CREUSE



1647    Chambon-sur-Voueize   23170      "de grandz domages"

" Le dimanche xxix [29] janvier 1647, sur le poind du jour, il est arrivé ung grant tonnerre avec de grandz et effroyables ventz quy ont faict de grandz domages et par après ont jetté le clocher de la paroisse de Lussat par terre, renversé des bastimentz es [dans des] villages et jetté grand quantité d'arbres par terre. "

Registre de Chambon-sur-Voueize, 1647 :
Communication et relevés de Pierre-Valéry Archassal
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1709    Bétête   23270      Mort d'un inconnu des environs de Jarnages

"Le vingt-neuvième septembre 1709 a été inhumé un homme inconnu qui a dit être d'auprès de Jarnages, âgé d'environ 55 ans. Lequel est décédé dans la métairie de la porte du lieu d'Ecosse chez le nommé Antoine Aubarbier, métayer de ladite métairie. Et lequel homme a déclaré venir d'Issoudun et s'en vouloir retourner dans son pays. Il n'a point déclaré son nom ni sa demeure mais seulement avoir sa femme vivante et trois enfants dont le plus jeune pouvait avoir sept ans, le cadet 16 à 17 ans et le plus vieux environ 20 ans. Lequel aurait déclaré qu'il croyait trouver sa femme à Jarnages avec des fromages à la foire qui est le dernier jour de ce mois, le lendemain de St-Michel, audit lieu de Jarnages, ce qui est tout ce que j'ai pu apprendre touchant ledit défunt. Lequel j'ai inhumé en présence de Jean Fournier, Jean Auclair, Pierre de La Rigauderie, charpentier et de René Pinot, témoins qui n'ont su signer."

Registre de Bétête 1709
Communication et relevés de Pierre-Valéry Archassal
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1739-1742    Champsanglard   23220      Météorologie et état des récoltes.

"La récolte de l'année 1739 fut fort bonne et abondante, mais la semence de ladite année fut très incommode à cause des pluies continuelles qui durèrent pendant ce temps ce qui fut cause qu'il gelât bien des terres à ensemencer. Vers le mois d'octobre 1738 le blé commença à augmenter de sorte qu'à Noël il valut douze livres et augmenta toujours jusqu'au mois d'avril et pendant les mois de mai, juin et juillet de l'année 1739 il valut vingt et un à vingt-deux livres le setier . Comme la semence n'avait pas été belle on se forçât de faire quantité de blé noir. En 1738 le printemps avait toujours été pluvieux et la pluie continua jusqu'au 4 juillet qu'on sortit les reliques à Limoges et dès ce jour il y eut du beau temps et une grande sécheresse pendant tout l'été et l'automne de 1738 ce qui fit perdre tous les blés noirs. […] Cependant il y eut peu de personnes qui souffrirent parce que chacun s'efforçait de prêter. On fit compte de 900 personnes pauvres habitants à Guéret depuis le mois de mars jusqu'au mois de juillet 1739 et on fit de très grandes charités pour secourir les pauvres. Dans cette paroisse il n'y avait que dix à douze mendiants cependant il en venait tous les jours des paroisses voisines 60 à 80.
La récolte de l'année 1739 fut fort abondante et surtout en menus grains ce qui fit que le blé diminua et en 1740 depuis le mois de septembre 1739 jusqu'au mois de juin 1740 il valut 7 livres. En 1739 à la St Martin, le vin valut en Berry 18 livres le tonneau (22 livres en 1738) cependant cette année il y en avait peu. Le vignoble de Montluçon fournit cette année là tant de vin qu'il ne valut que 9 à 12 livres le tonneau.
Le plus grand mal est que bien des personnes s'endettèrent et je ne sais quand ils pourront payer car en 1739 les ouvriers gagnèrent très peu de chose. Il est pourtant à remarquer que la cherté ne fut pas partout car à Paris le pain ne valut que 2 sols la livre mais le Bourbonnais, la Marche, le Berry, le Limousin, le Poitou, la Touraine, se sentirent beaucoup du mauvais temps. L'hiver commença le 13 décembre 1739 et continua jusqu'au 13 mai 1740 car pendant ce temps il y eut peu de beaux jours et un froid non tout à fait extraordinaire comme en 1709 cependant rigoureux et longtemps. Aujourd'hui 5 juin 1740 jour de la Pentecôte, les blés promettent peu, le foin valut l'hiver 40 sols le quintal.

Quoique les blés parussent peu, le mois de juin 1740 il vint des pluies qui les accommodèrent beaucoup et il y en eut beaucoup dans la Marche qui fut la province du royaume où il y en eut le plus. Dans tout le reste du royaume excepté la Marche et le Limousin haut et bas, la misère y fut fort grande. Les grains très chers de sorte que le roi fixât les rentes et charges sur le prix que les grains valaient au premier janvier 1740, qui fut pour notre province à 7 livres 10 sols. L'année fut tardive et le 18 octobre il commença à geler et continua 8 à 10 jours de sorte que les vendanges qui n'étaient pas encore commencées gelèrent toutes en Berry et sur tout le Bourbonnais. Il se fit très peu de vin et très mauvais et on fut obligé à Montluçon de le jeter. Cette année, le bas Limousin et le Périgord fournirent du vin pour la Marche et une grande partie du Berry, les voituriers le transportèrent jusqu'auprès d'Issoudun. On le vendit jusqu'à 13 à 14 sols le pot, l'Auvergne en fournit au Bourbonnais et s'ils n'y avaient eu les vins vieux on n'en aurait pas trouvé pour de l'argent. Le foin valut l'hiver jusqu'à 40 sols le quintal, le blé se vendait en Marche 8 livres le setier et on l'enlevait pour le transporter à La Châtre où il valut jusqu'à 12 livres. Le printemps de 1741 fut fort sec et l'été il y eut très peu de foin dans mon pré, il y en eut trois charretées contre 13 l'année précédente.
En 1742 le blé était très bon et en abondance parce qu'on n'a jamais vu une récolte si abondante que cette année. Les bestiaux étaient hors de prix, la guerre fort réchauffée depuis 1741 jusqu'à présent contre la reine de Hongrie à cause de la mort de l'empereur. Nos troupes prirent la ville de Prague où les Français perdirent un très grand nombre de soldats et abandonnèrent la ville sur la fin de la campagne de 1742. Ils y furent si mal qu'ils mangèrent beaucoup de chevaux et y périrent plus par le froid et la faim que par les armes."

Registre de Champsanglard
Communication et relevés de Pierre-Valéry Archassal
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1754-1789    La Chapelle-Gigoux (aujourd'hui Lépaud)   23170      15 ans de la vie d'un village.

1754 - Avertissement pour mes successeurs.

Prima : cette année j'ai fait refaire le pignon de l'entrée de l'église de Notre-Dame de Gigoux, fait dépendre la hotte de dessus le choeur et celle qui était audit pignon et fait faire un lambris à la place. Secondo : j'ai fait mettre une poutre sous le clocher et fait relater toute l'église et les chapelles et recouvrir à taille ouverte. Mes successeurs trouveront dans la suite à la tête du registre de chaque année les réparations ou améliorations que j'aurai fait pour le bien du Bénéfice

1755 - Nota pour 1755.

Cette année j'ai fait rebâtir la maison de fondation de Gigoux qui avait été incendiée du vivant de Monsieur Maureau curé, mon anté-prédecesseur, et Monsieur Miette mon prédecesseur immédiat prit les pierres de ladite maison pour en faire rebâtir une grange au petit bien qu'il a acquit dans Gigoux. De façon que j'ai été obligé de rebâtir tout à neuf, j'ai de plus donné à ladite maison plus d'étendu qu'elle en avait auparavant. Ladite maison a été commencée à la mi-mai de la présente année et je l'ai habitée le 7 septembre de la même année. L'année avant je passais un acte reçu par Devoreix, notaire à Chambon, par lequel acte Léonard Vincent, héritier de mon prédecesseur Monsieur Miette, me reconnut que la haie du pré de fondation que son oncle avait fait arracher, et que j'ai fait replanter, appartiendrait audit pré de toutes parts.

1756

- En 1756 j'ai fait batir une écurie avec une petite grange et une cave et fait rétablir une petite chambre qui est entre la maison et la batterie de la grange qui sert actuellement de passage pour aller au jardin. Cette même année j'ai fait faire un mur au jardin du côté du levant. J'ai encore cette même année fait mettre tous les autels de l'église de Gigoux en bois et mis des marbres aux autels des chapelles de Saint-Jean et de Notre-Dame de Pitié.

1757

- En 1757 j'ai fait refaire la boiserie du choeur de l'église de Gigoux, la balustrade et le plafond de la sacristie, la tribune et fait rouvrir la croisée qui est au-dessus du maître autel.

1758

- Cette année j'ai donné à l'église de Gigoux une bannière, une croix argentée et fait refaire tous les ornements et tous les linges de l'église. A La Chapelle j'ai fait faire des portes toutes neuves et un confessionnal. Cette même année j'ai fini de faire entourer le jardin de la maison de fondation de murs.

1766

- Nota :
1/ Que l'hiver de la présente année a été presque égale à celui de 1709. Il ne s'en est fallu que de trois degrés;
2/ le 5 juin de cette même année 1766 il est tombé, environ les trois heures du soir, une grêle d'une grosseur prodigieuse; elle était communément comme des oeufs de pigeon, il s'en est trouvé qui était aussi grosse que des oeufs de poule; enfin cette grêle terrible qui a confondu presque toute ma paroisse avait toutes sortes de formes : il y en avait de ronde, de carré, de triangulaire, il s'en est vu qui était formée comme des carnoiles (fruit qui vient sur certains étangs), d'autres enfin qui étaient à peu près faite comme des mollettes d'éperon. Que Dieu dans les jours de sa colère ne frappe pas nos neveux aussy sévèrement que nous. Benedictus dominus.

1770

- Ad perpetuam Rei memoriam. Nous Vincent Morlon, prêtre curé de St-Laurent de La Chapelle et de Notre-Dame de Gigout, annexe de La Chapelle, avons fait refondre la grosse cloche de Gigout à nos frais et dépends, laquelle cloche a été fondue le 22 juin de la présente année 1770. Le fondeur a été M. André Barbette de Chaumont en Bassigny, diocèse de Langres. La marraine Dame Julie Constance Albertine Evrard, vicomtesse Belhanzard, Dame de Rocheneuve et le parrain Monsieur Vincent Morlon, prêtre curé de cette paroisse et annexe de Gigout. Cette même année le blé s'est vendu jusqu'à quarante livres le septiers.

1772

- Le 20 avril, lundi de Pâques, le froid a été si grand que le thermomètre est descendu jusqu'au 3ème degré.

1778

- Nous curé, en vertu de l'ordonnance de Monseigneur ci-jointe qui nous commet pour bénir le cimetière du nouveau bourg de Gigoux annexe de La Chapelle, nous avons avons, assisté de messieurs les curés de Lépaud et d'Auge, béni le cimetière le 4 novembre de la présente année 1778 et planté le même jour une croix au pied de l'arbre qui est auprès de l'église.

1783

- Cette année j'ai fait refaire toute la couverture de l'église, j'ai fait soliver la charpenter du clocher qui semblait écarter les murs de l'église. J'ai fait raccomoder la lanterne du clocher, j'ai fait faire tout à neuf deux croisées, l'une qui donne sur l'autel de Saint-Jean et l'autre sur le bénitier. J'ai aussi fait carreler et blanchir la cuisine, j'ai fait crépir le souillard et recouvrir une partie de la maison à taille ouverte, à commencer depuix la porte d'entrée de la salle, jusqu'au delà de la cheminée de la cuisine, ensuite j'ai fait couvrir la majeure partie du grenier à foin du côté de la porte d'entrée. J'ai fait de plus couvrir des mottes les murailles du jardin, et les ai fait reccomoder où besoin était.

1784

- Cette année j'ai fait carreler tout à neuf la chapelle Saint-Jean.

1786

- Cette année j'ai fait redorer l'image de la Sainte-Vierge ainsi que les anges et la petite Vierge que l'on donne à l'offrande. J'ai fait refaire à neuf la croisée de la sacristie.

1787

- Cette année j'ai fais repeindre le devant de la maison et le pignon qui est sur le chemin de Lépaud. J'ai aussi fais couvrir pardevant jusqu'à la fenêtre de la salle, j'ai fais doiner et mettre en tuiles la lucarne du grenier et l'ai fais foncer en albardeaux. J'ai de plus fais couvrir et doiner la bassie, j'ai encore fais couvrir du côté du jardin depuis la fenêtre de l'écurie jusque sur la bassie. J'ai de plus fais carreler une partie du grenier et fais refaire les petites murailles en dedans. J'ai fais ouvrir une fenêtre dans le pignon pour donner de la clarté au grenier.

1788

- Cette année j'ai fais peindre les statues de Ste-Anne et St-Jean, j'ai fais peindre le devant du grand autel, les gradins, les chandeliers et leur souches. J'ai fais redorer les tabernacles où il était besoin et fais passer des couleurs partout. J'ai fais aussi reparer la banière.

1789

- Cette année j'ai fais refaire à neuf les deux croisées collatérales au grand autel. Il m'en a coûté pour les bois ou le verre trente livres.

Registre de La Chapelle-Gigoux (aujourd'hui Lépaud)
Communication et relevés de Pierre-Valéry Archassal
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1773    Sardent   23250      Un loup! rage et ravages

" Le trente maÿ mil sept cent soixante treize un loup enragé après s'etre jetté avec fureur sur plusieurs bestiaux de différentes paroisses et avoir mordu trois filles et femmes du village de Souliers, paroisse de Janaillat, se jetta sur Léonarde Martin, femme de Jean Bonÿ de La Rebeyrolle, de là dévora une fille et un homme à Plein Faye, paroisse de St-Eloÿ, de là à Drouilles et enfin dans les bois du Sieur prieur de St-Eloÿ où, après avoir mordu plusieurs bestiaux et un homme du bourg qu'il l'avoit blessé d'une arme à feu, il fut tué. Heureusement les femmes de Souliers et de La Rebeyrolle furent conduites le lendemain à Limoges à l'hopital général pour y etre pansées contre la rage. Les trois de Souliers ont été garanties jusqu'à ce jour, Léonarde Martin, malgré les remèdes, ressentit les premiers accès de l'hydrophibie le vingt deux juin suivant et décéda audit hopital le vingt cinq juin suivant à la suite du quatrième accès. "

Registre de Sardent
Communication et relevés de Pierre-Valéry Archassal
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1789    Le Chauchet   23130      "On doit regarder cette année comme la plus malheureuse de ce siècle."

" Le blet seigle s'est vendu à Chambon, depuis le mois de may, vingt quatre et sur la fin de l'année trente trois livres. Depuis le mois de juin il y a eu des révoltes dans presque toutes les villes et beaucoup de personnes ont été égorgées dans les grandes villes par la populace. [...] Les états généraux se sont assemblés à Versailles au mois de may. Ils ont été longtems à débattre les privilèges de la noblesse et du clergé. à la fin ils se sont tous trois réunis, leurs arrêtés n'ont paru qu'au mois d'aoust. Ils ont commencé par régler que le roi étoit inférieur à l'assemblée et n'avoit le pouvoir que de suspendre leurs décrêts et non de les empecher par son autorité royale. Ensuite ils ont décrêté que tous les privilégiées seroient mis à la taille comme les simples laboureurs, qu'il n'y auroit plus de distinction d'ordre, ont supprimé les parlements, établis d'autres justices en leur place, se sont emparés au nom de la nation de tous les dîmes et fonds du clergé, réglé le sel à six sols pour les pays de gabelles et fait plusieurs autres règlements qui ont tellement révolté les princes de sang et les grands du royaume que grand nombre ont été obligés de se retirer dans les pays étrangers. La ville de Paris a failli être saccagée deux ou trois fois. La nation, par le moyen des états, a fait raser le châtaux de la Bastille et la maison de force de St-Lazare. Les états qui se tenoient à Versailles se sont transportés à Paris dans le courant de septembre parce qu'on craignait que le roi ne fut enlevé, que les députés aux états ne fussent égorgés comme l'avoient été le gouverneur de la Bastille, l'intendant de Paris et le prévôt des marchands, qui ont été inhumainement massacré par la populace. Le roi, la reine et leurs enfants ont été conduits à Paris et gardés par la milice bourgeoise.

Le 27, 28 et 29 il est arrivé des courriers dans toutes les provinces qui ont débité dans les grandes villes qu'il y avoit dans le royaume un nombre plus ou moins grand de brigands qui bruloient et voloient et égorgeoient tout ce qui se présentoit. On croit que cette fausse alarme a été répandue par le tier état pour armer le peuple contre les grands qui ne vouloient point renoncer à leurs privilèges. Dans le vrai il y en a eû quelques uns qui ont volé les titres de quelques grandes maisons, mais ce n'étoit que des censitaires ou des gens des environs qui ont bientot été dissipé. On doit regarder cette année comme la plus malheureuse de ce siècle. Beaucoup de personnes ont été égorgées. On a mit le feu à quelques chataux, volé d'autres. La ville de Paris s'est vuë plusieurs fois en grand danger, les huguenots ont eû entrée dans le royaume. Le clergé, les nobles ont été grandement humiliés. La famine s'est faite sentir sur le bas peuple qui a plus souffert qu'en 1769 ou le blet, quoique plus cher, n'a point manqué dans les marchés comme dans celle ci. "

Registre du Chauchet
Communication et relevés de Pierre-Valéry Archassal
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1793    La Celle-Dunoise   23800      Découverte macabre dans la rivière de Creuse.

Ajourdhuy dix neuf may mil sept cent quatre vingt treise lan second de la republique francaise nous Vincent BONNIN LAVAUTBOIS commissaire nommé par le control general de la commune de la celle dunoise pour recevoir les actes destinés à constaté les naissances mariages et déces sur la déclaration à nous faitte par Antoine CHAPON chanvreur,Jean DEDIEU domestique et Silvain BORDET farinier tous habitans et demoiciliés au bourg de la celle en cette commune quen se promenant le long de la cluse de la riviere de creuse qui passe dans le dit bourg ils avoient apercus dans la ditte eculuse vis a vis du prêt qui appatient aux héritiers de Louis SEAUVARD tisserant feu Leonard CHESSES du bourg de cette commune une personne au font de la ditte ecluse qui etoit noyée et quils avoient avec des crochets tiré de l’eau la ditte et mise sur le galon du dit prêt la quelle se trouvoie etre une femme les quelles déclarans ont requis notre transport et à l’instant etant sept heures nous les avons suivit accompagné des citoyens BAZENERYE secretaire greffier de la municipalité de cette commune , de Pierre LASSARE cultivateur et officier municipal et de Gabrielle CHAUMON aussi officier municipal de cette commune nayant point put trouver de chirurgien pour faire visiter le cadavre, nous l’avons fait visiter en presence des officiers municipaux et du secretaire greffier par les susdits BORDET , CHAPON et DE DIEU qui declare n’avoir trouvé aucunes meurtrissures sur le dit cadavre que la ditte femme avoir perdue la vie par leau, la ditte femme ete habillée de brassière detarmine rouge gorge de pigeon sans coueffe, et sans bas une mauvaise cape de f ? brun sur les groles, les memes et presence des susdits officiers ? ont fouille et cherche dans les poches de la defunte et y ont trouvé un chapellet, trois aufs, un couteau un etuy de bois un doits à coudre,des broches pour faire des bas et vingt cinq sols et neuf deniers en monaye tous les citoyens cy dessus nommes ont déclarés ne pas connoitre la ditte noyée , comme le cadavre sentant tres mauvais lhinumation sen est faite tout de suitte dans le cimettiere de la commune le tout en presence des susnommes , et ceux qui ont porte au cimetiere le dit cadavre qui sont Silvain BORDET, Antoine CHAPON,Jean DE DIEU et Louis SEAUVARD tisserant tous citoyens de cette commune ont retenut pour toutes peines les vingt cinq sols neuf deniers dargent, aufs et cape de tout quoy nous avons fait acte et nous sommes soussignes avec les officiers municipaux et greffier les déclarant ont dits ne savoir signes en ?

CHAUMON offisieLASSARE offisie
V BONNIN LAVAUDBOIS commissaire officier publicBAZENERYE greffier

Source: registre de la Celle-Dunoise
Texte déposé par David Rameix
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