CANTAL






1692    Boisset  15600      Acte respectueux et consentement.

"09/12/1692. Jean ARNAUD maître tailleur d'habits de la Bourgade ayant obtenu sentence devant Mr le Grand Official de Monseigneur l'évêque de Saint-Flour contre Pierre AURILLAC marchand de Boisset le 2 août dernier portant que Marie AURILLAC fille du dit Pierre se retirerait dans la maison de son père pour y rester pendant un mois pendant lequel elle serait obligée de lui rendre les marques de respect qu'elle lui doit et le requérir de nouveau de donner son consentement au mariage qu'elle prétendait faire avec le dit ARNAUD et le dit père de l'entretenir en bon père .......le temps expiré être passé outre au dit mariage s'il n'y avait d'autre opposition à quoy satisfaisant le dit ARNAUD de sa part faisant tant pour lui que pour la dite AURILLAC ayant la présence de Raymond Laborie et Bertrand MIERMONT cy présents les a sommez de déclarer s'il n'est pas véritable qu'ils savent que la dite Marie AURILLAC fille au dit Pierre se retira chez son dit père vers la fin du mois de novembre dernier et qu'elle y a resté du depuis et y est encore, savent pour être voisins lesquels conanimement ont dit et déclaré moyennant le serment qu'ils ont prété devant le notaire royal soussigné qu'il est vrai que la dite Marie AURILLAC alla chez son père étant habitante du village de Longpuech susdite paroisse vers la fin du mois de novembre dernier et qu'il y a un mois ou plus qu'elle est chez son dit père et à ce qu'ils ont pu connaître la dite AURILLAC a bien vécu avec son dit père pendant ce temps de laquelle déclaration le dit Arnaud ma requis acte que lui octroyé pour lui servyr a telle fin que de raison ez présence de Me Mathieu soussigné avec moi de la ville de Marcolès."

Rassurez-vous. Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants !
Source: par Jacques ROBERT - acte notarié chez Me Laffont à Boisset 3 E 184 12

Texte déposé par Renaud Anzieu
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1695    Marcolès  15220      Bail à cheptel.

06/08/1695 Catherine SOUQUIERES, veuve habitant de la Morétie de Marcolès, a confessé tenir à demi croist (?) et profit d'Anne ROBERT, femme à Jean BOUQUIER, du Bac de Leynhac, d'une truie à poils blancs que la dite Souquières a dit avoir dans son étable au prix et chaptail ...à la dite Robert de la somme de 9 livres 10 sols, laquelle truie la dite Souquieres a promis de nourrir et entretenir, de ne pas la vendre ni l'engager sans l'agrément de la dite Robert, et de rendre les comptes.

Commentaire de Marie Bardet :
Il s'agit d'une obligation de cheptel, dit encore bail à cheptel, c'est un acte de prêt déguisé "en nature" en quelque sorte. En effet, le preneur, en l'occurence Catherine Souquières reçoit une truie estimée à 9 livres (ce prix est inférieur à son prix réel). Le bailleur, ici Anne Robert fait un placement car au moment de la vente, ladite Souquière devra lui rendre le prix d'achat (9 livres) augmenté de la moitié du prix de vente de la bête qui forcément a grandi et a augmenté de valeur, lequel prix de vente sera partagé entre Catherine Souquières et Anne Robert(à mi-croist)

Source: Etude de Me Boyssou - 3E 252 - AD d'Aurillac

Texte déposé par Renaud Anzieu
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1738    Peyrusse  15170      écrasée par la chute de la maison de son maître.

Le 16 avril 1738 mort accidentelle de Jeanne REYNAUD, domestique de Jean BOYER maître tailleur d'habits. Célibataire, âgée de 40 ans ou environ, fille de feus Joseph REYNAUD simple laboureur et de Hélix SARRAZIN du village d'Aubegeac à Peyrusse, elle fut écrasée par la chute de la maison de son maître. Son frère aîné, Jean REYNAUD dit Jousselene d'Aubegeac assista à ses obsèques.

Source: BMS de la paroisse de Peyrusse

Texte déposé par jean larrouquère
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1741    Peyrusse  15170      Mineurs d'argile.

Le 6 juillet 1741 ont été trouvés morts en un lieu souterrain dans le commun du village de Viellansargues, paroisse de Peyrusse :
- Geraud GAULTIER fils à feus Antoine et Louise Armandet
- Geraud BONNET fils à feus Jean et Antoinette GAULTIER
- Les deux nommés CUSSAC frères, fils à défunts Antoine et à Helix FERRAUD du village le Baladour paroisse de Sainte Anastasie.
Leur mort prouvée par éboulement du terroir de cet endroit d'où ils tiraient de l'argile .

Source: procès-verbal.

Texte déposé par jean larrouquère
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1787    Leynhac  15600      Le père des ruches.

1.6.1787, à Leynhac, Antoine Cambon du Moulin de Costes, déclare avoir la garde au profit de Catherine Boyer, fille dévôte du Garriguet de Mourjou, de 2 ruches à miel au prix de 12 livres qu'il promet soigner en bon père de famille.

Source: (notaire Fau 3 E 268 47)
Archives Départementales du Cantal

Texte déposé par Renaud Anzieu
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1787    Cassaniouze  15340      Maltraitance d'une servante.

13-08-1787

"les mésaventures de Marie Manhes, fille dévote de Ste Agnès, restant en qualité de servante chez Me Souquieres vicaire de la paroisse de Cassaniouze". Marie Manhes "quelque pacifique qu'elle soit" porte plainte au sujet des excès et mauvais traitements commis sur sa personne par Antoine Meral dit Larose forgeron du lieu de Cassaniouze.

"Les faits à cest égard sont frapans. La supliante après avoir arrangé les affaires du ménage ou elle habite elle sortit hors la maison pour soccuper a dautres choses et aussitot elle rencontra une de ses compagnes avec laquelle elle confera et dans cest intervalle survint a elles led meral dit Larose lequel comme un furieux se mit a grands coupsde pieds sur la supliante en proférant les injures les plus atroces. La supliante eprise (?) dun tel procédé tomba de suite en syncope des grands coups reçus et sur cella ayant repris un peu de forces elle se releva et fut se refugier dans la maison ou elle habite .......

Suit la déposition d'Antoine Boygues chirurgien

..." a la requisition de marie .... filhe devote restant en qualité de servante chez Me Souquieres vicaire de la presante parroisse me suis transporté dans la maison dud Sr Souquieres ou etant, jay trouvé lad Marie Manhes dans un lit qui ma requis de la palper et visiter pour raison des maltraitements quelle nous a dit avoir recus .... et adherant a sa requisition jay visité et palpé lad ...... sur laquelle jay observé que sur la cuisse droite au dessous des fesses une contusion dune longueur et largeur de deux pouces suivie de lividite et noirceur penetrant jusques a los .... , de plus avons remarqué trois coups aux fesses en longueur de trois travers de doit et en largeur de même, de plus lad manhes se plaignant beaucoup de lesthomach avec une respiration tres difficile ce qui nous a determiner de la saigner au bras estimons que lad .... ne peut être guérie que dans trois semenes ou environ le tout denotant avoir ete fait avec des coups de pieds ou de poings ..."

signé Miquel lieutenant general et Darsses greffier"

Le procès verbal a coûté 4 livres "à la partie requerante"

Source: par Claude BRU - déboires d'une "menette" Archives Départementales du Cantal - cote 5 B 35 6

Texte déposé par Renaud Anzieu
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© 01/07/1999 - MARCHAL Jacques
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