HAUTES-ALPES



1708    Montgenèvre  05100     Montgenèvre entièrement brûlé.

L'an 1708 et le premier jour du mois d'aoust les ennemis sont venus camper à la Vachette et le sixième du sus dit ont décampé et passés par le Montgenèvre qu'ils ont entièrement brûlé. Les cloches estant fondues et l'église totalement détruite. Les ennemis ont emporté les registres de 1708 et j'ay laysé en blanc jusqu'au second d'aoust pour pouvoir y mettre les baptêmes de la sus dite année.
F Chemin curé


Source: Registre paroissial.
CGLPTF/96/3/2003




1712    Montgenèvre  05100     4 ans plus tard.

6 novembre 1712
Le lecteur observera encore que depuis l'incendie généralement de tout le bourg du Montgenèvre, église et hôpital, causé par l'ennemi, le curé n'a plus ni église ni maison curiale et que par ainsi il n'a pas fait comme il aurait souhaité mais bien comme il a pu en foy de quoy ié me sois soussigné.
Arnaud curé


Source: Registre paroissial.
CGLPTF/96/3/2003




1715    Montgenèvre  05100     Remarques sur les vicissitudes des temps.

18 février 1715

...De plus il est à remarquer qu'il est arrivé en l'année 1709 un froid qui a commencé le lendemain de la fête des Roys le 7 janvier. Il a duré environ trois semaines lequel a esté si rude et si violent que tous ls bleds qui n'ont pas esté couverts des neiges ont esté tués, les orangers, quantités de noyers, oliviers en sont morts de même que le plupart des vignes ce qui a causé une si grande disette dans la France et dans presque tous les royaumes de l'Europe qui s'est trouvé des personnes qui sont mortes de faim et de misère. Mais il faut admirer la bonté du Seigneur qui pour soulager sa créature a permis et voulu que tous les bleds qui se sont trouvés couverts des neiges ont esté d'une beauté extraordinaire et les tronsailles et petits grains si abondants que le peuple n'a ressenti cette disette que du jour à la récolte de la dite année. Les seigles ayant valu dans les mois de juin et juillet jusqu'à 20 Livres le settier et à Grenoble une charge de bled qui pèse environ trois quintaux jusqu'à 100 Livres et même davantage. Et dans l'année 1712, 1713 et 1714 il est arrivé dans l'Italie, Allemagne et autres païs une maladie aux bêtes à cornes savoir boeufs, vaches et veaux qui en a tués la plus part.

Source: Registre paroissial.
CGLPTF/96/3/2003




1720    Montgenèvre  05100     Cordon sanitaire contre la peste.

24 décembre 1720

On a enterré auprès de Riou sec la nommée anne marie Margoitte feme de jean Blanchet de feu jean de saint Piaire paroisse de Cesanne laquelle a esté tuée à coup de fusils par la garde des clavières y establie par le Roy de Sardaigne pour empêcher la communication entre la France et le piémont à cause de la peste qui est dans Marseille, Aix et autres lieux de la provence, la dite Margoitte estoit insensée.
F Chemin curé


Source: Registre paroissial.
CGLPTF/96/3/2003




1723    Montgenèvre  05100     Fin du cordon sanitaire.

6 août 1723

Il faut noter que le passage a esté fermé entre la France et le Piémont et l'Espagne à cause de la peste qui a esté à Marseille, quelques autres villes de la provence, dans le gévodan, alez et quelques autres lieux du languedoc depuis le huitième aout de l'année 1720 jusqu'à ce jour sixième aout de l'année 1723 jour de vendredi, en telle sorte qu'il estoit défendu aux françois d'aller en piémont et en Espagne sous peine de la vie excepté en faisant les quarantaines ordonnées, mais depuis le sixième aout toutes les barrières entre les états ont estées retirées, tous les passages ouverts et les peuples ont recouvré leur première liberté et en la permission de faire commerce entre eux attendu que nous avons esté protégé de ce fléau funeste par la miséricorde divine et que les provinces qui en avaient été infectées, savoir la provence, avignon et le languedoc en ait esté entièrement délivrées depuis plus d'une année ce qui est très puissant motif pour en rendre des actions éternelles de graces au Seigneur.
F Chemin curé


Source: Registre paroissial.
CGLPTF/96/3/2003




1746    La Roche de Rame  05310     Visiblement, elle n'aimait pas son gendre !!!

17 au 18 mai 1746 à la Roche de Rame

Crime énorme

La nuit du dix sept au dix huit mai mil sept cent quarante six, Magdeleine Morel veuve de Jean Chapin de prareboul a coupé la tête avec une hache a Antoine Ardouin son beau fils pendant qu'il dormait, fils d'Antoine, mari de Catherine Chapen sa fille. L'enterrement de ce cadavre a été différé jusqu'au vingt deux dudit mois attendu que messieurs de la Justice n'ont pas pu venir à cause du débordement des eaux. Le sieur François Queyras se trouvant casuellement à Embrun a assuré à Me joseph Queyras châtelain que M Sylvestre de la Catone juge d'Embrun et M Isoard procureur fiscal lui avaient dit de lui dire de dresser son verbal et qu'ils permettaient la sépulture de ce cadavre, que nous lui avons donné dans le cimetière en présence de François Queyras et de Jean Baptiste Celse soussignés avec le dit sieur Queyras châtelain et sieur Jean François Queyras et nous, curé et vicaire.

Sources :
Texte déposé par Brigitte Albert.

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LES CAHIERS DE DOLÈANCES DE LA COMMUNE DE SAINT CLÈMENT

Réponse que la communauté de Saint Clément a l’honneur de présenter à nos seigneurs de la Commission intermédiaire sur la lettre de Messieurs le Procureurs généraux des états du 28 février.
Elle a d'abord l'honneur d'observer qu'elle n 'a aucun habitant député aux assemblées des trois ordres tenues à Romans et qu’elle n’a député qu’au district de Gap et à Chorges.
Elle s'enpressera de s'adresser aux états et successivement à la Commission intermédiaire pour tous les objets d'administration détaillés dans la lettre du 28 février dernier. Elle passe aux différentes questions proposées dans cette lettre.

1. L’étendue du territoire de la communauté de Saint Clément est d’environ une demi lieue en carré ; confinant Châteauroux du couchant , le ruisseau de Coulleau faisant la séparation,. Risoul au levant et midi, la communauté de Réotier du- septentrion. La Communauté ne forme qu'une seule et même paroisse, composée de trois quartiers dont l'un le chef-lieu le second celui des Clots et le troisième celui des Traverses.. On observe que dudit territoire il en a été pris, pour la faction de la nouvelle route, que l'on a commencée en 1759, la quantité de 2500 toises en longueur sur 7 de largeur, laquelle a été tracée sur le plus précieux du terrain de la communauté.. Les propriétaires qui, par la , ont été privés de jouissance desdites terres sans espoir d’y rentrer, ayant néanmoins depuis ladite époque, continué jusqu'à ce jour 'en payer la dîme la taille et autres impositions nouvelles, sans aucune indemnité pour le terrain pris aux particuliers.

2. La communauté ou village de Saint Clément renferme 84 habitants qui donnent en tout 350 individus, grands ou petits.

3. Ledit village n'a ni médecin ni chirurgien dans son enceinte, ni moyen de s'en procurer. D’ailleurs , les chirurgiens employés à l'hôpital militaire de Mont-Dauphin situés à trois quarts de lieue de distance ont été supprimés.

4 Il n'y a sur les lieux aucune accoucheuse formée, instruite, et il est très difficile d'avoir le secours du voisinage, ne pouvant se le procurer qu'en recourant en des lieux fort éloignés.

5. Il y a rarement des maladies épidémiques; plusieurs individus périssent néanmoins par l'effet des pleurésies causées par la vivacité du climat et les travaux pénibles de l’habitant. On n’a point encore pratiqué l'inoculation de la petite vérole, quoiqu'on en connaisse la méthode et les avantages, parce que, en général, on en redoute le péril.

6. On construit les maisons avec des pierres brutes cimentées de chaux et sable, et on les couvre avec de l'ardoise et non en paille. Il n'y existe aucune carrière d’ardoises ni de petites lauses, non plus que des fabriques de tuiles si ce n'est à très grand éloignement, en sorte que l'habitant qui se trouve dans le cas de bâtir est forcé d'aller prendre l'ardoise sur les montagnes de Chateauroux ce qui rend le port très onéreux et dispendieux. Le prix ordinaire d’une toise de couvert est de 15 livres.

7. La qualité du sol varie selon l'exposition où il se trouve, ainsi que le produit; année commune, il se réduit à cinq pour un.

8. On recueille à Saint-Clément du blé, du vin, du chanvre, des légumes et des noix en petite quantité. Les noyers qui sont plantés ne donnent que très rarement, à cause des fréquentes gelées. du printemps. On n'y connaît aucune espèce particulière d’arbres fruitiers qui prospèrent, sauf quelques pommiers et poiriers.

9. L'habitant, année commune, consomme le produit en grains et comestibles. Plusieurs habitants même manquent souvent des denrées de la première nécessité. Leur nourriture ordinaire est du pain de seigle mêlé quelquefois avec du froment ce qui cependant n'a lieu que pour ceux qui ont un degré d'aisance; de plus, de la soupe assaisonnée avec du beurre ou laitage toujours maigre, sans presque toucher au vin , qu'ils sont forcés de mettre en réserve pour le vendre et en acquitter leurs charges, n'ayant point d'autre réserve.

10. En cas de disette on les tire (les grains) des halles d'Embrun ou de Guillestre et, lorsqu'ils ne sont pas fournis, cas qui ne sont pas rares, on a recours aux magasins du Roi, à titre d'emprunt ce qui leur est accordé facilement, en rendant la même quantité à la récolte, ce qui est très favorable pour la communauté.

11. L'espèce de production qui donne le plus à Saint-Clément, en général partout, ce sont les pommes de terre, truffes ou choux et poireaux. Le marché où se vendent les grains et où au besoin, on va les vendre plus communément, est celui d'Embrun. Ainsi qu'on l'a déjà dit, pas d'autre moyen d'exportation que les bêtes de charge, bourriques ou petits bidets. Nulle foire ni marché à Saint-Clément.

12. Le terrain de Saint-Clément étant, comme on l'a observé ci-dessus, très réservé, n'a de bois et forêts que pour le besoin de l'habitant; il est très souvent en peine de bâtir, n'y ayant pas des arbres de haute futaie. Les bois et forêts sont très souvent dégradés par les coulées de neige, qui font des ravages considérables.

13. Les communes de Saint-Clément consistent dans une très petite étendue de montagnes qui donnent de la mauvaise herbe, dont les habitants, qui pour la plupart ne possèdent aucune prairie en propre se servent pour la nourriture et subsistance des bestiaux nécessaires pour la feumure des terres; après l'avoir été prendre avec des peines et des dangers infinis sur lesdites montagnes communes, à travers les rochers et précipices, ce qui occasionne fréquemment la perte des hommes et des bestiaux. Le sol desdites montagnes n'est d'aucun autre produit. Les seuls moyens de les rendre plus utiles seraient d'en trier les pierres, ce qui n'est guère possible.

14. Le terrain de la communauté est traversé par la rivière de Durance et trois torrents qui sont, savoir le torrent de Coullaux, celui de Combe Croze, au chef-lieu, et encore le torrent de Plxr, dans la partie des Traverses, outre une multitude de combes aux courants d'eau qui, se précipitant du sommet des montagnes, causent fréquemment des ravins qui enlèvent les récoltes et rendent même les terrains incultivables. La qualité dudit terrain, comme celle des eaux, n'est pas la même partout. Elle varie selon l'exposition locale. Ainsi qu'on l'a déjà remarqué, la Durance ne facilite en aucune manière l'arrosage et ne fait que nuire, minant sans cesse le terrain, malgré les précautions que l'on prend journellement pour sa conservation. L'impétuosité des eaux qu'elle roule et qui souvent sortent de leur lit, surtout dans le temps de la crue des eaux, les rendant inutiles. Le hameau des Clots tire l'arrosage de son terrain du torrent de Coulleau, venant à peu près d’une demi lieue de distance et à travers les précipices, ce qui coûte des travaux pénibles et immenses aux habitants du dit hameau.
Le hameau des Traverses prend son arrosage par le moyen d’un grand canal qui prend sa source au ruisseau de Palx, à demi lieue aussi de distance, traversant des coulées de terre et passant en plusieurs endroits dangereux, et même l’habitant est obligé de faire des canaux en bois pour pouvoir l'amener audit hameau, ce qui leur prend un temps considérable sur leurs travaux. On ne connaît aucun moyen de tirer des terres un meilleur parti, en partie que par le moyen des arrosages, l'habitant naturellement laborieux y mettant tous ses soins. Les torrents de PaIx et de Coulleaii fournissent de l'eau pour l'arrosage du terrain respectif, comme il est dit ci-devant, mais ces avantages ne sont d'aucun prix auprès des ravages fréquents qu'ils y occasionnent par les inondations journalières. L'unique moyen de les prévenir ou d'en garantir les fonds serait de leur opposer des digues capables de les contenir, mais outre la difficulté ou même l'impossibilité morale d'en construire dans toute l'étendue desdits torrents, eu égard surtout au petit nombre d'habitants; la communauté manque d'ailleurs de toute espèce de ressource pour remplir cet objet.

15. La quantité de gros et menu bétail de toute espèce est au nombre de, savoir : pour le gros, 220, et pour le menu, 700. Point d'autre moyen d'augmenter le nombre des élèves et d'améliorer les espèces que de les nourrir grassement, mais dans le terroir de la communauté [il n'y a que] très peu de prairies et point de pâque rage

16. Vétérinaires. Point.

17. Les habitants n'exerçant aucune espèce de commerce et n’ayant aucun établissement en ce genre sont dispensés de détailler les moyens d'amélioration dont ils seraient susceptibles. Ils n ont d'autre industrie que celle de cultiver leur sol.

18. La municipalité est régie par un châtelain deux consuls et quatre conseillers et un secrétaire greffier qui, chaque année, sont remplacés par des nouveaux. Il serait à désirer que leur pouvoir ne fût pas si limité; on obvierait par là à des procès toujours dangereux et souvent ruineux. Tous les habitants s'assemblent pour délibérer sur les affaires de la communauté.

19. La communauté n'a point de revenus ni des moyens connus pour s'en procurer. 20. Les charges locales ou dépenses ordinaires de la communauté s'élèvent, année commune, en y comprenant la dîme , à la somme de 2143 livres. N'a d'autres charges extraordinaires auxquelles elle se trouve assujettie que les fournitures en foin paille, sable et bois pour les travaux des fortifications du Mont Dauphin et les besoins de la garnison.

21. Les comptes des collecteurs et receveurs ont été rendus jusques ici ; ils continuent à se rendre chaque année avec la plus grande régularité et l'exactitude la plus scrupuleuse, en présence de deux auditeurs nommés par voix publique des habitants assemblés pour les recevoir et les clore.

22. Les propriétés ou revenus des pauvres ne se portent qu’à 150 livres provenant de quelques pièces de terre, champ, vigne et pré qui sont affermes à différents particuliers par un bureau de direction composé du seigneur curé et du corps de la municipalité. Les propriétés et revenus ne sont point susceptibles d'amélioration laquelle ne pourrait s'opérer que par le retranchement ou la soustraction partielle desdits. habitants devenue nécessaire et inévitable par l'événement des fréquentes disettes.

23. Point d'autre fondation pour les pauvres que celle mentionnée en l'article précédent, dont les titres et les motifs sont perdus ou, ignorés. Nul fonds pour l'éducation publique.

24. Le dernier parcellaire et le coursier ont été faits en l'année 1698. Ils sont l'un et l'autre dans un état de vétusté qui les met hors d'usage. Le coursier en particulier se trouve écrit en entier. Quant au parcellaire, c'est un tissu d'erreurs et d’injustices palpables et avouées de toute la communauté; de manière qu'il est de toute nécessité d'en faire un autre. Les papiers et titres de la communauté sont déposés et conservés dans un cabinet pratiqué dans la chapelle des pénitents et fermés à trois clefs, observant que les titres anciens ont péri par les flammes ou ont été enlevés par les ennemis de l'état en 1698 en sorte qu'il n'existe plus que des nouveaux.

Fait à Saint Clément par les soussignés consuls et conseil de la communauté en exécution de la délibération tenue le 25 mars dernier Signé: L. Clapier châtelain, L. Meynet consul, J. Imbert consul , J.Roux , G. Gallian, A Meynet conseillers Pons secrétaire

1787    Rabou  05400     Un cadavre dans le ruisseau.

Ce jour d’huy huit avril mille sept cents quatre vingts sept, nous Etienne Blanc, notaire royal de la ville de Gap, chatellain du lieu de Rabou, sur la réquisition verballe à nous faite par Jean Marcellin, procureur d’ofice dudit lieu y habitant, nous nous sommes transporté audit lieu de Rabou sur les quatre heures de ce jour, assisté dudit Marcellin, du greffier de chatellain, de Jean Antoine Marin, consul, Jean Etienne Pauchon Bourges, Jacques Marin, et Pierre Gay, principaux habitans dudit lieu, et au cartier apellé la Caille, ou nous avons trouvé un cadavre qui ce trouvait dans le ruisseau apellé la Combe, ayant la face tournée vers le ciel, qui a esté reconnu être celluy de Marguerite Pauchon Saigne, femme de Barthélemy Pauchon Saigne, malade depuis plusieurs jours et attainte d’une frénésie violente, ayant donné quelques marques de démance, laquelle a été trouvée ce jour d’huy sur les sept heures de ce matin dans ledit ruisseau, noyée, dou elle a été tirée morte en notre présance et à l’aide de plusieurs personnes, vêtue de ces vieux haillions, et ayant conjointement avec les sus nommés vérifié et examiné ledit cadavre, il ne lui a été trouvé aucun playe ny contusion, laditte Marguerite Pauchon Saigne ayant été estoufé par l’eau paroissant agée d’environ quarante huit ans et comme il est de la connoissance des sieurs consul et principaux habitans sus nommés que ladite Pauchon Saigne professoit la religion catholique et apostolique et romaine, nous avons ordonné quelle sera ensevelye avec les cérémonies de l’Eglise aux formes ordinaires et avons signé avec le procureur d’office, le greffier, le consul et les trois susdits principaux habitants.
[Signatures]

Sources : Archives départementales des Hautes-Alpes, B 783.
Texte déposé par Jean-Marie Desbois.

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© 01/07/1999 - MARCHAL Jacques
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