaration du 1er août 1716. Il consiste à classer les habitants en trois groupes selon leur fortune. Chaque année et à tour de rôle des collecteurs sont choisis dans chacun des groupes.Pour les villageois il est facteur dc concorde.

A Châtillon-en-Dunois, 57 habitants assemblés le 22 novembre 1711

" cherchent à faire cesser parmi eux tous les sujets de querelle, de haine et de vengeance qui y règnent depuis que la taille est devenue arbitraire aux collecteurs, pour empescher la brigue qui se fait dans la nomination des collecteurs, et faire que la charge en soit partagée entre eux et qu'un petit nombre ne la porte seule, ont décidé qu'il sera fait trois classes : dans la première seront mis les plus aisez, les médiocres dans la seconde et les moindres dans la troisième suivant l'ordre de leur mariage, dans chacune desquelles classes il sera pris chaque année un collecteur à tour de rôle...

Source: Source: La sociabilité villageoise dans la France d'Ancien Régime. J-P Gutton.
D'après : L.Merlet : "Des assemblées de communauté d'habitants dans l'ancien comté de Dunois, Châteaudun, 1887, pp.233-234.


1739    Abondant     28570    un orage affreux avec des eclers et une foudre terribles...

Du 15 au 16 janvier 1739 est arrivé un orage affreux avec des eclers et une foudre terribles qui ont éffraye tout le monde. Le tonnaire est tombé sur le clocher d'Abondant qui était le plus beau du diocèse et qui a été tout brulé et un tiers de la neffe et les cloches ont étés fondues !

Texte déposé par Pascal Thébeaud.

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1741    Seichecotte, parroisse de Saint-Denis de Champhol     28300    Les étapes du mariage, le témoignage d'un vigneron.

Année de 1741.

Aujourd'huy dimanche dix-neufième jour de Novembre, après tous l'office,je moy Nicolas Guiard, vigneron demeurent à Seichecotte, parroisse de Saint-Denis de Champhol, sens auquint mienst mérite, me suis avantagé, me suis fait l'honneurs de me transporté au village de La Milihoux, paroisse de Saint-Maurice-les-Chartres, ches Paul Boudier, vigneron, pour lui demandé Marie-Catherine Boudier fille aînée et m'ayanst écouté, sétanst rendu atentife à ma demande, quelque tems après nous somme venus à nous accorder le dimanche huityème jour d'avril 1742.
ensuite, le lundi 9 avril, nous avons été à Chartres. ches Me Le Tellier, notaire royalle, pour passer le contra de mariage Et le même Jour, nous avons été fiancé en l'église de Saint-Maurice, puis nous somme venus jusqu'o 9 de juillet, donst nous avons été marié en l'église de Saint-Maurice.
Nicolas Guiard, âgée de vingt-neuf ans,
Marie-Catherine Boudier, âgée de vingt-sept ans "

Bibliothèque municipale de Chartres. Manuscrits N.A. 48
Texte tiré de "la population française aux XVIe XVIIe XVIIIe siècles de B. Garnot (Ophrys 1988)






1764    Sours  28630     étouffée par le feu...

le 10 février 1764 à Sours 28 dècès de Marie Paragot, 80 ans Veuve en son vivant de Philippe Sédilot, étouffée par le feu qui a pris à son lit par accident

Texte déposé par Eveline Le Bris.

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1765    Villeneuve-Saint-Nicolas  28150     Réception d’une sage femme.

L’an mil sept cent soixante cinq et le vingtieme jour du mois de fevrier, ayant été suffisamment instruit par personnes digne de foy, et ayant été convaincu par nous meme, apres un examen serieux et exact de la capacité de louise fleuri épouse de pierre benoit de cette paroisse pour remplir la charge d’assister aux enfantements de la regularïté de ses moeurs, de son attachement en la foy catholique apostolique et romaine et de sa bonne Reputation, nous l’avons acceptée et recue pour exercer cette ditte charge toutes les fois qu’elle y sera empoyée, ayant prononcé devant le grand autel de notre eglise de villeneuve St Nicolas, en notre presence # et de plusieurs personnes dont deux ont signé avec nous comme temoins suffisants, scavoir pierre francois Benoit et jean pierre Bndel , fait audit villeneuve saint nicolas le meme jour et an que dessus
# la forme du serment inseré dans le rituel
Pierre François BENOIT – B. BARTHELEMY curé


Source : Archives en ligne Registres paroissiaux et d'état civil Villeneuve Saint Nicolas 1759-1792 Cote 3 E 416/2 vue 25
Texte déposé par Gisèle Lameth.

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1788    Sours  28630     et     Gallardon  28320    La tempête de 1788

Cet orage du 13 juillet a ravagé plus de 80 paroisses du diocèse, le vent impétueux qui laccompagnoit avoit renversé léglise de Sours, le clocher de Gaillardon et une infinité de moulins à vent depuis Blois jusqu'en Picardie, une lisière de 2 à 3 lieues ont été grellés en entier.

Pour lire le document intégral.





1832    Saint Martin de Nigelles  28130        Choléra morbus, un instituteur courageux.

Choléra morbus

Cette maladie se prend par les coliques aigus et par les crampes, on devient défiguré par les yeux et on meurt en 9 heures, on a la diarhée avant que d'avoir le choléra. Pour éviter le Mal, il faut prendre par avance des remèdes à l'amidon ou au son, se rafraîchir le corps. pour Guérir de cette maladie, il faut appliquer 20 ou 30 sangsuës au ventre si on a la colique, au fondement si on a la diarrhée, à l'estomac ou au côté suivant où on à mal.
plus faire des cataplasmes de farine de moutarde déliée avec du vinaigre blanc et de l'ail, en mettre un cataplasme sur le ventre et les mollets des deux jambes, ne boire que de l'eau fraîche sucrée ou de la tisanne à la fleur de camomille, s'abstenir de viande, de lait, de vin, d'eau de vie et de légumes.
Les personnes portés au présent registre sous les n° 10, 22, 26, 25, 20, 24, 19 sont mortes du choléra morbus tout le monde les avait abbandonnés, il n'y a que M.Allais instituteur qui eut le courage de les gouverner et de les ensevelir, ils était en putréfaction 4 heures avant de mourir aussi noirs que de l'encre.
Eviter que cette maladie ne vienne a Saint Martin car elle est affreuse par les douleurs qu'on endure surtout des Crampes.

10 : Marie Jeanne Hélène Ursule Dablin
69 ans 1 juin 1832
19 : Marie Julienne Manceau
67 ans 14 août 1832
20 : Marie Jeanne Lemoine
74 ans 2 septembre 1832
22 : Jean Martin Brice Champagne
81 ans 9 septembre 1832
24 : Catherine Olympe Veilleux
53 ans 15 septembre 1832
25 : Marie Julie Anne Girard
36 ans 20 septembre 1832
26 : Marie Aimé Amiel
61 ans 23 septembre 1832


Source: Registre de Saint Martin de Nigelles.
Texte déposé par Monique Riguet.

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© 01/07/1999 - MARCHAL Jacques
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