CORREZE




1599    Tulle paroisse St-Julien   19260      dessin "Les grenadiers"



Source: BMS de la commune de Tulle paroisse St-Julien.
Texte déposé par Jean Maury
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1683    Affieux  19260      Un oncle négligent, un neveu consciencieux

Je sousigné curé d'affieu declare a tous qu'il apartiendra d'avoir recueilly tres exactement les susdits baptesmes mariages et sepultures de la susdite annee 1683 sur les mesmoires de feu m(essir)e françois farge cy devant curé du d(ic)t affieu mon oncle lesquels se trouvant sur des papiers volants fort confusement j ay cru devoir mettre en une meilleure forme en foy de quoy j ay signé a affieu la susdite continuation de registre le premier de juillet 1697 Defarge curé d affieu

Le neveu semble ainsi avoir fait recopier à un scribe une quinzaine d'années de BMS

Source: BMS de la commune d'Affieux.
Texte déposé par Alain Pérel
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1744    Sexcles  19430       "la male bête".

Le trois 8bre susd. année j'ay enterré dans le cimetière de la prte parr les restes d'un garçon agé d'environ six ans fils légitime de Jean Lascazes et de Jeane Cafoulens du village de murgat en cette parr, nommé Jean, étranglé et à moitié dévorré par la male bête le jour précédent ; ont été pnts aud. enterrement jean lafon et Jean Dalès dud. vill. de murgat ou y habitants qui ont déclaré ne sçavoir signer de ce requis par moy.
Graffeuille Curé


Source: BMS de la commune de Sexcles
Texte déposé par Michel Marcellin-Dibon
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1744    Chamboulive  19450      Sépulture d'un inconnu qui a été baptisé dans le bourg , étant malade.

Le douze février mil sept cent quarante quatre est mors dans le bourg de Chamboulive et a été enterré dans le cimetière de la paroisse le treize du même mois un inconnu de l'âge d'environ quarante ans, de la taille de mieux de cinq pieds, les cheveux d'un brun fonçé.Le sus dit fut baptisé par moi soussigné le second du même mois, étant à[..?]extrémité, en présence de Monsieur le curé, de Monsieur Lavialle, docteur en médecine de la faculté de Mont-pélier ayant arrivé qu'il ne croyait pas que cet in(in barré, sic) homme véquit longtemps et qu'il se hazarderait de lui ordonner aucun remède à moins qu'on ne le baptisât et que peut être s'il ne seroit pas en vie dans quelques heures sûres. Le curé et moy , après plusieurs questions convenables en pareil cas lui ayant proposé s'il voulait recevoir le sacrement de baptême, il répondit( illisible...:-(( et(illisible..!!) Je le baptisai en prce de Monsieur le curé et de Monsieur Lavialle , médecin La Thonélie(?) vicaire.

Source: CHAMBOULIVE côte EDEP 37/GG3
Texte déposé par Nadine Bretagnolle
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1769    Pierrefitte  19450      Les recommandations d'un curé à son remplaçant.

"Méfiez vous de fr.MONS du bourg de Jean FAURIE , du bourg de Fr.CHAVAGNAC, fermier du Claux de Pierre SURGET de Guillaume BORIE , de Bretagnolle de la maison du marquis et de celle du reix de Laborie de François CHASSAGNE et de Léonard POUGET de la Chassagne de Mathieu DOUCET, de LEFèVRE , de Jean LEYNIAT, de la Fage, pour qui vous trouverez une sentence rendue contre luy de 1769 à Chamboulive en faveur du grand pré de la Cuve L'expérience vous faira connaitre tous ces gens là et vous trouverais(sic) que je disais vray."
Lacoste , curé de Pierrefitte

Source: Registres paroissiaux de Pierrefitte .Côte EDEP 166/GG3
Texte déposé par Nadine Bretagnolle
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1769    Pierrefitte  19450      A propos des déclarations de grossesse.

Je , soussigné , déclarae avoir publié le dit d 'Henri 3 touchant les femmes qui cèlent (dissimulent) leurs grossesses les dimanches qui précèdent les quatre temps de chaque saison , en foy de quoy à Pierrefitte ce second Janvier 1769
Lacoste , curé de Pierrefitte

Source: Registres paroissiaux de Pierrefitte .Côte EDEP 166/GG3
Texte déposé par Nadine Bretagnolle
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1770-1778    Chamboulive  19450      L'Affaire Chamboulive ou une histoire de brigand

   Léonard LEYNIAC dit CHAMBOULIVE commençait, à l'âge de vingt ans, à commettre divers méfaits dans le courant de l'année 1770. Arrêté à Tulle en décembre 1770, il est condamné en appel par le parlement de Bordeaux à six mois de bannissement des sénéchaussées de Guyenne et de Tulle.

   Il reparaissait cependant dans la région de Tulle, y pillait diverses maisons dont celle de Meynard de la Faurie, était accusé d'un meurtre commis entre La Bitarelle et Gimel. Arrêté à nouveau en février 1772, il était condamné aux galères à perpétuité mais, de l'hôpital où la maladie l'envoyait, il parvenait à s'échapper.

   Il s'installait dans sa paroisse natale : il rôdait dans les bois et sur les routes et, au cours de l'été 1773, il volait récoltes et bestiaux en répandant la terreur autour de Chamboulive. Dans la nuit du 2 octobre 1773, la boutique de Mlle Lavialle, marchande, était pillée et le tronc de l'église dévalisé! Les magistrats Meynard de la Faurie et Serre de Bazaugour qui étaient en vacances à la Faurie et au Maleval, décidaient d'une prise de corps exécutée par Plas, sergent royal, accompagné de la population locale. L'arrestation avait lieu dans la grange de Léonard Pouget, aubergiste, à l'extrémité du bourg. Chamboulive garrotté et attaché à un poteau sur la place où l'on avait allumé un grand feu, était gardé, une nuit durant, par de nombreux habitants. Le lendemain, seize hommes le transportaient dans les prisons de Tulle (coût de l'opération: 40 livres). Transféré de Tulle à Bordeaux, il s'évadait pour la seconde fois!

   Quatre ans durant, il semait l'effroi dans les sénéchaussées de Tulle et de Brive avec une bande dangereuse. Arrêté à la fin du mois de mars 1778, il était condamné à mort le 2 mai suivant et exécuté le même jour.

   Fut-il pendu à ce châtaignier situé face au gouffre de la Belle-Fille? L'histoire reste muette, mais le grand justicier de Tulle s'appela désormais "l'Arbre de Chamboulive"...

Sources: Histoire d'une commune corrézienne: Chamboulive. Par Henri Boudrie. Editions Lemouzi. N°52 bis décembre 1974.
Texte déposé par Nadine Bretagnolle
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1848    Chamboulive  19450      L'Emeute de Chamboulive

   Le matin du 27 février, d'une part, l'abbé Boulle avait prononcé au cours de son prône des paroles imprudentes et, d'autre part, 82 gardes nationaux étaient convoqués et recevaient 69 fusils (environ). Dans l'après-midi la nouvelle de la révolution s'assemblait aussitôt. Les manifestants conduits, en fin de journée dans les auberges où ils passaient la nuit en dînant et en buvant.

   Le lundi 28, il sonnaient le tocsin. Puis, 150 à 200 personnes se portaient sur le presbytère, obligeant le curé à fuir, brisant et fracassant portes, fenêtres et meubles, volant divers objets, buvant et gaspillant près de 400 litres de vin et éventrant un veau à coup de couteau. De là, les émeutiers se rendaient dans les maisons Valette et Dupuy cadet où ils demandaient à boire. Vers 17 heures, quatre gendarmes de la brigade de Seilhac arrivèrent et dressèrent procès-verbal.

   Le mardi 29, le procureur du Roi et le juge d'instruction se transportèrent à Chamboulive avec lui un détachement de troupe légère.

   Le mercredi 1er mars, les soldats du 10e Léger regagnaient Tulle et conduisaient à la maison d'arrêt quatre individus qui, selon "L'Album de Corrèze", étaient hués par des groupes assez nombreux d'hommes et de femmes du peuple.

Rapport de la Brigade de Gendarmerie de Seilhac
(28 Février 1848).

« L'an mil huit cent quarante huit, le vingt huit du mois de février, à cinq heures
du soir, nous Thomas Bernard, brigadier, Marie Jean, Pommier Jean et Brossard
Jean, gendarmes de la brigade de Seilhac, Corrèze, revêtus de notre uniforme,
rapportons qu'ayant été instruit que le désordre était à son comble au chef-lieu
de la commune de Chamboulive, nous nous y sommes immédiatement transportés ;
arrivés dans la maison de Mr Boulle de(s)servant de cette commune, nous y
avons remarqué qu'une grande partie des meubles avaient été fracassés et brisés,
qu'une grande quantité de vin rejaillis(s)sait sur le planc(h)er de différent(s) appar-
tement(s), que les portes et croisées de l'intérieur et de l'extérieur avaient été
cassées et fracturées, que même des barreaux en fer adaptés à la croisée donnant
tout sur la place avaient été enlevé(s), qu'une foule d'individus s'était introduit(e)
dans la maison, à force ouverte, que même le susdit des(s)ervant avait été obligé
de quitter sa maison craygnant de recevoir par la foule de mauvais traitement(s) ;
par suit de la déclaration de Marie Paule domestique de ce de(s)servant 366 litres
de vin avai(en)t été bu, volé ou jeté à terre, cinq litre(s) de différentes liqu(eur)
aurai(en)t été de même en majeure partie, un lard estimé 80 francs, des couteaux
de table volé(s), ensuite (h)ardes et autres qui se trouv(aient) avai(en)t disparu,
un veau éventré à coup de couteau, d'une valeur de 45 F. Total général de la
perte approximativement éprouvée par le curé au sujet de ce pillage s'élève
à la somme de 710 F. Les attroupés non contant(s) d'avoir ravagé la maison de
ce denier se sont transportés dans la maison du sieur Valette notaire du même
Chamboulive où ils ont demandé à boire, désemparer ils se sont trasportés
dans la maison de Mr Dupuy cadet, du même lieu où ils ont encore demandé
à boire. Par suite de renseignement(s) fournis par l'autorité locale, les auteurs de
ce pillage serai(en)t :
1°- Champ pierre demeurant à Serre,
2°- Doulcet Jean dit Barounel de la Cabane,
3°- Les deux frère(s) de ce dernier restant à la Buge et leurs neveux,
4°- Bretagnolle dit Barnouille s'est fait remarquer en frap(p)ant Mr Dupuy
président, résident à Chamboulive pour le moment,
5°- Counil dit le Preferiet de Vernéjoux,
6°- Brousse dit le petit frère de Dignac,
7°- Faurie dit le Maine fournier (bourg ?) à Chamboulive,
8°- Lavergne dit Pite Galinet également à Chamboulive,
9°- Nègrerie gendre de Brousse de Faureix,
10°- Nègrerie frère de ce dernier de la commune de Beaumont,
11°- Marliac dit Grand Pierre de Tavert (Chamboulive),
12°- Doulcet Léonard chez Chassagne à La Buge,
13°- Brousse dit Caderere du Bouchatioux,
14°- Chalaud dit Le Mâle au Gobelet, tous ces individus sont cultivateurs dans
la commune de Chamboulive à l'exception de Nègrerie frère qui est dans celle
de Beaumont. Total des individus reconnus les principaux auteurs de ce pillage 14.

Il a été impossible à l'autorité de nous désigner leur âge, et le nombre des
atroupés ét(ait) de 150 à 200. Nous observons que le (dénom)mé Counil de
Pierrefitte déjà arrêté était un des principaux auteurs de cette émeute.

De tout ce que dessus nous avons rédigé le présent procès verbal pour être
remis à Mr le commis(s)aire du Gouvernement Provisoire à Tulle. Un(e) copie
en sera adressée à Mr le Commandant de la Gendarmerie du département. Fait
et clos à Seilhac les jours, mois et ans que d'autre part.

Nous observons que Messieurs le Procureur du Roi de Tulle et juge d'instruc-
tion se sont transportés à Chamboulive le 29 février 1848 et en sont parti(s)
le même jour ; un détachement de troupe légère y est aussi arrivé le 29 par
ordre de l'autorité et il en est parti le 1er mars.

Thomas, Marie, Pommier, Brossard.»



Sources: Histoire d'une commune corrézienne: Chamboulive. Par Henri Boudrie. Editions Lemouzi. N°52 bis décembre 1974.
Texte déposé par Nadine Bretagnolle.
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© 01/07/1999 - MARCHAL Jacques
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