ALLIER






1707    Changy  03360      une si grande chaleur quaucun homme sur terre nen vit une pareille

" le quatrième octobre 1707 la rivière de cher a tellement débordé qu'elle a inondé la maison curiale et la maison de la villa hoste du bourg et est venue jusque au grand chemin si bien quil a fallu quitter les deux susdites maisons et aller se loger chez les voisin et la mesme année il fit au mois de juillet une si grande chaleur quaucun homme sur terre nen vit une pareille si bien que toute sorte de fruit exposé au soleil en brulait et cette chaleur arriva le 18 le 19 le 20 et le 21 de juillet mesme année que dessus il mouru mesme quantité de moissonneurs dans les champs "
DC Favieres curé d'Urçay


Source: BMS dans le registre de la mairie d' Urçay.
Texte déposé par Florence Accolas
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1735    Pouzy  03320      Cérémonies pour la bénédiction de la grosse cloche de Pouzy.

L’an mil sept cens trente cinq, le lundy vingt six juillet
en vertu des pouvoirs de Mgr L’archevesques de Bourges, nous
soussignés avons faits les cérémonies de la bénédiction de la
grosse cloche de Pouzy sous le nom de St Agnans patron
de cette paroisse, assisté de messire Jacques Pequet, prêtre de Paris
licentier en la faculté théologique de Sorbone, abbé de
l’abaye royale de Nanteüil en Vallé, prieur et seigneur de
Souvigny, dont a été parein Messire Charles de Troussebois
chevalier seigneur de Beaumont le Breüil Pringy et autres
des terres ; mareine Etiennette Marie Hugon de Pouzy
épouse de Messire Louis Alexandre de Reugny comte
du Tramplaye. En présence de Susanne Agnes Hugon de
troussebois, d’Emée de Neucheze, de Louise Henriette Hugon de
Pouzy, de Mre Jean Joseph Forestier, curé de Couzon, de Mre
Léonard Tenailles, curé de St Léopardin et autres qui ont
signés avec nous le jour et an que dessus.


signé :

pouzydutramblaytroussebois
tourchaud de trousseboisnucheze
reugny du trambaly
pouzy
l’abbé Pecquet
tenaille
forestier
daulnesJ.B Legalis p curé de Pouzy

Texte déposé par Annik Rochereau
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1740    Pouzy  03320      Il n'était pourtant pas tout feu tout flamme !!!

L’an mil sept cent quarante le seize du mois de février est décédé dans cette paroisse un pauvre mandiant vieux et caduc agé de plus de soixante ans dont on ignore le nom et le surnom, de qui on a seulement qu’il estoit d’Herisson tisserant de son mestier et qu’il avoit été neuf ans soldat. Il se retiroit depuis cinq ou six jours à Chaumont ches Chapu qui le logeois par charité, où étant déjà malade de sa maladie pour augmentée, nous le fûmes voir le samedy ou le treize du présent mois, nous le confessâmes auprès du feu parce qu’il disait ne pouvoir rester ny echauffer sur la paille où cependant il étoit couché dans la grange endormi ou déjà hors de son bon sens transporté par la mal. Lorsque pour xxx xxx (selon les apparences) du feu par mégarde à les méchans haillons la nuit du dimanche xxxsime venant au lundy le quinze du courant, par malheur épouvantable la ditte grange, les estables et la maison du dit Chaumont brulèrent, aussi bien que les dix huit bestiaux tant bœufs que toreaux vaches veaux et cheval qui furent consumés et réduits en cendre avec tous les batimens et les habits du dit mandiant xxx qui sans crier se plaindre ny parler d’avantage tant il étoit saisi de cet effrayable et horrible accident et pressé par la douleur de son malheur l’incendie nus en chemise toute brulée xxx xxx la force d’aller se réfugier au Chant Fromentale ches Bernard a xxx mort le seize du même mois on trouva sur son corps en l’ensevelissant plusieurs brûlures mortelles. Et nous l’avons inhumé dans le cimetière avec les cérémonies ordinaires le dix septième jour de février mil sept cent quarente.
signé :bordeLegalis curé de pouzy


Texte déposé par Annik Rochereau
Source: registre paroissial

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1746    Pouzy  03320      "une désolation et une perte très considérable..."

Qu’en mil sept cens quarante six les bestes à
cornes, bœufs, vaches, toreaux, veaux commencèrent à
devenir malades et à mourir sur la fin du mois d’aoust
dans la paroisse de Pouzy, et au commencement de
décembre, il n’en est point, ou presque point resté dans
tous les domaines et loageries de la ditte paroisse
ce qui a causé une désolation et une perte très considérable.

Texte déposé par Annik Rochereau
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< 1775    Pouzy  03320      Un enfant abandonné donné en nourrice aux frais de Mad. la comtesse.

L’an mil sept cent soixante quinze et le six juillet a été baptisé sous condition un enfant mal qui m’a paru avoir environs six mois, trouvé la nuit d’hyer à la porte de la louagerie des Edans levé par Mr Sauvage procureur d’assise et farcyrol greffier de la justice de Pouzy, lesquels l’ont donné à nourrice aux frais de Mad. la comtesse du Tramblay dame de Pouzy à Marguerite Barrillier, femme de Jean Periau, journalier de ce bourg. On lui a donné le nom de François ayant eu pour parrein françois Borde sacristin soussigné et pour marraine Delle Marie Fleurier épouse de Louis Grimard, fermier de la terre de Pouzy qui a déclaré ne savoir signer de ce requis.

signé :bordeMauret Curé de pouzy

Texte déposé par Annik Rochereau
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1787    Pouzy  03320      Bénédiction du cimetière.

Le sept octobre mil sept cent quatre vingt
sept, je soussigné après mètre transporté
dès la veille sur le nouveau terrain destiné à faire le
cimetière de cette paroisse et l'avoir trouvé duement
clos et fossoyé et conforme en tout aux règlements de sa majesté, tant
pour la grandeur que pour son éloignement des habitations, suis
allé à l'issue des vespres accompagné d'une foule de peuple pour
faire la bénédiction de ce terrain, en vertu des pouvoirs généraux
à moi accordés par feu Mgr Phélipeoux, archevêque de Bourges,
et étant arrivé sur les lieux j'ai procédé incessamment à la dite
bénédiction dont acte à pouzi, les susdits jour et an.

Batissier curé de Pouzi et St Aubin


Texte déposé par Annik Rochereau
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1788    Pouzy  03320      Serment d'une sage femme patentée.

Le dix septième jour de juin, mil sept cent quatre vingt huit après avoir annoncé à notre messe parroissiale de dimanche dernier que la nommée Françoise Hérodet munie d'un certificat didoncité, et a elle délivré par le sieur Lhomme professeur d'accouchements, s'étoit présentée à nous pour être recue sage femme de cette parroisse, nous l'avons recu en cette qualité et lui avons fait prêter le serment ordinaire en présence de François Borde, sacristain de cette parroisse qui a signé avec nous, de Jeanne Rose, de Jeanne Joret et de plusieurs autres qui ont déclaré ne savoir signer de ce enquises.
signé :bordeBatissier curé de pouzi

Texte déposé par Annik Rochereau
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1792    Gannat  03800      Une veuve au cœur tendre.

Aujourdhuy vingt novembre mil sept cent quatre vingt douze une heure oprès midy l'an premier de la république, française a été remis à nous François de Beauvais officier public soussigné par le cytoïen Rabusson juge de paix de cette ville de Gannat l'expédition d'un procès verbal dont la teneur suit :

Aujourd'huy dix neuf novembre mil sept cent quatre vingt douze l'an 1er de la république française, nous Claude Rabusson juge de paix de la ville de Gannat, assisté de notre commis sur l'avertissement qui nous a été donné par la Vve François Martin-Doyuat que sur les neuf heures du soir étant couchée elle entendit les plains d'un enfant qui était à sa porte ; s'étant levée et ayant ouvert sa porte elle appercue un petit enfant qui pleurait et voulant scavoir qui avait déposé led. enfant et ayant attendu quelque tems à sa porte et autour de sa maison elle n'a appercue personne, ce que voyant elle aurait entrée led. enfant chez elle et dans son domicile crainte qu'il prit du mal dehors pendant la nuit à cause du froid : de tout quoy elle vient nous faire son rapport pour le constater par procès verbal. A quoy adhérant nous juge...nous nous sommes sur le champ transporté assisté comme dit au domicile de lad. Veuve François Martin-Douyat ou étant arrivé nous nous sommes fait présenter ledit enfant l'ayant visité, nous avons reconnu qu'il était du genre masculin, presque dénué d'habillement , n'ayant qu'une très mauvaise robe de toile grize, un tablier décousu avec chemise de toile blanche bien mnuvaise et un bonnet de cotonnade très déchiré, ledit enfant pouvant avoir environ trois ans: auquel enfant voulant lui procurer une personne pour en avoir soin, lad. Veuve Martin nous a prié de luy laisser l'enfant qu'elle en aurait, tout les soins possible à quoy nous juge susdit adhérant l'avons laissé à lad. Veuve Martin-Douyat sur sa promesse d'en avoir bien soin et avons déclaré qu'elle recevrait pour tout salaire la somme de cinq livres par mois jusqu'en ce qu'il en soit autrement ordonné ; et avons fait et rédigé le présent procès verbal que nous avons signé avec notre commis greffier lesd.Jour et an entour les quatre heures après midy ainsi signé sur le registre :
Rabusson juge de paix et Baude (?) l'ainé commis greffier
extrait signé conforme signé Baude (?) l'ainé commis greffier.

Nous officier public susdit et soussigné, en mention de l'article onze du titre trois de la loy du vingt septembre dernier avons nommé l'enfant trouvé inconnu désigné au procès verbal cy dessus et de l'autre part transcrit : JONQUILLE.

Ensuite, avons fait et clos le présent acte pour servir et valloir ce que droit au cas de besoin et avons signé ledit Jour et an

Source: Journal d'information du C.G.H.C.L N° 31, pp.22






1833     Terjat  (03420)        Mémoire du souvenir.

De l'évènement occazionet par la foudre du toner sur l'église de Terjat.

Le 17 Décembre 1833, chose etonnante en cette seizon, de longtemps le bruit du toner navé pa été ausi éclatant que ce jour la. Le toner est tomber sur l'église de Terjat, a détruit le clochet totalement, et a cassé la cloche, a renversé en totalité la couverture du coeur et celle de la sacristie, ainsi que la moitié de la couverture de l'église. De chaque coté il a percé la voute du coeur et a cauzé des grand dégats, sur le mobilier de l'église et sur les hotels, a déchiré les tablaux.

En 1834 on a fai faire les réparations du dégat ci dessu, on a fai conduire la cloche a Clermont pour en faire la refonte, elle pèze 404 livres, dont la bénédiction en a été faite le 19 octobre 1834.

Le parain de la dite cloche a été M Chevenon paul Balthazard de Beausson.
La maraine demoizele Tardet, magdeleine louize Mathilde du Mousson.

Fait le 1er novembre 1834,


Signature : JOUANNET, maire de Terjat

Texte relevé sur page flottante dans les registres d'état civil de la commune de Terjat.
Textes déposés par Eric MOAN.
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