ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE






1620    Château-Arnoux  04160      Contrat pour les services d'un chirurgien...

L'assemblée du village passe contrat avec Bouchier, chirurgien à Forcalquier : moyennant 15 livres de gages annuels, il

«...ne pourra prendre pour son travailh oultre et par dessus ses gaiges, que cinq sols pour chasque saignée, cinq sols pour chasque clystère, cinq sols pour chasque fois qu'il donra des ventouses, dix sols pour chasque cautère (...), sera tenu de venir pour qui le mandera guérir».

Source: La sociabilité villageoise dans la France d'Ancien Régime. J-P Gutton.





1753    Forcalquier   04300      les abus de divers curés du diocèse et de la province..

"Le 8 mai 1753, plusieurs conseillers des enquêtes dénoncèrent avec fougue les criants abus de divers curés du diocèse et de la province. A leur dire, des faits scandaleux s'étaient produits qui méritaient de retenir toute l'attention de la Cour.

A Puyricard et au Puy*, des prêtres avaient voulu exiger des billets de confession;

A Lauris, un vicaire avait refusé la communion à une femme qui se présentait à la Sainte Table;

A Forcalquier enfin, le lieutenant de la sénéchaussée, homme de bien, était mort sans recevoir les sacrements, sous le prétexte qu'il n'acceptait point la bulle. La moitié du chapitre s'était abstenue de suivre son convoi. D'après MM. des Enquêtes, une répression prompte et exemplaire s'imposait et, à ces fins, ils demandèrent l'assemblée des Chambres**. (...) La Grand-Chambre (...) ouvrit (...) une information sur l'incident le plus grave, celui de Forcalquier. Le 7 juin, en suite de cette information, elle ordonnait que la délibération du chapitre de Forcalquier, injurieux pour la mémoire du défunt lieutenant, serait biffée et ajournait en personne les curés et prévôts du chapitre. Le 26 du même mois, le Parlement terminait l'affaire en réprimandant les accusés qu'il condamnait à 6 livres d'amende et auxquels il faisait interdiction expresse d'introduire à l'avenir des formules de profession de foi arbitraires."

* Le Puy-Sainte-Réparade.
** Délibération du 8 mai 1753.

[Sources: Remontrances et arrêtés du Parlement de Provence au XVIIIe siècle : 1715-1790", Robert, Paul-Albert, Paris, 1912.

Document déposé par Jean Marie Desbois.

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1770    Lurs   04700       Le curé foudroyé.

"Nous ne parlerons de Lurs que pour rappeler un événement funeste, arrivé dans ce village le 17 août 1770, sur les 6 heures et demie du matin.
Une grande partie des paroissiens s'étant retirée dans l'église, pendant un orage violent, le tonnerre y tomba, tua le curé qui allumoit un cierge à la lampe, et renversa six autres personnes. L'église parut, un instant après, tout en feu, et l'on éprouva un autre coup de tonnerre qui renversa 80 personnes.
Cet événement est remarquable par les faits singuliers du tonnerre. Un homme qui sonnoit la cloche, et qui avoit laissé son chapeau à dix pas de lui, le trouva entre ses bras; un autre se fit enlever les souliers de ses pieds, qui étoient sans doute fort larges, comme le sont les souliers des paysans; ils furent portés à une petite distance, sans avoir été brûlés, et sans que les boucles eussent reçu aucune altération. Un rideau, qui couvroit un retable, fut enlevé de la tringle qu'on trouva dans les pitons, comme si elle n'avoit pas remué: il faut qu'elle y fût retombée après avoir été soulevée par l'action du tonnerre, qui, dans le même instant, fit glisser les anneaux du rideau avec la force et la rapidité que tout le monde connoît à ce météore."

Sources : "Jean-Pierre Papon, Voyage littéraire de Provence: contenant tout ce qui peut donner une idée de l'état ancien & moderne des villes, les curiosités qu'elles renferment, la position des anciens peuples, quelques anecdotes littéraires, l'histoire naturelle, les plantes, le climat, & cinq lettres sur les trouvères et les troubadours, Chez Barrois l'Aîné, Paris, 1780."

Document déposé par Jean Marie Desbois.

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1787    Taloire  04120      Un trésor entre les rochers.

Le 28. du mois de Juin 1787, Barthelemy LATIL rentier de Simon MARTINY négociant de la ville de Riez trouva sur la montagne de Robion, terre de Taloire dans les rochers de Coulet Richerme une grosse bague d'or pesant une once et demie avec une pierre émeraude sur laquelle pierre sont gravés un char à quatre chevaux avec un cocher tenant les rênes d'une main et de l'autre une palme qui couvre les chevaux. Le trente du même mois, il rechercha et il trouva une autre bague tout en or qui contient sur une pierre en or massif un «« époux à vie »» que les Messieurs de l'Académie de Marseille n'ont pas connu. Il trouva encore trente et une pièces d'or battues à Constantinople du temps d'Arcadius et d' Honorius. Il y fût encore et trouva trois pièces des mêmes que nous avons mandé au Roy par le canal par Monseigneur le Baron de Breteuil qui en a accusé la reception au Commandeur de Demandolx avec promesse de ramener la valeur des pièces en or et le prix des bagues qu'ils feront estimer par les Messieurs qui en connaîtront et feront le prix.

Barthelemy LATIL a reçu six cent nonante sept livres six deniers et en a concédé quittance à Castellane, étude de M° MEIFRET, le 29 courant.

Document déposé par Francis Pelotier.
Source: Registre paroissial de Taloire.

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