ARDENNES



17è siècle    Ardennes  08                 Election de Sage-femme                 Texte complet sur les obligations et devoirs de l'élue


La sage-femme prêtait serment avant ou à l'issue de la messe, devant les habitants rassemblés, par devant le prêtre, de s'acquitter avec fidélité et diligence de l'accouchement des femmes, de ne rien entreprendre de périlleux sans y appeler un médecin, chirurgien ou autre femme expérimentée en cette fonction, de ne pas révéler le secret des familles, de n'user d'aucun moyen illicite par vengeance ou mauvaise affection, de n'accoucher aucune fille privée ou étrangère sans la dénoncer au bailli et au procureur fiscal, et lorsqu'elle avait connaissance de leur grossesse.
On exigeait des sage-femmes qu'elles soient de confession catholique, qu'elles sachent baptiser, et qu'elle soient de bonne vie et moeurs.
Par contre, à Paris, "un stage de formation était obligatoire chez une maîtresse sage-femme ou à l'Hôtel-Dieu, avant le passage d'un examen par le premier chirurgien du roi, ou par son lieutenant, par les quatre prévôts du collège de chirurgie, par les chirurgiens ordinaires ou les quatre jurées sage-femmes du Châtelet, etc..."

Source : M. MARION / Dictionnaire des institutions de la France,XVIIè-XVIIIè siècle.
Texte déposé par Lucile Houdinet

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1804    Château-Regnault-Bogny  08120      Contrat d'instituteur, chantre et secrétaire de mairie.

Pour les fonctions d'instituteur

Ce 1er fructidor, an 12 de la République Française, nous membres composant le Conseil Municipal de Château-Regnault, convoqués et assemblés extraordinairement, à la diligence du citoyen Fiacre Pechenart, maire d'Ycelle et en la chambre ordinaire, le maire nous a exhibé et fait lecture d'une lettre du citoyen Charles Roynette, chantre de la dite commune... par laquelle il déclare qu'il ..... renonce pour l'avenir à toutes fonctions d'instituteur et autres dont il s'était chargé envers notre dite commun.

Comme notre commune à un besoin continuel d'un individu à son service, capable tout à la fois d'exercer les fonctions d'instituteur pour l'instruction de la jeunesse, et lui procurer des mœurs et des talents capables de les rendre aptes à devenir par la suite utiles à la société,

Instruit des talents du Sieur Jean Laurent Loison, instituteur de la commune de Damouzy, canton de Charleville, et qui a cy-devant exercé cette fonction dans plusieurs communes entre autres dans celle de Monthermé pendant 7 ans, et audit Damouzy pendant environ 2 ans, nous avons invité ledit citoyen Loison à se rendre en notre ditte chambre commune, à l'effet de traiter avec lui s'il y avait lieu, pour l'exercice des dites fonctions et après expérience faite de ses talents et aptitudes, nous avons admis et reçu le citoyen Loison à l'effet d'exercer à notre dite commune les fonctions d'instituteurs, aux attributions cy-après fixément convenues à l'instant avec lui et aux charges, clauses, et conditions qui suivent, auxquels il s'est obligé et a promis de se conformer.

1) L'entrée en possession dudit citoyen Loison en la ditte place d'instituteur commencera à dater d'aujourd'huy

2) Sera tenu le dit Sieur Loison d'enseigner aux enfants de la commune de tous âges et des 2 sexes indistinctement, les premiers éléments de la lecture, de l'écriture, de les catéchiser selon le religion catholique et la morale chrétienne, de tous ces pouvoirs, comme d'enseigner l'arithmétique à tous ceux qui seront aptes pendant les 9 mois de chaque année, autres que Messidor, Thermidor et Fructidor qui lui seront accordés pour vaquer à ses affaires personnelles sans interruption et tous les jours (excepté ceux des fêtes solennelles dédiées au culte et les dimanches),

Il sera tenu d'ouvrir 2 séances chaque jour: depuis 8 heures du matin jusqu'à 11 heures et la seconde de 1 heure de l'après-midi jusqu'à 4 heures, sonner l'Angélus tous les jours, le matin, à midi, au soir, et conduire ses élèves chaque jour, fin de ses écoles, à la prière.

Les rétributions annuelles que le Conseil Municipal attribue au citoyen Loison, sont fixées à la somme de 200 francs pour le service en la qualité d'instituteur, y compris un logement qu'il sera tenu de se procurer par lui-même ainsi qu'il l'a promis; entre ces rétributions les pères, mères ou parents qui enverront leurs enfants, domestiques ou autres élèves aux instructions de l'instituteur seront tenus de lui payer par chaque enfant et fin de chaque mois,

Savoir:

Pour chaque enfant de 1ere classe jusqu'à la lecture, 20 centimes, pour ceux qui lisent, 30 centimes, pour ceux qui écrivent, 40 centimes, et pour ceux qui font l'arithmétique, 50 centimes qui est le maximum.

Fait et délibéré en la chambre commune, les jours, mois et an que d'autre part et avons signé.




Pour les fonctions de chantre et secrétaire de mairie.

Le 1er Fructidor an 12 de la République française,

Nous, membres composant le Conseil Municipal de la commune de Château-Regnault, convoqués et assemblés extraordinairement à la diligence du citoyen Fiacre Pechenart, maire d'Ycelle, lesquels assistés du Sieur Jadot, prêtre desservant la succursale de la duite commune qui a donné son approbation à la présente et en chambre ordinaire,

Le Maire nous a exhibé et fait lecture d'une lette du citoyen Roynette, chantre et instituteur de la dite commune .... par laquelle il déclare .... qu'il renonce pour l'avenir à toutes fonctions d'instituteur et autres dont il s'était chargé envers notre dite commune,

Comme notre commune a un besoin continu d'un individu à son service, capable à la fois d'exercer la place de chantre et de secrétaire de mairie, s'est présenté le sieur Jean Laurent Loison, maître d'école de la commune de Damouzy pour remplir la dite place. Le conseil, après avoir examiné les talents du dit Loison, l'a admis à cette place; et, pour indemnités de ses salaires pour ses fonctions, il percevra entre les mains du Maire de la commune, chaque année, avant le partage des bois communaux, une somme de 195 F pur les obligations prescrites.

1°) Sera tenu ledit Loison d'assister M le prêtre desservant la paroisse de Château-Regnault, à chanter toutes messes, vêpres, complis et autres offices ou services quelconques du culte catholique, à toute réquisition de la part de mon dit M le prêtre, desservant.

2°) de faire à l'ordre et à la réquisition de la part du maire et du corps municipal, tous les actes d'expédition et écrits nécessaires et auxquels sont tenus la commune, les maires et adjoints, et le conseil municipal, et ce, en qualité de greffier, le maire déclarant faire choix de sa personne pour l'exercice de cette place.

3°) D'entretenir l'horloge de la commune en tout temps et de sorte qu'elle puisse sonner l'heure sans interruption, le jour comme la nuit; chanter les complis chaque jour, comme aussi sonner tous les jours à 9 heures du soir la retraite avec la cloche de la paroisse; le tout sous la surveillance du maire en exercice qui demeure chargé, au nom de la commune, des frais d'entretien de l'horloge, cloche, cordages, ainsi que cela est l'usage.

Fait en la Chambre, les jour, mois, an ci-dessus.



Source : Livre "Château-Regnault-Bogny" par L'abbé Péchenart ( Consulté à la BNF Paris )
Texte déposé par Isabelle Pintart
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1809    Omicourt  08450      ....la foudre, entrée par la bouche, lui avait brisé le crâne et fait jaillir la cervelle.

Un évènement terrible et extraordinaire occasionné par les effets du tonnerre, a eu lieu à Omicourt, village situé sur la rivière de Bar, au canton de Flize, département des Ardennes.

Le 11 août dernier, à sept heures et demie du soir, un orage qui ne paraissait pas devoir être très violent, ayant éclaté dans le voisinage, força une cinquantaine d’habitants, hommes, femmes et enfants, de se réfugier sous un gros arbre, où se trouvant trop pressés, quatre d’entre eux, le frère, la sœur, le beau-frère et un autre qui n’était point leur parent, prirent le parti de se mettre à l’abri de la pluie qui tombait par torrents, sous un autre arbre à trente pas du premier.
Arrivés là, et la pluie ne discontinuant point, le quatrième jugea à propos d’aller chercher son gilet, qu’il avait laissé un peu plus loin. Quelle fut sa terreur, en revenant, de voir ses trois malheureux compagnons étendus par terre, et déjà privés de le vie, sans qu’une détonation trop forte eût pu faire soupçonner un pareil malheur.

Tout le monde accourut à ses cris, et vit avec le plus grande frayeur ces trois cadavres sillonnés plus ou moins par la foudre, et mutilés dans les jambes, les cuisses et les reins ; leurs vêtements étaient déchiquetés et brûlés, et des lambeaux de chair avaient été enlevés.
Un des garçons surtout offrait le plus affreux spectacle ; la foudre, entrée par la bouche, lui avait brisé le crâne et fait jaillir la cervelle.
La plus prompte et la plus horrible putréfaction avait suivi bientôt cette effrayante catastrophe. On n’eut guère que le temps d’enlever les trois cadavres pour les inhumer au plus vite, sans pouvoir observer le délai prescrit de vingt-quatre heures.

Une circonstance à remarquer, c’est que ces trois malheureuses victimes ont été frappées de la foudre ascendante, et la preuve en est que deux de ces infortunés étaient debout, et que la fille, assise sur une grosse racine de l’arbre, mangeant son pain, a été soulevée, renversée et couverte de terre.
Tous trois portaient des marques certaines qu’ils avaient été frappés de bas en haut, puisque l’on pouvait suivre aisément la direction des sillons tracés sur leur corps par la matière fulminante.

Ne jamais s’abriter sous les arbres lorsqu’il fait de l’orage… adage bien connu ! cqfd.

Texte déposé par Jean-Pierre BERNARD.
Sources : Annales Périodiques de la ville d’Orléans – 6ème année – n°595 – Mercredi 13 septembre 1809 – p.189 et 190.

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1880    Mouzon  08210      Hiver glacial.

Un habitant de Mouzon, dit le Courrier des Ardennes, a trouvé mardi soir,à 600 m de la fabrique de clous de M. CALTEAU, 16 sangliers morts de froid et de faim.

Texte déposé par Pascal Thébeaud.
D'après REVUE DE L'OUEST du 31/01/1880
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