CHER





Cette année a eu lieu pour la première fois l’assemblée provinciale du Bourbonnais et Nivernais à Moulins. On a beaucoup applaudi à cette institution qui assimile ces provinces aux païs d’Etat, parce qu’on aime toujours le changement sans savoir si on y gagnera ou non.

Texte déposé par Annik Rochereau.
Source: registre paroissial.

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1683    Mornay-sur-Allier   18600      "un estrange accident"

Le quatorzième jour d’octobre mil six cent quatre vingt trois a esté enterré par moy curé de Mornay sousigné Piere Baubit du pays d’Auvergne demeurant en cette paroisse et en la paroisse de Château depuis environ trois ans, aagé d’environ dix huit ans et est mort le treizième jour du dit mois et an, par un estrange accident, estant monté sur un chaigne du bois du xxx voulait abatre du glan pour faire manger aux porcs qu’il avoit en sa garde de la métairie du bois. Il tombat du boust d’une branche sur la terre et comme il se pleignoit on vient pour le secourir et on l’amenat à la métairie du bois et il fut vivant plus d’une heure sans pouvoir parler et il rendit l’âme en cette manière, ainsy que m’ont affirmé Bernard Cornier, Paquet Leboui, Gilbert Lito, Gilbert Monchenin, Pierre Giro et Martin Monchenin et encores qui le dit Piere Baubit n’avet recu aucuns sacrements à sa mort ayant esté prise pitié comme il a toujours vescu en bon chrestien et qu’il en a doné de véritable marques, je l’ay enterré dans le cimetière du dit Mornay en présence de la plupart de ses personnes.

Signé : Gilbert
Robin sacristain Megnet Robin

Texte déposé par Annik Rochereau.
Source: registre paroissial.

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1691    Mornay-sur-Allier   18600      L'orage fait coup double!

Le vingt six juillet, jour de Ste Anne, les nommés Paquet Barberousse, aagé d’environ trante cinq ans, manouvrier, et François Signo, laboureur, aagé de vingt cinq ans, gendre de Jean Mathiau, tous demeurant au rivage, ont esté tous deux tués d’un coup de tonnerre sous un noyer dans le bouillas, où ils ont esté trouvés. Le dit Barberousse dessous, la face en haut et le dit Signo, dessus en crois la face en bas, et le dit noyer est écorcé du haut en bas ; Ce que j’ai veu ÿ ayant esté appelé par le dit Mathiau, beaupère et le vingt sept, ils m’ont esté aportés et les ay inhumé dans le cimetière.

Mil six cent nonante un.

Signé :n.l.lithier

Texte déposé par Annik Rochereau.
Source: registre paroissial.

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1703    Limeux   18120      Baptême "en chambre".

"Jacques fils d'Antoine Ferrière et de Silvine Rossignol fut baptisé dans ma chambre le vingt-troisième jour de septembre mil sept cent trois y étant de tenue à cause de blessures que j'avais reçu à la tête par trois paroissiens de Lazenay étant sortis de cette paroisse depuis trois mois qui pensèrent me tuer sur la place et le dit enfant fut apporté à l'église le septième jour d'octobre...".

Source: registre paroissial.
Texte déposé par A. Naranjo

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1708    Sury-près-Lere  (18240)     ...de la glace de deux à trois pieds de haut...



Ad perpetuan Roi memoriam


Après quelques gelées qui arrivèrent des le mois de novembre de l'an 1708 et qui duroient quelque fois sept a huit jours depuis le ving cinquième decembre suivant jusqu'au sixième janvier de la presente année le temps fut fort pluvieux.
Le meme jour sur les huict heures il se leva un vent solaire si froid qu'on vit des les 3 heures du soir la terre toutte gelee et la glace dans l'eau d'une force a porter une personne.
La violence de ce froid a esté si excessive que tous les biens de la terre en on esté endommagé.
Les bles ont esté gelez jusq dans la racine et particulm' le from'.
Les vignes ont esté entierm' perdus il n'y a environ q.les deux tiers qui ont repoussé unpeu de bois de la racine apres avoir coupe toutes les souches et cette anne n'ont produit aucun fruit.
Les gros arbres ont extrement souffert et notament les noyers qui se trouve pour la plupart morts jusq dans le pied, on a vu des chenes fort fendus par le milieu de la rigueur de la gelee.
Les fruitiers en ce pays surtout et les chataigners nont porte aucun fruit et très peu ont esté guarantis de la grande gelee de cet hyver.
Chose surprenante il commenca dont le jour de lepiphanie et continua avec des vents violents furieux et qui redoublerent sans cesse jusqu'au vingt cinquieme de ce mois.
Après le dégel j'ai jeté dans l'eau de la glace epaisse de deux pieds, quelquns assure de trois pieds.
Pendant lequel temps les moulins ne purent tourner, on faisaoit passer les charettes chargee de paille et de blé sur la riviere de Loire et roulerent sur la glace comme sur terre.
Après le degel arrive, la terre estant encore toute abreuvee d'eau depuis le vingt quatre fevrier jusq'au commencement de mars, il revint encore une gelee et un vent froid qui acheva de tout perdre enfin privez de l'esperance de receuillir des grands bleds.

Source: Registre paroissial.
Journal d'information du Cercle de Généalogie et d'Histoire du Crédit Lyonnais Novembre-Décembre 2000 N°33




1709    Nérondes  18350     Remarque qui n'est jamais arrivée et qui n'arrivera jamais avec l'aide de dieu.

« Remarque qui n'est jamais arrivée et qui n'arrivera jamais avec l'aide de dieu.

En la présente année mil sept cent neuf, le froid commença
le jour des Roys avec tant de violence et continua pendant
dix huit jours, que touts les noyers se sont trouvéz
totalement gelez sans avoir aucunement repullulé, les froments
touts gelez sans qu'il en aye parût un epy, les vignes gelez
en telle sorte que l'on a êté obligé de couper la souche jusque
auprez de la racine, et quantité d'autres arbres fruitiers
qui sont morts et n'ont point repullulé. On a trouvé
des hommes gelez sur les chemins et morts ; dieu fasse la
grace aux hommes et a touts ceux qui viendront apres
nous d'etre preservee d'une telle misere et famine. Le froment a
valluz jusque
a onze livres la marchesse jusque a six livres et cela
continüe et continüera jusque a la moisson de l'annee
mil sept cent dix , pendant
laquelle le bled a êté extremement
cher. Ainsi deux années
de famine.

Pelletier curé de nerondes

Source: Registres paroissiaux de Nérondes.
Textes déposés par Jean-Marc (jmr6325)
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1718    Drevant  18200      Sépulture surprenante.

sep.
surprenante
Le 14 decembre en 1718 a esté inhumée par moy sousigné une fille ou femme
travestie et habillée en homme qui se nommoit Leonard Chambon et soubs
cet habit deguisé fianca avec la fille de la boucleuse veufve Couillard et
étant prest de passée a la benediction nuptiale tomba au village de la Groute
de cette paroisse du haut d'un gerbier sur lequel ladite deguisée étoit couchée
de laquelle chûte elle mourut n'ayant eu que le temp de recevoir le
sacrement de penitence ladite femme etoit de la hauteur d'environ cinq
pieds ses cheveux tirant sur le roux son né extremement pointu sa parole
d'une fille ou femme ainsi certifié par Marie Chossé matrone qui a
enseveli son corps et visité par maistre Claude Rousset chirurgien [ ] de
meurant en la ville de St Amand en presence de maistre Joseph Beccas procureur
d'office du viel chateau St Amand et de cette paroisse lesquels ont signés avec nous pour
servir et valoir a ce que de raison



Bequa (paraphe)Rousset (paraphe)Berchon
Curé

Texte déposé par Josée Tétreault

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1720    Patinges  18320      Acte épouvantable.

Ce jourd’huy neufième may 1720 environ l’heure du midy est expiré Esmée Grosset, agée d’environ vingt ans, femme de Jacques Seuilly, manœuvre et habitant de cette paroisse, à laquelle Esmée, j’ay administré le saint sacrement d’extrême onction dans le bois des denis le long du grand chemin qui vast de Patinges à Nevers. Dans lequel endroit la ditte deffuncte fust assassinée le sept du susdit mois étant grosse d’un fils qui a esté ondoyé le neuf du susdit mois par maistre Pierre Martin, chirurgien à Cours les Barres qui a fait le rapport et ouverture du corps de la deffuncte que moy curé soussigné ay inhumé dans le cimetière de cette église le dixième jour du mois cy que dessus. En présence de Jacques Seuilly, époux de la dite deffuncte, Estienne Seuilly, son beau-frère, Barnabé Seuilly, son cousin, Thomas et Claude Rivière, laboureurs, tous témoins et habitants de cette paroisse. Lesquels m’ont dit ne scavoir signer de ce enquis
J'ai lu qu'une femme morte enceinte ne pouvait être entérrée tant que l'enfant n'était pas extrait !

Texte déposé par Annik Rochereau

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1759    Azy    18220    Le Maître couvreur et son compagnon tombent du clocher.

L'an 1759 et le 8 août le corps de Pierre Fayet en son vivant mary de Marguerite Bourdaloue, maître couvreur de la ville de Bourges agé d'environ 42 ans lequel s'étoit tué en tombant du clocher de cette paroisse a été inhumé dans le cimetière...

Le meme jour et an que dessus le corps du nommé Pierre Cotty dit Tourangeau compagnon du meme Pierre Fayet, lequel s'etoit aussi tué en tombant du clocher de cette paroisse a été inhumé dans le cimetière...

Source: Registre paroissial.
Message sur Gencher par Frédéric CHEVALIER.(qui peut me contacter) envoyé par Thierry Lefebvre







1784    Herry    18140    La Loire prise dans les glaces.

28 décembre 1784, acte passé devant notaire à Herry (Cher) qui se trouve en aval de La Charité s/Loire (Nièvre) et en amont de Pouilly s/Loire (Nièvre) pour le déchargement d'un bateau immobilisé par les glavces, les bateliers sont originaires du Puy-de-Dôme.

Sur réquisition de deux voituriers par l'eau Claude Ramein et Pierre Edeve, originaires de Saint Alyre Es Montagne, Antoine Marie Dumas notaire royal me suis transporté sur le bord du chantier de la rivière de loire vis à vis le lieu appelé Mouron, nous avons trouvé les marchandises déchargées, de plusieurs sortes de marchandises laine et papier que quincaillerie pour conduire en la ville d'Orléans, que les sieurs Ramein et Eseve qu'avaient été arrêtés par les glaces le douze du présent mois, lesquelles glaces ont grossi considérablement, que cette rivière a été prise en gelée en temps de deux journées entières sept voituriers tant de La Charité que de cette paroisse d'Herry avec leurs charrettes et chevaux pour prendre toutes lesdites marchandises désignées en notre procès verbal sises dans la vallée pour les conduire sur une levée très élevée avec dix hommes de plus que ceux qu'ils ont pour la conduite de ces marchandises pour enlever sur la dite levée où vont actuellement tous lesdits ballots tant gros que petits sont éloignés d'au moins un demi quart de lieu de ladite grève où nous avons remarqué ainsi que nos témoins ci-après nommés que cela leur a occasionné une dépense exorbitante aux dits sieurs Ramein et Eseve qui a ledit Ramein perdu deux de ses bateaux en luttant contre les glaces qui sont venues avec une si grande rapidité abondante de glace qu'on n'ait vu de glace sur cette rivière des plus considérables.

Source: CGHCL n°36
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1789    Soulangis  (18220)     Extrait du Cahier de doléances.

Quatre-vingt-douze feux composent toute notre paroisse qui n'a pas plus de deux lieues de circonférence; 700 personnes de tout sexe, de tout age : voilà à peu près le nombre de ses habitants qui sont tous attachés à la glèbe . Situés à sept lieues de distance de la rivière, éloignés des grandes routes et de la ville de plus de 3 lieues, ne pouvant avoir de communications que par des chemins impraticables, rien ne peut exciter leur industrie, ile ne peuvent former aucune entreprise lucretive; il n'y a chez eux nul objet de commerce, nulle exportation, nulle importation. Leur unique soin est de tirer le meilleur parti possible du sol qui les a vu naître. Et quel sol ! un terrain pierreux, stérile, incapable de produire sans culture de l'herbe la plus vaine... Seize laboureurs, s'il est permis de nommer ainsi 8 ou 9 d'entre eux qui n'ont pour tout attelage que deux faibles chevaux, retournent toute l'année avec peine une terre ingrate à laquelle ils ne peuvent même donner les engrais nécessaires et dont le produit annuel est tout au plus de 3 pour 1. C'est cependant sur ce faible produit dont une partie doit encore retourner à la terre, que le cultivateur est obligé d'acquitter ses redevances, de s'entretenir, de nourrir sa famille...

Plus affligeante encore est la condition du manoeuvre pour qui chaque jour de pluie est un jour de disette; qui, courbé vers la terre du lever au coucher, ne peut arracher de son sein que le morceau de pain noir qui le soutient jusqu'au lendemain. Qu'on lui suppose une famille dans l'enfance, quels sont les moyens pour l'élever ? Que la vieillesse engourdisse son bras, quel est son appui ? Hélas ! il n'a d'autre ressource que de tendre ses mains durcies par le travail...

Tel est le sort des suppliants. Ils n'ont pour tout bien que le faible prix de leur journée. Sur cette somme médiocre ils doivent prélever leurs impositions. Que leur reste-t-il pour subvenir à leur entretien, pour payer le sel, cet autre genre d'imposition si cruelle...Les autres tiennent des vignes en propriété ou à loyer. Ceux-ci sont souvent plus malheureux que les premiers. A peine leur récolte faite, ils sont pressés de toute part... Il faut de l'argent pour acquitter les dettes de l'Etat. Il faut de l'argent, oui, pour solder les appointements énormes de 100.000 employés... Il faut vendre ou plutot donner ses denrées à vil prix pour payer la taille, la capitation, les dixièmes, les corvées, les redevances, pour acquitter les dettes qu'on a été forcé de contracter.

Texte déposé par Jacques Marchal

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1794    Patinges  18320      Accident de travail...

Le 16 floréal an II, …. François Musette, laboureur au domaine des Gouliats, âgé de trente-deux ans, vivant époux de Solange Beuf, a été tué par malheur sur les onze heures du matin, dans le champ du Corbier, proche sa maison voulant pousser la roüe d’une charrette chargée de bois, de manière que les bœufs en reculant l’ont fait passer par la roüe contre un érable dans la haye, où il a été pris par le coté si fortement qu’il est tombé mort sur la place, dans le champ appelé le champ du Corbier, ce que j’avais déjà connu vrai par moi-même, m’étant transporté sur les lieux à la première annonce de cette infortune…

Texte déposé par Annik Rochereau

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1838    St-Florent/Cher  18400      Un poisson de mer pêché dans le Cher.

Le vingt-huit juillet il a été pâiché un poisson dans le Cher visavi le pont proche l'église part Jacque Imbault, propriétaire au vilage de Chanteloup, un poisson de mer, il a paizé cent quinze livre, il a été pâisé par Moy, Jean Brautte, maire de la comune de Lunery et Despres adjuin tailleur. Le poisson a été vandu à Bourges trois cent franc, chose vrai et véritable signé Brautte maire 1838. Ce poisson ce nome esturgeon.

Source: Etat civil de la commune de St-Florent-sur-Cher.
Texte déposé par Annette d'Amico
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© 01/07/1999 - MARCHAL Jacques
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