AUDE



1664    Greffeil  11250                 formulation originale d'un acte de baptème.


Ce jourduy 29me may 1664 je soubsigné recteur de Greffel et son annexe de Clermont certifie par le présent escrit a tout ceux quil appartiendra avoir baptisé Marie gousine fille de Jean gousi et de Guiliaume Beyte ces père et mère son parin a esté Barthelemi Beisier sa maraine Guiliaume Raynaude dieu la face Sage en foy de ce

Relevé dans le registre B.M.S de Greffel
Texte déposé par Pierre Bascou.

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1743    Valmigère  11580                 Indications sommaires sur la population paroissiale et sur la dîme perçue par le curé du lieu.


« En 1743 il y avait 17 familles qui fournissait 33 communiants et 32 enfants qui font en tout 83 habitants
il y eut un mariage
il naquit un garçon
il naquit 5 filles
il y eut un mort
on recueillit 120 cestier bled qui est plus tot raou ou mestal
on perçoit 230 cestier sècle. »

Relevé dans le registre B.M.S de Valmigère à la fin de l'année 1743
Texte déposé par Pierre Bascou.

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1766    Villardebelle  11580                 Lorsque le prêtre réclame la "dîme du chamvre".


Pour mémoire a mes successeurs

Je soussigné pretre curé de Vilardebelle atteste a tous présents et a venit qu'il appartiendra que l'année 1766 personne de m'appella pour recevoir la dîme du chamvre Dequoy m'etant apperçu je m'informais de l'usage de cette espèce de dime dans la paroisse e trouvai qu'il etait plus que trantenaire sans interruption, en conséquence j'allois faire assigner au payement le Sr Jourda Lasserre, marc anguille, Pierre Barbaza, dit cossoul, et Rose Decugis veuve de Pierre pasquier, tous lesquels m'offrirent incontinent payement d' ont deux scavoir Jourda Lasserre et anguille y satisfirent en argent par evaluation faite entre nous le 26ème aoust 1763 et les deux autres y ont satisfait en espèce sur le chanvre qu'ils ont recueilli cette présente année qu'ils ont également dimé suivant l'usage en foi de quoy je me suis signé a Vilardebelle le 29 septembre 1767 Besse Curé

Relevé dans le registre B.M.S de Villardebelle
Texte déposé par Pierre Bascou.

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1772    Massac  11330                 Epidémie de "Suette".


Une maladie épidémique qui se manifesta pendent l'hiver en plusieurs reprises a Castelnaudary quon nomma la Suette se repandit dans le paÿs au milieu du mois de maÿ et fit beaucoup de ravages cetoient les jeunes gens les plus robustes quelle enlevoit dans deux ou trois jours elle se manifestoit dans les uns par une douleur aux jambes aux autres aux reins et a d'autres par un grand mal de tette la fièvre étoit ardente et les malades transpiroient d'une force extrahordinaire la crainte et la terreur en tua plus que la maladie comme le temps étoit chaud tous fermoit les chambres et l'on couvroit extrèmement les malades ce qui en suffoquet plusieurs. Je fus attaqué de cette maladie moÿ même je transpirois pendant trois jours sans me couvrir qua mon ordinaire la coitte et le matelas en etoient moite et je me levois le troisième jour pour servir de médecin spirituel et temporel a ceux qui etoient attaqués j'imposois une boisson avec un peu de canfre et une poignée de genivre et du bon vinaigre et autres aromattes j'en donnois une cuillére au malade quelque fois deux et sil survenoit des coliques ce qui étoit commun je leur donnois une cuillère enfin des que la fièvre diminuoit je les fesois lever du lit et il n'en mourut plus. Pautard ( curé de Massac)

Relevé dans le registre B.M.S de Massac
Texte déposé par Pierre Bascou.

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1782    Vignevieille  11330                 Trois documents relevés sur le B.M.S de la paroisse de Vignevieille montrant comme l'on s'y prenait lorsque de grosses lacunes pouvaient apparaitre dans les registres suite à la négligence du prêtre chargé de les tenir. Quand le curé est défaillant.


" Du quatrieme aoust mil sept cents quatre vingt deux dans le lieu de vignevieille diocèse de narbonne Sénéchaussée de limoux a la requette des héritiers de Me françois Lafontaine pretre quant vivoit curé dudit vignevieille par devant nous Jean Lacombe avocat en parlement résident a la ville de St Paul commissaire député par monsieur le Senechal de limoux par son ordonnance du vingt quatre juillet dernier et scellée le dit jour a esté procédé a la présente enquette des mariages et baptemes dudit lieu de vignevieille depuis inclue l’année mil sept cent soixante dix sept jusques et inclus le premier juin dernier pour tenir lieu de registre a laditte paroisse et cela en forme et manière qui suit Ecrivant sous nous Me paul Siau notaire Rojal Résident a Felines que nous avons pris pour notre greffier d office après avoir exigé le serement en tel cas requis le greffier en titre s’étant récuzé. Ont comparu pierre jouve murat chantre et maurisse noustens clerc et encien domestique de feu Me Lafontaine agés comme ils ont dit savoir led murat de quarante sept ans et led nonteur environ soixante ans ainsy qu’ils l ont déclaré témoins assignés a la requette des héritiers dud feu lafontaine et ce par exploit de ce jourd’huy fait par Bérard huissier résident à félines ".

La reconstitution de l’état civil à partir de cette enquête aboutit parfois à des résultats surprenants comme il est aisé de s’en rendre compte à travers les deux actes suivants signalant deux naissances survenues dans une même famille à quinze jours d’intervalle.

Premier acte " dudit jour et an par devant qui dessus ont comparu les susdits témoins qui nous ont déclaré que du mariage de Noé montlaur et de jeanne Racannot est né un garçon le vingt octobre mil sept cents soixante dix sept et baptisé le même jour son parain a été jean Raynaud et maraine marie Lacombe auquel il fut donné le nom d’Alexis… "

Deuxième acte " dudit jour et an par devant qui dessus ont comparu les susdits témoins qui nous ont déclaré que du mariage de Noé montlaur et de jeanne Racannot est né un garçon le quatre novembre mil sept cents soixante dix sept et baptisé le même jour son parain a été Ambroise Lacombe et maraine Elisabeth Vié auquel il fut donné le nom d’Ambroise… "

N.B.une enquête identique a été réalisée pour reconstituer les décès

Relevé dans le registre B.M.S de Vignevieille
Texte déposé par Pierre Bascou.

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1782    Plavilla   11270      Emportée à la rivière par la tempête.

L'an mille sept cens quatre vingts deux et le vingtième jour du mois de mai sést noyée au pont du dit dumalpas Margueritte la come agée de vingt trois ans, ou elle a été jettée sans doute par une tempète qui emportoit les gerbiers et accompagnée de gréle et de tonerres et a été trouvée le vingt et un du dit mois au bord de la rivière au dessous de la parroisse de Ribouis dou elle a été transportée a plavilla par nous soussigné en présence de dominique Boyer, de joseph andrieu, de ? la commune de Saverdun brassier et laboureurs du lieu et de François Enric laboureur de la meme paroisse qui requis de signer ont dit ne savoir en foy de ce
Anceli curé


Source: Extrait du registre paroissial de Plavilla
Texte déposé par Jean paul Blandinières.

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1809    Portel-des-Corbières   11490      Trois victimes des champignons et une "blindée".

"Voici les détails d'un nouvel accident causé par les champignons, et où des circonstances toutes particulières méritent peut-être quelqu'attention de la part des gens de l'art :

Dans la commune de Portels, une femme septuagénaire, accoutumée à ramasser, dans cette saison, des champignons dans les bois-pins que renferme cette commune, s'y transporta le 11 octobre (1809), et en cueillit d'un espèce qui lui était familière.
Elle en mangea trois fois, à son souper, à son déjeuner et à son dîner. A ce dernier repas, une femme, sa voisine, venue chez elle par hasard, lui demanda de lui céder ce qu'elle n'avait pas fait cuire, pour en régaler son mari et sa famille, ce qui lui fut accordé.

Le mari, la femme et leur fille mangèrent de ces champignons à leur dîner, et continuèrent leurs travaux sans éprouver aucune douleur. Ce ne fut que dans la nuit que les nausées, les angoisses, les défaillances et tous les symptômes du poison se manifestèrent chez ces trois derniers individus. Mais ne soupçonnant pas (tant leur confiance était aveugle) que les champignons qu'ils avaient mangé étaient l'unique cause des douleurs aïgues qu'ils ressentaient, ils n'appelèrent le chirurgien que quarante huit heures après, c'est-à-dire au moment où le poison avait causé tous les ravages, et où l'inflammation des premières voies rendait inutiles tous les moyens curatifs. Tous les soins du chirurgien furent en effet infructueux, et ces trois victimes succombèrent à un jour de distance l'une de l'autre.

La vieille femme, qui avait mangé, le soir et le lendemain, à trois reprises, des mêmes champignons, a refusé de prendre le vomitif et les antidotes que le chirurgien lui a offerts. Néanmoins elle a résisté aux effets du poison, et n'a éprouvé que de vives douleurs dans les reins et les intestins, et un grand abattement.
Cependant cette femme, âgée de 73 ans, est depuis longtemps infirme, et son estomac est entièrement usé et délabré, tandis que les trois individus que la mort a moissonné étaient sains, dispos, vigoureux et à la fleur de l'âge.

Voici la solution de cette espèce de phénomène, donnée par le chirurgien appelé en cette circonstance : la vieille femme que le poison semble avoir respectée, est depuis longtemps adonnée au vin; elle était ivre lorsque le soir elle mangea des champignons; elle était ivre lorsque le lendemain elle en mangea à son déjeuner; elle l'était également lorsqu'elle en mangea à son dîner : c'est cet état d'ivresse qui l'a sauvée. Le vin qu'elle avait bu était tourné et très aigre, et cette circonstance remarquable ne doit laisser aucune incertitude sur l'efficacité des acides contre de pareils poisons.

Les champignons qui ont causé la mort des trois malheureux dont on vient de parler, étaient de deux espèces :
- la première, connue dans le Pinadosses (?), vient au bas des troncs des pins; elle est fongueuse, semblable à celles que produisent ordinairement les vieux troncs de sureau et de peupliers,
- la seconde, connue dans le pays sous le nom de Catalaus (nb : ou Catalqus ?), est d'un rouge brun foncé; elle est membraneuse en dessous; le champignon est porté sur une queue courte, creuse et cannelée.

Les victimes de ces champignons, ainsi que tous ceux qui les ont vu et examinés, ont prétendu en avoir mangé plusieurs fois les années précédentes, sans avoir éprouvé le moindre accident.
Il s'en suivrait que les champignons non malfaisants peuvent devenir des poisons, lorsque, dans des années comme celle-ci, l'action bienfaisante du soleil aura été interrompue par des brouillards, des pluies et des rosées presque continues."

Commentaire : donc, pas de problème si vous ne connaissez pas les champignons que vous cueillerez : ramassez-les par beau temps, lorsqu'il fait soleil, et surtout mangez-les bourrés ! Buvez un bon coup... et vous mangerez tous les champignons que vous voudrez ! Bien évidemment... ceci est trop simpliste. Méfiez-vous des champignons, et faites-les examiner par un spécialiste avant de les cuisiner.

Texte déposé par Jean-Pierre BERNARD.
Source: Annales périodiques de la ville d'Orléans, 6ème année, n°611, p.333,334 et 335, mercredi 8 novembre 1809

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